Entre le Yémen et les Émirat Arabes Réunis, au sud de l'Arabie saoudite et face à Bombay, ce grand sultanat ouvert sur l'océan Indien est un joyau, offrant de magnifiques paysages, une riche biodiversité et quelques perles architecturales. On parle de la Suisse de la péninsule arabique. Oman alterne les fjords de la péninsule de Musandam, des oueds aux luxuriantes palmeraies, des montagnes spectaculaires dont le magnifique canyon Wadi Ghul (3 000 m), un désert ponctué de djebels et de dunes colorées, et des kilomètres de côtes.  Préservé des excès de la modernité, ce Sultanat riche d'une histoire millénaire, de langue arabe et de religion musulmane ibadite, évoque Sinbad le marin, la reine de Saba et les Mille et une Nuits. Les Bédouins aux traditions caravanières occupent toujours le désert. Alors Oman est tout à la fois le royaume des courses de dromadaires et un pays où l'on peut faire des observations ornithologiques et découvrir des sites de ponte de tortues. Mascate, la capitale portuaire, recèle aussi ses trésors : un opéra, un formidable Musée National à la scénographie moderne, le musée Baït al-Zubair des arts et traditions populaires, le palais royal al-Alam du sultan Qabus ibn Saïd au pouvoir et la Grande Mosquée du même sultan, édifice contemporain et somptueux prévu pour 20 000 croyants. À l'ouest de Mascate, le vieux port de Matrah est à voir pour l'animation de son souk et de son marché aux poissons. Vous apprécierez les effluves de l'encens omanais, réputé parmi les meilleurs du monde, produit à base de résine des montagnes du Dhofar. Votre guide touristique vous dévoilera encore bien d'autres secrets d'Oman.

Les lieux incontournables d'Oman

Quand partir à Oman ?

La meilleure saison pour visiter le nord et le centre du sultanat d'Oman est l'hiver, soit entre novembre et mars où les températures sont douces (autour de 25 °C de jour). Mais les mois d'octobre et avril sont très agréables également et plus favorables à la baignade en mer qui est alors plus chaude. C'est d'ailleurs pendant ces deux mois que les plongeurs trouveront une visibilité optimale. Le sud du pays, quant à lui, peut se visiter toute l'année mais pour profiter pleinement de la beauté de la région du Dhofar, le mieux est de s'y rendre en été, de juin à septembre, pendant la saison de la mousson (kareef). La végétation y est alors extrêmement luxuriante et le climat très agréable. Les habitants de Mascate viennent d'ailleurs généralement s'y réfugier afin d'échapper à la canicule de la capitale. Depuis 1995, un festival a lieu au mois d'août à Salalah.

Comment partir à Oman ? Nos conseils & astuces

Oman est une destination touristique qui a le vent en poupe ! Une centaine de voyagistes vous proposent des séjours et des circuits à Oman, de 3 jours à 8 jours souvent sans les vols internationaux. Le voyage organisé à Oman est une option assez couteuse même réduite à un simple séjour balnéaire. Quelques formules plus originales avec location de 4x4 incluse ou combiné avec Dubaï.

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Partir seul est la meilleure formule pour vous en tirer à bon prix. Des vols relient Mascate aux capitales européennes. Si vous louez un véhicule, l'option avec chauffeur vous évitera des soucis et des frayeurs surtout dans le désert. Pas de problème sur les grands axes. Faites appel à une agence locale pour organiser telle ou telle excursion. Si vous ne parlez pas arabe, l'anglais vous aidera, il est largement pratiqué. Et abstenez-vous de critiquer le sultan dont le pouvoir est absolu.

Oman Air assure deux liaisons intérieures : Mascate/Salalah et Mascate/Khasab (1h40 de vol). La compagnie nationale de bus dessert les grandes villes à petit prix. Il y a aussi des taxis collectifs. Louer une voiture est une bonne option (bonnes routes, essence à prix modique). Un véhicule tout-terrain est préférable voire indispensable selon votre itinéraire. En ville vous empruntez les taxis. S'ajoutent des liaisons entre Mascate et Musandam à bord des deux ferries les plus rapides du monde.

Les circuits touristiques à Oman

Découverte côtière

Séjour de trois jour sur la côté à partir de Mascate, la capitale, avant de prendre la route pour découvrir d'autres destinations côtière, Quriyat, Ras al-Jinz ou encore Ras al-Hadd. Au programme, bai...

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Incursion bédouine

Durant cette excursion de trois jours, partez à la découverte des déserts du sultanat. Devant vous, les dunes à perte de vue. Une expérience inoubliable, comme coupée du monde.

Photos d'Oman

Découvrir Oman

Les plus de Oman

Porte traditionnelle à Wadi Bani Habib.
Porte traditionnelle à Wadi Bani Habib.
Une destination authentique

Ouvert sur l'extérieur depuis peu, le pays n'a pas encore été abîmé par l'industrie du tourisme. On n'y fait pas la queue dans les musées, les plages y sont peu fréquentées, les côtes recèlent de très belles criques solitaires, les sentiers de randonnée comme les secteurs les plus visités ne subissent jamais d'affluence intensive... Il est même fréquent de se retrouver seul ou à une poignée de touristes sur un site archéologique ou simplement dans un village : plaisir de l'exclusivité que seules procurent les destinations émergentes... Comme une impression de hors-champ, de voyage hors du temps. Parallèlement, la population locale est très attachée à ses valeurs et, sous la houlette du Sultan Qaboos, veille à préserver ses coutumes et son patrimoine. Les habitants portent encore massivement le costume traditionnel, même à Mascate. Les préceptes de l'Islam rythment le cours des jours. Les villages et monuments anciens sont progressivement réhabilités. Contrairement aux émirats tout proches, le sultanat ne pâtit pas d'une frénésie immobilière hyperbolique. Même si quelques très gros projets sont en cours, l'ensemble du pays demeure sauvage et préservé, avec juste ce qu'il faut d'infrastructures qualitatives (excellent réseau routier notamment) pour faciliter l'accès à toutes les régions. Mascate elle-même reste une capitale à taille humaine, sans gratte-ciel ni hauts immeubles : une ville arabe accueillante, comme fondue dans son environnement naturel, à l'instar des autres métropoles du pays. On goûte ici aux attraits d'une découverte privilégiée, assortie d'un parfum d'aventure, de défrichage, comme à l'abord de ces hameaux perchés à flanc de montagnes et que l'on ne peut gagner qu'à l'effort d'une marche... Presque une récompense.

Une nature préservée

Depuis l'accession au pouvoir du Sultan Qaboos en 1970, le gouvernement a intégré les questions environnementales dans sa politique. Plusieurs espèces animalières (oryx blanc, léopard d'Arabie...) font l'objet d'une protection, la chasse est interdite par décret royal, plusieurs zones ont été déclarées et classées en Réserves naturelles, etc. Ces initiatives ont favorisé la préservation de la biodiversité omanaise et font du sultanat une destination écotouristique à part entière. Les fonds marins sont riches, les côtes recèlent plusieurs sites de reproductions de tortues marines, les eaux territoriales servent d'habitat à une importante population de dauphins, des baleines croisent au large... Parallèlement, le pays demeure peu peuplé et donc peu construit. Les étendues désertiques sont immenses, comme sont hautes et déchiquetées les montagnes, luxuriantes les oasis : la nature avec un grand " N ", spacieuse, sincère, d'une belle diversité géologique. On emporte ses chaussures de rando et l'on se laisse guider dans des panoramas XXL : dunes infinies, plages isolées, gorges et canyons, fjords inattendus... On pénètre des grottes immenses, on canote dans la mangrove, on descend en rappel dans des gouffres... Et, pour demeurer au plus près de la vraie vie, on opte pour le camping : une option fréquemment proposée par les réceptifs locaux, grands amoureux des grands espaces !

Un pays pour tous les tourismes

Pas de site majeur, bluffant, mais un formidable potentiel, une vraie diversité sur un espace somme toute assez " concentré ". En bateau, à pied, en 4x4, à dos de dromadaire... le sultanat se laisse découvrir sur tous les rythmes et suivant tous les styles : rusticité d'une tente plantée au milieu de nulle part, convivialité d'une guesthouse ou luxe d'un palace de haut standing. Surprenant et varié, Oman se prête à tous les tourismes, l'idéal étant de panacher !

Tourisme balnéaire. Des centaines de kilomètres de côtes et de très belles plages, soit complètement isolées, soit partiellement aménagées face à de grands hôtels. Plusieurs complexes de bon standing à Mascate (est), à Salalah et Taqah (sud) et un établissement d'exception dans la péninsule de Mussandam. Kayak, planche à voile, kitesurf, plongée sous-marine, croisière en boutre traditionnel, balade sur la plage ou simplement baignade et farniente. La température de l'eau est agréable, la couleur engageante et les croisières sont possibles à la nuitée.

Tourisme culturel. Des centaines de forts, châteaux, tours de guets, bastions... sont dispersés sur le territoire et bénéficient d'une réhabilitation progressive. Encore partiellement méconnu, le patrimoine archéologique et historique omanais se composent aussi de plusieurs sites classés à l'Unesco (comme la citadelle de Balha, les tombes de Bat, la Route de l'encens et Sumhuram dans le sud...). Plusieurs ruines de villages anciens, aux vieilles portes de bois sculptées et architecture d'une autre époque, ponctuent le paysage. Quelques musées intéressants ont été aménagés dans les zones les plus touristiques. Et les populations locales conservent leurs traditions et costumes : belles scènes de vie en perspective... Ne pas manquer les souks et les marchés.

Tourisme sportif. Une myriade d'activités balnéaires, mais aussi de la marche, du trekking, du canyoning, de la spéléologie, du ski sur sable, du kitesurf, de la plongée, du golf, du parapente...

Tourisme vert. Montagnes, gorges, canyons, plaines infinies, oasis, wadis, déserts, plages... Toutes les formes de reliefs semblent s'être donné rendez-vous au sultanat qui est un terrain de prédilection pour les amoureux de la nature, des grands espaces et des curiosités géologiques. Malgré un climat aride, la flore présente une vraie diversité, à l'instar de la faune, elle aussi assez variée : fonds sous-marins d'une grande richesse, dauphins en abondance (croisières d'observation), superbes sites de reproduction de tortues marines, lagunes et îlots peuplés d'oiseaux marins ou migrateurs etc. Quasiment pas de pollution : on respire !

Plein les yeux

En venant, on ne s'attend pas forcément à de l'exceptionnel. On sait que le pays est varié, que son climat est très agréable en hiver, les gens hospitaliers... On choisit la destination " pour changer "... et on en prend plein les yeux : un désert d'un orangé intense moutonnant d'un infini de dunes ; des fjords qui plongent dans une mer turquoise et dessinent des lagons cerclés de falaises ; des montagnes brutes, intenses, entaillées de gorges ; des cultures en terrasses dans l'aridité de plateaux rocailleux ; une région qui capte une queue de mousson et se met à dégouliner de vert en été ! Le contraste des oasis, la citadelle ostentatoire sur son aplomb rocheux, le hameau de maisons en pierres sèches perché dans un lieu improbable... Un groupe de femmes qui passent dans un froissement de tissus polychromes, le regard blanc d'un vieux bédouin buriné de soleil. L'écoulement cristallin de l'eau dans les aflaj, ce murmure frais dans la torpeur... L'émotion à la croisée des routes.

Un pays stable et sûr

Tous les faits divers ne sont pas recensés dans les journaux, mais la violence ne semble pas être une particularité du pays. La législation en cours punit très sévèrement les simples vols comme les délits plus importants : effet dissuasif garanti. Dès son accession au pouvoir, il y a plus de trente ans, le Sultan a su calmer les tensions internes et prôner la tolérance, la paix et l'ouverture sur l'extérieur. Le sultanat est ainsi l'un des pays les plus sûrs du Golfe et sa stabilité politique est indiscutable. Une présence policière discrète est assurée dans tout le pays et les frontières avec le Yémen sont étroitement surveillées, de même que les montages du Dhofar et du Djebel Akhdar. En raison d'une culture de l'échange fortement ancrée dans les moeurs depuis des millénaires, les Omanais sont d'un naturel très pacifique et ont su conserver la tradition d'accueil propre aux communautés nomades. Ils font preuve d'une grande bienveillance à l'égard des visiteurs étrangers qu'ils considèrent comme des hôtes privilégiés. Si une certaine vigilance est de rigueur comme absolument partout dans le monde, on peut donc voyager au sultanat en toute sécurité et confiance et ne pas hésiter à accepter d'éventuelles invitations à boire le café : le kawa à la cardamome, accompagné de quelques dattes fraîches pour en réduire l'amertume, une institution !

Le sultanat d'Oman dans le top 5 des pays les plus sûrs du monde !

En cette période trouble et ponctuellement troublée qui pourrait se prêter à des amalgames hâtifs et des formes de psychoses possiblement irrationnelles, nous nous permettons de rappeler que, dans le Travel and Tourism Competitiveness Report 2017, le Forum Economique Mondial (WEF pu World Economic Forum) classe le sultanat d'Oman en 4e place des pays les plus sûrs et sécurisés au monde parmi les 141 nations en lice.

Pétrie d'une culture millénaire de l'échange et d'une certaine forme de sagesse nomade qui se transmet de génération en génération, la population locale se distingue par son sens de l'accueil et de l'hospitalité, une grande élégance d'allure, un parler calme et posé, une bienveillance réelle à l'égard de l'étranger toujours reçu en hôte de choix. Dès l'arrivée à la frontière, cette douceur de vivre se perçoit et conduit à un séjour semblable au rythme global du pays : tranquille. Quasi pas de délinquance, peu de faits divers, encore moins de vols ou d'actes de violence, ces derniers étant durement réprimés. Le consulat de France, interrogé à ce propos, confirme le haut niveau de sécurité du pays et l'absence totale de problèmes dans les rangs des voyageurs. Signe qui ne trompe pas : il est possible de planter sa tente absolument partout au sultanat, à condition bien sûr de respecter les règles élémentaires de bonne conduite à l'égard des villageois et des populations en place.

Cette tranquillité, en partie liée à la stabilité politique du pays et à la pratique d'un islam tolérant appelé l'ibadisme, s'explique également par un mode de gouvernance subtil et éclairé qui, plutôt que d'imposer la monarchie par la force, la distille habilement par la conciliation, l'écoute et la parole, une redistribution large des richesses générées par la rente énergétique et permettant d'unifier la nation autour de la figure protectrice et paternelle du sultan Qaboos. Pas ou peu de velléité d'opposition puisque l'Etat providence fournit emploi, santé, éducation, eau, électricité, un accès routier même aux zones les plus reculées, voire un acheminement de citernes d'eau par hélicoptère dans les secteurs les plus inaccessibles.

Cette même volonté pacificatrice, qui s'inscrit dans une longue tradition historique d'interface et fait d'Oman un îlot de paix au coeur d'un Moyen-Orient partiellement belligène, et se retrouve dans la politique extérieure menée par le sultan, qui prône la non-ingérence doublée d'une bonne entente avec les pays frontaliers et le reste du monde en général.

Nation sage et paisible. A découvrir au plus vite avant que le tourisme ne devienne l'un des grands piliers de l'économie et que les plus beaux endroits encore vierges soient pris d'assaut !

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