Le guide thématique Petit Futé FRANCE À MOTO : Parc naturel régional Périgord-Limousin

Parc naturel régional Périgord-Limousin

Caractérisé par des paysages de bocage, des forêts de châtaigniers, des vallées et d'importantes zones humides, le Parc naturel régional du Périgord-Limousin est un véritable hommage à la nature. Rochechouart, le point de départ de ce parcours, n'est qu'à une quarantaine de kilomètres de Limoges qui est la plus grande ville aux alentours. La densité démographique à l'intérieur du parc est très faible. Autant dire qu'il vaut mieux penser sérieusement à son ravitaillement en essence (surtout le dimanche) avant de se lancer sur les magnifiques petites routes de la région. Tortueuses à souhait, elles vous promettent une très, très belle virée. On se rappellera en passant à Châlus que c'est là que Richard Coeur de Lion fut mortellement blessé en 1199. D'ailleurs, la quasi-totalité des communes de ce parcours font partie de la route touristique Richard Coeur de Lion, créée en 1984 afin de permettre de découvrir les principaux châteaux et églises du Limousin.

Parc naturel régional Périgord-Limousin
Parc naturel régional Périgord-Limousin
Circuit 51
Circuit 51
RochechouartHaut de page

Rochechouart est une ville pittoresque, anciennement fortifiée, qui possède un château du XIIIe, XVe et XIXe siècles construit sur un éperon rocheux de brèches météoritiques. Il faut en effet savoir qu'il y a 214 millions d'années, une météorite d'un kilomètre et demi de diamètre a fini son voyage ici et à 72 000 km/h. Le cratère d'impact (un astroblème) s'étend sur un diamètre de 20 km où sont installés aujourd'hui les villes et les villages autour de Rochechouart. La fusion de la météorite avec la roche a donné naissance à des pierres uniques : les brèches d'impact. Leurs teintes variées, selon les degrés de fusion (du jaune au vert, au rouge), donnent une identité particulière aux habitations et monuments de toute la région.

C'est à Châlus, en 1199, que Richard Coeur de Lion, roi d'Angleterre et duc d'Aquitaine, meurt blessé par une flèche alors qu'il est venu faire le siège de son suzerain qui a rallié la couronne de France. Dans ce coin préservé, le paysage est encore intact. Les forêts de châtaigniers qui ont fait prospérer bûcherons et charbonniers dès le XVIe siècle, feuillardiers au XIXe, sont restées au coeur de l'activité humaine.

Richard Cœur de Lion

Né à Oxford le 8 septembre 1157, Richard est le troisième fils de Henri II Plantagenêt, roi d'Angleterre et d'Aliénor duchesse d'Aquitaine. Il est couronné duc d'Aquitaine en avril 1169 à Poitiers. Richard devient roi d'Angleterre à la mort de son père en 1189. En décembre de la même année, il part pour la troisième croisade. Fait prisonnier par l'archiduc d'Autriche à son retour en Europe, il n'est libéré qu'en 1194. Revenu en Angleterre, il entreprend de reconquérir châteaux et terres usurpés par son frère Jean sans Terre. En 1199, il marche sur la vicomté de Limoges pour punir son vassal Adhémar V de son ralliement au roi de France. Il met alors le siège devant le château vicomtal de Châlus. Le 26 mars 1199, il reçoit au cou une flèche tirée depuis le donjon. Il meurt des suites de cette blessure le 6 avril dans les bras de sa mère Aliénor qui reçoit ses dernières volontés : " que mon corps soit enterré à Fontevrault, mon coeur dans la cathédrale de Rouen, quant à mes entrailles qu'elles restent à Châlus ".

ThiviersHaut de page

De toute sa hauteur, la ville affirme son passé de place forte. Les environs égrènent une ribambelle de manoirs à débusquer : Vaucocour (derrière l'église) et Banceil du XVIe, Limagnes, Bost, Razac, la Filolie... Dans la rue des Huiles, trois demeures valent à elles seules une étape à Thiviers. L'église a perdu ses coupoles mais conserve huit magnifiques chapiteaux à la croisée du transept, intacts depuis le XIIe siècle.

Jumilhac-le-GrandHaut de page
Saint-Yrieix-la-PercheHaut de page

Saint-Yrieix a grandi autour de deux noyaux : l'actuelle place de la Nation, où passait un itinéraire antique, et le domaine gallo-romain d'Attanum, qui se transforma en ville murée autour de la collégiale du Moustier. C'est ici qu'au VIe siècle, Arédius (Yrieix), fils d'une riche famille de Limoges, fonda, en 572, une communauté monastique qu'il confia à sa mort à l'abbaye Saint-Martin de Tours. L'affluence croissante des pèlerins autour de son tombeau et son statut favorable sans lien avec le roi et l'évêque de Limoges, favorisa son développement et son rayonnement sur la région. Au XVIIIe siècle, la ville se transforma, on exploita de façon intensive les mines d'antimoine, mais surtout le kaolin. La ville mérite une promenade à pied pour découvrir les toits de tuiles brunes et plates se pressant autour de la collégiale et de la tour du Plô, les pittoresques chemins d'En Dalou et les rives du Couchou, les rues étroites de l'Enclos, l'hôtel de la Morelie (XVIe siècle), la maison Henri IV...

Vue de Saint-Yrieix-la-Perche
Vue de Saint-Yrieix-la-Perche
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