Le guide thématique Petit Futé FRANCE À MOTO : Le Gâtinais français et la forêt de Fontainebleau

Le Gâtinais français et la forêt de Fontainebleau

Circuit 25
Circuit 25

Le Gâtinais français, aussi appelé " pays des mille clairières et du grès ", est à cheval sur les départements de l'Essonne et de la Seine-et-Marne. Il jouxte la forêt de Fontainebleau. Au départ d'Etampes, accessible à partir de Paris par la N20, la balade que nous vous proposons vous emmène assez rapidement, et par un très joli tracé, du coté de Milly-la-Forêt, où vécut et est enterré Jean Cocteau, et de Barbizon, le " village des peintres ". Vous êtes alors à l'entrée de la forêt de Fontainebleau, vraiment magnifique, quelle que soit la saison. Si vous ne connaissez pas la région, n'hésitez pas à poser la moto pour aller faire un tour dans les gorges de Franchard ou d'Apremont et faites un crochet pour visiter le magnifique château de Fontainebleau. Ceux qui n'auront pas quitté l'itinéraire proposé, emprunteront la " route Ronde " pour traverser la forêt et rejoindre le cours du Loing. De là, le circuit vous ramène vers l'ouest, sans réelle surprise de La Chapelle-la-Reine à Méréville. N'omettez sous aucun prétexte de suivre la belle boucle qui passe par Larchant et le Rocher de la Dame Jouane, lieu propice pour une halte ou un pique-nique improvisé. De Méreville à Etampes, les petites routes qui longent la Juine et la Chalouette devraient permettre à ce circuit de finir de vous conquérir.

Le Gâtinais français et la forêt de Fontainebleau
Le Gâtinais français et la forêt de Fontainebleau

Etampes occupe la vallée de la Juine au débouché de la vallée de la Challouette. Ce cadre verdoyant fut le théâtre de nombreux événements historiques. Saccagée en 911 par les Normands, elle rentre dans le domaine royal historique sous Hugues Capet, au Xe siècle. D'abord comté, Etampes devient duché sous François Ier. Son patrimoine sera endommagé pendant les bombardements de la Seconde Guerre mondiale. La ville fait néanmoins aujourd'hui partie des villes d'Art et d'Histoire, avec 26 monuments classés, et est l'une des premières destinations touristiques de l'Essonne.

A voir / A faireHaut de page
Milly-la-ForêtHaut de page

Le domaine de Milly fut tout d'abord sous la dépendance de Fulbert, un seigneur des armées de Dagobert (qui fut d'ailleurs sacré roi ici). Détruite au cours de la guerre de Cent Ans, la ville est rebâtie et fortifiée au XVe siècle par l'amiral Louis Malet de Graville. La halle et le château actuels datent de cette époque. De nos jours, la ville est une paisible bourgade animée lors du traditionnel marché du jeudi après-midi et par les nombreux touristes qui visitent la ville le week-end. Milly fut la résidence de Jean Cocteau, qui y mourra en 1963.

BarbizonHaut de page

L'endroit a été un important foyer de la peinture préimpressionniste et coloriste au même titre qu'Auvers-sur-Oise ou Villiers-sur-Morin proche de Crécy-la-Chapelle. Ce petit hameau de bûcherons dépendait de la commune de Chailly-en-Bière. Dans les années 1820, arrivèrent les premiers peintres déçus par l'académisme de la capitale. Les précurseurs furent Jean-Baptiste Camille Corot, Théodore Caruelle d'Aligny et Paul Huet. Bien d'autres suivirent. De 1849 à 1875, quelque soixante artistes fréquenteront le village, surnommé alors Montmartre-sous-Bois. Aujourd'hui, au 92 de la Grande-Rue, le musée de l'Auberge Ganne reste, pour de nombreux passionnés de l'impressionnisme, français et étrangers, un endroit mythique et un passage obligé.

FontainebleauHaut de page

Fontainebleau était, au XIIe siècle, un hameau que Louis VII avait doté d'un rendez-vous de chasse et d'une chapelle. Saint Louis y fait construire un pavillon et un hôpital. La ville devient royale sous François Ier et le château se transforme en véritable palais. La proximité de la Cour attire une nombreuse population, des nobles faisant construire de grandes bâtisses autour de la demeure royale. Louis XIV fait construire l'église Saint-Louis en 1661 et, lorsque Napoléon Bonaparte y réside, la ville s'accroît encore. Au total, 34 souverains, de Louis VI le Gros à Napoléon III, ont séjourné à Fontainebleau au cours de sept siècles. Fontainebleau est aussi la ville du cheval, avec une longue tradition équestre, liée, en partie, aux différents souverains passionnés d'équitation et de vénerie, et à Napoléon Ier qui fonde ce qui deviendra le centre sportif d'équitation militaire. Terrain où le grès permet l'escalade, renommée dans le monde entier et à seulement 45 minutes de Paris, la forêt représente un endroit idyllique pour passer au vert un week-end ou même une journée.

Moret-sur-LoingHaut de page

Imposante cité médiévale située au Moyen Age à la frontière du royaume de France et du duché de Bourgogne, cette forteresse capétienne annexée en 1068 fit les beaux jours de Louis VII et de Philippe Auguste. C'est en arrivant par l'est, avant de franchir le vieux pont du XIIe siècle, que la vue sur la ville est la plus belle. On embrasse d'un seul coup toute la vue sur le Loing et ses îlots, le vieux moulin à tan, le quai des laveuses, la superbe porte de Bourgogne et les remparts. La ville a conservé de multiples traces de son passé. Si l'on remarque avant tout ses portes, situées à chaque extrémité de la vieille ville, elle possède également de magnifiques monuments romains et moyenâgeux. Aujourd'hui, Moret sait faire revivre ses souvenirs, grâce à ses musées ouverts au public (le musée du Sucre d'Orge et le Point Sisley) mais, également, par des manifestations annuelles de tout premier plan, comme les spectacles son et lumière ou la Fête 1900.

Grez-sur-LoingHaut de page

De l'ancien village fortifié, il reste, aujourd'hui, la tour Ganne (le donjon), l'église Saint-Laurent, le vieux pont et les pittoresques ruelles. Grâce à sa situation privilégiée au bord du Loing, le joli bourg devient, à partir de 1860, le centre d'une importante activité culturelle. Venus de toute l'Europe et même du Japon, comme Seiki Kuroda, le précurseur de la peinture moderne japonaise, nombre d'artistes aimaient peindre le long du Loing ou dans les ruelles médiévales. De grands noms du monde des arts sont venus à Grez-sur-Loing, parmi lesquels Delius, compositeur anglais mort ici en 1934, Kume, Nordstrom, Robinson, les frères Goncourt, Stevenson ; d'autres, aussi, en des temps plus anciens, comme Blanche de Castille ou Louise de Savoie... Sur les bords du Loing, la promenade mène aux deux lavoirs du jardin du XIVe siècle immortalisé sur la toile par Jean-Baptiste Corot.

Bâtie de chaque côté des rives du Loing et le long de son canal, la cité a gardé de nombreux témoignages de son passé médiéval. Outre le château ouvert à nouveau au public et l'église Saint-Jean-Baptiste, on peut admirer dans le vieux centre de nombreuses maisons à colombages des XVe et XVIIIe siècles. Nemours doit son essor à Gauthier de Villebéon, chambellan de Louis VII, bâtisseur, vers 1160, de la citadelle ayant la fonction de frontière entre le royaume de France et le comté de Champagne. Conjointement à son passé médiéval, Nemours a pris une place de premier rang dans le domaine de la Préhistoire avec la création, en 1981, du plus grand musée francilien. L'économie de la ville est basée sur les sablières, les carrières, l'apiculture et la fabrication de bonbons au coquelicot. En été, la ville est bercée par le Loing sur lequel naviguent barques des pêcheurs et bateaux de loisirs.

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