Le guide : FRANCE À MOTO : Les Causses du Quercy

Les Causses du Quercy

Délimité au nord par la Dordogne et au sud par le Célé, ce circuit explore la partie supérieure du Parc naturel régional des Causses du Quercy et les sites limitrophes, qui représentent un nombre assez important de lieux de visite ou d'arrêt entre Saint-Céré et Souillac. Le parc est constitué d'un ensemble de plateaux calcaires, secs et pierreux, où prédomine la pelouse sèche. Sur votre route, vous remarquerez sans doute les petites cabanes en pierre, appelées cazelles ou gariottes, qui servaient d'abri aux bergers, et les fameux murets de pierres sèches destinés à délimiter les parcelles. L'action incessante de l'eau à façonné la région en y créant des falaises, des dolines, des combes sèches, des lapiés, et surtout une multitude de grottes. Au départ de Souillac, après une halte au belvédère de Copeyre et un passage par la petite cité médiévale de Carennac, allez visitez les châteaux de Castelnau-Bretenoux et de Montal, avant d'entreprendre votre virée à l'intérieur du parc. Dès les premiers kilomètres, nous vous conseillons très fortement de faire un crochet pour allez admirer le gouffre de Padirac, dont la rivière souterraine coule à 103 m de profondeur. A la sortie de Gramat, jetez un oeil au tumulus situé sur la droite de la D15, à côté de l'hippodrome. En arrivant à Lacapelle-Marival, à l'est du circuit, pensez à l'éventuelle visite de Figeac, qui n'est qu'à une vingtaine de kilomètres du tracé, mais aussi à Cabrerets au sud-ouest, en direction de Cahors. Vous y trouverez la grotte préhistorique du Pech-Merle, le château de Gontaut-Biron et le château du Diable : trois sites exceptionnels réunis dans le même périmètre. En remontant vers Souillac, allez absolument à Rocamadour. La pression touristique est assez limitée au sud du circuit. En revanche, attendez-vous à beaucoup de monde aux alentours de Rocamadour et des rives de la Dordogne.

Les Causses du Quercy
Les Causses du Quercy
Circuit 86
Circuit 86
SouillacHaut de page

C'est entre les rivières Dordogne et Borrèze que Souillac fut fondée au Xe siècle par les moines bénédictins qui asséchèrent les marécages " souilh ". Elle fut plusieurs fois occupée et pillée par les Anglais au XIVe siècle et saccagée par les protestants à la fin du XVIe siècle. La ville est réputée pour son église abbatiale Sainte-Marie, de style romano-byzantin. Cet édifice du XIIe siècle possède un superbe chevet ainsi qu'un magnifique portail sculpté. Le beffroi qui domine la vieille ville est un vestige de l'ancienne église Saint-Martin. Au mois de juillet, Souillac accueille le festival Sim Copans, un événement musical consacré au jazz.

CarennacHaut de page

Carennac, répertorié en tant que site clunisien, est un bourg médiéval classé parmi les Plus Beaux Villages de France. Il a été construit autour d'un ancien monastère fondé au Xe siècle, qui abrita comme doyen de 1681 à 1695 le grand Fénelon. L'église Saint-Pierre et le cloître attenant, avec sa Mise au tombeau, en sont les éléments principaux. Le château des Doyens (XVIe siècle), qui abrite l'Espace Patrimoine du Pays d'Art et d'Histoire de la Vallée de la Dordogne, est une autre pièce importante du patrimoine à visiter.

Au coeur de Carennac
Au coeur de Carennac
Saint-CéréHaut de page

Curiosité géologique naturelle et grandiose, le gouffre de Padirac est né de l'effondrement de la voûte d'une grotte au fond de laquelle une rivière souterraine a creusé des galeries extraordinaires.

CabreretsHaut de page

Un détour d'une dizaine de kilomètres à partir de Lentillac-du-Causse est nécessaire pour venir contempler ce site et aller visiter la grotte du Pech Merle. Profitez-en pour aller également voir le château du Diable, ou château des Anglais (1259), accroché aux falaises surplombant le Lot, et le château de Gontaut-Biron (XIIIe-XVIe siècle), sur la route du village.

Labastide-MuratHaut de page
RocamadourHaut de page

La cité religieuse de Rocamadour fut, du XIIe au XIVe siècle, l'un des hauts lieux de pèlerinage de l'Occident chrétien.

Rocamadour
Rocamadour
A voir / A faireHaut de page
Les orgines du pélérinage, la basilique et les sanctuaires

C'est en 1166 que sont découverts les restes intacts de saint Amadour. Le Roc Amadour se dédie alors à la Vierge noire, dont l'origine reste un sujet de polémique. On dit que la statue initiale de Marie était autrefois couverte de plaques d'argent, puis d'un manteau, comme Notre Dame de la Daurade à Toulouse ou dans les chapelles des gorges de l'Alzou. A cause de l'oxydation, ou des dépôts de fumées noires du mode d'éclairage de l'époque, la statue serait devenue noire affirment certains. D'autres estiment à l'inverse que le culte de la Vierge noire serait le résultat d'un syncrétisme associant christianisme et paganisme celte, voire préhistorique. Dévasté par les guerres de Religion et la Révolution, le site est restauré au XIXe siècle. Au bout des 216 marches, que certains pèlerins gravissent à genoux, 7 églises dominent (12 autres sont en attente de restauration depuis le XIXe siècle). Le parvis dessert la basilique Saint-Sauveur (XIIe et XIIIe siècles) et les cinq chapelles classées, dont la chapelle Notre-Dame, du XIIe siècle, qui renferme la Vierge noire, ainsi qu'une cloche du IXe siècle qui, dit-on, sonnait pour annoncer les miracles. Sur le plateau, L'Hospitalet ouvrait l'accès à la cité par la porte fortifiée de la Voie sainte. Les chapelles conservent des ex-voto de marins (Jacques Cartier y vouait un culte), de simples gabarriers aux explorateurs du Canada en passant par les marins bretons.

Salignac-EyviguesHaut de page
Réparations hors circuitHaut de page
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