Le guide thématique Petit Futé FRANCE À MOTO : Le Cap Corse

Le Cap Corse

Circuit 80
Circuit 80

Le cap Corse est la partie de l'île comprise entre Bastia, point de départ de cette balade, et le village de Barcaggio, soit près de 40 km dans le sens sud-nord pour une largeur moyenne de 12 km. Au centre, et sur toute la longueur du cap, on trouve la Serra, une chaîne montagneuse avec plusieurs sommets à plus de 1 000 m, dont le point culminant est la Cima di e Follicie, à 1 322 m. Dès la sortie de Bastia, la route côtière suit un relief déchiqueté où aucune prise de vitesse ne vous sera véritablement possible. Mais à quoi bon ? De corniche en corniche, la vue est formidable, le soleil et la mer toujours présents et la vitesse n'est vraiment pas de mise. Prenez le temps de faire le tour du cap jusqu'à Saint-Florent en vous arrêtant à Erbalunga, Rogliano, Centuri, Nonza... Vous serez certainement surpris par le nombre de tours génoises que vous croiserez : il y en a plus d'une vingtaine rien que sur le pourtour du cap. A partir de Saint-Florent, la D81 traverse le désert des Agriates via le Bocca di Vezzu, un col à seulement 311 m mais particulièrement agréable à passer. En atteignant la N1197, surnommée la Balanina, bifurquez à gauche et descendez la vallée de l'Ostriconi jusqu'à Ponte-Leccia, soit une quarantaine de kilomètres très roulants. Profitez de votre passage dans le hameau pour faire une pause bien méritée. Reprenez ensuite la N193 qui se faufile en suivant la vallée du Golo jusqu'à la côte et la plaine de Lucciana. Arrivé sur la N193, vous n'aurez pas d'autre choix que de l'emprunter sur une dizaine de kilomètres avant de bifurquer sur la D62, où tout va changer. Cette dernière partie du tracé va vous permettre un retour tout en côtes et en virages vers Bastia via le défilé de Lancom, le col de San Stefano, Oletta (où une dernière pause ne sera pas de refus) et le col de Teghime. Arrêtez-vous à ce dernier pour bénéficier du magnifique panorama sur les deux côtes.

Le Cap Corse
Le Cap Corse

Préfecture de la Haute-Corse, Bastia en est également la seule grande ville, avec une population de 43 500 habitants. C'est une cité foisonnante dont les environs, de Poretta (20 km au sud) à Toga, la banlieue nord (ancienne place métallurgique), constituent la plus importante bande industrielle et économique de l'île. C'est également une ville-musée. Dès le XVIe siècle, un nombre exceptionnel d'édifices religieux et conventuels émergent au coeur de ses ruelles tortueuses et escarpées, de ses placettes secrètes, le long d'un parcours riche et surprenant. On y verra plus particulièrement la ville haute, avec le palais des Gouverneurs et plusieurs édifices religieux, et dans la ville basse, le vieux port et la place Saint-Nicolas.

Escalier à Bastia
Escalier à Bastia
A voir / A faireHaut de page
Bastia et sa ville haute

Dominant le vieux port de ses remparts, la ville haute représente un lieu de visite incontournable de Bastia. On y trouve le palais des Gouverneurs (qui abrite le musée d'Ethnographie), l'église Sainte-Marie (ex-cathédrale), la chapelle Sainte-Croix, et le jardin Romieu. On peut y accéder par le cours Favale ou via le jardin Romieu, par un escalier à partir du port.

ErbalungaHaut de page

Erbalunga est devenue une halte privilégiée et reconnue pour de nombreux chanteurs et musiciens lors de son Festival aoûtien. On ne pourra pas manquer la tour génoise, devenue aujourd'hui l'emblème de la station balnéaire et son adorable petit port de pêche.

RoglianoHaut de page

Un endroit superbe, divisé en huit petits hameaux qui offrent vieilles pierres et panorama, avec une certaine majesté historique. La promenade intitulée " Au bord du temps " (3,7 km - 2h) débute au hameau de Bettolacce. Elle permet de découvrir, au fil des hameaux, le très riche patrimoine du village de Rogliano. Le circuit passe par de nombreuses chapelles, deux tours carrées (Ulivu), une tour génoise ou encore le couvent San-Francescu à Vignale. Nombreux vestiges anciens et belles pierres : au-dessus du village, les ruines du château de San-Colombano, détruit par les Génois au XVIe siècle, qui l'avaient pourtant eux-mêmes édifié au XIIe siècle, en la personne de l'un des premiers seigneurs génois du Cap, Ansaldo Da Mare. Juste à côté, on trouve une robuste tour médiévale à mâchicoulis, Barbara Da Mare.

Vue de Rogliano
Vue de Rogliano

Centuri, qui vit surtout de la pêche, charme par son port miniature bordé de petits restaurants, dans lesquels, en été, la langouste est un mets très recherché mais de plus en plus rare. Très pittoresque et d'une certaine façon presque inattendu, avec des fleurs, des escaliers de pierre, des maisons bien nettes aux murs de crépi et aux toitures typiques de serpentine, un silicate de magnésium aux jolis reflets verts. Un sentier, au départ de Cannelle (4,4 km - 2h), permet une balade dans le maquis en direction des bergeries troglodytes, aménagées dans des abris sous roche. Sur la route D35, qui vous mène au village depuis la route principale, ne manquez pas le château de Merlacce.

Le port de Centuri
Le port de Centuri
MorsigliaHaut de page

Un fief de la famille Da Mare, qui a conservé quasiment intactes les nombreuses tours qui participent de son identité originale. Pour découvrir la richesse architecturale de la commune, suivre le circuit " Tours et Détours " qui débute au hameau de Pecorile (1,6 km - 1h) et plonge dans le passé à la découverte de quatre tours. A voir aussi, le couvent de l'Annonciation datant de 1479, où se déroulent, l'été, des expositions et conférences. Baignade impérative à la plage de l'Aliso, l'une des plus belles des environs.

Canari est composé de 14 hameaux qui descendent jusqu'a la mer. Tristement réputée pour son usine d'extraction de l'amiante désormais fermée, la commune dispose d'un beau patrimoine architectural. Au hameau de Pieve, depuis le clocher-tour, démarre une promenade (2,2 km - 1h50) qui offre une vue panoramique sur la mer et sur le hameau de Marinca, que l'on traverse pour se rendre au hameau de Vignale en empruntant un sentier ombragé et frais. On y trouve également l'ancien couvent franciscain, transformé en chambres d'hôtes et abritant un Musée du costume corse. Passage à la marine d'Abro ou à Canelle pour se rafraîchir, avant ou après la contemplation des deux églises, l'une pisane et l'autre baroque (à Pieve).

En reprenant la route qui serpente au-dessus de la mer, on arrive à Pino, que l'on peut aborder également par le col de Sainte-Lucie, si l'on a choisi l'option Luri. Une promenade pédestre (2,8 km - 1h30) conduit jusqu'à la marine de Scalu par des chemins qui longent des jardins abandonnés et pleins de charme. Pino a conservé un système très développé de stockage et de distribution d'eau d'irrigation. Il en reste quelques très beaux vestiges, à découvrir le long du chemin. D'immenses tombeaux de dressent, entourés de cyprès, dont celui de Madame Eiffel.

Clocher de l'église de Pino face à la Méditerranée
Clocher de l'église de Pino face à la Méditerranée

Avec sa tour carrée accrochée à la falaise, c'est un point de défense voulu par Pascal Paoli afin de mieux protéger le cap Corse. Par ses petites ruelles en pente, Nonza ajoute une note inédite à un cachet insolite, avec sa plage aux graviers gris. On peut, au départ de Nonza, emprunter de nombreux sentiers balisés de randonnée : Nonza Olmeta du Cap (1h15) et Nonza Olcani (1h30). Un circuit au départ du centre du village (1,5 km - 1h) permet de découvrir les nombreuses terrasses à cédratiers encore debout. Ne pas manquer la visite de l'écomusée consacré au cédrat, l'agrume mythique de l'île, dans le haut du village.

Saint-FlorentHaut de page

Cette ancienne cité génoise, deuxième ville d'importance du cap Corse, a été bâtie à fleur d'eau sur une pointe qui s'avance au fond du magnifique golfe de Saint-Florent. C'est une station balnéaire très prisée qui propose de nombreux services touristiques.

Saint-Florent
Saint-Florent
LuccianaHaut de page

La ville d'aujourd'hui occupe une partie du territoire de l'antique Mariana, fondée en 94 av. J.-C. pour assurer l'implantation romaine en Corse. Au coeur du village de Lucciana, allez voir la belle église Saint-Michel (1617). A l'est de la Nationale 193, la cathédrale Santa Maria Assunta (la Canonica) fut édifiée au début du XIIe siècle sur le site même de Mariana, devenu un site archéologique important. A 300 m de la Canonica, ne pas manquer l'église romane San Parteo (XIe-XIIe siècles).

Site et musée archéologiques de Mariana

Le site archéologique de Mariana est situé à 24 km au sud de Bastia, au sud-est de l'aéroport, sur la D107, accessible depuis le rond point de Crocetta et la N193 (commune de Lucciana). Il présente différents types de vestiges, de la colonie romaine à la cathédrale Santa Maria Assunta, (la Canonica), un superbe édifice dédié à la Vierge de l'Assomption, qui aurait été édifié au début du XIIe siècle sur les ruines d'une basilique paléochrétienne. La visite du site archéologique est libre tout au long de l'année.

Le musée archéologique, dont l'ouverture est prévue pour fin 2017, s'organisera en deux bâtiments. Le premier rassemblera les fonctions de conservation et de recherches du musée alors que le second, en élévation sur pilotis, réunira les espaces publics du musée : exposition, auditorium, service des publics, accueil et boutique. L'exposition permanente se développera sur deux niveaux, et occupera une surface de 537 m². La visite s'achèvera sur le belvédère du musée.

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