Guide de La Réunion : Jeux, loisirs et sports

La Réunion est un paradis pour les sports en pleine nature. Son relief tourmenté et ses falaises abruptes se prêtent à toutes les initiations, entre air, eau et terre. L'île est devenue une étape incontournable des compétitions internationales et des raids aventures. Dans ce chapitre, nous nous consacrerons uniquement aux sports liés aux éléments naturels, les sports classiques (football, rugby, tennis et autres) faisant moins l'originalité de la Réunion et étant amplement couverts par les médias : vous n'aurez aucun mal à vous procurer des infos à leur propos.

Activités à faire sur place
Sur terre
Randonnées

Activité phare de l'île, la randonnée permet de dévoiler les mystères de l'île. C'est en marchant qu'on perçoit l'intensité de la nature de La Réunion, sa beauté volcanique, le morcellement de ses trois cirques. Pour plus d'informations, consultez le dossier spécial consacré à cette activité.

Équitation

Pas la peine d'être un cavalier expérimenté pour randonner sur le dos des mérens (des petits chevaux de montagne venus des Pyrénées). Les meilleurs endroits pour une belle balade sont les Plaines. On trotte aussi sur la plage de l'Etang-Salé, sur les collines du cap la Houssaye, dans les champs de cannes ou à travers les forêts. Il existe sur l'île de nombreux centres équestres. Ils font généralement des excursions dans leur région mais ne permettent pas de s'aventurer dans les Cirques ou dans l'enclos du Volcan.

VTT

Des chemins de sable aux forêts de tamarins, des champs de canne à sucre aux lits des rivières, vous trouverez forcément votre bonheur. La plus belle des randonnées est certainement la descente du Maïdo. Elle comprend une dénivellation de 2 200 mètres, mais vous êtes libre d'aller à votre rythme et vous avez même le droit de freiner ! Le VTT de descente est très développé dans l'île, on compte plus de 1 400  km de pistes balisées. Cette discipline est reconnue par la Fédération française de cyclisme, et La Réunion offre déjà 8 stations de VTT à la sécurité assurée et une signalétique normalisée. Plusieurs prestataires louent des VTT ou organisent des descentes depuis le Maïdo, avec la montée en navette. Les autres sites courus sont les Plaines, où, malgré leur nom, vous négocierez quelques raidillons, le Volcan, le Dimitile ou la forêt de Bébour-Bélouve.

VTT électrique. Un prestataire, basé à Saint-Paul, propose des modèles innovants de VTT électriques, offrant les mêmes sensations sur des parcours en pleine nature, sans pédaler et en silence !

Vélo et autres cycles

Le vélo pour la promenade est moins spectaculaire que le VTT de descente, et aussi moins organisé. Malgré les atouts de La Réunion pour la pratique du vélo, celle-ci reste peu développée. En cause, un manque de pistes cyclables et surtout une circulation trop importante. Toutefois, pour les loisirs, il y a de nombreux terrains de jeux : en forêt, le long des plages ou dans les champs de cannes. Notons également de belles balades sur de vraies pistes cyclables sécurisées à l'Etang-Salé et sur le sentier littoral Nord du Barachois de Saint-Denis à Sainte-Suzanne. Vous trouverez des loueurs de vélos notamment à Saint-Gilles et à Saint-Leu.

Vélo couché. Ces drôles de modèles à trois roues et siège baquet, particulièrement stables, présentent une bonne alternative au vélo classique. Un prestataire de ce type est présent à Saint-Philippe, et organise des balades dans l'île.

Vélo debout. Assis, couché, alors pourquoi pas debout ? Vous pourrez découvrir le vélo elliptique, qui nous vient de Californie et fait travailler tout le corps, avec un prestataire à l'Etang-Salé.

Quadricycle tout-terrain. A 2 roues, à 3 roues, alors pourquoi pas à 4 ? Un prestataire basé à l'Etang-Salé organise des balades en pleine nature sur des modèles très stables, maniables et qui passent partout. Ils existent aussi en version à assistance électrique.

VAE. Le Vélo à Assistance Electrique, qui se conduit sans permis et atteint 25 km/h, permet de s'affranchir de n'importe quelle côte. En plein développement dans le monde et à la Réunion, le VAE multiplie les possibilités de balades vu les reliefs de l'île. Vous trouverez des loueurs de vélos électriques à Saint-Gilles et à Saint-Leu, qui proposent également des sorties organisées.

Autres cycles électriques. Là aussi, il y a le choix parmi des modèles innovants et écologiques pour découvrir l'intérieur de l'île. Un prestataire organise des sorties en Segway, ce gyropode à 2 roues où l'on se tient debout, un autre prestataire avec des quad électriques tandis qu'un troisième propose une Swincar, sorte de voiture-araignée tout terrain. Chaque prestataire propose des circuits organisés et étudiés pour en profiter au maximum.

Excursions par la route

C'est de très loin la principale activité touristique à la Réunion ! Bien avant de crapahuter dans les sentiers de randonnées, de sortir en mer ou de descendre des cascades en rappel, la découverte de l'île se fait d'abord confortablement calé dans le fauteuil d'une voiture ! C'est le moyen le plus utilisé pour explorer l'île en toute liberté, en s'arrêtant au gré des panoramas et des cascades, à l'ombre des filaos d'une plage ou dans la fraîcheur d'une ravine, jusqu'au retour à son logement après nombre de kilomètres de bitume engloutis. Si la majorité des touristes utilisent une voiture de location, ceux qui n'ont pas la possibilité de conduire ou simplement pas envie, peuvent se tourner vers des transporteurs privés qui proposent des circuits organisés vers les Cirques, le Volcan, le Maïdo, etc. Une formule qui reste cependant plus coûteuse, à moins d'être en groupe ou de se joindre à un groupe déjà constitué. Mais qui a aussi d'autres avantages, comme s'épargner la fatigue de la conduite et la difficulté de s'orienter mais aussi apprendre bien plus grâce au chauffeur qui sert aussi de guide ; certains sont passionnés, ils vous feront découvrir des endroits inattendus et profiter de bons plans que vous n'auriez pu trouver tout seul !

Quad et buggies

Il existe plusieurs loueurs de quads et buggies à moteur, qui peuvent s'utiliser sur toutes les routes de l'île, sauf certaines portions de 4 voies. Plusieurs prestataires organisent aussi des parcours sur des terrains privés avec toutes sortes de sensations : champs de cannes, forêts...

4x4

Embarquez sur un gros 4x4 pour les sentiers difficilement ou pas du tout accessibles avec votre voiture de location. Deux prestataires, à l'Entre-Deux et Saint-Gilles-les-Bains, proposent des sorties à la journée, tout autour de l'île, avec repas et guide touristique. On peut ainsi explorer les cirques, le Dimitile, le Volcan ou les forêts de Bébour et Bélouve. En revanche, il n'y a pas de loueurs de 4x4.

Méhari et 2 CV

Envie d'une balade qui sort de l'ordinaire ? Louez un de ces mythiques modèles Citroën pour des sorties en toute liberté, décontracté et cheveux au vent, dans les Hauts, les cirques ou le long des plages. Vous trouverez un loueur à la rivière Saint-Louis et un autre à Saint-Pierre.

Accrobranche

Vous pourrez bondir d'arbre en arbre, sur des parcours avec des filets, des ponts en cordes, des lianes, des tyroliennes permettant d'effectuer plusieurs kilomètres dans les arbres sans jamais reposer le pied-à-terre. Parfaitement sécurisés, c'est idéal pour petits et... grands. Il existe quatre forêts aménagées pour ce type d'activité, au Maïdo (Hauts de l'Ouest), aux Makes (Hauts de Saint-Louis) à la Plaine-des-Palmistes (Région des Plaines) et à Bras Sec (Cirque de Cilaos).

Paintball

Vous pourrez faire la guerre avec des billes de peinture dans les forêts des hauts de l'île. Nous avons recensé un club à Takamaka (Est).

Golf

La Réunion dispose de quatre terrains de golf : 9-trous à La Montagne (environs de Saint-Denis) et à la Saline-les-Bains (ouest), 18-trous à Saint-Gilles-les-Hauts (ouest) et à l'Etang-Salé (sud), ainsi qu'un minigolf à l'Ermitage pour les marmailles.

Exploration des tunnels de lave

Une activité à succès qui a vu le jour il y a une dizaine d'années : l'exploration des tunnels de lave, ces boyaux laissés par la lave après s'être retirée, est en plein essor. Quelques prestataires se sont mis à vous faire découvrir le volcan par en dessous, à la découverte d'un monde inconnu, fait de stalactites et de stalagmites aux couleurs improbables. Pas de condition particulière à avoir, juste s'équiper de bonnes chaussures, d'une lampe fiable et d'un casque. On marche le plus souvent debout, pas forcément besoin de ramper, ni de se mettre à quatre pattes. Vous retrouverez les prestataires au Grand Brûlé, à la fin de la partie sud... ou bien en cherchant vous-même l'entrée des tunnels !

Sports mécaniques

Les amateurs de grosses mécaniques pourront se retrouver à la Jamaïque, à Sainte-Clotilde (nord) ou à Sainte-Anne (est), les deux circuits de compétition de l'île où l'on peut faire de la vitesse. Ceux qui aiment les plus petites mécaniques se retrouveront au circuit de Sainte-Anne (le même) ou au karting de Saint-Louis. Des rallyes amateur sont aussi organisés régulièrement sur les routes sinueuses des Hauts, les week-ends de vacances. Les motards, qui ont toujours des amicales et des fédérations, organisent fréquemment des tours de l'île. Enfin, les " pousseurs " sont le nom local des amateurs de courses sauvages sur les 4 voies, à bord de bolides tunés et trafiqués, les soirs de week-end... mais ça, c'est parfaitement illégal !

Visites en tous genres

La Réunion offre tous les jours une nouvelle visite, une nouvelle exposition ou une nouvelle animation. Vos premières visites pourront être les quartiers historiques des centres-villes, les monuments. Elles pourront se faire au fil de vos humeurs ou accompagné d'un guide touristique, les offices de tourisme proposent des circuits à thématiques historiques et culturelles.

Les musées sont aussi nombreux, qu'il s'agisse des grands complexes financés par la Région ou de modestes musées municipaux, voire privés, ils couvrent de nombreux thèmes : culturel, historique, scientifique, artistique... Les jardins botaniques parsèment l'île et couvrent une bonne partie du champ végétal : dédiés aux plantes à parfums, aux baobabs, aux plantes tropicales, aux palmiers... On compte aussi des parcs animaliers (tortues, crocodiles, insectes), toutefois loin de pouvoir être comparés à des zoos.

Les visites d'exploitation agrotouristiques ont beaucoup de succès (vanille, curcuma, épices...), tout comme le tourisme industriel (notamment visites de sucreries, distilleries de rhum) et les visites d'artisans (écaille de tortue, broderies de Cilaos, tressage du vacoa, distillateurs d'huiles essentielles...). En résumé, pas de quoi s'ennuyer même s'il pleut toute la semaine !

Détente

Après toutes ces activités, l'île intense se transforme en île détente... Profitez des cadres sublimes de quelques hôtels de luxe ou chambres d'hôtes de charme, qui proposent spa, hammam, bains bouillonnants, massages... Faites-vous dorloter dans des ambiances zen, où tout est fait pour votre plaisir. Laissez-vous aller, les vacances, c'est aussi fait pour ça...

Calendrier

Octobre : le Grand Raid ou "  Diagonale des Fous  ". De Saint-Philippe à Saint-Denis en passant par les trois cirques et le volcan, les 3 500 coureurs qui entreprennent chaque année cet exploit ne font pas tous les 164 km de parcours et 10 000 m de dénivelé positif  ! Le but de la plupart d'entre eux est déjà de finir le trajet, dans le temps imparti de 66h. L'épreuve se court pour les leaders et selon le parcours en 17h  ! Les premiers arrivés au stade de La Redoute, à Saint-Denis, sont accueillis en héros. Le succès de cette course oblige les organisateurs à tirer au sort les candidats, pour éviter un trop-plein de participants. 26e édition du 17 au 20 octobre 2019. Renseignements sur le site : www.grandraid-reunion.com

Octobre encore : c'est à cette période de l'année qu'ont lieu les rassemblements de fédérations de canyoning.

Octobre toujours : Finale de Coupe du monde, championnat national, trophée international, championnat de parapente acrobatique... La Réunion accueille chaque année au moins une compétition de haut niveau de parapente !

Dans l'eau

La Réunion est aussi très belle vue de la mer ! Même si La Réunion est une île plus tournée vers la terre que l'océan, les activités nautiques sont nombreuses. Il y en a de deux types : celles se déroulant en mer (plongée, sorties en bateau, en voilier, surf, planche à voile, kitesurf, pêche au gros, jet-ski...) et celles " d'eaux vives ", c'est-à-dire en rivière (canyoning, rafting, balades aux cascades, kayak, randonnée aquatique...)

Nautisme. Profitez d'être sur une île pour partir en bateau. Vous pourrez vous aventurer sur les premières vagues du large à bord de kayaks de mer ou d'Optimist, grâce aux diverses associations nautiques et prestataires présents dans les villes balnéaires (Saint-Gilles, Saint-Pierre). Pour de la navigation plus sérieuse, plusieurs voiliers organisent des promenades le long des côtes réunionnaises, voire jusqu'à l'île Maurice. Il est également possible de louer des voiliers sans posséder de permis bateau, ainsi que des bateaux à moteur, avec permis cette fois. La plupart des prestataires sont situés au port de plaisance de la ville du Port ou de Saint-Gilles-les-Bains.

Sorties en mer. Si vous n'organisez pas votre propre sortie en mer en louant un bateau alors plusieurs possibilités se présentent à vous, en passant par un prestataire. Des sorties en bateau à fond de verre ou en bateau semi-immergé sont proposées au départ de Saint-Gilles-les-Bains, pour admirer la vie sous-marine et les côtes de l'île. Au départ de ce même port, également des sorties dauphins, qui sont visibles toute l'année en baie de Saint-Paul. Mais ce qui a le plus de succès, ce sont les sorties baleines, qui migrent en passant au large de nos côtes de juillet à octobre. En saison, la plupart des prestataires ayant un bateau en proposent. Enfin, des sorties en voilier ou en catamaran sont possibles pour du cabotage autour de l'île. La Nature, elle, peut vous offrir le bonheur d'une rencontre impromptue quel que soit le type d'embarcation !

Canyoning et escalade. Avec ses falaises abruptes desquelles dévalent des cascades, La Réunion est une terre de prédilection pour le canyoning ou la descente de cascades en rappel, sous l'aiguillon rafraîchissant des jets d'eau. Il suffit de faire confiance à la corde, au baudrier et au moniteur. Depuis 1989, date des premières ouvertures, près de 100 canyons ont été équipés. Non seulement la concentration de sites est exceptionnelle, mais beaucoup d'entre eux sont d'une ampleur inconnue en Europe (Takamaka, Trou-de-Fer, Ravine-Blanche, Bras-Magasin, rivière des Roches...). Aucune technique spéciale n'est exigée. Dès que commence la descente, à l'équerre, les pieds en opposition sur la paroi, on oublie tout. On prend au passage quelques petits paquets d'eau avant d'atterrir en bas, dans le bassin. Pour les débutants, l'initiation a lieu aux bassins de Saint-Gilles. Par la suite, on pratique à Cilaos, du haut de falaises d'une trentaine de mètres. Il existe un très bon livre sur le canyoning à La Réunion , avec des croquis et des niveaux de difficulté pour chaque canyon : Le Paradis du canyoning, de Pascal Colas, éditions de la Maison de la montagne. Une bible  ! Par ailleurs, un topo-guide des 66 plus beaux canyons de l'île est édité par le prestataire Ricaric (en vente sur le www.canyonreunion.com et dans les librairies de l'ouest).

Le canyoning et l'escalade sont étroitement liés. Tout d'abord parce que leur pratique nécessite le même matériel et les mêmes techniques. Et puis parce qu'aujourd'hui la pratique du canyoning est encadrée par des professionnels brevetés d'Etat, soit d'escalade, soit de spéléo. Aucun brevet d'Etat n'est délivré pour le canyoning. C'est pourquoi, la plupart des prestataires que nous citons peuvent vous proposer des sorties canyon et escalade, et bien souvent aussi tunnels de lave. Qui plus est, comme ce sont avant tout des sportifs de l'extrême et des amoureux de la nature, ils peuvent vous proposer tout type de sports nature.

Pêche au gros. La Réunion permet de s'adonner à la pêche au gros. C'est un paradis pour les amateurs de gros poissons  : le marlin, l'espadon, le thon et même le requin pour les plus courageux, se débattent furieusement avant de finir dans vos assiettes en cari ou en brochettes. C'est un vrai sport. Une fois le poisson ferré, il faut s'attacher dans le siège de combat pour une bataille qui peut être longue, et pas toujours gagnée d'avance. Certains pêcheurs ont ainsi lutté pendant plus de trente heures pour arracher une belle prise, parfois six fois plus lourde qu'eux. Si l'on peut déambuler sur n'importe quel port de l'île et demander aux pêcheurs de vous emmener, le mieux est de passer par des prestataires habitués aux touristes (et surtout habilités et assurés). Vous en trouverez plusieurs à Saint-Gilles-les-Bains et un à Saint-Pierre.

Windsurf et kitesurf. Si la planche à voile est pratiquée depuis les années 1970, elle est toutefois plus rare aujourd'hui, remplacée par les kitesurfeurs plus nombreux chaque année. Une dizaine de spots ont été ouverts depuis les débuts, la plupart dans l'ouest et le sud. Pendant les grosses houles d'hiver, on voit parfois quelques téméraires se lancer à l'assaut de " la gauche de Saint-Leu ". Un spectacle époustouflant ! Toutefois le niveau est élevé, il est très difficile de débuter à La Réunion. N'imaginez donc pas louer votre planche et partir à l'assaut des vagues si vous êtes novice. La seule école de kitesurf de l'île, située à Saint-Leu, organise d'ailleurs ses stages d'apprentissage... à l'île Maurice, dans la baie de Tamarin où les conditions sont idéales. Si vous êtes déjà pratiquant, alors vous trouverez des loueurs de matériel dans les stations balnéaires. Pour ceux qui veulent juste admirer les artistes, vous les verrez surtout depuis la plage de Trou d'Eau, à la Saline-les-Bains, ou à la plage de la Ravine Blanche, à Saint-Pierre. Toutes les bonnes infos sur www.kitesurf-reunion.fr.

Plongée sous-marine. Même si La Réunion ne rivalise pas avec les plus belles destinations mondiales, elle recèle de beaux spots et de bonnes conditions qui raviront plongeurs chevronnés comme débutants. Les sites y sont bien répertoriés et plusieurs présentent un grand intérêt, comme celui de la Pointe-au-Sel ou encore des épaves. La majorité des centres se situe aux ports de Saint-Gilles et de Saint-Leu, villes dont les plages sont bordées par des barrières de corail. Ces centres ne plongent pas dans le lagon, mais derrière la barrière, sur le tombant ou sur des platiers. Pour explorer les lagons, un masque suffit : la profondeur dépasse rarement un mètre. Sur le reste de l'île, les sites sont beaucoup plus rares et réservés aux plongeurs confirmés. Et les centres encore plus : à Saint-Pierre, au Port, ainsi que quelques itinérants qui partent le plus souvent des ports de l'ouest. Il y a un autre centre à l'Etang-Salé-les-Bains qui plonge jusqu'à Saint-Leu, et un dernier à Sainte-Rose, le seul qui explore la zone du volcan régulièrement. Ils respectent les normes de sécurité européennes et effectuent le plus souvent les formations CMAS plutôt que PADI. Les débutants pourront s'essayer dans des conditions idéales - le baptême coûte entre 55 € et 65 €.

L'eau oscille entre 23  °C l'hiver, et 29  °C l'été  ; la meilleure période pour plonger étant d'octobre à mai. La visibilité est bonne, les courants faibles et les requins restent au large - de toute façon, ils ne s'attaquent jamais aux plongeurs (pas de cas recensé). La flore est peu développée  ; néanmoins, de nombreuses espèces de coraux et d'anémones sont présentes. La faune (plus riche depuis quelques années grâce à la lutte contre la pollution) se compose de centaines de poissons multicolores, dont les mérous, barracudas, cochers, poissons-perroquets, poissons-papillons, poissons-pierres, poissons-clowns qui se frottent aux anémones, murènes effrayantes et raies malicieuses... et avec de la chance, une tortue. Les dauphins, comme les baleines, restent plus au large, il vaut mieux prendre le bateau : voir " Sorties en mer ". Les fonds se caractérisent par de nombreuses failles et tombants, comme celui de la Pointe-au-Sel, de 70 m de hauteur. Les failles proviennent des coulées de lave qui se sont refroidies et fissurées, puis ont été creusées par l'écoulement des ravines ; la flore et la faune s'y concentrent autour d'arches et de défilés, c'est splendide. Respectez le corail, on peut casser en un coup de palme ce que la nature a mis dix ans à créer...

Rafting, canoë, randonnée aquatique. Des activités moins spectaculaires que le canyoning, mais qui offrent aussi de bonnes sensations dans les paysages grandioses de l'île. Les rivières peuvent se descendre au moyen de multiples embarcations  : kayak-jump, raft, canoë-kayak ou randonnée aquatique, qui consiste à sauter de cascade en cascade. Prévoyez une demi-journée à 50 € environ ou une journée complète à 70 € environ avec un pique-nique en bord de rivière.

Vous trouverez des prestataires dans les régions concernées. Ils vous emmèneront sur l'ensemble des spots que compte l'île, le plus souvent dans l'est (Rivière des Marsouins, Rivière des Roches). La possibilité de l'activité et le choix du spot dépendent de votre niveau, de la météo, et surtout de la saison, sachant que les rivières sont surtout praticables en saison des pluies, soit de novembre à avril. Ou bien toute l'année si vous testez le stade en eaux vives de Sainte-Suzanne, unique dans l'océan Indien. Mais cette rivière artificielle de 250 m fait pâle figure à côté des magnifiques paysages à découvrir avec les rivières naturelles !

Balades en rivière. Sans nécessiter d'équipement particulier, de nombreuses rivières sont visitables, à l'ombre des ravines fraîches avec de belles cascades, des bassins et des coins de soleil où poser sa serviette et son pique-nique. Qu'on y accède par un sentier ou par la route, il faut savoir qu'ils sont pris d'assaut par les familles le week-end, surtout quand il fait chaud et qu'on veut se rafraîchir ! Bassins et rivières de l'Est, rivière Langevin, cascade Niagara... le spot le plus fréquenté étant les bassins de Saint-Gilles, pourtant interdits ! Attention toutefois à surveiller la météo, le débit peut augmenter rapidement et causer des accidents.

Jet-ski. Vous pourrez chevaucher un jet-ski depuis les ports de Saint-Gilles et du Port, où l'on trouve des loueurs. Attention, c'est interdit dans les lagons, de toute façon pas assez profonds.

Ski nautique. L'océan est trop agité pour la pratique de ce sport, qui nécessite un plan d'eau assez calme. Jusqu'en 2014, le seul endroit possible était l'étang de Saint-Paul, avec un prestataire aléatoire et onéreux, car consistant à être tracté par un bateau. Désormais il est possible de pratiquer sur un téléski nautique sur un plan d'eau artificiel au parc du Colosse à Saint-André. Ski nautique mais aussi wakeboard, kneeboard... Une activité à sensations, pas dangereuse, facile à apprendre et aux tarifs modérés... courez-y !

Parachute ascensionnel. Des sensations fortes sans danger, dans un parachute tiré par un bateau. Belle vue sur le lagon et la baie de Saint-Leu, où se trouve le seul prestataire proposant cette activité.

Flyboard. Cette machine incroyable permet de voler au-dessus de l'eau en procurant des sensations incroyables. Vous pourrez la tester au parc du Colosse à Saint-André.

Surf et bodyboard. La pratique du surf est totalement interdite sur l'ensemble de l'île depuis 2013, en raison d'un arrêté préfectoral pris à la suite des attaques de requins, à l'exception notable de 2 zones sécurisées depuis 2015 par des filets à Boucan-Canot et aux Roches Noires, dans la Région des Plages. Pourtant la Réunion était une destination phare de ce sport, avec de nombreux spots de surf de très bon niveau, qui lui ont valu d'accueillir en 2005 une étape du championnat WCT, soit la plus prestigieuse des compétitions internationales. De Ti Boucan à Saint-Pierre, via Saint-Gilles, Trois-Bassins et l'Etang-Salé, les vagues sont superbes et permettaient de s'amuser toute l'année. Il reste possible de surfer, à vos " risques et périls " et avec la possibilité d'amendes à 38 € (rares), mais il faut reconnaître que le milieu du surf est totalement dévasté depuis 2013. Les écoles de surf, auparavant nombreuses sur l'île, ont toutes mis la clé sous la porte ou bien se sont converties à d'autres activités, tout comme les vendeurs de matériel. Les rares surfeurs, plus téméraires que par le passé, doivent désormais affronter en plus de la peur naturelle de la vague, la peur du requin, des amendes et de la mise au pilori médiatique. Les autres, dont plusieurs champions réunionnais, ont choisi de s'exiler sous des cieux plus cléments, comme l'Afrique du Sud ou l'Australie, où les requins attaquent aussi, mais pas les arrêtés préfectoraux... Quant aux filets anti-requins qui ont fait renaître l'espoir de pouvoir surfer un jour dans l'île, malheureusement ils sont peu fiables : si aucune attaque n'a eu lieu alors qu'ils étaient en place, ils sont régulièrement souvent hors service pour cause de houle ou de réparations.

Vague statique. Peur de tomber sur le corail, fatigué de nager jusqu'à la vague ? Ou simplement pour le fun, il faut venir essayer le simulateur de vague à l'Etang-Salé-les-Bains ! Cette machine extraordinaire, dont il n'existe que deux exemplaires en France, recrée une vague artificielle que l'on chevauche avec différentes planches : bodyboard, wakeboard, surf...

Paddle-board. Le paddle-board est une planche sur laquelle on se déplace debout, avec une pagaie. Il permet des balades tranquilles sur le lagon et est accessible à tous, c'est beaucoup moins sportif que le surf, même s'il reste possible de glisser sur une vague. Vous trouverez un loueur à la Saline, qui organise aussi des balades guidées.

Parcs aquatiques. Les enfants adorent ça, les piscines et les toboggans. Les ados aussi, quand les toboggans sont à fortes sensations. Et les adultes aussi, car ils sont tranquilles pendant ce temps-là ! Il existe un grand parc de ce genre, avec plusieurs attractions, à l'Etang-Salé-les-Bains, un autre plus petit au centre de Saint-Denis, et d'autres sont en construction...

Combats de coqs

Les batay cok sont une tradition importée d'Afrique par le biais des esclaves, et mettent en jeu, comme chacun le sait, deux coqs surentraînés pour un combat à mort. En France, les jeux impliquant la mise à mort d'animaux sont interdits car considérés comme trop cruels, à l'exception de ceux dont la pratique remonte à plus de cinquante ans. C'est le cas des batay cok à La Réunion, ainsi qu'en Martinique, en Polynésie française et dans les Hauts-de-France. D'ailleurs, la victoire d'un coq est déclarée dès lors que son adversaire est assommé ou s'enfuit, et donc sans que se produise nécessairement la mise à mort. Si le " boxeur " est sérieusement blessé, un combat perdu annonce souvent une retraite avancée.

Car un coq de combat n'est pas choisi au hasard ! A l'image des sportifs de haut niveau, les coqs sont rigoureusement sélectionnés, durement entraînés depuis l'âge de huit mois et également... dopés  ! On leur fait boire une décoction à base de feuilles de zamal (cannabis) afin de les rendre plus endurants et agressifs. La crête, les plumes, et tout ce qui dépasse, sont coupées afin de ne pas laisser de prise à l'adversaire. Les enjeux sont importants. En effet, les combats de coqs, s'ils se font de plus en plus rares, déchaînent encore les foules, et les mises sont élevées. Les coqs peuvent valoir plusieurs centaines d'euros, et les combats peuvent en rapporter plusieurs milliers.

Toutefois, si les batay sont autorisées, les jeux d'argent illicites, eux, sont interdits. Il reste néanmoins des joueurs  ; les mises se font dans l'illégalité, sous le manteau, et les paris par signe. Un système qui fonctionne : personne n'oserait tricher de peur d'être exclu pour toujours. Les combats se déroulent, eux, au grand jour, même s'ils sont organisés par le bouche-à-oreille. Des gallodromes ont même été construits : de véritables arènes à gradins pour accueillir les foules. Leur nombre est limité par la loi, qui interdit d'en construire de nouveaux.

Sorties baleines : un spectacle inoubliable !

De juillet à octobre, les baleines croisent au large de la Réunion, lors de leur migration annuelle depuis les eaux froides de l'antarctique à celles plus douces des tropiques. C'est l'occasion d'aller à leur rencontre et de vivre des instants magiques avec ces géants de plusieurs dizaines de tonnes. Spectacle inoubliable que de les admirer soufflant par leur évent et montrant leur dos rond, l'oeil au ras de l'eau à quelques mètres du bateau ! Ou encore de se jeter en l'air et projeter une énorme gerbe d'écume en retombant. Puis elles sondent d'un mouvement gracieux de nageoire caudale.

Les sorties baleines, un spectacle magique à ne pas manquer, sont une activité à succès depuis quelques années à la Réunion. Plusieurs professionnels, la plupart basés à Saint-Gilles-les-Bains ou au Port, proposent des sorties en saison : soit sur des bateaux à moteur, soit en voilier ou catamaran. Les premières baleines sont généralement aperçues vers mai, mais c'est surtout au coeur de l'hiver austral que les chances de les trouver sont les plus grandes. Les bateaux à moteur sont plus rapides pour les rejoindre, tandis que les bateaux à voile sont moins bruyants et laissent les baleines plus facilement approcher. Il est également possible de louer un bateau et de chercher les baleines soi-même : on les repère par les ronds d'eau sans vagues qu'elles laissent en sondant... ou bien en suivant d'autres bateaux !

Car vous pourrez être nombreux. En 2010 a été élaborée une charte d'approche des baleines, visant à les protéger (du stress notamment) tout en garantissant la sécurité des participants. Par nature sauvage et imprévisible, la baleine reste un animal qui pourrait avoir une réaction violente et abréger tragiquement vos vacances. Prudence ! Le respect de la charte est assuré par la brigade Quiétude qui contrôle les bateaux en mer et donne des conseils pour une approche réussie. En voici les principaux points :

Il ne faut ni couper la route d'une baleine, ni la poursuivre par l'arrière, ni séparer les groupes, ni bloquer la baleine entre le bateau et un récif.

A 500 mètres de la baleine, les bateaux doivent ralentir l'allure, les hélicoptères ne peuvent descendre plus bas.

A 300 mètres de la baleine, les bateaux doivent passer au ralenti et être 5 au maximum, groupés du même côté, les ULM et paramoteurs ne peuvent descendre plus bas.

A 100 mètres de la baleine, tout bateau doit s'arrêter, avec le moteur tournant. Il est interdit de s'approcher de la baleine mais elle, peut s'approcher !

Nager est possible, mais à faire avec de grandes précautions : seulement si trois bateaux au maximum sont présents, avec dix personnes à l'eau en même temps au maximum. Ne jamais approcher à moins de 15 m et ne se mettre à l'eau que si la baleine ne montre pas de signes d'énervement (battements de queue ou de nageoire).

En 2019 un renforcement de la charte est prévu suite aux incidents de 2018. En effet, de trop nombreux bateaux ont importuné les baleines qui ont eu en retour des comportements menaçants envers les baigneurs. Il faut garder en tête que si nous les embêtons trop, elles ne reviendront tout simplement plus. Ainsi, même s'il est possible de louer son propre bateau pour aller les observer en toute autonomie, nous vous recommandons vivement de passer par des professionnels qui seront plus à même d'analyser les distances et de juger le comportement des animaux qui sont, une fois de plus, sauvages.

Retrouvez la charte détaillée ici : cedtm-asso.org/quietude/la-charte-dapproche

Dans les airs
Vol en ULM dans le cirque de Mafate.
Vol en ULM dans le cirque de Mafate.

En s'élançant dans les airs, en planant sur les cirques, en frôlant les crêtes, ciel, que La Réunion est belle ! Il y a plusieurs façons de survoler l'île  : en hélicoptère, en avion, en ULM, en parapente, en paramoteur et en gyrocoptère, chacun avec leurs zones de survol, leurs atouts et inconvénients. Si l'hélicoptère est le moyen le plus spectaculaire, il est aussi le plus cher. L'ULM offre des sensations fortes, mais son instabilité peut faire peur. Pourtant c'est très sûr. Le parapente, silencieux et écolo, offre aussi de superbes point de vue sur l'île et les lagons de l'Ouest. Et pour un taux d'adrénaline concentré, on peut aussi sauter de 4 000 m d'altitude en parachute !

Certes, voler revient plus cher que nager ou marcher. Mais le spectacle du volcan en éruption qui vous réchauffe quand vous l'approchez, ou du sommet du piton des Neiges que vous croiriez pouvoir toucher... est tellement inoubliable qu'il serait dommage de rentrer en métropole sans avoir vécu de telles sensations, pour épargner quelques dizaines d'euros  ! Et au-delà du coût relatif des activités aériennes, la Réunion et ses reliefs spectaculaires offrent un terrain idéal pour les survols, bien plus intéressants que sur des endroits plats ! Immanquable !

Mieux vaut réserver son activité aérienne le plus tôt possible dans votre séjour. En effet, il arrive fréquemment qu'un survol soit annulé pour cause de météo défavorable, deux, trois fois de suite. Les survols ont lieu surtout tôt le matin, quand les nuages ne sont pas encore levés.

Hélicoptère. L'hélicoptère est la manière la plus spectaculaire de survoler les reliefs incroyables de l'île. C'est aussi la plus chère, mais s'il faut un jour vivre l'expérience du vol, c'est bien à La Réunion, avec ses reliefs tranchants et ses paysages aux contrastes intenses  : lagon, volcan, hautes montagnes, cascades vertigineuses...

La Réunion est le seul département de France où existent des circuits touristiques réguliers en hélicoptère, qui ont été étudiés pour vous en mettre plein la vue. C'est aussi le deuxième endroit le plus survolé au monde par les touristes après le Grand Canyon aux Etats-Unis. Les hélicoptères peuvent aussi être utilisés pour effectuer des transferts à la demande vers certaines pistes près des côtes, mais pas au-dessus de 500 m d'altitude (loi Montagne de 2005). Hors survols touristiques, l'hélicoptère est un véritable enjeu de développement pour plusieurs communautés de l'île isolées par la route (à Mafate, notamment). Pour les survols touristiques, il existe aujourd'hui plusieurs compagnies, qui survolent les trois Cirques, le Volcan et l'inoubliable, l'extraordinaire Trou de Fer, dans lequel seuls les hélicoptères se rendent - et que nous vous recommandons vivement. Un must mais une activité plutôt chère (de 85  € à 300  €).

Parapente. Le parapente bénéficie de conditions idéales à La Réunion, pour les pratiquants expérimentés comme pour un baptême. Les reliefs surprenants de l'île sont, grâce à cette voile magique inventée par un habitant de l'île (et oui  !), quasiment à portée de main, approchables à basse vitesse et en silence. Le site fétiche des parapentistes est la région des Colimaçons, dans les Hauts de Saint-Leu, où l'on peut voler 300 jours par an, mais la meilleure saison est d'octobre à décembre. En arrivant par la nationale à l'entrée de Saint-Leu, on voit toujours une ou plusieurs voiles fluo descendre de la montagne. Encore une fois, le parapente dépend énormément de la météo  : les vols se font d'ailleurs surtout le matin, jusqu'à 12h ou 13h. Il vous en coûtera environ 75 € à 85 € pour un baptême et jusqu'à 110 € suivant votre altitude de départ. Les vols partent de 800 m ou de 1 600 m, ce qui permet de survoler forêt primaire, côte et lagon. L'atterrissage a lieu sur la plage à côté de Kélonia. D'autres sites ont été arpentés par les fous volants  : La Possession et Dos-d'Ane, le Maïdo (pour les plus expérimentés), la rivière des Remparts, Bellemène à Saint-Paul (pente-école pour les débutants), les Makes, le Dimitile, le piton des Neiges, le piton Balmal à Sainte-Rose (pour les performances). Le record de distance sur l'île est détenu par un parapentiste qui s'est envolé de Sainte-Rose et a atterri à La Possession, en passant par la côte (ce qui fait 56 km parcourus en 4h).

Quant aux centres de parapente, ils sont tous situés à Saint-Leu où ont lieu également des compétitions nationales et internationales chaque année, comme la Coupe du Monde PWCA en 2016.

Paramoteur. Un paramoteur, pour simplifier, c'est une aile de type parapente, avec un moteur dans le dos. Permettant de décoller ou de se poser sur des espaces très courts, cet appareil permet des survols limités, mais sympathiques, au-dessus des lagons de l'Ouest. Avec un peu de chance, vous croiserez une baleine ou un banc de dauphins. Le seul prestataire est situé à la Saline-les-Bains.

ULM. C'est peut-être le meilleur moyen de découvrir La Réunion d'en haut. Moins cher que l'hélicoptère, l'ULM effectue quasiment les mêmes circuits, à l'exception notable du Trou de Fer, nécessitant de pouvoir faire un vol stationnaire. Aucune condition physique particulière n'est requise pour le survol touristique en ULM, et, tout comme pour l'hélicoptère, La Réunion est un endroit phare pour la pratique de ce sport et pour les survols touristiques. Oubliez l'image ancienne de l'aile en toile (type deltaplane) avec un ventilateur dans le dos, tous les centres disposent aujourd'hui de modèles carénés, qui ressemblent simplement à de petits avions à hélices. Deux places, dont une pour le pilote, l'une derrière l'autre, dans un cockpit vitré avec des ouvertures pour la photographie. La combinaison n'est pas nécessaire, mais une petite laine s'impose, on monte à 3 000 mètres. Seul un centre propose encore des appareils trois-axes, plus sportifs puisqu'on est effectivement suspendu dans le vide par un harnais, en combinaison, et accroché sous le pilote. Dans les deux cas, on porte un casque pour communiquer avec le pilote.

Il existe au moins huit compagnies privées d'ULM rodées aux survols touristiques. Elles proposent des circuits au-dessus des cirques, du volcan, des lagons. Ceux-ci durent de 15 minutes pour un baptême (environ 40 €) à 1h30 pour un circuit complet autour de l'île (environ 180 €). Comme les hélicoptères, les ULM partent tôt le matin et sont fortement dépendants de la météo. Choisissez aussi votre base de départ en fonction des sites que vous souhaitez survoler en priorité et de votre budget  : depuis le Sud, le volcan est moins cher et moins loin. Depuis le Nord ou l'Ouest, Mafate et Salazie sont les plus accessibles. Vous retrouverez des prestataires basés à Sainte-Marie (aéroport Roland-Garros), Saint-Paul (Cambaie), et Saint-Pierre (aéroport de Pierrefonds).

Gyrocoptère. Il existe plusieurs catégories d'ULM et le gyrocoptère ou autogire en est une. Mais cet appareil, dont il n'existe qu'un exemplaire sur l'île, est une activité toute nouvelle, alors nous lui avons consacré une catégorie. Ce fantastique engin à voilure tournante, cousin de l'hélicoptère, permet des survols de toute l'île dans des conditions incomparables. Stabilité, possibilité de vol stationnaire, pas de toit au-dessus et une vision à 360° : idéal pour la photographie. On peut même survoler le Trou de Fer, chose impossible avec un autre type d'ULM : absolument magique et unique ! Vous trouverez le prestataire à l'aéroclub de Gillot (Sainte-Marie, dans le Nord).

Chute libre. Un saut de 4 000 m, une chute libre de 50 secondes à 200 km/h, sensations fortes assurées. Le seul club décolle de l'héliport de l'Eperon, dans les hauts de Saint-Gilles.

ULM : la réglementation

Un arrêté ministériel du 4 mars 2004 interdit aux ULM les survols touristiques au-delà d'un rayon de 40 km depuis leur base de départ. La Réunion faisant 70 km de long, les prestataires ne peuvent donc pas, en théorie, proposer des survols de la totalité de l'île. Ce qui exclut ainsi les survols de l'ensemble du volcan depuis les bases de l'Ouest et du Nord, bien qu'on puisse quand même aller jusqu'au-dessus du Pas de Bellecombe et voir le piton de la Fournaise. Mais pour survoler l'Enclos Fouqué et le Dolomieu, il faut décoller de Pierrefonds. Les trois cirques restent accessibles depuis toutes les bases ULM de l'île. Cette réglementation est contestée par les professionnels car d'une part elle est prévue pour la métropole, continentale donc, et inadaptée à une île comme La Réunion, d'autre part pour des raisons de concurrence avec l'hélicoptère, non soumis à cette contrainte. De plus, cette réglementation est appliquée plus ou moins sévèrement par les autorités locales suivant les années, mais les contrôles ont été nettement renforcés depuis 2015. Des survols complets de toute l'île depuis n'importe quelle base restent néanmoins possibles en les qualifiant autrement qu'un " survol touristique " : les touristes peuvent par exemple faire un " vol d'initiation ", où ils se familiarisent à la pratique de ce sport plus accessible qu'on ne le croit (de 80 à 120 € l'heure). Ou encore pour des travaux de photographie aérienne. Le transport de passagers avec des liaisons d'un point A à un point B reste formellement interdit, mais autorisé avec votre propre machine.

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