Le guide : FRANCE À MOTO : Le Châtillonnais en Bourgogne

Le Châtillonnais en Bourgogne

Un parcours dessiné entre Chaumont, Dijon et Auxerre, qui fait la part belle aux massifs forestiers et à de superbes petites routes (Châtillon-sur-Seine possède la plus grande forêt domaniale de Bourgogne, près de 9 000 ha). Si la partie la plus vallonnées se situe à l'est, entre Recey-sur-Ource et Grancey-le-Château-Neuvelle, vous prendrez également beaucoup de plaisir à suivre l'Aube et l'Auvette, de Montigny-sur-Aube à Gurgy-la-Ville, ou bien la Seine, de Quetigny-sur-Seine au retour sur le plateau de Châtillon-sur-Seine. Plusieurs villes ou bourgs méritent un arrêt pour le patrimoine historique qu'ils recèlent. C'est le cas de Montigny-sur-Aube et de son château du XVIe siècle, joyau de la Renaissance, d'Auberive et de son abbaye cistercienne, fondée en 1135 et devenue en 2004 un centre d'art contemporain, et de l'abbaye de Fontenay, sur la commune de Marmagne, proche de Montbard, l'un des plus anciens monastères cisterciens d'Europe, fondée en 1118. Attention en traversant les parcours boisés : la grande faune, (cerfs, chevreuils, sangliers) trouve dans le Châtillonnais un lieu de vie à sa mesure, du fait de la grande taille et de la continuité des massifs forestiers, et de la faible densité humaine.

Le Châtillonnais en Bourgogne
Le Châtillonnais en Bourgogne
Circuit 43
Circuit 43
Châtillon-sur-SeineHaut de page

Située au confluent d'une large vallée, Châtillon est traversée du nord au sud par la Seine. Avec près de 6 000 habitant, elle est la principale ville de Haute Côte-d'Or et la capitale du Châtillonnais. Si le centre-ville, rebâti à la hâte après la Seconde Guerre mondiale, offre des bâtiments un peu ternes, les quartiers historiques de Saint-Nicolas et de Saint-Vorles présentent davantage d'intérêt. Les lieux à voir lors d'une courte visite sont : la source de la Douix (une résurgence de rivière souterraine au centre-ville), l'église Saint-Vorles (Xe et XIIe siècles) et les ruines du château des ducs de Bourgogne (XIIe siècle). Avec un peu de temps devant vous, allez visiter le très intéressant musée du Pays châtillonnais.

Lucenay-le-DucHaut de page
A voir / A faireHaut de page

En traversant Lucenay-le-Duc, pensez qu'un petit détour d'une douzaine de kilomètres vous permettra d'aller visiter le Muséoparc Alésia, une nouvelle attraction ouverte en 2012 sur le site (supposé) de la célèbre bataille, et qui connaît un succès phénoménal.

MontbardHaut de page

Du haut de la butte rocheuse formée par la rivière de la Brenne qui aurait, selon certaines légendes, donné son nom à la ville (Montis Barris), la sous-préfecture de la Côte-d'Or offre un visage d'une grande variété. Montbard doit sa renommée à la présence d'un important patrimoine bâti classé Monument Historique et pour être la ville de naissance de deux célèbres naturalistes qui ont marqué le contexte scientifique européen du siècle des Lumières : Georges-Louis Leclerc de Buffon (1707-1788) et son collaborateur Louis Jean-Marie Daubenton (1716-1800).

Buffon, enfant du pays

Georges-Louis Leclerc, comte de Buffon, voit le jour à Montbard le 7 septembre 1707. Il poursuit des études de droit à Dijon, puis de médecine et de botanique à Angers. Il sera plus tard élu à l'Académie des Sciences (section mécanique, puis sylviculture). Louis XV le nomme, le 1er août 1739, intendant du Jardin des Plantes à Paris. Buffon l'administrera pendant près de 50 ans. Toutefois, très attaché à sa terre de Montbard, il ne passe que quatre mois à Paris et le reste de l'année dans sa ville natale, où il fait aménager les ruines du château des ducs de Bourgogne. En 1749 paraît le premier volume de L'Histoire naturelle (qui en comptera au final 36). L'activité scientifique de Buffon touche tous les domaines ; il se passionne, entre autres, pour les expériences sur les miroirs ardents et sur les débuts de l'électricité. Le 25 août 1753, Il est reçu à l'Académie française. En 1769, Buffon fait construire puis dirige des forges au village de Buffon, près de Montbard, où il mènera de nombreuses expériences. Celles-ci le serviront pour asseoir sa théorie sur l'âge de la Terre. En 1772, Buffon est élevé au titre de comte par le roi, en reconnaissance de ses grands services. Souffrant depuis longtemps de la maladie de la pierre, il meurt le 16 avril 1788 à Paris. Le cortège de ses funérailles sera suivi par plus de 20 000 personnes. Il sera inhumé à Montbard dans l'église Saint-Urse.

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