Le guide thématique Petit Futé FRANCE À MOTO : Le tour des Ecrins

Le tour des Ecrins

Le tour des Ecrins
Le tour des Ecrins

Voici un parcours relativement facile, sans routes techniques car elles suivent de bout en bout des vallées, mais avec, là encore, des panoramas remarquables. Seuls deux cols sont au programme : le col du Lautaret, en fin de premier tiers du tracé, et le col de Bayard, lors de votre retour par la mythique, mais ici très roulante, route Napoléon. Profitez donc de cette virée facile tout autour du Parc national des Ecrins pour visiter la très jolie ville de Briançon, dont les fortifications établies par Vauban ont contribué à sa renommée, vous arrêtez à Embrun, proche du lac de Serre-Ponçon, et faire une halte à Gap. Sur le parcours, Corps organise chaque année, en septembre et depuis 2001, son pèlerinage des motards chrétiens. Attention aux inconditionnels de la vitesse : les radars fixes sont relativement nombreux.

La Route Napoléon

Exilé à l'île d'Elbe en 1814, Napoléon Bonaparte décide de revenir au premier plan de la vie politique française. Un an plus tard, le 1er mars, il débarque à Golfe-Juan et part accompagné d'une poignée de fidèles reconquérir son titre. Il choisit de se rendre à Lyon par les montagnes et éviter ainsi les résistances des villes royalistes. Il réussit à parcourir 324 km en six jours, et le 20 mars Napoléon rentre aux Tuileries, conformément à ses prédictions. Balisée par des aigles aux ailes déployées, la sinueuse Route Napoléon, qui n'était à l'époque qu'un chemin de montagne, a conservé toute sa magie. Vous en parcourez une partie entre Gap et Vizille.

Circuit 71
Circuit 71
GrenobleHaut de page

La capitale du Dauphiné est vieille de près de vingt-et-un siècles. Longtemps cantonnée à un rôle de place forte, Grenoble trouvera finalement sa place à partir de la seconde moitié du XIXe siècle  : elle sera ville universitaire et industrielle. Cimenteries, papeteries, électricité donnent alors à la ville un essor considérable. La ville se développe ensuite très vite. Le belvédère de la Bastille constitue un point de vue parfait pour bien distinguer les différents quartiers de la ville. On ira tranquillement flâner dans les vieux quartiers de la ville. Voir le descriptif complet de Grenoble dans le circuit intitulé " Le Vercors ".

En cas de panneHaut de page

Les principaux magasins et concessionnaires motos se trouvent en périphérie de Grenoble (Saint-Martin d'Hères, Echirolles, Fontaine...). En voici quelques-uns.

La Grave - La MeijeHaut de page

La Grave est l'une des deux communes du canton, l'autre étant Villar-d'Arène. Le massif de la Meije (ou plutôt la station La Grave-La Meije) est connu comme un haut lieu de l'alpinisme et un site majeur pour le ski hors-piste. Ceci ne doit cependant pas vous faire oublier le village de La Grave en lui-même, classé comme l'un des plus beaux de France. A voir : la belle église romane Notre-Dame-de-l'Assomption (XIe siècle). Autour du village, plusieurs hameaux traditionnels préservés sont à visiter, comme Le Chazelet, au très bel oratoire et à la table d'orientation située face au massif des Ecrins.

Serre-ChevalierHaut de page

Etendue dans toute la vallée sur plusieurs kilomètres et de nombreux villages et hameaux, Serre-Chevalier est la plus importante station des Alpes du Sud.

BriançonHaut de page

Briançon, établie à 1 320 m d'altitude, au coeur des Alpes du Sud, est une ville de 12 000 habitants encerclée par des sommets culminant, pour certains, à plus de 4 000 m. La commune s'organise autour de deux grands secteurs : le quartier de Sainte-Catherine (ville basse) et la citadelle ou cité Vauban (ville haute). Cette dernière, visitée chaque année par des milliers de touristes, constitue un des plus beaux exemples de fortification en montagne.

La citadelle de Briançon et ses forts

L'édification des fortifications, dirigée par Vauban, débutera en 1689. Toutefois, l'entreprise dépassera largement le cadre de la ville, puisque afin d'assurer une défense complète du site, plusieurs forts seront progressivement construits autour de la citadelle. Au final, le système défensif faisant face à l'Italie comprendra : la citadelle, le fort des Salettes (1709-1712), le fort des Têtes (1721, qui ne sera jamais achevé), le fort Dauphin et le fort du Randouillet (1724-1734), auxquels s'ajouteront le pont d'Asfeld (1729-1734), qui permet de relier la citadelle au fort des Têtes ; ainsi que la Communication Y (1722-1734), une galerie couverte de 200 m qui relie les forts des Têtes et du Randouillet, destinée à barrer tout accès ennemi par le vallon de Fontchristiane.

La cité Vauban. C'est le lieu de visite privilégié de la majorité des visiteurs. Outre ses magnifiques fortifications, son architecture pittoresque, ses belles fontaines et ses nombreux cadrans solaires, la cité recèle plusieurs points d'intérêt : la place d'Armes et le puits Vauban ; la collégiale Notre-Dame-et-Saint-Nicolas (XVIIIe), place du Temple ; l'église des Cordeliers (XVe), de style roman, rue de Roche ; la chapelle des Pénitents-Noirs, rue du Pont-d'Asfeld ; la maison du Temple (Office de tourisme), place du Temple ; la Maison du Parc national des Ecrins (également Musée du Ski), place Médecin-Général-Blanchard ; et le fort du Château (1845).

Au nord-est : le fort des Salettes. Situé au dessus de la ville haute, sur la route qui mène à la Croix de Toulouse, il était destiné à la surveillance de la route et à empêcher toute prise de position de l'ennemi sur ce point stratégique important. Il fut transformé en fort d'artillerie en 1840.

A l'est : le fort Dauphin. Ce poste avancé en lisière de forêt assurait la surveillance du vallon du Fontenil et la protection du fort des Têtes. Avec le fort des Salettes constuit en vis-à-vis, il permettait un contrôle parfait de la route vers l'Italie.

Au sud-est : le fort des Têtes. Construit sur le plateau des Têtes, il est relié à la citadelle par le pont d'Asfeld et au fort du Randouillet par la Communication Y.

Plus au sud-est : le fort du Randouillet. Son rôle était double : protéger le fort des Têtes d'une éventuelle attaque à partir des sommets de la montagne de l'Infernet et assurer la surveillance de la vallée de Cervières.

Accrochée sur son roc et dominant la Durance, la vieille cité d'Embrun, parfois surnommée la Nice des Alpes pour son climat particulièrement ensoleillé, doit l'origine celte de son nom à son emplacement : ebre (" eau ") et dun (" forteresse, colline "). Particulièrement puissante au Moyen Age, la ville connut une longue léthargie après son pillage par les troupes de Victor-Amédée II de Savoie, en 1692. C'est au XXe siècle que la ville connaît un nouvel essor avec le chantier du barrage de Serre-Ponçon, à la fin des années 1950, et avec la création du lac. La construction du barrage nécessite le déplacement et la reconstruction de deux villages qu'il fallut submerger, Savines et Ubaye. A voir dans la ville : la cathédrale Notre-Dame-du-Réal (XIIe et XIIIe), la maison des Chanonges (XIIIe), la tour d'Embrun (XIIe) et l'ancien couvent des Cordeliers (actuel office de tourisme).

Le lac de Serre-Ponçon

C'est en 1895 que l'on établit le projet définitif du barrage sur le site de Serre-Ponçon, contraignant à l'exode 1 500 habitants. La construction du barrage ne commencera qu'un demi-siècle plus tard, en 1955, pour s'achever en 1961. Avec une digue de 120 m de haut, le barrage de Serre-Ponçon est la seconde plus grande retenue d'eau artificielle d'Europe, avec des chiffres impressionnants : 1,2 milliard de m3 d'eau et 2 800 ha de superficie alimentent 16 centrales hydroélectriques, assurant 10 % de la production hydroélectrique française et 50 % de la production de la Région PACA. Il assure également l'alimentation en eau potable de villes comme Marseille, Sisteron et de nombreuses communes du littoral varois.

Gap, préfecture des Hautes-Alpes, compte près de 45 000 habitants. Etape importante sur la voie romaine qui reliait Turin à la vallée du Rhône dès l'Antiquité. Aujourd'hui située sur la Route Napoléon, qui traverse le col Bayard au nord de la ville, elle confirme son rôle de ville-carrefour avec la proximité de l'autoroute A51 et la croisée de la D994-N94 dans l'axe est-ouest. Bien que son centre-ville soit agréable et offre de belles terrasses aux alentours de la place Jean-Marcellin, les sujets de visite sont assez limités pour le motard de passage.

Situé sur la Route Napoléon, Corps est un bourg médiéval aux ruelles agréables, qui doit principalement sa notoriété à la présence du lac et du barrage du Sautet.

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