Guide de La Réunion : Comment partir ? 2

Partir en voyage organisé
Voyagistes
Spécialistes
Généralistes

Vous trouverez ici les tour-opérateurs dits " généralistes ". Ils produisent des offres et revendent le plus souvent des produits packagés par d'autres sur un large panel de destinations. S'ils délivrent des conseils moins pointus que les spécialistes, ils proposent des tarifs généralement plus attractifs.

Réceptifs
Sites comparateurs et enchères

Plusieurs sites permettent de comparer les offres de voyages (packages, vols secs, etc.) et d'avoir ainsi un panel des possibilités et donc des prix. Ils renvoient ensuite l'internaute directement sur le site où est proposée l'offre sélectionnée. Attention cependant aux frais de réservations ou de mise en relation qui peuvent être pratiqués, et aux conditions d'achat des billets.

Agences de voyage
Partir seul
En avion

Le prix moyen d'un vol aller-retour de la métropole à Saint-Denis variant entre 900 et 1 600 € en haute saison et 600 et 800 € en basse saison, La Réunion demeure une destination chère. Notez que le coût du voyage dépend certes, surtout de la période voyagée mais aussi du délai de réservation. Pour obtenir des tarifs intéressants, il est indispensable de vous y prendre très en avance. Pensez à acheter vos billets six mois avant le départ et, si possible, évitez les vacances scolaires (de métropole et de La Réunion), en particulier de début juillet à fin août et de mi-décembre à mi-janvier.

Principales compagnies desservant la destination
Aéroports
Sites comparateurs

Certains sites vous aideront à trouver des billets d'avion au meilleur prix. Certains d'entre eux comparent les prix des compagnies régulières et low cost. Vous trouverez des vols secs (transport aérien vendu seul, sans autres prestations) au meilleur prix.

En bus
Location de voitures
Séjourner
Se loger

Le tourisme à La Réunion est fondamentalement différent de celui du reste de l'océan Indien. Il y a seulement une cinquantaine d'hôtels classés et le plus grand ne possède que 180 chambres, mais les petites structures familiales se comptent par milliers : chambres d'hôtes, gîtes ruraux, locations saisonnières, gîtes d'étape, gîtes de montagne, campings...

La variété des modes d'hébergement est grande, tout autant que la diversité des niveaux de confort, adaptés à tous les budgets : chambres d'hôtes rustiques à la ferme, au contact des traditions réunionnaises, ou au contraire chambres d'hôtes de charme, luxueuses, ambiance spa-cocooning. Les locations vont du studio-kitchenette à la villa de luxe, sans compter toutes les locations entre particuliers, plus ou moins déclarées, occasionnelles ou régulières que nous ne référençons pas mais dont l'offre explose sur Internet.

Très peu de bungalows en végétal, décontractés, en pleine nature ou sur la plage... Ce n'est ni Madagascar, ni Maurice, ni les Maldives. La Réunion, île urbaine et moderne, a des constructions en béton, le plus souvent équipées des technologies actuelles et conformes aux standards hôteliers mondiaux : literies larges et haut de gamme, douches à l'italienne, wifi illimité, TV TNT ou Satellite, climatisation ou chauffage suivant la localisation... y compris dans les locations, qui y rajoutent une cuisine équipée et parfois jardin, piscine, jacuzzi, etc. Exception confirmant la règle, les gîtes d'étape et de montagne accueillant les randonneurs sont souvent rudimentaires (dortoirs, eau froide...).

Quant à l'accueil, il vaut parfois le voyage à lui seul car il est souvent plus personnalisé qu'à l'hôtel. A contrario, il peut être totalement absent dans une location saisonnière, quand on reçoit les clés et qu'on se débrouille tout seul... mais cela dépendra de ce que vous cherchez.

Hôtels

Une hôtellerie de loisirs classique s'est constituée, essentiellement concentrée sur les côtes Ouest et Sud ainsi que dans divers lieux touristiques comme Cilaos et Salazie, tandis que Saint-Denis compte plusieurs hôtels d'affaires. Les hôtels sont bien plus rares dans l'Est, les Hautes Plaines, dans les Hauts et inexistants à Mafate et au Volcan.

L'hôtellerie de luxe est bien moins développée que dans le reste de l'Océan Indien, comme à Maurice, aux Seychelles et aux Maldives, où les autorités locales mènent des politiques très volontaires vers une clientèle fortunée et internationale, recherchant des prestations de haut niveau. La Réunion conserve un tourisme essentiellement familial, principalement en raison du lien avec la métropole. Les familles et les amis se rendant visite (tourisme affinitaire) sont en effet une source de touristes importante, même s'ils dépensent moins que ceux qui descendent à l'hôtel. Randonneurs, sportifs et autres voyageurs comme les retraités sont également nombreux, ils ont souvent des petits budgets et sont ainsi une clientèle aux exigences moindres. A La Réunion, 85 % des touristes sont des Français... et près de la moitié sont des Réunionnais ! Le service des hôtels réunionnais est donc beaucoup moins professionnel, polyglotte, polyvalent que dans les îles environnantes, mais les salaires y sont trois à six fois plus bas.

Néanmoins, depuis le début de la décennie le parc hôtelier s'est agrandi et est monté en gamme. La Réunion compte aujourd'hui 3 hôtels 5-étoiles et une dizaine de 4-étoiles. Plusieurs grands établissements sont sortis de terre, permettant de retrouver la capacité hôtelière existante avant la crise du chikungunya de 2006, qui avait ruiné le secteur et entraîné la fermeture d'un quart du parc hôtelier de l'île. Et d'espérer ainsi peser de nouveau sur les marchés internationaux, en croissance dans le monde comme à la Réunion. Les Européens sont de plus en plus nombreux et tirent le secteur vers le haut de gamme, tandis que les Chinois débarquent à peine...

Côté tarifs, comptez de 45 à 75 € pour une nuit en chambre double dans un hôtel 2-étoiles, de 75 à 175 € en 3-étoiles, de 150 à 250 € en 4-étoiles, et jusqu'à 700 € pour les chambres les plus luxueuses des 5-étoiles... ce qui reste très loin des suites présidentielles pour émirs et PDG, à plusieurs milliers d'euros la nuit, que l'on trouve dans les palaces de l'océan Indien.

En marge de l'hôtellerie classée, on trouvera aussi des petits hôtels non classés, souvent très corrects mais au confort correspondant, au mieux, à celui d'un 2-étoiles. Egalement des résidences hôtelières, un concept financièrement intéressant : moins chères que les hôtels, elles pratiquent des tarifs dégressifs à la durée et, grâce à leur kitchenette incluse, permettent de se passer du restaurant tout en bénéficiant des services d'un hôtel (ménage quotidien, piscine...).

Chambres d'hôtes

Les chambres d'hôtes sont des chambres situées au domicile de l'habitant. C'est une bonne alternative à l'hôtel, permettant un contact avec l'habitant bien plus personnel, et donc une découverte plus authentique... sans renoncer au confort ni aux services de l'hôtellerie. Très nombreuses à la Réunion, elles se trouvent en grande majorité en milieu rural, à toutes les altitudes et dans toutes les régions, sauf dans les endroits les plus reculés où l'on trouvera plutôt des gîtes de montagne.

On partage souvent le salon et la salle à manger, mais les sanitaires sont généralement privatifs, parfois en commun avec d'autres chambres, mais obligatoirement séparés de ceux du propriétaire. Jardin, terrasse et piscine sont le plus souvent partagés. Une chambre d'hôtes prépare obligatoirement le petit déjeuner et la plupart (mais pas toutes) font aussi table d'hôtes, et vous accueillent à la table familiale : c'est une occasion de rencontrer les gens et de découvrir la gastronomie réunionnaise.

Côté budgets, il y en a pour tous les goûts, comptez environ 50 € à 100 € la nuit avec le petit déjeuner, les plus confortables atteignent 180 € la nuit et offrent le confort d'un grand hôtel. Côté table, comptez de 20 à 40 € pour un repas complet avec apéritif, vins et rhum arrangé !

Côté style enfin, et c'est peut-être le plus déterminant quand on vit chez l'habitant, il y a toutes les ambiances de la Réunion. Les plus " typiques " sont sur le terrain agricole du propriétaire, avec une table d'hôtes utilisant les produits fermiers de l'exploitation. De quoi déguster de bons caris au feu de bois dans la fraîcheur des Hauts bucoliques. Les plus " tendance " ont des chambres au design contemporain ou une piscine à débordement se fondant dans l'horizon. D'autres misent sur le calme d'un coin de ravine, l'exubérance d'un jardin botanique ou un emplacement privilégié devant la plage.

Elles font l'objet de nombreux labels et chartes, dont le plus important est Gîtes de France, avec surtout des chambres en milieu rural. Suivent ensuite les Clévacances, Accueil Paysan, et d'autres distinctions qui peuvent se cumuler... tandis que d'autres, encore plus nombreuses, sont indépendantes et n'adhèrent à rien. La plupart (labellisées ou non) peuvent être réservées par l'IRT ou les offices de tourisme, mais le plus simple reste de les appeler directement.

Campings

La Réunion n'est pas forcément une destination " sac à dos " mais dispose néanmoins de plusieurs structures ainsi que de possibilités de bivouac.

Il existe deux grands campings municipaux, à des emplacements privilégiés près des plages respectivement de l'Ermitage et l'Etang-Salé. Récents et modernes, ils accueillent essentiellement une clientèle de plagistes et disposent de nombreux services (épicerie, wifi, animations, club enfants...). La clientèle est essentiellement locale et ces campings jouent un rôle social, dans la mesure où l'hôtellerie reste inaccessible à une grande part des Réunionnais sous le seuil de pauvreté... et notamment pour offrir une alternative au camping sauvage des familles, souvent modestes, qui plantaient leur tente sur un coin de plage entre Boucan et la Saline. Cela dit, beaucoup de Réunionnais et de touristes passent outre cette interdiction et les week-ends ou les vacances scolaires, les tentes, marmites et sonos envahissent le bord de mer, assurant aux plages de l'Ouest une ambiance unique... tout particulièrement pendant les fêtes de fin d'année !

D'autres structures, privées cette fois et beaucoup plus petites, sont réparties dans les Hauts et les Cirques. Combinant parfois camping et hébergement, voire une ferme, ces structures s'adressent plutôt aux randonneurs et proposent habituellement les repas en table d'hôtes. Les sanitaires et autres équipements sont souvent minimalistes, parfois il s'agit d'emplacements plus ou moins informels, notamment à Mafate où le camping ravira les amoureux de pleine nature. Attention au froid en altitude et aux lits des rivières ! Le bivouac est possible un peu partout, mais le week-end, les abris sont réservés dès le vendredi soir.

Locations

Ce sont des logements indépendants permettant d'habiter à La Réunion comme un Réunionnais, avec toujours une cuisine pour économiser le restaurant. Sans conteste la meilleure solution pour voyager en famille ou en groupe, c'est aussi intéressant en couple. Studios, appartements, maisons ou villas de luxe, il y en a de toutes les tailles et pour tous les budgets. Le ménage quotidien n'étant pas assuré contrairement à l'hôtel, une location touristique doit être rendue propre, y compris la vaisselle et la salle de bains. Aucune prestation de restauration n'est proposée, et il y a toujours une cuisine. Côté tarifs, comptez de 180 € à 500 € la semaine pour 2 personnes, de 250 € à 700 € pour 4 personnes. Pour une villa en bord de mer, comptez 1 000 à 2 000 € la semaine, voire le double pendant les fêtes de fin d'année. Il faut souvent rajouter un forfait ménage qui varie avec la taille du logement. Un acompte est souvent demandé, voire la totalité du règlement à l'avance en haute saison. Un inventaire est parfois effectué, et une caution souvent demandée.

Situées la plupart du temps sur le littoral, notamment dans les zones touristiques, les locations saisonnières sont généralement tenues par des investisseurs indépendants, qui ont souvent une autre activité. Ce peut être un appartement isolé dans un immeuble, dont vous recevrez les clés sans jamais voir le propriétaire. A l'inverse, ce peut être plusieurs logements (rarement plus de 5) groupés autour d'une piscine ou dans un jardin et dont le propriétaire réside sur place et est à disposition. On trouve de tout, et parfois un accueil chaleureux avec punch et fruits de saison. Côté référencement, on trouve de tout aussi : la plupart sont déclarées en mairie, certaines bénéficient d'un classement en étoiles suivant leur confort, qu'on retrouvera sur les sites officiels des offices de tourisme. D'autres sont plus informelles, parfois disponibles seulement pour les vacances, et qui sont visibles sur les sites de petites annonces locaux (Clicanoo, Allons la Réunion) ou internationaux (AirBnB, Le Bon Coin, Abritel...).

Tourisme rural – Agritourisme

Il existe une vingtaine de fermes-auberges, ainsi que quelques campings à la ferme, fermes équestres et fermes pédagogiques à La Réunion. Ce sont des chambres d'hôtes ou des tables d'hôtes installées dans des fermes. Certaines peuvent préparer des repas pour 80 personnes  ! On y déguste, bien sûr, les produits de l'exploitation. Renseignements ci-dessous  (insistez, ils ne répondent pas souvent au téléphone !) :

Bons plans

Gîtes ruraux. D'un concept très proche de la location touristique, dans le sens où c'est un logement où vivre en toute indépendance, avec une cuisine et un lave-linge, ils sont situés à la campagne, comme leur nom l'indique. Ce qui, à La Réunion, signifie le plus souvent loin des côtes et des centres urbains, dans les champs de cannes à sucre, les Hauts brumeux, les Cirques, les Hautes Plaines. Majoritairement, les gîtes ruraux sont sur le terrain d'agriculteurs ou d'artisans qui cumulent, en plus de leur activité agricole, celle de chambres et parfois tables d'hôtes. Beaucoup sont membres de la fédération nationale des Gîtes de France, et peuvent être réservés soit par ce biais, soit en direct. Les tarifs et le fonctionnement sont comparables à ceux des locations saisonnières..

Gîtes d'étape. Ils sont destinés aux randonneurs et aux groupes et disposent généralement d'équipements plus sommaires que les gîtes ruraux  : lits superposés, sanitaires et cuisines communs. Ils se situent plutôt dans les zones de randonnées, particulièrement dans les cirques. Compter 15 € à 20 € la nuit. Quant aux gîtes pour "  sac-à-dos  " internationaux, il y en a un seul sur la côte, à Saint-Leu, et quelques pensions à Saint-Denis et Saint-Pierre pour les voyageurs à petits budgets.

Gîtes de montagne. Destinés aux randonneurs, ils sont situés dans des lieux stratégiques pour l'ascension de tel ou tel sommet (le volcan, le piton des Neiges...), de nombreux autres sont situés à Mafate. Ils sont souvent très rudimentaires et (car ?) gérés par le service public, en l'occurrence l'ONF puisque les terrains sont des zones forestières ou naturelles. Pas d'eau chaude dans les douches voire pas d'eau du tout, dortoirs aux matelas inconfortables, toilettes douteuses... mais on y dort surtout pour l'ambiance " randonneur " et aussi parce qu'il n'y a pas d'autre option. Pour se restaurer, on peut amener sa marmite et la réchauffer sur place avec un réchaud, ou bien payer environ 19 € pour un cari et un yaourt, ce qui est très cher, même pour des denrées livrées par hélicoptère. La nuit est facturée au même prix, ce qui reste raisonnable pour des dortoirs. Rajouter 5 à 7 € pour le petit déjeuner. La fréquentation étant très variable, il faut absolument réserver au moins 48 heures à l'avance, soit en direct, soit sur le site www.reunion.fr

Se déplacer
Avion

Bien que La Réunion comporte deux aéroports internationaux (pas mal pour une île de 70 km de longueur  !) et plusieurs petites pistes, il n'existe pas de ligne aérienne effectuant des vols intra-Réunion  : en effet, les compagnies d'ULM et les aéroclubs ne sont pas autorisés au transport de passagers. En revanche, les compagnies d'hélicoptères peuvent assurer certains transferts.

Ils sont généralement coûteux (on ne vous apprend rien) et souvent interdits (notamment par la loi Montagne qui interdit la dépose à plus de 500 mètres d'altitude hors d'une hélisurface) mais il reste plusieurs possibilités. Des transferts (aller-retour ou aller simple) peuvent être effectués entre les hélistations de la côte et des endroits inaccessibles par la route (notamment Mafate et Grand Bassin). Les hélicoptères peuvent partir notamment des deux hélistations de l'ouest ou des aéroports du nord et du sud, des transferts sont aussi possibles vers l'hôtel Palm, établissement de luxe du sud qui dispose d'une surface d'atterrissage. Enfin, beaucoup de touristes effectuent inopinément des survols suite à une blessure ou un malaise, le plus souvent depuis le volcan vers les hôpitaux de la côte... On ne vous le souhaite pas, mais il ne faut pas hésiter à appeler les secours plutôt que de forcer et risquer bien pire.

Loin d'être réservé aux riches touristes amateurs de sensations fortes (d'ailleurs ce n'est pas si inabordable), le transport par hélicoptère est à La Réunion un véritable outil social et d'aménagement intérieur. Les habitants de Mafate, qui montent plus souvent dans un hélico que dans une voiture, sont ainsi reliés au monde  : les malades, les vieillards, les médecins, les professeurs peuvent être transférés, tout comme les dizaines de tonnes de denrées qui alimentent les gîtes, les meubles, les matériaux de construction...

Bateau

Les transports maritimes inter-îles sont peu utilisés par les voyageurs, qui préfèrent l'avion. Et pour cause ! Le seul navire de passagers existant a cessé ses liaisons en 2015. Quant aux déplacements intra-Réunion, l'île ne compte ni rivières navigables, ni îles proches et accostables et même si on pourrait caboter d'un port à un autre, cela ne représente pas un moyen de transport. La Réunion reste une île et on peut y arriver par la mer de plusieurs façons. Les navires de croisières, qui sont nombreux à accoster au Port chargés de touristes internationaux, mais restent souvent moins d'une journée. Les voiliers de plaisance organisent des croisières dans l'océan Indien, de manière officielle ou informelle. Mais bien que la région Sud-Ouest de l'océan Indien présente de nombreux attraits, elle reste peu fréquentée par les plaisanciers en comparaison par exemple des Caraïbes ou de la Méditerranée. Et ce pour plusieurs raisons : les conditions de navigation sont bien plus intenses car c'est le plein océan, les distances sont immenses et il y a beaucoup moins d'endroits propices au mouillage. En particulier, la Réunion ne compte aucune crique, aucune plage accostable, aucune baie naturelle adaptée à la plaisance. La plaisance est tout de même assez présente dans les autres îles de l'océan Indien, notamment à Maurice, aux Seychelles et autour de Madagascar, mais très rarement avec des déplacements d'un pays à un autre.

Enfin, il reste possible d'embarquer sur les cargos sillonnant les océans du globe qui font escale à la Réunion. Mais le temps où l'on pouvait naviguer en l'échange d'un travail sur le navire est révolu, la plupart des compagnies proposent désormais des cabines confortables et vendues au prix fort, ce qui revient plus cher que l'avion mais reste une expérience unique !

Bus

Le réseau des cars jaunes. Il dessert presque toute l'île, en tout cas tout son pourtour et la route des Plaines, à l'exception des cirques de Cialos et de Salazie, desservis par des réseaux locaux. Si vous voulez vous rendre en bus au volcan ou à Mafate par exemple, c'est alors un transporteur touristique qu'il vous faut. Bien que très confortables, ils sont lents (ils s'arrêtent tout le temps et doivent quitter à chaque fois la nationale pour rejoindre les arrêts, et donc traverser les centres-villes). En revanche, le prix du billet est très économique. Depuis décembre 2014, il n'y a plus qu'un tarif unique : 2 € par trajet. Le ticket à la journée à 6 € n'est intéressant que pour de courts trajets. Renseignez-vous directement aux gares des villes et à l'adresse : www.carjaune.re. Depuis mai 2016, vous bénéficiez du Wifi gratuit à bord des bus et de prises USB pour recharger vos appareils mobiles : une petite révolution numérique !

Une ligne relie enfin l'aéroport de Roland-Garros à Saint-Denis : la ligne ZE dessert Saint-Denis et Saint-Benoît par l'aéroport. Et pour les voyageurs qui vont directement vers sur la côte Ouest, la ligne T relie les aéroports de Roland-Garros de Pierrefonds en passant par les plages. Il fallait auparavant marcher plus de 300 m avant de rejoindre l'arrêt de bus à Roland-Garros : celui-ci se situe désormais aux portes de l'aéroport. Enfin, la ligne Z0 vous permet de rejoindre Saint-Pierre ou Saint-Denis passant par les voies rapides : il n'y a aucun arrêt entre les gares. Une alternative au réseau Car Jaunes s'est créée en 2017 : JetCar OI propose une liaison directe entre les aéroports, pour 20 € par personne. Mais il n'y a souvent qu'un seul aller-retour par jour, quand les Cars Jaunes en proposent 7 ou 8.

Comment prendre le bus  ? Il y a une gare routière dans chaque commune d'importance moyenne, et des arrêts de cars jaunes un peu partout. Il suffit de s'y placer et d'attendre le bus, dont les horaires de départ sont plutôt bien respectés. Les horaires d'arrivée dépendent bien sûr de la circulation. Pour demander l'arrêt, il faut taper dans les mains (assez fort si vous êtes au fond du bus). N'oubliez pas ou vous raterez votre arrêt... On peut acheter les billets dans les gares routières ou directement auprès du chauffeur. Les petits malins, qui tenteraient de resquiller, peuvent se retrouver face aux contrôleurs (assez fréquents), et donc s'exposer à une amende de 33 €. Les contrôleurs sont assermentés, ce qui signifie que si vous faites le mort une fois rentré en métropole, on vous poursuivra plusieurs années et jusqu'au bout du monde. Face aux problèmes d'agression et à la fraude, tous les bus et gares routières ont été équipés d'un système de vidéo surveillance. On déplore seulement que côté signalétique ça n'ait pas évolué aussi vite : les plans sont obsolètes et dégradés, les sites Internet et services mobiles quasi inexistants, tout comme l'affichage dans les arrêts de bus, pas toujours abrités. Honnêtement, à la question de ce paragraphe " comment prendre le bus ? " on aurait plutôt envie de répondre : " prenez plutôt une voiture de location ! " Et on comprend aussi que confrontés à l'archaïsme des transports urbains, les Réunionnais restent attachés à leur voiture : un trajet qui prend une heure de voiture peut prendre quasiment une journée entière en bus.

Réseaux locaux. Une fois arrivé à destination, les gares routières font la connexion avec les bus urbains qui desservent les grandes villes. Pour monter dans les Hauts, il existe des réseaux comme les réseaux Carsud et Alternéo pour le sud, Citalis pour le Nord, Estival pour l'est, et enfin Kar Ouest pour l'ouest de l'île. Avec des petits bus (parfois des monospaces), ils vont jusque dans les villages les plus isolés, un bel exemple de service public, cette fois  : très pratique et très social. Ils seront également pratiques pour ceux qui veulent accéder aux départs de randonnées. Les tarifs et les horaires sont beaucoup plus variables.

Bus urbains. En ville, seules Saint-Denis et Saint-Pierre disposent d'un réseau digne de ce nom. Une trentaine de lignes desservent le chef-lieu, sa banlieue et ses Hauts. Dans les communautés de communes de l'île, des réseaux intercommunaux et urbains ont été créés (les mêmes que les réseaux locaux), avec des bus souvent confortables. Il y a aujourd'hui de nombreux plans sur les sites Internet des mairies et des communautés de communes (la Cinor pour le nord, la Cirest pour l'est, la Casud et la Civis pour le sud et enfin le TCO pour l'ouest).

Bus de nuit. Il n'y a aucun bus passé 20h, qu'il s'agisse de bus urbains, interurbains, ou locaux. La seule exception est Vol II Nuit, un service de navettes pour les sorties de discothèques dans la région des Plages, entièrement financé de manière privée. Mais rassurez-vous, les pouvoirs publics ont pensé aux fêtards qui voudraient rentrer alcoolisés : il y a des contrôles tous les week-ends...

Train

Le train, c'est une longue histoire à la Réunion. C'est d'abord l'histoire du " ti'train ", un train de passagers et de marchandises ayant circulé sur une ligne de 126 kilomètres, de Saint-Benoît à Saint-Pierre, soit toute la côte urbanisée. Ouverte en 1882, elle a fonctionné presque un siècle. A partir des années 1950, des portions ont été fermées progressivement puis détruites, laissant place au règne de l'automobile jusqu'à la fermeture totale en 1976. Il subsiste aujourd'hui plusieurs gares, ponts et tunnels et une portion de 4,5 kilomètres entre La Possession et La Grande Chaloupe, utilisable pour des parcours touristiques (suivant les années), et classée monument historique, tout comme le " ti'train " lui-même.

Le train, c'est ensuite l'histoire du tram-train qui aurait dû exister. Imaginé depuis les années 1990, il aurait dû relier Sainte-Marie à Saint-Paul en une ligne de 40 km, tramway dans les villes, train entre elles. Ce projet ambitieux de 1,6 milliard d'euros, soutenu par 75 % de la population, devait également faire renouer la Réunion avec le ferroviaire et représenter le premier maillon d'un réseau parcourant toute la côte. Votés en 2006 et déclarés d'utilité publique en 2008, les travaux auraient dû commencer en 2010 et s'achever en 2013, incluant la partie la plus complexe : la traversée entière du chef-lieu ainsi que le franchissement de la Montagne en un tunnel de 12 km.

La politique en aura décidé autrement, le changement de pouvoir à la Région en 2010 choisissant d'investir les moyens dévolus au tram-train à la construction de la Nouvelle Route du Littoral (NRL), dont la construction doit s'achever vers 2020.

Un jour, la Réunion aura probablement de nouveau son transport ferré, mais ça ne se fera pas avant l'achèvement de la NRL... qu'il faudra déjà payer, surtout si s'y ajoute le projet de Nouvelle Entrée Ouest qui doit aboutir en 2022. L'avenir se préparant aujourd'hui, on évoque un projet de TER (Train Express Réunionnais), bien plus ambitieux que le tram-train puisqu'il relierait Saint-Benoît à Saint-Joseph en passant par Saint-Denis. Mais là on parle de 5 milliards d'euros et plutôt vers 2030 ou 2040... Il y a enfin un projet de monorail nommé RRTG (Réseau réunionnais de transport guidé) effectuant le même parcours, adopté en 2016 par la Région, pour seulement 500 millions d'euros et des travaux qui commenceraient en 2020. Mais là aussi, rien n'est acté concrètement.

Voiture

La route est le moyen de transport unique à La Réunion, résultat d'une politique du "  tout auto  " identique à la métropole, mais ici poussée à l'extrême. Le train de voyageurs s'est arrêté en 1976 dans les Bas, et les nationales à 4-voies l'ont remplacé. Les travaux (permanents) sont pourtant insuffisants  : avec plus de 25 000 nouvelles immatriculations par an (soit 25 kilomètres de 4 voies avec des voitures roulant pare-choc contre pare-choc... chaque année !), on aura beau dérouler de l'asphalte, les embouteillages persisteront.

Le bus étant moins pratique et tout aussi coincé dans les embouteillages, louer une voiture est la seule solution réaliste pour visiter l'île. De même, inutile de penser aux taxis, beaucoup trop chers. Quant aux transporteurs touristiques en minibus, ils peuvent être intéressants mais seulement à plusieurs.

Réseau routier. La Réunion dispose d'un réseau moderne, aux normes françaises, qui commence d'abord par la route ceignant l'île en 207 kilomètres. Fierté locale, elle franchit falaises, profondes ravines et paysages somptueux tout autour de l'île, en 4 voies de Saint-Benoît à Saint-Pierre en passant par Saint-Denis, en deux voies sur le reste du parcours. Défi permanent pour les ingénieurs des Ponts et Chaussées, le relief difficile a imposé, depuis des siècles déjà, des infrastructures gigantesques comme la route du Littoral actuelle et la future, la route des Tamarins, des ponts géants et des enrochements titanesques.

Une seule route traverse l'île de part en part, c'est la tranquille route des Plaines, qui relie Saint-Pierre à Saint-Benoît en passant par un col à 1 600 m d'altitude. D'autres routes partent à l'assaut des Hauts, des Cirques et des Plaines, souvent sinueuses et étroites, jusqu'aux chemins forestiers les plus reculés. Aucune route ne sillonne Mafate ou le massif du Volcan, mais des routes y mènent. Enfin, vous aurez tout intérêt à vous habituer aux ronds-points et aux dos d'âne, la Réunion en est gavée, cela ressemble parfois à de l'acharnement !

Parc automobile. Les touristes découvrant la Réunion sont souvent impressionnés par le nombre de voitures, mais aussi leur luxe : que de belles voitures dans une île où le taux de pauvreté dépasse les 50 % ! La taille du parc est réellement immense : au début des années 1990, il comptait près de 200 000 véhicules particuliers, soit 10 % du parc... de la Chine ! En 2016, plus de 450 000 véhicules s'entassaient sur les 2 500 km de routes de la Réunion, loin de la Chine certes, mais qui représentent quand même 8 fois le tour de l'île ! Le parc est également plus récent et plus ostentatoire qu'en métropole : la bagnole tient une place très chère dans le coeur des Réunionnais, un peu comme sur la Côte d'Azur. D'abord parce qu'elle est indispensable, c'est le premier objectif de la plupart les jeunes, pour étudier, travailler ou sortir. Ensuite, parce que la culture de la voiture en tant que marqueur statutaire est exacerbée ici, bien qu'elles coûtent en moyenne 20 à 40 % plus cher qu'en métropole. Malgré cela, le taux d'équipement (70 % des ménages ont une voiture) reste plus faible qu'en métropole (81 %), car les différences de richesse y sont plus importantes. Les privilégiés côtoient les défavorisés et le montrent, tandis que les crédits à la consommation séduisent ceux qui n'en ont pas toujours les moyens...

Les embouteillages. Soyez prévenus, La Réunion est une île très embouteillée par endroits et surtout à certaines heures (notamment entre 6h30 et 9h et entre 16h et 18h30) car il n'y a pas assez de routes et beaucoup trop de voitures. Les bouchons les plus fréquents se forment surtout à la fin des quatre voies, formant des goulots d'étranglement, en particulier aux entrées ouest et est de Saint-Denis, à Cambaie (Saint-Paul), Saint-Benoît, Le Tampon, Saint-Pierre et Saint-Joseph. Autre facteur de bouchons : la météo. En effet les pluies, outre ralentir naturellement le trafic, réduisent la capacité de plusieurs itinéraires. La route du Littoral peut être basculée (rajouter 1/2h à 1h) ou fermée (rajouter 1h à 4h), tandis que de nombreux radiers submergés ne laissent possibles que les passages par des ponts (moins nombreux car plus chers à construire). Maintenant on vous laisse imaginer les heures de pointe en période de pluie !

Carburant et stations. On en trouve partout, le long des nationales et départementales, dans les Hauts comme dans les Bas, une seule à Salazie et à Cilaos, mais pas sur la route du Volcan (dernière station à Bourg-Murat). Diesel et sans plomb, mais pas de GPL, et les voitures électriques commencent tout juste à se faire une (petite) place. Principale différence avec la métropole  : les prix sont fixés par décret, ils sont donc partout pareils et il est inutile de chercher la moins chère. Ils sont sensiblement identiques à ceux de la métropole, avec une prime au diesel : le sans plomb est environ 10 cts plus cher, le diesel 20 cts moins cher. A seulement 0,97 € le litre en juillet 2017, c'est le diesel le moins cher d'Europe !

Les pompistes vous servent, comme jadis en métropole  : cela contribue à l'emploi et fait toujours plaisir. Les stations-service font office de supérettes, guère plus chères qu'en ville, et vendent de tout : fruits, légumes, alcools et cigarettes, des viennoiseries le matin et des sandwichs le midi.
Seules certaines stations sont ouvertes 24h/24 (uniquement sur les grands axes), magasin fermé la nuit mais le caissier, derrière sa vitre blindée, peut vous chercher les articles, y compris les croissants chauds du petit déjeuner. Les automates à carte bancaire sont en revanche très rares : c'est plus humain, mais plus difficile de trouver une station ouverte la nuit.

Stationnement. Depuis quelques années, les horodateurs ont poussé dans les centres des grosses villes et sont régulièrement surveillés par les contractuelles. Hors des zones payantes, se garer est relativement facile à La Réunion, et pas ou peu de verbalisations si vous êtes mal garé, à moins de gêner vraiment. Dans les zones payantes (les centres-ville de Saint-Denis, Saint-Pierre, Saint-Gilles, Saint-Paul), en revanche, se garer devient plus compliqué  : les minuscules places se négocient plus âprement et les contractuelles rôdent... Attention, quand il y a des événements de masse (éruption volcanique, fêtes de fin d'année, festival de musique, apparition du visage de Jésus sur un coussin...) des milliers de voitures peuvent affluer dans des endroits pas du tout adaptés, formant un chaos total où l'on peut rester coincé des heures pour trouver une place... ou en sortir ! Parfois il y a des parkings gardés et des navettes, mais si ce n'est pas le cas renseignez-vous... par exemple en écoutant Freedom ! Vécu et re-vécu...

Contrôles et réglementation. L'île suit les mêmes règles que n'importe quel département français pour ce qui est du code de la route, des sanctions et de leur application. Pas de dérogation ou de régime spécial pour les DOM, à la différence des TOM. Le permis français est ce qu'il vous faudra si vous êtes Français, votre permis national si vous êtes Européen, et votre permis international si vous n'êtes pas Européen.

Le code de la route est appliqué avec les mêmes moyens qu'en métropole et les mêmes fonctionnaires (Police Nationale et Gendarmerie), et suit exactement la même tendance de politique de sécurité routière. Les contrôles routiers y sont de plus en plus fréquents avec une quinzaine de radars fixes, principalement sur les 4-voies, ainsi que des radars à jumelles, des radars embarqués et même des contrôles par hélicoptère et par drone. Les contrôles en sortie de discothèque sont aussi très fréquents, systématiques même à Saint-Gilles tous les week-ends. Une fois rentré en métropole, inutile de faire le mort, vous serez de toute façon poursuivi, jusqu'au bout du monde s'il le faut, même pour 0,20 € manquant dans un parcmètre. Aucun doute sur la continuité territoriale dans ce domaine-là. C'est même plus sévère qu'en métropole car les PV, qui partent toujours de Rennes, arrivent plus souvent en retard, obligeant à payer l'amende majorée.

Covoiturage. Pas aussi utilisé qu'en métropole, il se développe doucement dans l'île. Les applis nationales comme BlaBlaCar fonctionnent ici aussi, avec toutefois peu d'offres. Les utilisateurs principaux sont moins souvent des voyageurs ponctuels, que des travailleurs qui économisent sur leur trajet quotidien. A cet effet, les échangeurs de la 4-voies des Tamarins ont été équipés de parkings dédiés au covoiturage.

Location de voitures. Au final, pour le touriste qui veut explorer l'île (et pas seulement passer son temps à la plage), la voiture de location est un passage incontournable. Vous trouverez des loueurs presque partout dans les villes le long de la côte, et plus encore à Saint-Denis, Saint-Gilles-les-Bains et Saint-Pierre. Bonne nouvelle, grâce à une TVA plus faible qu'en métropole et une forte concurrence, les tarifs sont abordables.

ADA
Taxi

Les taxis sont plus chers qu'en métropole, et également plus rares. Il faut compter 3,45 € de prise en charge, puis 1,94 € le km en journée, et 2,91 € la nuit. Comptez jusqu'à 270 € pour faire Aéroport Roland Garros - Saint-Gilles, soit le prix de 10 jours de location de voiture ! Il existe des stations à Saint-Denis  ; ailleurs, il faut les appeler, ou bien les trouver au petit bonheur la chance. Au vu des tarifs excessifs, et du manque de prestataires (surtout la nuit), nous vous déconseillons de trop compter sur ce mode de transport.

Minibus. Le minibus peut être une bonne solution si l'on est nombreux, ou que l'on ne peut ou ne veut pas conduire. Des prestataires proposent des trajets, par exemple pour aller de l'aéroport à l'hôtel ou bien à un départ de randonnée, ainsi que des excursions à la journée ou demi-journée pour découvrir l'île : Volcan, Cirques ou tour de l'île. Certains font le guide en commentant les lieux visités, et organisent un repas du midi dans une adresse authentique.

VTC. Pas plus de Uber que de Heetch et consorts à la Réunion, mais quelques prestataires catégorisés VTC, souvent les mêmes que les minibus qui font des circuits touristiques, parfois avec des voitures standard. Là encore, c'est intéressant à plusieurs, et toujours plus cher qu'une voiture de location.

Deux-roues

Deux-roues motorisés. La Réunion est un paradis pour les motards. Dans les Hauts, ses petites routes de montagne enchanteront tous les amoureux de la moto. Le climat, idéal, permet de délaisser la combinaison mais il est toutefois préférable de rouler bien couvert et notamment de prévoir des vêtements de pluie. Dans les Bas, la moto permet de se faufiler à travers les nombreux embouteillages et ainsi de gagner un temps précieux. Les motards, nombreux sur l'île, organisent régulièrement de bruyants rassemblements et tours de l'île. Les jeunes en scooters sont aussi nombreux, tout aussi bruyants mais avec un son plus aigu et des machines souvent trafiquées...

Location de motos et scooters. Il existe quelques loueurs de deux-roues, qui fournissent toujours le casque et l'équipement ; attention cependant car les cautions peuvent être très élevées (une caution de 2 000 € n'est pas exclue). Vous trouverez notamment un grand loueur national de scooters avec plusieurs agences dans l'île et un loueur de motos à Saint-Leu.

Vélo et VAE. La pratique du vélo, en plein développement, n'est malheureusement pas suivie par les infrastructures. Les rares pistes cyclables sont médiocres, discontinues et surtout dangereuses, à quelques exceptions. Ce qu'on appelle ici pompeusement " piste cyclable " se résume bien souvent à de simples lignes peintes sur la chaussée existante, y compris sur les 4-voies où les vélos côtoient les voitures et camions roulant à 110 km/h. Ou encore sous forme d'un bas-côté orange dont on ne peut dire vraiment s'il s'agit d'une piste cyclable, une bande d'arrêt d'urgence ou un parking. Mais le plus souvent il n'y a rien, obligeant à jouer l'équilibriste sur une bande blanche gravillonneuse, avec les voitures d'un côté et de l'autre un caniveau profond d'un mètre ! Ce qui cause de nombreux accidents aussi tragiques que prévisibles, et nous font conseiller le vélo plutôt pour les loisirs qu'en tant que moyen de transport. Car côté loisirs, la pratique est en pleine expansion, notamment pour le VTT de descente et les balades en nature (voir rubrique Jeux, Sports et Loisirs).

Quelques villes se démarquent toutefois, comme le Port et l'Etang-Salé où les pistes cyclables sont sur des chaussées indépendantes et sécurisées, quoique souvent mal entretenues (gravillons et déchets) et mal signalisées. Mentionnons aussi le Sentier Littoral Nord qui longe la mer depuis le Barachois de Saint-Denis jusqu'à Sainte-Suzanne sans devoir pédaler au milieu des voitures. Car au final, la plupart des pistes cyclables n'ont pas été conçues comme moyen de transport, mais essentiellement pour permettre aux habitants de faire de l'exercice. La sacro-sainte bagnole reste préférée même pour faire 300 m ! Les pistes cyclables se situent souvent aux abords des villes, accompagnées d'un parcours de santé, tandis qu'à l'intérieur des villes et entre les villes les cyclistes devront cohabiter avec la circulation. En agglomération, le vélo peut être pratique pour s'affranchir des bouchons et relativement sûr, notamment dans la Région des Plages. Mais hors agglomération, c'est plutôt dangereux : routes étroites et sinueuses, sans visibilité ou au contraire grands axes à forte circulation, qui sont d'ailleurs inévitables si l'on envisage un tour de l'île ou simplement de relier le Nord à l'Ouest. Quant aux routes des Hauts, il faut de sacrés mollets ! Ou alors opter pour un VAE (Vélo à Assistance Electrique), eux aussi en plein développement. Ils s'utilisent sans permis et atteignent les 25 km/h.

Location de vélos. Il existe plusieurs loueurs de vélo dans l'île, notamment dans la région des plages : vélos de ville, VTT ou à assistance électrique. Malheureusement, les tarifs sont souvent aussi élevés que pour louer une voiture, et les cautions encore plus... La plupart des loueurs proposent aussi des sorties organisées.

Auto-stop

Le stop était encore facile il y a quelques années, mais avec la continuité des 4 voies sur toute la côte urbanisée, il est de moins en moins pratiqué. Il reste possible sur les axes secondaires ou pour monter dans les Hauts. Il faut alors prévoir une bonne marge, partir le matin et se garder toujours une solution de secours en comptant sur les cars. Enfin, l'auto-stop fonctionne assez bien et s'avère particulièrement utile au retour d'une randonnée, quand le sentier rejoint la route à des endroits où les cars réguliers sont rares ou inexistants : notamment pour redescendre du Maïdo, du Volcan, ou de Mafate. A condition de bien prévoir ses horaires, la nuit ce n'est pas la peine... Comme partout, l'auto-stop est sujet à certaines précautions, surtout la nuit. Les filles ne devraient pas voyager seules !

Téléphérique

Plusieurs projets de téléphériques sont en discussion, dont le plus long du monde devant relier Saint-Leu à Cilaos, avec un rôle touristique et de désenclavement, ainsi que des lignes urbaines à Saint-Denis, permettant de relier des quartiers excentrés au centre-ville, et un autre projet entre Saint-André et Salazie. Ayant le vent en poupe dans plusieurs pays, notamment des mégapoles congestionnées, les téléphériques urbains sont une alternative économique et écologique à la construction incessante de routes, notamment quand elles sont coupées par les aléas météorologiques. En 2017, les projets se concrétisent doucement sur le plan administratif, mais les travaux n'ont pas encore commencé. Le projet pour Cilaos a été validé mais considéré comme non prioritaire, tandis que les téléphériques urbains de Saint-Denis sont programmés : la construction doit commencer en 2018 pour une ouverture de la première ligne en 2019.

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