Bamako est certainement la plus authentique des capitales africaines. Elle ne ressemble guère à celles des Etats côtiers. Ici, seuls l'hôtel Sofitel L'Amitié, de style stalinien, et la Banque Centrale des Etats d'Afrique de l'Ouest (BCEAO), inaugurée en 1994, de style néo-kitsch soudanais, font figure de gratte-ciel. En fait, la capitale compte peu d'immeubles. Bamako s'étire le long du fleuve Niger. Deux ponts permettent d'en relier les deux rives et un troisième est en construction. La ville est située dans une cuvette encerclée par cinq collines gréseuses et tabulaires : Koulouba (404 m), Farakoulou (463 m), Koulimagnikoulou (483 m), Point G Koulou (493 m) et Lassakoulou (504 m). Les quartiers populaires sont construits en banco. La majorité des habitants vit toujours dans des concessions familiales comme autrefois.

Bamako, c'est aussi le carrefour entre les différents peuples du Mali. Toutes les ethnies sont représentées et cohabitent pacifiquement. Les relations de cousinage, les statuts sociaux ancestraux comme celui des griots, perdurent au milieu d'une relative modernité.

Bamako, c'est aussi un formidable souk. Ici, tout se vend. Les Maliens sont parmi les meilleurs commerçants de l'Afrique de l'Ouest. Il n'y a pas de grands magasins, mais des milliers de petites boutiques et de vendeurs à la sauvette. Les trottoirs sont ainsi occupés par une multitude de banabanas : petits vendeurs, cireurs de chaussures, coiffeurs ambulants, réparateurs de radios, mécaniciens, couturiers... Ici, c'est l'économie informelle qui prédomine.

Les visiteurs doivent s'attendre à un profond dépaysement en arrivant à Bamako. L'observation des scènes de la vie quotidienne est un perpétuel sujet d'étonnement. Les rues du centre-ville fourmillent de monde. Ici, une femme porte une calebasse sur la tête ; là, une autre vend des frites de banane sur le trottoir. Plus loin, des groupes d'enfants vendent au feu rouge tout un bric-à-brac : un paquet de mouchoirs, une moumoute pour le volant de la voiture, des cigarettes à l'unité ou des cartes prépayées pour recharger les téléphones portables. Plus loin encore, un vieux tacot vert est surchargé de passagers. Aux abords du pont, on peut voir les femmes qui lavent le linge dans les eaux du fleuve. Pas très loin, les hommes posent leurs filets depuis leurs pirogues. Partout, l'indolence, le sourire, la joie de vivre et le rire des enfants illuminent les rues, malgré des conditions de vie souvent très difficiles. Mais dans les rues des quartiers d'habitations, devant ou derrière chaque mur d'enceinte des maisons, la vie villageoise reprend ses droits : on se retrouve pour discuter, boire le thé... Même dans les quartiers les plus aisés composés de villas, les commerçants et les hauts fonctionnaires sacrifient à cette tradition.

Les hommes, toujours drapés dans le boubou clair et les babouches aux pieds, forcent le respect par leurs manières....

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15.95 €
2012-01-04
336 pages
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