Guide de la Jamaïque : Comment partir ?

Partir en voyage organisé
Spécialistes

Vous trouverez ici les tours opérateurs spécialisés dans votre destination. Ils produisent eux-mêmes leurs voyages et sont généralement de très bon conseil car ils connaissent la région sur le bout des doigts. À noter que leurs tarifs se révèlent souvent un peu plus élevés que ceux des généralistes.

Généralistes

Vous trouverez ici quelques tours-opérateurs généralistes qui produisent des offres et revendent le plus souvent des produits packagés par des agences spécialisées sur telle ou telle destination. S'ils délivrent des conseils moins pointus que les spécialistes, ils proposent des tarifs généralement plus attractifs.

Réceptifs
Sites comparateurs

Plusieurs sites permettent de comparer les offres de voyages (packages, vols secs, etc.) et d'avoir ainsi un panel des possibilités et donc des prix. Ils renvoient ensuite l'internaute directement sur le site où est proposée l'offre sélectionnée. Attention cependant aux frais de réservation ou de mise en relation qui peuvent être pratiqués, et aux conditions d'achat des billets.

Partir seul

Contrairement aux idées reçues, il est tout à fait possible de partir seul(e) à la Jamaïque. Les règles de vigilance sont de l'ordre du bon sens en terme de sécurité comme partout ailleurs dans le monde : à partir d'une certaine heure, privilégier les taxis, ne pas exhiber de signes extérieurs de richesse, éviter de se montrer désagréable ou agressif. De manière générale, les touristes sont très bien accueillis en terres jamaïcaines et les établissements hôteliers, restaurants et autres structures touristiques sont extrêmement bienveillants, toujours prêts à aider et de bon conseil ; ce qui rend les choses plus aisées. En revanche, méfiance étant mère de sûreté, il faudra veiller à toujours bien s'entourer sur place ; voire recourir aux services de structures spécialisées qui vous permettent de vous rendre aisément dans de nombreux lieux intéressants, tout particulièrement le soir, accompagné de locaux. Vous aurez ainsi une vision beaucoup plus authentique de l'île dans ce qu'elle a de meilleur à offrir.

En avion

Prix moyen d'un vol Paris-Kingston : de 800 à 1 200 €. A noter que la variation de prix dépend de la compagnie empruntée, mais aussi et surtout de la saison et du délai de réservation. En haute saison, le prix des billets est à son apogée. Pour obtenir des tarifs intéressants, il est indispensable de vous y prendre à l'avance.

Attention : certaines compagnies américaines font une escale aux Etats-Unis. N'oubliez pas de remplir obligatoirement le formulaire ESTA sur le site https://esta.cbp.dhs.gov et qui vous autorise à transiter sur le territoire américain.

Principales compagnies desservant la destination
Aéroports
Sites comparateurs

Certains sites vous aideront à trouver des billets d'avion au meilleur prix. Certains d'entre eux comparent les prix des compagnies régulières et low-cost. Vous trouverez des vols secs (transport aérien vendu seul, sans autres prestations) au meilleur prix.

En bus
Location de voitures
Se loger

En plus de son hôtellerie haut de gamme, la Jamaïque dispose de toutes les catégories d'hébergement. L'offre est pléthorique et le Jamaica Tourist Board (JTB) publie chaque année une liste non exhaustive, mais à jour, des principaux hôtels et pensions. La haute saison, pendant laquelle l'affluence et les prix peuvent doubler, s'étend d'octobre à avril.

Hôtels

L'hôtellerie jamaïcaine revendique fièrement sa quasi-indépendance par rapport aux capitaux étrangers. Elle compte quelques-uns des plus beaux et des plus prestigieux hôtels du monde (Half Moon, Trident, Round Hill, Stawberry Hill, etc.). La formule tout-compris rencontre beaucoup de succès, au grand dam des hôteliers indépendants. De grandes chaînes au marketing particulièrement efficace, telles Sandals ou SuperClubs, ont su tirer profit de cet essor et totalisent une vingtaine d'hôtels à elles deux. L'hôtellerie indépendante compte principalement des petits établissements (vingt chambres en moyenne) de toutes catégories, dispersés un peu partout dans l'île.

Chambres d'hôtes

Les guesthouses (chambres d'hôtes), très répandues, sont de loin l'offre la plus économique. Elles présentent l'avantage de permettre de côtoyer la population locale, dans des lieux plus intimes et authentiques que les grandes chaînes hôtelières. Elles proposent des prestations très variées, du confort rudimentaire au plus sophistiqué, avec ou sans possibilité de repas. Elles se signalent au voyageur par de petits panneaux le long des routes.

Auberges de jeunesse

Il est possible de séjourner en Jamaïque avec l'option auberge de jeunesse, et donc de focaliser ses dépenses sur l'aventure et la découverte. Le confort y est certes rudimentaire mais n'entrave en rien la dimension fonctionnelle primordiale lorsqu'on voyage avec un petit budget. La plupart d'entre elles proposent des dortoirs mais aussi des chambres particulières, et des commodités communes. L'ambiance y est souvent bon enfant voire familiale, et se faire des partenaires de voyage devient plus aisé. Loin d'être réservée aux backpackers, l'auberge de jeunesse remporte un franc succès aussi au pays du reggae. Il est donc recommandé de réserver tôt.

Campings

Quelques hôtels proposent des espaces de camping à louer ainsi que du matériel, mais, dans l'ensemble, le camping n'est pas une pratique très répandue en Jamaïque. Le camping sauvage n'est pas recommandé.

Locations

La Jamaïque n'a pas échappé au succès des plateformes communautaires de location de logements de particuliers. Et les offres se multiplient à vitesse grand V. Il n'y a qu'à voir la multitude de solutions disponibles sur Airbnb. Aussi, le pays compte des complexes hôteliers qui proposent des hébergements de ce type. Appartements, villas, lodges, il y en a pour tous les goûts et pour tous les budgets. Les voyageurs indépendants apprécieront donc d'avoir recours à la location de chambre ou d'appartement, et de recréer leur home sweet home version jamaïcaine le temps de leur séjour.

Bons plans

Louer pour plus de liberté ! La location de villas indépendantes se développe de plus en plus avec là encore une palette de produits de toutes catégories. Les villas de très grand luxe au charme indéniable, louées avec le personnel, sont une tradition de l'île. Les bungalows plus modestes sont présents dans toutes les zones côtières.

Le volontariat. Pour découvrir la Jamaïque sous un autre angle et apporter de la valeur ajoutée à votre voyage, le volontariat est envisageable. Associé à un projet, vous êtes immergé et totalement intégré à l'équipe en charge de la mission. Généralement, dans les secteurs de l'éducation et de la santé, pour une durée pouvant aller de quelques heures à un mois, le volontariat est une bonne option pour être au plus près de la culture, côtoyer les jamaïcains au plus près et revenir à la maison avec une expérience significative. Plus d'informations sur www.visitjamaica.com/Volunteer

Le programme " Meet the people ". Ceux qui portent un intérêt particulier à aller vers les locaux pour connaître une culture et un art de vivre seront ravis de participer au programme " Meet the people ". Lancé il y a près de cinquante ans par l'Office de tourisme de la Jamaïque, il permet, comme son nom l'indique, de rencontrer des ambassadeurs ayant des passions et des intérêts communs avec le voyageur et de découvrir le mode de vie jamaïcain par le biais d'activités telles que la musique, l'art, le shopping, ou la randonnée. La liste est longue. Visitez le site du Jamaica Tourist Board pour en savoir plus.

Se déplacer
Avion

Les vols intérieurs sont fréquents entre Kingston et Montego Bay, opérés par Caribbean Airline ou Intercaribbean.

Bus

Le réseau de transport jamaïcain est un peu complexe : on trouvera à Kingston de grands bus qui constituent le réseau public, ainsi que des minibus privés. Dans le reste de l'île, ce sont surtout des minibus, ou vans, qui relient sans cesse les différentes villes, nécessitant souvent des changements de véhicule. Une ligne de bus célèbre, Knutsfort Express, fait deux fois par jour des trajets de Kingston à Montego Bay en passant par Ocho Rios. Sinon, il y a enfin les " route-taxis ", des taxis collectifs qui font aussi des allers-retours entre les différentes agglomérations.

Train

Les 400 km de voies ferrées sont aujourd'hui fermées, et c'est bien dommage, car l'ancien train qui reliait Kingston à Montego Bay traversait des paysages sauvages de toute beauté.

Voiture

Plus de 14 000 km de routes sillonnent le pays, beaucoup d'entre elles étant seulement des pistes. Seules les routes côtières et les principales routes du centre sont en bon état et bien entretenues. Des autoroutes à péage ont ouvert récemment, permettant de réduire le temps de route vers les zones touristiques d'environ 30 %. Par exemple, là où auparavant il fallait 2 heures pour rejoindre Ocho Rios depuis Kingston, désormais seulement 50 minutes sont nécessaires. Les agences de location de voiture sont nombreuses, et présentes dans toutes les villes touristiques. Les tarifs sont comparables à ceux pratiqués en France, et donc plutôt élevés. Chaque ville dispose d'un terminal d'autobus où se donnent rendez-vous minibus et taxis collectifs, qui sillonnent l'île en tous sens et à toute heure. Bien que peu confortable, le minibus est le moyen le plus économique de découvrir le pays. L'auto-stop n'est pas recommandé.

Conduite automobile. Tradition britannique oblige, c'est à gauche que l'on roule en Jamaïque ! Les routes sont en bon état sur tous les grands axes, le long des côtes, mais les routes de l'intérieur sont souvent en piètre état, sinueuses, escarpées et jonchées de " nids de poule ". Les éclairages de route sont assez rares, il est donc conseillé d'éviter les longs déplacements de nuit. N'hésitez pas à utiliser votre avertisseur et à demander votre chemin, les indications étant parfois rares, y compris dans les agglomérations. Par ailleurs, un bon nombre d'automobilistes jamaïcains apprécient la vitesse et les fortes accélérations qui font crisser les pneus et vrombir les moteurs. Ne vous laissez pas impressionner par ceux que l'on appelle les boss drivers ! La plupart des axes n'ayant qu'une voie dans chaque sens, et la densité du trafic de véhicules lents (camions, tracteurs, etc.) sont responsables de cette situation. Les contrôles policiers de routine sont fréquents sur les routes et en ville. La vitesse est limitée à 50  km/h en ville et à 80  km/h sur les routes. Kingston est souvent décrite comme difficile à appréhender au volant, mais quelle ville ne l'est pas ? Les locaux craignent de conduire dans Kingston, et certains craignent même de conduire dans la campagne jamaïcaine ; d'autres encore ont tenté l'expérience automobile à Paris et en reviennent en pensant que les Français sont des fous !

Temps moyen de déplacements inter-villes en voiture :

Montego Bay-Kingston : 4 heures • Montego Bay-Mandeville : 2 heures • Montego Bay-Negril : 1 heure • Ocho Rios-Mandeville : 2 heures • Ocho Rios-Montego Bay : 2 heures • Ocho Rios-Negril : 3 heures • Ocho Rios-Port Anotnio : 2 heures • Negril-Black River : 1 heure 30 • Negril-Port Antonio : 5 heures • Negril-Treasure Beach : 2 heures • Mandeville-Black River : 1 heure 30 • Mandeville-Christiana  : 30 minutes • Kingston-Mandeville : 1 heure 30 • Kingston-Negril : 4 heures • Kingston-Ocho Rios : 1 heure • Kingston-Port Antonio : 2 heures.

Taxi

Les véhicules de transport de passagers officiels, en commun ou de place, se reconnaissent à leur plaque d'immatriculation de couleur rouge. La seule compagnie recommandée par les bureaux de l'Office de tourisme jamaïcain est la JUTA (Jamaica Union of Traveller's Association), compagnie avec des chauffeurs et des véhicules en règle et, du coup, les tarifs sont les plus élevés. Mais d'autres compagnies, et même certains taxis indépendants, ne sont pas pour autant à rejeter. Le mieux est de trouver un chauffeur de taxi sympathique et honnête auquel on fera appel pour chaque déplacement. La négociation des tarifs n'en sera que facilitée. Les charters (prononcer " cha'ta ") sont l'équivalent des taxis de place tels qu'on les connaît chez nous. Seule différence, ils ne possèdent pas de compteur ; le prix de la course se négocie donc, de préférence avant le départ pour éviter toute mauvaise surprise. Il faut compter un minimum de 4 000 JMD pour un trajet supérieur à 100 km. Pour des déplacements locaux, on préférera les taxis en commun (route-taxis) ou les minibus qui s'arrêtent à la demande le long des routes et des rues, et dont le prix est largement plus abordable. Attention aux taxis illégaux, en particulier nombreux à Montego Bay. Ils ne possèdent ni plaque rouge, ni dénomination " route taxi " à l'avant du véhicule, ni bande noire et blanche de type échiquier le long des portières. Certes moins chers, y avoir recours sera à vos risques et périls.

Deux-roues

De nombreux Jamaïcains circulent à vélo, dans les villes comme sur les grands axes. On se demande comment ils font pour ne pas se faire renverser, car les voies sont étroites, les véhicules roulent vite sans grande visibilité et il est donc assez risqué de pédaler le long des routes, ce qui est regrettable car l'île s'y prête... Louer un scooter peut se révéler très pratique dans des villes comme Negril ou Treasure Beach, mais à Kingston, mieux vaut se déplacer en bus, en taxi ou à pied.

Auto-stop

Une pratique peu répandue en Jamaïque, et donc à éviter. Généralement, pouce levé, c'est un taxi qui s'arrêtera. Mais parfois, une âme gracieuse stoppera et vous avancera un peu plus loin, à l'arrière d'un pick-up par exemple. Mieux vaut prendre la peine de s'assurer du coût éventuel avant de monter dans tout véhicule.

Adresses Futées de la Jamaïque

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