Le guide : FRANCE À MOTO : Les Ardennes

Les Ardennes

Ah ! les Ardennes (localisées ici dans la partie nord du département du même nom)... Immanquables à bien des égards, et notamment pour les vallées de la Meuse et de la Semoy que notre parcours va suivre en grande partie, avec une belle incursion chez nos voisins frontaliers. Extrêmement réputées pour tous les motards belges mais aussi hollandais et allemands, vous ne vous sentirez pas vraiment seul sur ces petites routes. Préférez, si vous le pouvez, une balade en semaine ou hors des grands week-ends. Les deux vallées contiennent plusieurs sites étonnants ou spectaculaires, en particulier aux alentours de Monthermé, qui s'est développé de part et d'autre d'un méandre de la Meuse et de Rochehaut, village belge situé sur un éperon rocheux au bord d'un plateau. Partir visiter cette région, c'est la certitude d'aller au devant d'une nature resplendissante et de villes et villages aux terrasses toutes plus sympathiques les unes que les autres. Un petit paradis pour les motards et les amoureux de la nature.

Les Ardennes
Les Ardennes
Circuit 29
Circuit 29
Charleville-MézièresHaut de page

Charleville-Mézières est le chef-lieu du département. Située aux portes du massif de l'Ardenne, elle est traversée par les méandres de la Meuse. Berceau d'Arthur Rimbaud, elle est aussi la capitale internationale de la marionnette et s'anime, tous les deux ans, durant dix jours, d'un fameux festival mondial du même nom. Au centre de la ville, on peut notamment visiter la place Ducale et ses arcades, la basilique Notre-Dame-d'Espérance, le musée de l'Ardenne, le musée Rimbaud et la Maison des Ailleurs.

Aujourd'hui, le tourisme vert a pris le pas sur le passé industriel de cette petite ville ou les fonderies et les maisons d'électroménager (Arthur-Martin, Faure) eurent leurs beaux jours. Prenez le temps de flâner dans les " voyettes ", ces ruelles étroites et inclinées, toutes chargées d'histoire, débouchant pour les unes sur le quai des bateliers et ses maisons à pans de bois, dont l'exemple le plus remarquable reste celui de la Maison espagnole, pour les autres à l'église des dominicains et son vieux couvent. Vous passerez sans aucun doute près de l'ancienne mairie, qui abritait une école, et vous rafraîchirez à la fontaine qui, depuis 1789, n'a point bougé. Une balade dans le parc Rocheteau ou sur les sentiers de randonnées aura tôt fait de vous convaincre du potentiel naturel de cette cité.

C'est à Rocroi, le 19 mai 1643, que les Français, menés par le jeune duc d'Enghien, Louis II de Bourbon, remportent une victoire éclatante sur les troupes espagnoles. Cette bataille fut décisive dans la guerre de Trente ans car elle permit à la France de revenir sur le devant de la scène internationale. A partir de 1889, suite aux progrès de l'artillerie, la place forte de Rocroi est déclassée militairement. Site unique en France pour son urbanisme étoilé, les férus d'histoire y trouveront évidemment leur compte, les amoureux d'authenticité aussi. Longez ces buttes de terre, surplombez ces murailles élevées au prix de la souffrance et de la sueur des hommes. La place d'Armes ravira les promeneurs occasionnels : typique, fleurie, de pierres bâtie, mise en relief par sa halle du XIXe siècle... On y sent l'atmosphère d'autrefois liée à l'instant présent.

Le schiste a été extrait dans la région pendant huit siècles. Découvrez les ruelles de la vieille ville, ses escaliers et ses maisons espagnoles construites il y a quatre siècles le long des quais. Ici, on discute sur le pas de la porte, au hasard d'une promenade, d'une rencontre en bord de Meuse. Le soleil se fondre dans les eaux scintillantes de la Meuse, les canards profitent de la tiédeur d'un soir d'été. Loin semble l'époque où les ardoisiers faisaient vibrer Fumay. Pourtant, plusieurs siècles durant, ses habitants s'attelèrent à faire de la ville la cité de l'ardoise. En témoignent les " verdeaux ", ces collines faites des déchets de l'exploitation passée, les vitraux de l'église Saint-Georges ou encore la chapelle Sainte-Barbe.

Appelée encore Haybes-la-Jolie ou Haybes-la-Rose, pour ses toits en ardoise de couleurs allant du violet au bleu, en passant par ses incomparables nuances de rose. Haybes-la-Martyre aussi, pour avoir subi de lourds tributs lors de la Première Guerre mondiale. A voir : ses belles demeures de maître et la place de l'Hôtel de Ville.

HargniesHaut de page

Hargnies, petit village isolé à l'écart de la vallée, au coeur de la forêt ardennaise, abritait pourtant trois moulins dont le moulin Limbourg et le moulin Page, toujours existants.Une chapelle en l'honneur de son saint protecteur a été édifiée par les habitants du village. Aujourd'hui, ce bourg agréable est réputé pour le talents de ses charcutiers ! A voir : l'église Saint-Lambert, édifiée en 1340, la chapelle Saint-Roch du XVIIIe siècle. Dans la forêt, on découvrira les ruines d'un édifice de la fin du XIIIe siècle, le château de Plein-Mont.

MontherméHaut de page

A n'en pas douter, Monthermé, cité tranquille de 2 500 habitants, a bien mérité son titre de Station Verte. Promenez-vous dans la vieille ville où le temps semble s'être arrêté, observez son bâti traditionnel aux pignons hérissés de passeresses, baladez-vous le long des berges animées de la Meuse et de ses boucles d'argent. Peut-être entendrez-vous la rumeur ouvrière qui régna entre 1905 et 1914, quand Monthermé était le siège de l'Union des syndicats ouvriers des Ardennes, symbolisée encore aujourd'hui par la Maison du Peuple.

A voir / A faireHaut de page

Entre les villages de Membre et de Bohan, s'étend - sur près de 180 ha - le parc naturel de Bohan-Membre. La vallée est très encaissée, les versants sont abrupts, entaillés par de petits ruisseaux pittoresques. La plaine alluviale est souvent très étroite, mais s'élargit parfois et vous pouvez encore y voir de vieux séchoirs qui rappellent que la culture du tabac fut jadis florissante dans la région.

RochehautHaut de page

Rochehaut doit son nom à sa situation particulière. C'est ici que la vallée de la Semois est la plus spectaculaire, avec des points de vue uniques. Le village est situé en bout de plateau, sur un éperon rocheux, et surplombe deux vallées. Tout au fond de l'une d'elles, entourées par la Semois, s'éparpillent chapelles et maisons aux toits d'ardoise du petit village de Frahan. Le matin, en hiver, la vallée est entièrement remplie d'une brume épaisse qui donne l'impression d'être au bord de la mer ; aucune profondeur ne se devine.

BouillonHaut de page

Le plus connu des seigneurs de Bouillon était Godefroy de Bouillon qui vendit en 1096 son duché à la principauté de Liège afin de financer son départ pour la première croisade. C'est à lui que revient la prise de Jérusalem en 1099. En 1678, Bouillon fut prise par l'armée française et donnée à la famille de La Tour d'Auvergne. Le duché, prisé pour sa position stratégique en tant que " clé des Ardennes " resta un protectorat quasi-indépendant jusqu'en 1795, quand l'armée républicaine l'annexa à la France. En 1815, au second traité de Paris, Bouillon fut rattachée au Royaume des Pays-Bas. Et en 1830, lors de la révolution belge, la ville fut définitivement intégrée à la Belgique. A voir en priorité dans la ville : le château fort et l'archéoscope.

Réparations hors circuitHaut de page
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