Le guide : FRANCE À MOTO : Les monts du Cantal

Les monts du Cantal

Circuit 56
Circuit 56

A l'origine, les monts du Cantal constituaient un unique volcan de 80 km de diamètre. C'était il y a plusieurs millions d'années (entre 13 et 2 millions)... Aujourd'hui, les bords de l'ancien cratère sont déchiquetés et forment des pics dominés par le Plomb du Cantal, qui culmine à 1 855 m. Au départ d'Aurillac, et via la superbe vallée de la Jordanne, ce circuit vous permettra de gravir l'un des sommets les plus fameux de la région, le puy Mary (1 783 m), avant de " redescendre " vers Murat et Saint-Flour. En atteignant la Truyère et le lac du barrage de Grandval, dans les premiers kilomètres après Saint-Flour, ne ratez pas le viaduc de Garabit, oeuvre de Gustave Eiffel, ni la vue sur la retenue à partir du belvédère de Mallet. Le retour vers Aurillac se fait ensuite par des routes parallèles à la Truyère qui se révèlent parfois assez techniques, avec de nombreux virages et d'importants rétrécissements, notamment entre Chaudes-Aigues et Pierrefort. Soyez très prudent dans cette partie du tracé relativement déserte, notamment en cas de chaussée humide.

Les monts du Cantal
Les monts du Cantal
AurillacHaut de page

Aurillac, qui abrite 28 600 habitants, est la préfecture du département du Cantal. Elle est construite à 630 mètres d'altitude, sur les rives de la Jordanne, un affluent de la Cère, toute proche. Aurillac n'est réellement connue qu'à partir de 856, année de naissance du comte Géraud. Ce dernier, patron de la cité, voit le jour au château d'Aurillac, dont son père est le seigneur. Vers 900, Géraud fonde une abbaye bénédictine qui plus tard portera son nom. La ville s'est d'abord constituée autour d'un noyau initial situé à proximité immédiate de l'abbaye. C'est au XIIIe siècle que s'organisent des coutumes municipales, malgré l'opposition des abbés de l'époque. L'influence de ces derniers s'achèvera par la victoire des consuls et la prise du château de Saint-Etienne en 1255. Aux XIIIe et XIVe siècles, Aurillac soutient plusieurs sièges contre les Anglais et, au XVIe siècle, la ville continue de subir les guerres civiles et religieuses. En 1569, elle est livrée par trahison aux protestants et horriblement saccagée. Avant la Révolution, Aurillac abrite un présidial et porte le titre de capitale de la Haute-Auvergne. En 1790, à la création des départements, après une période d'alternance avec Saint-Flour, Aurillac devient définitivement le chef-lieu du Cantal. C'est l'arrivée de la voie ferrée, en 1866, qui accélère le développement de la cité. Plus que millénaire, Aurillac possède un riche patrimoine historique, dont le château Saint-Etienne, sur les hauteurs de la ville, est l'un des principaux biens. Les marchés ont lieu place de l'Hôtel de Ville, les samedis et mercredis matin. Enfin, un festival renommé, le festival international de théâtre de rue, rassemble chaque année, la troisième semaine d'août, plusieurs milliers de visiteurs.

Avec près de 2 200 habitants, Murat est la quatrième ville du Cantal. Encadrée par trois rochers basaltiques alignés, elle est souvent surnommée la " ville aux 3 rochers ". La vieille ville recèle des trésors de différentes époques. Les principaux sont les vestiges des remparts, avec leurs tours et portes, la maison des Templiers (rue Vialboudou) des XIVe et XVe siècles, la maison consulaire (rue du Faubourg-Notre-Dame) avec sa façade du XVe siècle, l'hôtel particulier du XVIe siècle, abritant actuellement la maison de la Faune, le tribunal de Murat, ancien couvent des dominicains, reconstruit au XVIIIe siècle, la halle à charpente métallique du XIXe siècle, sans oublier les demeures du XVIIe siècle, avec leurs arcades en anse de panier sur colonnes, typiques des constructions de la ville. En ce qui concerne les alentours et les rochers mentionnés plus haut : le rocher de Bonnevie se caractérise par ses magnifiques orgues basaltiques, et le sommet du rocher de Bredons abrite un prieuré du XIe siècle. Enfin, le rocher de Chastel-sur-Murat offre un panorama exceptionnel à 360 degrés aux abords de la chapelle Saint-Antoine, érigée au XIIe siècle.

Saint-FlourHaut de page

Saint-Flour, capitale historique de la Haute-Auvergne et sous-préfecture du Cantal, abrite une population de 6 600 habitants. Elle possède une ville haute, établie sur un éperon rocheux à 900 m d'altitude, et une ville basse. Bien qu'une cella fut édifiée au Ve siècle, il fallut attendre le XIe siècle et que le site passât dans le giron de l'abbaye de Cluny pour qu'on y construisît un prieuré. La cité et les premières fortifications se développèrent autour. En 1317, la ville reçut l'évêché, qui jusqu'alors se trouvait à Clermont-Ferrand. Dès 1921, Saint-Flour fut décrétée station de tourisme. Saint-Flour possède aujourd'hui le label Pays d'Art et d'Histoire, bien mérité tant la ville haute constitue un joyau de vestiges architecturaux. Les rues y sont étroites et convergent vers la place d'Armes, autour de laquelle se trouvent de nombreux monuments, dont la cathédrale Saint-Pierre, cathédrale gothique du XVe siècle. La ville basse vaut principalement pour son Pont-Vieux qui enjambe l'Andler, classé aux Monuments historiques.

Chaudes-AiguesHaut de page

Le nom de Chaudes-Aigues vient du latin calentes aquae, qui signifie " eaux chaudes ". La station thermale, nichée au creux de la vallée de Remontalou, à 750 m d'altitude est prisée depuis les Romains qui venaient déjà s'y faire soigner. Témoignage de l'ardente activité des entrailles de la terre, une trentaine de sources jaillissent dans les environs. Mais la plus importante est celle du Par avec son eau qui sort du sol à 82 °C et dont le débit est de 280 l/min. Elle serait la plus chaude d'Europe.

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