Guide de La Réunion : Comment partir ?

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Sites comparateurs

Plusieurs sites permettent de comparer les offres de voyages (packages, vols secs, etc.) et d'avoir ainsi un panel des possibilités et donc des prix. Ils renvoient ensuite l'internaute directement sur le site où est proposée l'offre sélectionnée. Attention cependant aux frais de réservation ou de mise en relation qui peuvent être pratiqués, et aux conditions d'achat des billets.

Partir seul
En avion

Avec l'arrivée de nouvelles compagnies low cost, le prix moyen d'un vol aller-retour de la métropole à Saint-Denis est désormais plus abordable. Il varie entre 800 € et 1 200 € en haute saison et 400 € et 800 € en basse saison. Notez que le coût du trajet dépend surtout de la période où l'on voyage et du délai de réservation. Pour obtenir des tarifs intéressants, il est indispensable de vous y prendre très en avance. Pensez à acheter vos billets six mois avant le départ et si possible, évitez les vacances scolaires (de métropole et de La Réunion), en particulier de début juillet à fin août et de mi-décembre à mi-janvier.

Principales compagnies desservant la destination
Aéroports
Sites comparateurs

Certains sites vous aideront à trouver des billets d'avion au meilleur prix. Certains d'entre eux comparent les prix des compagnies régulières et low-cost. Vous trouverez des vols secs (transport aérien vendu seul, sans autres prestations) au meilleur prix.

En bus
Location de voitures
Se loger

Le tourisme à La Réunion est fondamentalement différent de celui du reste de l'océan Indien. Il y a seulement une cinquantaine d'hôtels classés et le plus grand ne possède que 180 chambres, mais les petites structures familiales se comptent par milliers : chambres d'hôtes, gîtes ruraux, locations saisonnières, gîtes d'étape, gîtes de montagne, campings...

La variété des modes d'hébergement est grande, tout autant que la diversité des niveaux de confort, adaptés à tous les budgets : chambres d'hôtes rustiques à la ferme, au contact des traditions réunionnaises, ou au contraire chambres d'hôtes de charme, luxueuses, ambiance spa cocooning. Les locations vont du studio-kitchenette à la villa de luxe, sans compter toutes les locations entre particuliers, plus ou moins déclarées, occasionnelles ou régulières que nous ne référençons pas mais dont l'offre explose sur Internet.

Très peu de bungalows en végétal, décontractés, en pleine nature ou sur la plage... Ce n'est ni Madagascar, ni Maurice, ni les Maldives. La Réunion, île urbaine et moderne, a des constructions en béton, le plus souvent équipées des technologies actuelles et conformes aux standards hôteliers mondiaux : literies larges et haut de gamme, douches à l'italienne, wi-fi illimité, TV TNT ou Satellite, climatisation ou chauffage suivant la localisation... y compris dans les locations, qui y rajoutent une cuisine équipée et parfois jardin, piscine, jacuzzi, etc. Exception confirmant la règle, les gîtes d'étape et de montagne accueillant les randonneurs sont souvent rudimentaires (dortoirs, eau froide...). À noter également que quelques adresses insolites et résolument pro-environnement font un travail remarquable pour remettre à l'honneur les habitats traditionnels, en végétaux, en alliant simplicité et confort.

Quant à l'accueil, il vaut parfois le voyage à lui seul, car il est souvent plus personnalisé qu'à l'hôtel. A contrario, il peut être totalement absent dans une location saisonnière, quand on reçoit les clés et qu'on se débrouille tout seul... Mais cela dépendra de ce que vous cherchez.

Hôtels

Une hôtellerie de loisirs classique s'est constituée, essentiellement concentrée sur les côtes ouest et sud ainsi que dans divers lieux touristiques comme Cilaos et Salazie, tandis que Saint-Denis compte plusieurs hôtels d'affaires. Les hôtels sont bien plus rares dans l'est, les Hautes Plaines, dans les Hauts et inexistants à Mafate et au volcan.

L'hôtellerie de luxe est bien moins développée que dans le reste de l'océan Indien, comme à Maurice, aux Seychelles et aux Maldives, où les autorités locales mènent des politiques très volontaires vers une clientèle fortunée et internationale, recherchant des prestations de haut niveau. La Réunion conserve un tourisme essentiellement familial, principalement en raison du lien avec la métropole. Les familles et les amis se rendant visite (tourisme affinitaire) sont en effet une source de touristes importante, même s'ils dépensent moins que ceux qui descendent à l'hôtel. Randonneurs, sportifs et autres voyageurs comme les retraités sont également nombreux, ils ont souvent des petits budgets et sont ainsi une clientèle aux exigences moindres. A La Réunion, 85  % des touristes sont des Français... et près de la moitié sont des Réunionnais ! Le service des hôtels réunionnais est donc beaucoup moins professionnel, polyglotte, polyvalent que dans les îles environnantes, mais les salaires y sont trois à six fois plus bas.

Néanmoins, depuis le début de la décennie, le parc hôtelier s'est agrandi et il est monté en gamme. La Réunion compte aujourd'hui 4 hôtels 5-étoiles et une dizaine de 4-étoiles. Plusieurs grands établissements sont sortis de terre, permettant de retrouver la capacité hôtelière existante avant la crise du chikungunya de 2006, qui avait ruiné le secteur et entraîné la fermeture d'un quart du parc hôtelier de l'île. Et d'espérer ainsi peser de nouveau sur les marchés internationaux, en croissance dans le monde comme à la Réunion. Les Européens sont de plus en plus nombreux et tirent le secteur vers le haut de gamme, tandis que les Chinois débarquent à peine...

Côté tarifs, comptez de 45 € à 75 € pour une nuit en chambre double dans un hôtel 2-étoiles, de 75 € à 175 € en 3-étoiles, de 150 € à 250 € en 4-étoiles, et jusqu'à 700 € pour les chambres les plus luxueuses des 5-étoiles... Ce qui reste très loin des suites présidentielles pour émirs et PDG, à plusieurs milliers d'euros la nuit, que l'on trouve dans les palaces de l'océan Indien.

En marge de l'hôtellerie classée, on trouvera aussi des petits hôtels non classés, souvent très corrects mais au confort correspondant, au mieux, à celui d'un 2-étoiles. Également : des résidences hôtelières, un concept financièrement intéressant : moins chères que les hôtels, elles pratiquent des tarifs dégressifs à la durée et grâce à leur kitchenette incluse, permettent de se passer du restaurant tout en bénéficiant des services d'un hôtel (ménage quotidien, piscine...).

Chambres d'hôtes

Les chambres d'hôtes sont des chambres situées au domicile de l'habitant. C'est une bonne alternative à l'hôtel, permettant un contact avec l'habitant bien plus personnel, et donc une découverte plus authentique... Sans renoncer au confort ni aux services de l'hôtellerie. Très nombreuses à La Réunion, elles se trouvent en grande majorité en milieu rural, à toutes les altitudes et dans toutes les régions, sauf dans les endroits les plus reculés où l'on trouvera plutôt des gîtes de montagne.

On partage souvent le salon et la salle à manger, mais les sanitaires sont généralement privatifs, parfois en commun avec d'autres chambres, mais obligatoirement séparés de ceux du propriétaire. Jardin, terrasse et piscine sont le plus souvent partagés. Une chambre d'hôtes prépare obligatoirement le petit déjeuner et certaines (mais pas la majorité) font aussi table d'hôtes, et vous accueillent à la table familiale : c'est une occasion de rencontrer les gens et de découvrir la gastronomie réunionnaise.

Côté budgets, il y en a pour tous les goûts, comptez environ 50 € à 100 € la nuit avec le petit déjeuner, les plus confortables atteignent 180 € la nuit et offrent le confort d'un grand hôtel. Côté table, comptez de 20 € à 40 € pour un repas complet avec apéritif, vins et rhum arrangé !

Côté style enfin - et c'est peut-être le plus déterminant quand on vit chez l'habitant - il y a toutes les ambiances de La Réunion. Les plus " typiques " sont sur le terrain agricole du propriétaire, avec une table d'hôtes utilisant les produits fermiers de l'exploitation. De quoi déguster de bons caris au feu de bois dans la fraîcheur des Hauts bucoliques. Les plus " tendance " ont des chambres au design contemporain ou une piscine à débordement se fondant dans l'horizon. D'autres misent sur le calme d'un coin de ravine, l'exubérance d'un jardin botanique ou un emplacement privilégié devant la plage.

Elles font l'objet de nombreux labels et chartes, dont le plus important est Gîtes de France, avec surtout des chambres en milieu rural. Suivent ensuite les Clévacances, Accueil Paysan, et d'autres distinctions qui peuvent se cumuler... Tandis que d'autres, encore plus nombreuses, sont indépendantes et n'adhèrent à rien. La plupart (labellisées ou non) peuvent être réservées par l'IRT, les offices de tourisme ou les agences de voyage en ligne type Booking, mais le mieux est de les appeler directement. C'est aussi la meilleure façon de négocier, car elles n'ont ainsi pas de commission à reverser !

Campings

La Réunion n'est pas forcément une destination " sac à dos ", mais elle dispose néanmoins de plusieurs structures ainsi que de possibilités de bivouac. Il existe deux grands campings municipaux, à des emplacements privilégiés près des plages respectivement de l'Ermitage et l'Etang-Salé. Récents et modernes, ils accueillent essentiellement une clientèle de plagistes et disposent de nombreux services (épicerie, wi-fi, animations, club enfants...). La clientèle est essentiellement locale et ces campings jouent un rôle social, dans la mesure où l'hôtellerie reste inaccessible à une grande part des Réunionnais sous le seuil de pauvreté... et notamment pour offrir une alternative au camping sauvage des familles, souvent modestes, qui plantaient leur tente sur un coin de plage entre Boucan et la Saline. Cela dit, beaucoup de Réunionnais et de touristes passent outre cette interdiction et les week-ends ou pendant les vacances scolaires, les tentes, marmites et sonos envahissent le bord de mer, assurant aux plages de l'ouest une ambiance unique, tout particulièrement pendant les fêtes de fin d'année !

D'autres structures, privées cette fois et beaucoup plus petites, sont réparties dans les Hauts et les cirques. Combinant parfois camping et hébergement, voire une ferme, ces structures s'adressent plutôt aux randonneurs et proposent habituellement les repas en table d'hôtes. Les sanitaires et autres équipements sont souvent minimalistes, parfois il s'agit d'emplacements plus ou moins informels, notamment à Mafate où le camping ravira les amoureux de pleine nature. Attention au froid en altitude et aux lits des rivières ! Le bivouac est possible un peu partout, mais le week-end, les abris sont réservés dès le vendredi soir.

Le van aménagé en camping-car, une façon originale d’explorer la Réunion

Il fallait y penser ! Découvrir la Réunion implique, d'une façon ou d'une autre, de rouler des centaines de kilomètres pour admirer les plus beaux sites de l'île, et si possible en arrivant tôt le matin. Le van aménagé permet tout cela en combinant à la fois le transport et l'hébergement. Le spectacle d'un lever de soleil sur Mafate depuis le Maïdo ou sur le Volcan depuis le pas de Bellecombe, avec le confort d'un chez-soi, devient possible tout en s'épargnant la route de nuit pour arriver à l'heure dite ! Ou encore pour profiter des plages, festoyer le soir et se réveiller les pieds dans l'eau. A la différence des continents où le camping-car est utilisé pour faire de longs trajets et s'arrêter dans des parkings dédiés, le camping-car s'envisage différemment à la Réunion, et sert surtout à explorer l'intérieur de l'île et ses espaces naturels. Idéal pour se réveiller au départ d'un parcours de randonnée, avec douche chaude au retour ! L'ONF autorise l'arrêt 24 heures sur les routes forestières, mais dans la pratique la tolérance est grande... et pour cause ! Les prestataires se comptent sur les doigts d'une main, vous ne risquez donc pas la promiscuité.

Locations touristiques

Ce sont des logements indépendants permettant d'habiter à La Réunion comme un Réunionnais, avec toujours une cuisine pour économiser le restaurant. Sans conteste la meilleure solution pour voyager en famille ou en groupe, c'est aussi intéressant en couple. Studios, appartements, maisons ou villas de luxe, il y en a de toutes les tailles et pour tous les budgets. Le ménage quotidien n'étant pas assuré contrairement à l'hôtel, une location touristique doit être rendue propre, y compris la vaisselle et la salle de bains. Il faut souvent rajouter un forfait ménage qui varie avec la taille du logement. Aucune prestation de restauration n'est proposée et il y a toujours une cuisine. Côté tarifs, comptez de 180 € à 500 € la semaine pour 2 personnes, de 250 € à 700 € pour 4 personnes. Pour une villa en bord de mer, comptez de 800 € à 2 500 € la semaine, voire le double pendant les fêtes de fin d'année. Un acompte est souvent demandé, voire la totalité du règlement à l'avance en haute saison. Un inventaire est parfois effectué et une caution souvent demandée. Situées pour la plupart sur le littoral et dans les zones touristiques, les locations sont généralement tenues par des investisseurs indépendants, qui ont souvent une autre activité. Ce peut être un appartement isolé dans un immeuble, dont vous recevrez les clés sans jamais voir le propriétaire. A l'inverse, ce peut être plusieurs logements (rarement plus de 5) groupés autour d'une piscine ou dans un jardin et dont le propriétaire réside sur place et est à disposition. On trouve de tout, et parfois un accueil chaleureux avec punch et fruits de saison. Côté référencement, on trouve de tout aussi : la plupart sont déclarées en mairie, certaines bénéficient d'un classement en étoiles suivant leur confort, qu'on retrouvera sur les sites officiels des offices de tourisme. D'autres sont plus informelles, parfois disponibles seulement pour les vacances. Pour les trouver, hormis celles que nous référençons et que nous avons sélectionnées, vous pouvez chercher sur les sites de petites annonces locaux (Clicannonces, Allons La Réunion), nationaux et internationaux spécialisés (AirBnB, Abritel, Amivac...) ou généralistes (Booking, Le Bon Coin...).

Tourisme rural - Agritourisme

Fermes-auberges. Il existe une vingtaine de fermes-auberges, ainsi que quelques campings à la ferme, fermes équestres et fermes pédagogiques à La Réunion. Ce sont des chambres d'hôtes ou des tables d'hôtes installées dans des fermes. Certaines peuvent préparer des repas pour 80 personnes  ! On y déguste bien sûr les produits de l'exploitation.

Gîtes ruraux. D'un concept très proche de la location touristique, dans le sens où ce sont des logements où vivre en toute indépendance, avec une cuisine et un lave-linge, ils sont situés à la campagne, comme leur nom l'indique. Ce qui, à La Réunion, signifie le plus souvent loin des côtes et des centres urbains, dans les champs de cannes à sucre, les hauts brumeux, les cirques, les hautes plaines. Majoritairement, les gîtes ruraux sont sur le terrain d'agriculteurs ou d'artisans qui cumulent, en plus de leur activité agricole, celle de chambres et parfois tables d'hôtes. Beaucoup sont membres de la fédération nationale des Gîtes de France, et peuvent être réservés soit par ce biais, soit en direct. Les tarifs et le fonctionnement sont comparables à ceux des locations touristiques.

Gîtes d'étape. Ils sont destinés aux randonneurs et aux groupes et disposent généralement d'équipements sommaires : lits superposés, sanitaires et cuisines communs. Ils se situent plutôt dans les zones de randonnées, particulièrement dans les cirques. Compter 15 € à 20 € la nuit. Quant aux gîtes pour "  backpackers  " internationaux, il y en a quelques-uns sur la côte, dans l'ouest, dans le sud et à Saint-Denis, le chef-lieu comptant plutôt des hôtels résidentiels destinés aux travailleurs migrants de l'océan Indien et autres voyageurs à petits budgets.

Gîtes de montagne. Destinés aux randonneurs, ils sont situés dans des lieux stratégiques pour l'ascension de tel ou tel sommet (le volcan, le Piton des Neiges...), de nombreux autres sont situés à Mafate. Ils sont souvent très rudimentaires et (car ?) gérés par le service public, en l'occurrence l'ONF puisque les terrains sont des zones forestières ou naturelles. Pas d'eau chaude dans les douches, voire pas d'eau du tout, dortoirs aux matelas inconfortables, toilettes douteuses... Mais on y dort surtout pour l'ambiance " randonneur " et aussi parce qu'il n'y a pas d'autre option. Pour se restaurer, on peut amener sa marmite et la réchauffer sur place avec un réchaud, ou bien payer environ 19 € pour un cari et un yaourt, ce qui est très cher, même pour des denrées livrées par hélicoptère. La nuit est facturée au même prix, ce qui reste raisonnable pour des dortoirs. Rajouter de 5 à 7 € pour le petit déjeuner. La fréquentation étant très variable, il faut absolument réserver au moins 48 heures à l'avance, soit en direct, soit sur le site www.reunion.fr

Bons plans
Se déplacer
Voyager dans l'océan Indien

Un séjour à La Réunion s'inscrit souvent dans le cadre d'un voyage à travers l'océan Indien. C'est pour cela, et aussi parce que l'on ne comprend jamais aussi bien l'île qu'en ayant visité son océan que nous vous présentons les destinations de voyages au départ de La Réunion.

L'île la plus proche est l'île Maurice, à 230 km. Plusieurs liaisons aériennes par jour avec Air Austral et Air Mauritius, depuis Gillot ou Pierrefonds (30 min de vol, à partir de 180 € l'aller-retour, variable suivant la période et la durée de séjour). Le relief mauricien est beaucoup plus érodé que celui de La Réunion, presque plat et entouré de somptueux lagons et de plages paradisiaques, c'est pourquoi les combinés Réunion-Maurice sont logiques  : une île pour la montagne, l'autre pour la mer. Maurice est aussi intéressante pour le shopping, notamment en textile, et ses hôtels de luxe, qui offrent un service au top dont seule Maurice a le secret, mais des tarifs aussi élevés voire plus qu'à la Réunion pour les palaces. Mais un séjour économique est possible aussi, le niveau de vie étant 3 à 4 fois plus faible qu'à la Réunion, il est possible de se loger pour 15 €.

D'autres îles alentour appartiennent à la république de Maurice, dont Rodrigues, une île de 30 000 habitants à 600 km de Maurice, paradisiaque et encore peu touristique. De population créole, contrairement à Maurice où les origines indiennes prédominent, c'est un peu la Réunion d'il y a 50 ans. Plus isolée, Agalega, dont les 300 habitants sont reliés à l'île Maurice grâce à un ponton et une piste d'atterrissage, et Saint-Brandon, dont les 60 habitants vivent quasiment en autarcie. Enfin, les Chagos, à 2 000 km au nord, où il est interdit de se rendre depuis 1967, date à laquelle les Américains y ont installé une base militaire, déportant toute la population de l'archipel (les Chagosiens ou Ilois) vers Maurice, où ils vivent dans la misère. Les Etats-Unis, qui ont loué à long terme cet archipel à l'Angleterre, avaient exigé des "  îles désertes  ". Elles ne l'étaient pas, ils les ont vidées manu militari... La base est aujourd'hui une des principales des Etats-Unis, avec 3 000 militaires, et sert notamment à bombarder le Moyen-Orient. Les Chagossiens, qui luttent depuis près d'un demi-siècle, ont toujours l'interdiction de rentrer chez eux ; toutefois maigre consolation, ils ont reçu un passeport britannique. La situation évolue cependant : en 2019, la Cour internationale de justice tranche en leur faveur et demande à la Grande-Bretagne de restituer les îles. L'avis étant non contraignant, reste à savoir ce que cette dernière va décider.

A 900 km à l'ouest de La Réunion, " l'île continent " de Madagascar a toujours fait rêver. Elle est desservie par Air Austral depuis Saint-Denis plusieurs fois par semaine (de 140 à 300 €, 1h30 de vol), notamment Antananarive, Nosy Be, Diego Suarez et Tamatave, et par la petite compagnie Madagasikara Airways, au départ de Pierrefonds, uniquement à destination de l'île de Sainte-Marie (à partir de 199 €). Les paysages de Madagascar, encore plus variés que ceux de La Réunion, son charme métis d'Afrique et d'Asie, ses cultes ancestraux, ses taxis-brousses et ses rizières ne laissent personne insensible. Mais attention, un voyage dans la Grande Ile se prépare et relève parfois de l'aventure : risques sanitaires, insécurité.... Le niveau de vie, extrêmement bas, rend le pays à portée de toutes les bourses, si ce n'est le prix du billet.

A 1 500 km au nord de la Réunion, les Seychelles parsèment l'océan Indien d'une poussière d'îles aussi belles les unes que les autres. Ses célèbres rochers granitiques se reflétant dans les camaïeux envoûtants du lagon ont subjugué plus d'un photographe. Images parfaites de l'île tropicale, les Seychelles se méritent  : le coût de la vie y est élevé. Chaque nuit vous coûtera au moins deux fois cher plus qu'à La Réunion mais le billet est en revanche abordable en comparaison (300 à 500 €, 2h40 de vol). Mahé est desservie depuis la Réunion une à deux fois par semaine par Air Austral ou bien par plusieurs compagnies depuis Maurice.

A l'ouest de Madagascar, Mayotte, désormais le 101e département français, est l'autre île française de l'océan Indien. La plupart des touristes sont des Réunionnais, l'île au lagon - un des plus grands du monde - est encore peu connue des touristes, même en France. C'est une des perles des DOM-TOM, aux atouts peu valorisés, comme sa faune marine et la gentillesse de ses habitants. Mais le coût des hôtels, aux tarifs équivalents à ceux de La Réunion, offrent des prestations cependant bien inférieures et le paradis n'est plus ce qu'il était, avec la surpopulation et la délinquance. Mayotte est desservie plusieurs fois par jour par Air Austral (à partir de 249 € l'aller-retour, 2h10 de vol).

La république des Comores (capitale Moroni), se compose de 3 îles, Grande Comore, Anjouan et Mohéli, bien qu'elle souhaite récupérer Mayotte depuis son indépendance en 1975. Ces îles volcaniques et paradisiaques ont pour attraits un volcan avec le plus grand cratère du monde, quelques belles plages de sable blanc et la gentillesse de leurs habitants. En revanche, les tarifs sont comparables à ceux de Mayotte, donc très élevés pour une destination au niveau de vie si faible. Moroni (Grande Comore) est desservie depuis la Réunion plusieurs fois par semaine avec Air Austral via Mayotte (600 € environ, 2h30 de vol).

Plus à l'ouest, c'est l'Afrique, profonde et parfois incertaine, sauvage, diverse et toujours surprenante et mystérieuse. Pour explorer le continent depuis La Réunion, il y a plusieurs possibilités. La plus directe consiste à rejoindre Johannesburg (Afrique du Sud), depuis Saint-Denis, desservie par Air Austral une fois par semaine (de 400 € à 600 €, 5h de vol). Via Maurice, plusieurs compagnies desservent plusieurs villes africaines, c'est souvent moins cher. Enfin, on peut atteindre Zanzibar (Tanzanie) ou Pemba (Mozambique) via Mayotte, avec la compagnie mahoraise Ewa, filiale de Air Austral. Toutes ces destinations, sauf les Comores, ont leur Country Guide Petit Futé ! Découvrez donc la région avec nous...

Avion

Bien que La Réunion possède deux aéroports internationaux (distants de seulement 48 km !) et plusieurs petites pistes, il n'existe pas de ligne aérienne régulière effectuant des vols intra-Réunion  : en effet, les compagnies d'ULM et les aéroclubs ne sont pas autorisés à transporter des passagers.

En revanche, les compagnies d'hélicoptères peuvent assurer certains transferts à la demande. Ils sont généralement coûteux (on ne vous apprend rien) et parfois interdits (notamment par la loi Montagne qui interdit la dépose à plus de 500 m d'altitude hors d'une hélisurface), mais offrent plusieurs possibilités. Des transferts (aller-retour ou aller simple) peuvent être effectués au départ des aéroports ou des deux hélistations de la côte ouest vers différentes destinations de l'île. Ils desservent notamment certains endroits inaccessibles par la route (Mafate, Grand Bassin, Bras de la Plaine...) ou simplement éloignés par la route (Cilaos), ainsi que l'hôtel Palm, établissement de luxe du sud qui dispose d'une surface d'atterrissage. Ces transferts sont effectués à la demande, il n'existe pas de lignes régulières, hormis les survols touristiques de l'île, qui ne représentent pas des liaisons d'un point A à un point B mais toujours des circuits avec retour à la base de départ.

Loin d'être réservé aux riches touristes amateurs de sensations fortes (d'ailleurs, ce n'est pas si inabordable), le transport par hélicoptère est à La Réunion un véritable outil social et d'aménagement intérieur. Les habitants de Mafate, qui montent plus souvent dans un hélico que dans une voiture, sont ainsi reliés au monde  : les malades, les vieillards, les médecins ou les professeurs peuvent être transférés, tout comme les dizaines de tonnes de denrées qui alimentent les gîtes, ou encore les meubles, les matériaux de construction, etc.

Certaines liaisons sont aussi mises en place exceptionnellement en cas de routes coupées par les intempéries, par exemple en cas de fermeture totale et prolongée de la route du Littoral ; les compagnies d'hélicoptères mettent alors en place des liaisons ouest-Gillot qui permettent notamment aux businessmen de s'épargner de précieuses heures de route, et peuvent aussi servir aux touristes qui doivent attraper un avion. Comptez environ 100 € par personne et par trajet. De même, en 2018, suite à l'effondrement de la route de Cilaos après le passage du cyclone Berguitta, des liaisons Pierrefonds-Cilaos ont été mises en place. Il arrive même que la compagnie Air Austral réactive la liaison Pierrefonds-Gillot en avion, mais uniquement dans le cadre d'une correspondance vers un vol long-courrier.

Enfin, beaucoup de touristes effectuent inopinément des survols suite à une blessure ou un malaise, le plus souvent depuis le volcan ou les cirques vers les hôpitaux de la côte... On ne vous le souhaite pas, mais il ne faut pas hésiter à appeler les secours plutôt que de forcer et risquer bien pire.

Bateau

Les transports maritimes inter-îles sont peu utilisés par les voyageurs, qui préfèrent l'avion. Et pour cause ! Le seul navire de passagers existant a cessé ses liaisons en 2015. Quant aux déplacements intra-Réunion, l'île ne compte ni rivières navigables, ni îles proches et accostables et même si l'on peut caboter d'un port à un autre, cela ne représente pas un moyen de transport. La Réunion reste une île et on peut y arriver par la mer de plusieurs façons. Les navires de croisière sont nombreux à accoster au port chargés de touristes internationaux, mais ils restent souvent moins d'une journée. Les voiliers de plaisance organisent des croisières dans l'océan Indien, de manière officielle ou informelle. Mais bien que la région sud-ouest de l'océan Indien présente de nombreux attraits, elle reste peu fréquentée par les plaisanciers en comparaison par exemple des Caraïbes ou de la Méditerranée. Et ce pour plusieurs raisons : les conditions de navigation sont bien plus intenses, car c'est le plein océan, les distances sont immenses et il y a beaucoup moins d'endroits propices au mouillage. En particulier, la Réunion ne compte aucune crique, aucune plage accostable, aucune baie naturelle adaptée à la plaisance. La plaisance est tout de même assez présente dans les autres îles de l'océan Indien, notamment à Maurice, aux Seychelles et autour de Madagascar, mais très rarement avec des déplacements d'un pays à un autre.

Enfin, il reste possible d'embarquer sur les cargos sillonnant les océans du globe et qui font escale à la Réunion. Mais le temps où l'on pouvait naviguer en échange d'un travail sur le navire est révolu, la plupart des compagnies proposent désormais des cabines confortables et vendues au prix fort, ce qui revient plus cher que l'avion mais reste une expérience unique !

Bus

Le réseau des cars jaunes. Il dessert presque toute l'île, en tout cas tout son pourtour et la route des Plaines, à l'exception des cirques de Cialos et de Salazie, desservis par des réseaux locaux. Si vous voulez vous rendre en bus au volcan ou à Mafate par exemple, c'est alors un transporteur touristique qu'il vous faut. Bien que très confortables, ils sont lents (ils s'arrêtent tout le temps et doivent quitter à chaque fois la nationale pour rejoindre les arrêts, et donc traverser les centres-villes). En revanche, le prix du billet est très économique. Depuis 2014, il n'y a plus qu'un tarif unique : 2 € par trajet. Le ticket à la journée à 6 € n'est intéressant que pour de courts trajets. Renseignez-vous directement aux gares des villes et à l'adresse : www.carjaune.re. Depuis 2016, vous bénéficiez du wi-fi gratuit à bord des bus et de prises USB pour recharger vos appareils mobiles : une petite révolution numérique !

Une ligne relie enfin l'aéroport de Roland-Garros à Saint-Denis : la ligne ZE dessert Saint-Denis et Saint-Benoît par l'aéroport. Et pour les voyageurs qui vont directement vers sur la côte ouest, la ligne T relie les aéroports de Roland-Garros de Pierrefonds en passant par les plages. Il fallait auparavant marcher plus de 300 m avant de rejoindre l'arrêt de bus à Roland-Garros : celui-ci se situe désormais aux portes de l'aéroport. Enfin, la ligne Z0 vous permet de rejoindre Saint-Pierre ou Saint-Denis passant par les voies rapides : il n'y a aucun arrêt entre les gares. Une alternative au réseau Cars jaunes s'est créée en 2017 : JetCar OI propose une liaison directe entre les aéroports, pour 20 € par personne. Mais il n'y a souvent qu'un seul aller-retour par jour, quand les Cars jaunes en proposent 7 ou 8.

Comment prendre le bus  ? Il y a une gare routière dans chaque commune d'importance moyenne et des arrêts de Cars jaunes un peu partout. Il suffit de s'y placer et d'attendre le bus, dont les horaires de départ sont plutôt bien respectés. Les horaires d'arrivée dépendent bien sûr de la circulation. Pour demander l'arrêt, il faut taper dans les mains (assez fort si vous êtes au fond du bus). N'oubliez pas ou vous raterez votre arrêt... On peut acheter les billets dans les gares routières ou directement auprès du chauffeur. Les petits malins, qui tenteraient de resquiller, peuvent se retrouver face aux contrôleurs (assez fréquents), et donc s'exposer à une amende de 33 €. Les contrôleurs sont assermentés, ce qui signifie que si vous faites le mort une fois rentré en métropole, on vous poursuivra plusieurs années et jusqu'au bout du monde. Face aux problèmes d'agression et à la fraude, tous les bus et gares routières ont été équipés d'un système de vidéo surveillance. On déplore seulement que côté signalétique, ça n'ait pas évolué aussi vite : les plans sont obsolètes et dégradés, tout comme l'affichage dans les arrêts de bus, pas toujours abrités.

Réseaux locaux. Une fois arrivé à destination, les gares routières font la connexion avec les bus urbains qui desservent les grandes villes. Pour monter dans les Hauts, il existe des réseaux comme les réseaux Carsud et Alternéo pour le sud, Citalis pour le nord, Estival pour l'est, et enfin Kar Ouest pour l'ouest de l'île. Avec des petits bus (parfois des monospaces), ils vont jusque dans les villages les plus isolés, un bel exemple de service public, cette fois  : très pratique et très social. Ils seront également pratiques pour ceux qui veulent accéder aux départs de randonnées. Les tarifs et les horaires sont beaucoup plus variables.

Bus urbains. En ville, seules Saint-Denis et Saint-Pierre disposent d'un réseau digne de ce nom. Une trentaine de lignes desservent le chef-lieu, sa banlieue et ses Hauts. Dans les communautés de communes de l'île, des réseaux intercommunaux et urbains ont été créés (les mêmes que les réseaux locaux), avec des bus souvent confortables. Il y a aujourd'hui de nombreux plans sur les sites internet des mairies et des communautés de communes (la Cinor pour le nord, la Cirest pour l'est, la Casud et la Civis pour le sud et enfin le TCO pour l'ouest).

Bus de nuit. Il n'y a aucun bus passé 20h, qu'il s'agisse de bus urbains, interurbains, ou locaux. La seule exception est Vol II Nuit, un service de navettes pour les sorties de discothèques dans la région des plages, entièrement financé de manière privée. Mais rassurez-vous, les pouvoirs publics ont pensé aux fêtards qui voudraient rentrer alcoolisés : il y a des contrôles tous les week-ends...

Train

Le train, c'est une longue histoire à la Réunion. C'est d'abord l'histoire du " ti'train ", un train de passagers et de marchandises ayant circulé sur une ligne de 126 kilomètres, de Saint-Benoît à Saint-Pierre, soit toute la côte urbanisée. Ouverte en 1882, elle a fonctionné presque un siècle. A partir des années 1950, des portions ont été fermées progressivement puis détruites, laissant place au règne de l'automobile jusqu'à la fermeture totale en 1976. Il subsiste aujourd'hui plusieurs gares, ponts et tunnels et une portion de 4,5 kilomètres entre La Possession et La Grande Chaloupe, utilisable pour des parcours touristiques (suivant les années), et classée monument historique, tout comme le " ti'train " lui-même.

Le train, c'est ensuite l'histoire du tram-train qui aurait dû exister. Imaginé depuis les années 1990, il aurait dû relier Sainte-Marie à Saint-Paul en une ligne de 40 km, tramway dans les villes, train entre elles. Ce projet ambitieux de 1,6 milliard d'euros, soutenu par 75 % de la population, devait également faire renouer La Réunion avec le ferroviaire et représenter le premier maillon d'un réseau parcourant toute la côte. Votés en 2006 et déclarés d'utilité publique en 2008, les travaux auraient dû commencer en 2010 et s'achever en 2013, incluant la partie la plus complexe : la traversée entière du chef-lieu ainsi que le franchissement de la Montagne en un tunnel de 12 km.

La politique en aura décidé autrement, le changement de pouvoir à la Région en 2010 choisissant d'investir les moyens dévolus au tram-train à la construction de la Nouvelle Route du Littoral (NRL), dont la construction doit s'achever vers 2020... ou plus !

Un jour, la Réunion aura probablement de nouveau son transport ferré, mais ça ne se fera pas avant l'achèvement de la NRL... qu'il faudra déjà payer, surtout si s'y ajoute le projet de Nouvelle Entrée ouest qui doit aboutir en 2022. L'avenir se préparant aujourd'hui, on évoque un projet de TER (train express réunionnais), bien plus ambitieux que le tram-train puisqu'il relierait Saint-Benoît à Saint-Joseph en passant par Saint-Denis. Mais là on parle de 5 milliards d'euros et plutôt vers 2030 ou 2040... Il y a enfin un projet de monorail nommé RRTG (réseau réunionnais de transport guidé) effectuant le même parcours, adopté en 2016 par la Région, pour seulement 500 millions d'euros et des travaux qui commenceraient en 2020. Mais là aussi, rien n'est acté concrètement.

Téléphérique

La Réunion entend concurrencer Rio de Janeiro en développant plusieurs projets de téléphériques, dont le plus long du monde devant relier Saint-Leu à Cilaos, rien que ça. Considéré comme n'étant pas une priorité pour le moment, le projet a été devancé par celui d'une ligne de téléphérique urbaine à Saint-Denis, permettant de relier des quartiers excentrés au centre-ville. Ayant le vent en poupe dans plusieurs pays, notamment des mégapoles congestionnées, les téléphériques urbains sont une alternative économique et écologique à la construction incessante de routes, notamment quand elles sont coupées par les aléas météorologiques. À voir si les projets demeurent et se concrétisent.

Voiture

La route est le moyen de transport unique à La Réunion, résultat d'une politique du "  tout auto  " identique à la métropole, mais ici poussée à l'extrême. Le train de voyageurs s'est arrêté en 1976 dans les Bas, et les nationales à 4-voies l'ont remplacé. Les travaux (permanents) sont pourtant insuffisants  : avec plus de 25 000 nouvelles immatriculations par an (soit 25 kilomètres de 4-voies avec des voitures roulant pare-choc contre pare-choc), on aura beau dérouler de l'asphalte, les embouteillages persisteront.

Le bus étant moins pratique et tout aussi coincé dans les embouteillages, louer une voiture est la seule solution réaliste pour visiter l'île. De même, inutile de penser aux taxis, beaucoup trop chers. Quant aux transporteurs touristiques en minibus, ils peuvent être intéressants mais seulement à plusieurs.

Réseau routier. La Réunion dispose d'un réseau moderne, aux normes françaises, qui commence d'abord par la route ceignant l'île en 207 kilomètres. Fierté locale, elle franchit falaises, profondes ravines et paysages somptueux tout autour de l'île, en 4 voies de Saint-Benoît à Saint-Pierre en passant par Saint-Denis, en deux voies sur le reste du parcours. Défi permanent pour les ingénieurs des Ponts et Chaussées, le relief difficile a imposé, depuis des siècles déjà, des infrastructures gigantesques comme la route du Littoral actuelle et la future, la route des Tamarins, des ponts géants et des enrochements titanesques.

Une seule route traverse l'île de part en part, c'est la tranquille route des Plaines, qui relie Saint-Pierre à Saint-Benoît en passant par un col à 1 600 m d'altitude. D'autres routes partent à l'assaut des hauts, des cirques et des plaines, souvent sinueuses et étroites, jusqu'aux chemins forestiers les plus reculés. Aucune route ne sillonne Mafate ou le massif du Volcan, mais des routes y mènent. Enfin, vous aurez tout intérêt à vous habituer aux ronds-points et aux dos d'âne, la Réunion en est gavée, cela ressemble parfois à de l'acharnement !

Parc automobile. Les touristes découvrant la Réunion sont souvent impressionnés par le nombre de voitures, mais aussi leur luxe : que de belles voitures dans une île où le taux de pauvreté dépasse les 50 % ! La taille du parc est réellement immense : au début des années 1990, il comptait près de 200 000 véhicules particuliers, soit 10 % du parc de la Chine ! En 2016, plus de 450 000 véhicules s'entassaient sur les 2 500 km de routes de la Réunion, loin de la Chine certes, mais qui représentent quand même 8 fois le tour de l'île ! Le parc est également plus récent et plus ostentatoire qu'en métropole : l'automobile tient une place très chère dans le coeur des Réunionnais, un peu comme sur la Côte d'Azur. D'abord parce qu'elle est indispensable, c'est le premier objectif de la plupart les jeunes, pour étudier, travailler ou sortir. Ensuite, parce que la culture de la voiture en tant que marqueur statutaire est exacerbée ici, bien qu'elles coûtent en moyenne 20 à 40 % plus cher qu'en métropole. Malgré cela, le taux d'équipement (70 % des ménages ont une voiture) reste plus faible qu'en métropole (81 %), car les différences de richesse y sont plus importantes. Les privilégiés côtoient les défavorisés et le montrent, tandis que les crédits à la consommation séduisent ceux qui n'en ont pas toujours les moyens...

Les embouteillages. Soyez prévenus, La Réunion est une île très embouteillée par endroits et surtout à certaines heures (notamment entre 6h30 et 9h et entre 16h et 18h30), car il n'y a pas assez de routes et beaucoup trop de voitures. Les bouchons les plus fréquents se forment surtout à la fin des quatre voies, formant des goulots d'étranglement, en particulier aux entrées ouest et est de Saint-Denis, à Cambaie (Saint-Paul), Saint-Benoît, Le Tampon, Saint-Pierre et Saint-Joseph. Autre facteur de bouchons : la météo. En effet, les pluies, outre ralentir naturellement le trafic, réduisent la capacité de plusieurs itinéraires. La route du Littoral peut être basculée (rajouter 1/2h à 1 heure) ou fermée (rajouter de 1 à 4 heures), tandis que de nombreux radiers submergés ne laissent possibles que les passages par des ponts (moins nombreux car plus chers à construire). Maintenant, on vous laisse imaginer les heures de pointe en période de pluie !

Carburant et stations. On en trouve partout, le long des nationales et départementales, dans les hauts comme dans les bas, une seule à Salazie et à Cilaos, mais pas sur la route du Volcan (dernière station à Bourg-Murat). Diesel et sans plomb, mais pas de GPL, et les voitures électriques commencent tout juste à se faire une (petite) place. Principale différence avec la métropole  : les prix sont fixés par décret, ils sont donc partout pareils et il est inutile de chercher la moins chère. Ils sont sensiblement similaires à ceux de la métropole, avec une prime au diesel : le sans plomb est environ 10 centimes plus cher, le diesel 20 centimes moins cher.

Les pompistes vous servent, comme jadis en métropole  : cela contribue à l'emploi et fait toujours plaisir. Les stations-service font office de supérettes, guère plus chères qu'en ville, et vendent de tout : fruits, légumes, alcools et cigarettes, des viennoiseries le matin et des sandwiches le midi.
Seules certaines stations sont ouvertes 24h/24 (uniquement sur les grands axes), le magasin est fermé la nuit mais le caissier, derrière sa vitre blindée, peut vous chercher les articles, y compris les croissants chauds du petit déjeuner. Les automates à carte bancaire sont en revanche très rares : c'est plus humain, mais plus difficile de trouver une station ouverte la nuit.

Stationnement. Depuis quelques années, les horodateurs ont poussé dans les centres des grosses villes et sont régulièrement surveillés par les contractuelles. Hors des zones payantes, se garer est relativement facile à La Réunion, et pas ou peu de verbalisations si vous êtes mal garé, à moins de gêner vraiment. Dans les zones urbaines en revanche, se garer devient plus compliqué  : les minuscules places se négocient plus âprement et les contractuelles rôdent... Les pouvoirs publics s'en donnent même à coeur-joie avec les nouvelles infractions à 135 € pour stationnement sur les trottoirs, y compris et surtout quand tout le monde le fait. Attention, lors d'événements de masse (éruption volcanique, fêtes de fin d'année, festival de musique, apparition du visage de Jésus sur un coussin...) des milliers de voitures peuvent affluer dans des endroits pas du tout adaptés, formant un chaos total où l'on peut rester coincé des heures pour trouver une place... ou en sortir ! Parfois il y a des parkings gardés et des navettes, mais si ce n'est pas le cas, renseignez-vous... Par exemple en écoutant Freedom ! Vécu et re-vécu...

Contrôles et réglementation. L'île suit les mêmes règles que n'importe quel département français pour ce qui est du code de la route, des sanctions et de leur application. Pas de dérogation ou de régime spécial pour les DOM, à la différence des TOM. Le permis français est ce qu'il vous faudra si vous êtes français, votre permis national si vous êtes européen, et votre permis international si vous n'êtes pas européen.

Le code de la route est appliqué avec les mêmes moyens qu'en métropole et les mêmes fonctionnaires (Police nationale et Gendarmerie), et suit exactement la même tendance de politique de sécurité routière. Les contrôles routiers y sont de plus en plus fréquents avec une quinzaine de radars fixes, principalement sur les 4-voies, ainsi que des radars à jumelles, des radars embarqués et même des contrôles par hélicoptère et par drone. Les contrôles en sortie de discothèque sont aussi très fréquents, systématiques même à Saint-Gilles tous les week-ends. Une fois rentré en métropole, inutile de faire le mort, vous serez de toute façon poursuivi, jusqu'au bout du monde s'il le faut, même pour 0,20 € manquant dans un parcmètre. Aucun doute sur la continuité territoriale dans ce domaine-là. C'est même plus sévère qu'en métropole car les PV, qui partent toujours de Rennes, arrivent plus souvent en retard, obligeant à payer l'amende majorée.

Covoiturage. Pas aussi utilisé qu'en métropole, il se développe doucement dans l'île. Les applis nationales comme BlaBlaCar fonctionnent ici aussi, avec toutefois peu d'offres. Les utilisateurs principaux sont moins souvent des voyageurs ponctuels, que des travailleurs qui économisent sur leur trajet quotidien. A cet effet, les échangeurs de la 4-voies des Tamarins ont été équipés de parkings dédiés au covoiturage.

Location de voitures. Au final, pour le touriste qui veut explorer l'île (et pas seulement passer son temps à la plage), la voiture de location est un passage incontournable. Vous trouverez des loueurs presque partout dans les villes le long de la côte, et plus encore à Saint-Denis, Saint-Gilles-les-Bains et Saint-Pierre. Bonne nouvelle, grâce à une TVA plus faible qu'en métropole et une forte concurrence, les tarifs sont abordables.

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Évitez les embouteillages

Vous ne devriez pas avoir trop de problèmes en tant que touriste puisque vous n'êtes pas obligé de circuler aux heures de pointe. Evitez donc de vous diriger vers Saint-Denis, le matin entre 6h30 et 9h, ainsi que de sortir de la plage à 16h30 un vendredi, samedi ou dimanche après-midi. Les plus importants bouchons sont de Saint-Paul à l'entrée de la route du Littoral, et aux entrées ouest et est du chef-lieu. Idem le soir dans l'autre sens entre 15h30 et 18h mais moins difficile que le matin. Il faut néanmoins être vigilant dans quelques cas précis : si vous devez prendre un avion aux heures de pointe et si des intempéries (ou des blocages) viennent bloquer certains axes, en premier lieu la route du Littoral. Consultez alors la météo des routes la veille. Si vous êtes obligé de prendre la route aux heures de pointe, appréciez le paysage et restez zen : dans les bouchons, les Réunionnais sont plutôt philosophes et courtois... alors ne faites pas votre Parisien ! Vous pouvez vous amuser à écouter Freedom, qui fait des points route instantanés grâce aux appels généreux des auditeurs qui " veillent les bouchons ".

Quelques consignes sur les routes réunionnaises

Les métropolitains qui débarquent à La Réunion s'apercevront que tout semble comme en métropole  : routes, signalisation, voitures, conduite. Mais il y a quelques spécificités locales :

Les routes qui partent à l'assaut des Hauts sont sinueuses, étroites et régulièrement dégradées, bien que des kilomètres impressionnants d'entretien soient assurés chaque jour. Elles sont souvent bordées d'un caniveau d'un mètre de profondeur  : attention, une roue peut y déraper facilement. Bordées de falaises, les routes de Cilaos et de Salazie sont régulièrement fermées pour " purges ", c'est-à-dire pour faire tomber de manière préventive les roches qui pourraient chuter lors de fortes pluies. Vérifiez donc leur ouverture quelques jours avant de vous y rendre.

Lorsqu'on se croise, cela peut être étroit : en cas de mauvaise visibilité, derrière un virage ou dans le brouillard, n'hésitez pas à jouer du klaxon. Ceux qui voyagent savent que c'est le premier instrument de sécurité à bord d'une voiture dans de nombreux pays.

Faites très attention à l'adhérence des pneus, la seule chose qui relie la voiture au sol : à cause de la pluie, de la boue, du gravier, des cannes à sucre, des nids-de-poule... Sur les routes de montagne très fréquentées, le gazole se dépose, s'incruste puis resurgit avec la pluie rendant la chaussée très glissante, notamment sur la route des Plaines. Risque de verglas, enfin, sur la route du Volcan (2 350 m d'altitude) !

Attention aussi à la vitesse dans les Hauts  : n'importe où peut surgir un cabri, un chien, des marmailles qui rentrent de l'école, un rocher au milieu de la voie, des gravillons en sortie de virage... Il n'y a pas de trottoirs et l'on croise des piétons en plein milieu de la nature, surtout au coucher du soleil, qui correspond à l'heure de l'apéro. 50 % des piétons décédés sont alcoolisés.

Ne tentez jamais de franchir un radier submergé. Ces passages en béton dans le lit d'une rivière sont dangereux même avec quelques centimètres d'eau. Régulièrement des conducteurs trop téméraires meurent noyés dans leur véhicule. En période de pluies les routes peuvent devenir de véritables torrents, sans oublier les chutes de pierres. Toutes ces précautions sont particulièrement valables pour les routes des cirques et notamment en période cyclonique.

Sur autoroute, attention car déjà il ne s'agit pas d'une autoroute, mais d'une "  nationale à quatre voies  ", et donc limitée à 110 km/h, 100 km/h par temps de pluie. Certains virages et voies d'accès sont plus serrés que sur une autoroute et l'accès n'est pas restreint (sauf sur certaines portions comme la route des Tamarins). On côtoie des piétons et des vélos, les pistes cyclables sont souvent de simples lignes peintes en plein sur la chaussée existante. En période sucrière, il faut y ajouter les tracteurs débordant de cannes qui circulent à 40 km/h et peuvent aussi vous surprendre. Prudence !

Comment louer une voiture quand on n’y connaît rien ?

Sans voiture, difficile de découvrir la Réunion. Qu'on aime conduire ou non, la découverte de la Réunion imposera d'avaler du bitume, de tâter du volant et d'enchaîner les rapports dans les lacets. Alors comment choisir parmi les dizaines d'enseignes présentes sur l'île ?

Récupérer sa voiture à l'aéroport : c'est la solution la plus simple. Il suffit de sortir de l'aéroport et votre carrosse vous attend pour partir à la découverte de l'île. Onze loueurs proposent cette option. Une taxe aéroport de 31 € sera incluse dans le tarif qui vous est proposé. Un léger prix à payer pour la facilité.

Récupérer sa voiture dans une zone périphérique : la Mare ou Sainte-Clotilde. Une navette gratuite viendra vous chercher à l'aéroport, ce qui permet d'éviter la taxe aéroport. Solution plus économique mais il faut prévoir un peu plus de temps pour récupérer et rendre sa voiture, à vous de choisir.

Récupérer sa voiture dans une autre ville : la plupart des loueurs ont des antennes dans les différentes villes de l'île. Certains loueurs ont leur siège au Port, à Saint-Paul, Saint-Gilles et Saint-Pierre. Livraison possible à l'hôtel. L'avantage : prendre la voiture uniquement quand vous en avez besoin, pas de taxe aéroport ni de perte de temps au sortir de l'avion, mais il faut prévoir de rejoindre ces villes par un autre moyen de transport.

Quels sont les principaux points à surveiller ?

Les véhicules sont souvent neufs, climatisés, et les prix s'alignent souvent. Pour un véhicule de petite catégorie, comptez de 20 € à 40 € par jour, dégressif à la durée jusqu'entre 15 € et 30 € pour plus de 30 jours de location. Le tarif comprend le plus souvent un kilométrage illimité, les assurances, l'assistance, mais jamais le carburant ni les crevaisons. À noter que les prix varient énormément selon la saison (pic de novembre à janvier et juillet-août), réservez donc longtemps à l'avance pour éviter une mauvaise surprise. Nombreuses promotions en ligne.

Ce qui peut faire la différence : le surcoût éventuel pour un deuxième conducteur ou le siège bébé. La caution et les assurances : une franchise est demandée en cas d'accident responsable ou avec tiers non identifié, ou encore en cas de dégradations de toutes sortes. Assurez-vous d'avoir une carte de crédit, car les chèques sont rarement acceptés. La somme, variant de 500 € à 1 200 € (voire 3 000 € pour les véhicules de luxe et les motos), est demandée sous forme d'autorisation à votre banque mais pas débitée. Demandez le montant à l'avance pour être sûr de l'avoir sur votre compte.

Les conditions de location : avoir généralement entre 21 et 23 ans et deux ans de permis, parfois moins, rarement plus, sauf pour les modèles de luxe et les motos. Certains loueurs commencent à 18 ans et réclament parfois une surprime d'assurance. Il y a aussi des loueurs de voitures sans permis.

Taxi

Taxis. Les tarifs des taxis sont parmi les plus chers de France, ils sont également plus rares et peu utilisés par les touristes. Il faut compter 3,55 € pour la prise en charge, puis 1,96 € le km en journée et 2,94 € la nuit. Comptez jusqu'à 270 € pour faire le trajet de l'aéroport Roland Garros à Saint-Gilles, soit le prix de 2 semaines de location de voiture ! Il existe des stations à Saint-Denis ; ailleurs, il faut les appeler, ou bien les trouver au petit bonheur la chance. Au vu des tarifs excessifs et du manque de prestataires (surtout la nuit), nous vous déconseillons de compter sur ce mode de transport pour votre séjour, même si ils peuvent servir occasionnellement pour un déplacement ponctuel, comme une sortie nocturne, ou bien lorsqu'on divise la note par le nombre de passagers.

VTC et transports de personnes. Une solution qui peut être intéressante quand on ne veut pas ou qu'on ne peut pas conduire, bien plus souple que les transports en commun, lents et fastidieux, tout en étant moins onéreuse que les taxis. Les tarifs proposés sont au forfait et évitent les mauvaises surprises. Les prestations sont généralement plus confortables, avec certains prestataires qui se démarquent franchement au niveau de la qualité. Là aussi c'est intéressant à plusieurs et même si c'est toujours plus cher qu'une voiture de location, le prix peut être très abordable quand on remplit un minibus entier (jusqu'à 9 places).

Les prestataires proposent des trajets de point à point, par exemple de l'aéroport à l'hôtel ou de votre hôtel à un départ de randonnée, ainsi que des circuits à la journée ou demi-journée pour découvrir l'île : volcan, cirques ou tour de l'île. Certains font le guide en commentant les lieux visités, et organisent un repas du midi dans une adresse authentique.

Deux-roues

Deux-roues motorisés. La Réunion est un paradis pour les motards. Dans les Hauts, ses petites routes de montagne enchanteront les passionnés. Le climat, idéal, permet de délaisser la combinaison, mais il est toutefois préférable de rouler bien couvert et notamment de prévoir des vêtements de pluie. Dans les Bas, la moto permet de se faufiler à travers les nombreux embouteillages et ainsi de gagner un temps précieux. Les motards, nombreux sur l'île, organisent régulièrement de bruyants rassemblements et tours de l'île. Les jeunes en scooters sont aussi nombreux, tout aussi bruyants mais avec un son plus aigu et des machines souvent trafiquées...

Location de motos et scooters. Il existe quelques loueurs de deux-roues, qui fournissent toujours le casque et l'équipement ; attention cependant, car les cautions peuvent être très élevées (une caution de 2 000 € n'est pas exclue). Vous trouverez notamment un grand loueur national de scooters avec plusieurs agences dans l'île et un loueur de motos à Saint-Leu.

Vélo et VAE. La pratique du vélo, en plein développement, n'est malheureusement pas suivie par les infrastructures. Les rares pistes cyclables sont médiocres, discontinues et surtout dangereuses, à quelques exceptions. Ce qu'on appelle ici pompeusement " piste cyclable " se résume bien souvent à de simples lignes peintes sur la chaussée existante, y compris sur les 4-voies où les vélos côtoient les voitures et camions roulant à 110 km/h. Ou encore sous forme d'un bas-côté orange dont on ne peut dire vraiment s'il s'agit d'une piste cyclable, une bande d'arrêt d'urgence ou un parking. Mais le plus souvent il n'y a rien, obligeant à jouer l'équilibriste sur une bande blanche gravillonneuse, avec les voitures d'un côté et de l'autre un caniveau profond d'un mètre ! Ce qui cause de nombreux accidents aussi tragiques que prévisibles et nous font conseiller le vélo plutôt pour les loisirs qu'en tant que moyen de transport. Car côté loisirs, la pratique est en pleine expansion, notamment pour le VTT de descente et les balades en nature.

Quelques villes se démarquent toutefois, comme le Port et l'Etang-Salé où les pistes cyclables sont sur des chaussées indépendantes et sécurisées, quoique souvent mal entretenues (gravillons et déchets) et mal signalisées. Mentionnons aussi le sentier littoral nord qui longe la mer depuis le Barachois de Saint-Denis jusqu'à Sainte-Suzanne sans devoir pédaler au milieu des voitures. Car au final, la plupart des pistes cyclables n'ont pas été conçues comme moyen de transport, mais essentiellement pour permettre aux habitants de faire de l'exercice. La sacro-sainte bagnole reste préférée, même pour faire 300 m ! Les pistes cyclables se situent souvent aux abords des villes, accompagnées d'un parcours de santé, tandis qu'à l'intérieur des villes et entre les villes les cyclistes devront cohabiter avec la circulation. En agglomération, le vélo peut être pratique pour s'affranchir des bouchons et relativement sûr, notamment dans la région des plages. Mais hors agglomération, c'est plutôt dangereux : routes étroites et sinueuses, sans visibilité ou au contraire grands axes à forte circulation, qui sont d'ailleurs inévitables si l'on envisage un tour de l'île ou simplement de relier le nord à l'ouest. Quant aux routes des Hauts, il faut de sacrés mollets ! Ou alors opter pour un VAE (vélo à assistance électrique), eux aussi en plein développement. Ils s'utilisent sans permis et atteignent les 25 km/h.

Location de vélos. Il existe plusieurs loueurs de vélo dans l'île, notamment dans la région des plages : vélos de ville, VTT ou à assistance électrique. Malheureusement, les tarifs sont souvent aussi élevés que pour louer une voiture, et les cautions encore plus... La plupart des loueurs proposent aussi des sorties organisées.

Auto-stop

Le stop était encore facile il y a quelques années, mais avec la continuité des 4-voies sur toute la côte urbanisée, il est de moins en moins pratiqué. Il reste possible sur les axes secondaires ou pour monter dans les Hauts. Il faut alors prévoir une bonne marge, partir le matin et se garder toujours une solution de secours en comptant sur les cars. Enfin, l'auto-stop fonctionne assez bien et s'avère particulièrement utile au retour d'une randonnée, quand le sentier rejoint la route à des endroits où les cars réguliers sont rares ou inexistants : notamment pour redescendre du Maïdo, du volcan, ou de Mafate. A condition de bien prévoir ses horaires, la nuit ce n'est pas la peine... Comme partout, l'auto-stop est sujet à certaines précautions, surtout la nuit.

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