Le guide : FRANCE À MOTO : Le Larzac

Le Larzac

Le Larzac... Qui n'a pas entendu parler de son fameux plateau ? On en pourtant beaucoup débattu dans les années 1970, quand le gouvernement envisagea d'agrandir le camp militaire qui se trouve à La Cavalerie de plus de quatre fois sa superficie (3 000 ha actuellement), décidant d'exproprier du même coup nombres de propriétaires terriens. Mais les paysans ne l'entendirent pas de cette oreille et, 10 ans de lutte et de manifestations plus tard, avec le soutien d'une partie de la population française, le projet fut abandonné par le nouveau président de la République, François Mitterrand. Ce circuit vous permet d'explorer le Parc naturel régional des Grands Causses, avec une assez grande diversité de paysages. A l'est du tracé, le causse du Larzac, vaste plateau en partie délimité par le canyon de la Dourbie ; au centre, les avant-causses, le croissant fertile du parc où coule le Tarn et où se trouvent Millau et Saint-Affrique ; et à l'ouest et au sud du circuit, les monts, couverts de forêts et aux vallées encaissées. Cette virée est avant tout nature et, mis à part Millau et Saint-Affrique, aucune ville d'importance n'est sur le parcours. Pensez-y en ce qui concerne votre ravitaillement en essence... et en nourriture. Sur le plateau, le circuit " Larzac templier et hospitalier " rappel le passé historique de la région au travers de cinq sites, dont les villages fortifiés de La Couvertoirade et Saint-Jean-d'Alcas, sur votre route (ce dernier ne fut fortifié que par peur du brigandage). A Millau, agréable à visiter, ne ratez sous aucun prétexte le célèbre viaduc.

Le Larzac
Le Larzac
Circuit 83
Circuit 83

La ville est devenue célèbre grâce au plus beau " tire-bouchon " du monde, le viaduc. Mais il y a bien des siècles, Millau était déjà connue. En gaulois, la ville s'appelait Condatomagus, " le marché de la Confluence ", au carrefour des gorges du Tarn et de la Dourbie. Dès le Moyen Age, la ville devint un important carrefour commercial et, à la faveur du retour des croisades, la mégisserie - le tannage des peaux à l'alun - fit son apparition et fut une des principales activités de la ville. La fabrication des gants a rendu célèbre la ville dans toute l'Europe. Aujourd'hui, il ne reste de l'industrie gantière que quelques artisans spécialisés dans le haut de gamme. Pour connaître l'histoire de la ville, une visite pédestre s'impose. La place Foch, très pittoresque, a gardé ses belles arcades construites du XIIe au XVIe siècle, et une belle fontaine. Sur cette place s'ouvre l'église Notre-Dame, ancien édifice roman reconstruit au XVIIe siècle, dont le choeur est décoré de magnifiques fresques. En plein coeur de la ville, le beffroi est une ancienne tour carrée du XIIe siècle, surmontée d'une tour octogonale au XVIIIe siècle. Il surplombe le vieux Millau de ses 42 m et offre une vue sans pareille de la ville.

Le viaduc de Millau

Le viaduc de Millau est un pont à haubans qui porte l'autoroute A75 (Clermont-Ferrand-Béziers). Il assure la jonction entre le causse Rouge et le causse du Larzac en franchissant une brèche de 2 460 m de longueur et de 270 m de profondeur au point le plus haut, avec un panorama exceptionnel et des vents pouvant dépasser les 200 km/h. L'ouvrage a été inauguré le 17 décembre 2004, trois ans seulement après la pose de la première pierre. Il est l'oeuvre de l'architecte Norman Foster. Il s'agit du pont routier le plus haut du monde et de l'un des éléments majeurs du tourisme dans la région.

La Roque-Sainte-MargueriteHaut de page

Le village est bâti à l'entrée du ravin du Riou sec - rivière sèche en occitan. Une magnifique chapelle romane est accessible par les ruelles tortueuses du village. Le village est dominé par les chaos ruiniformes de Montpellier-le-Vieux et du Rajol.

A voir / A faireHaut de page
Un détour indispensable

A 8 km au nord de l'itinéraire à partir de La Roque-Sainte-Marguerite, le chaos de Montpellier-le-Vieux ne doit pas être négligé : c'est un site exceptionnel. Cet impressionnant chaos de rochers ruiniformes est le plus grand labyrinthe rocheux d'Europe.

La CouvertoiradeHaut de page

A la fin du XIIe siècle, les Templiers construisent une forteresse au pied de laquelle le village va s'installer. En 1312, le village passe aux mains des Hospitaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem. C'est lors de la guerre de Cent Ans que les habitants érigent des remparts - achevés en 1445. Au XVe siècle, les Hospitaliers sont appelés à la défense de Rhodes. La cité acquiert alors une certaine autonomie. De nos jours, l'ensemble médiéval a été préservé et les murailles laissées intactes. A l'intérieur, on découvre un méandre de ruelles et de passages couverts où subsistent des maisons du XVe au XIXe siècle.

Roquefort-sur-SoulzonHaut de page

L'histoire de ce village, qui a donné son nom à un fromage, est directement liée au bouleversement géologique qu'il a subi et à son élevage pastoral. En des temps immémoriaux, la montagne s'est effondrée, donnant un " combalou ", une étendue d'éboulis rocheux. Par extension, la montagne devint ensuite le combalou. L'éboulis a créé des failles internes dans lesquelles l'air circule au gré de la différence de température entre l'intérieur et l'extérieur. Ces failles sont des diaclases, que l'on appelle plus communément " fleurines ". L'air venu de la montagne du Larzac, qui circule à l'intérieur, est particulièrement favorable à l'affinage du fromage. La fabrication et l'affinage du roquefort est devenu ici un vrai produit touristique. On peut visiter les caves de deux entreprises : Société et Papillon, ainsi que l'écomusée Gabriel Coulet.

Saint-AffriqueHaut de page

Le nom de Saint-Affrique apparaît officiellement en 1238. A partir de 1320, la ville appartient conjointement au roi de France, à l'évêque de Vabres et au comte de Caylus. Durant la guerre de Cent Ans, elle passe sous domination anglaise, puis devient une importante place protestante lors des guerres de Religion. Au XVIIIe siècle, la prospérité de la ville s'affirme avec l'installation de draperies, et de fabriques de bonnets et de tricots. Cette activité décline au XIXe siècle, alors que le secteur agricole se développe. Aujourd'hui, Saint-Affrique vaut surtout pour les services (essence, alimentation, hôtellerie, etc.) qu'elle peut offrir dans une région relativement peu peuplée. On peut néanmoins y voir son église néogothique du XIXe siècle, surmontée d'une flèche de 81 m, et, au nord de la ville, le rocher de Caylus, qui offre un beau panorama sur la région et où s'élevait, jusqu'en 1238, une forteresse. A noter que les vestiges du Néolithique abondent autour de la ville ; plus de 30 dolmens ont été recensés.

Brousse-le-ChâteauHaut de page

Brousse-le-Château est un village médiéval classé parmi les Plus Beaux Villages de France. Ses ruelles étroites et pavées mènent à de nombreuses maisons de caractère. Par le pont gothique qui enjambe l'Alrance, on accède au château féodal (XIe-XVIe siècles), construit sur un piton rocheux.

Les Raspes : un territoire de roches et d'eau

Ce nom, vous le trouverez sans cesse entre Brousse-le-Château et Saint-Rome-de-Tarn. Les raspes sont des défilés encaissés et relativement sauvages, faits de roches de schiste noir abruptes. Couvertes de genêts, de châtaigniers, elles s'enfoncent dans les eaux vertes du Tarn. Les points d'accès aux berges étant rares, les Raspes se découvrent en bateau. Toute cette région est baignée de légendes. C'est ici que l'on a découvert des statues-menhirs. Une ancienne légende raconte même qu'aux Costes-Gozon, un village qui surplombe le Tarn, on aurait vu, il y a bien longtemps, le dragon de Rhodes. On trouve ici aussi des dolmens, des bouts de terre inexplorée, des portes d'évasion vers d'autres mondes. Par la route qui domine les Raspes, le visiteur peut par moment croire qu'il domine quelques fjords de Norvège. La vallée est profonde, verte, belle et mystérieuse.

Saint-Rome-de-TarnHaut de page

Un pont datant du XIe siècle permettait d'entrer dans la cité. Il en reste quelques vestiges. Une promenade dans les rues permettra de franchir les portes fortifiées pour découvrir un patrimoine architectural remarquable, comme les façades sculptées de la rue de la Renaissance. Près de la place se trouve un lavoir, alimenté par un petit cours d'eau qui tombe en cascade dans le Tarn, juste avant le pont. A voir également, la tour de l'Horloge, et à proximité, quelques jolies maisons.

Réparations hors circuitHaut de page
Vue d'Albi depuis la rivière du Tarn.
Vue d'Albi depuis la rivière du Tarn.
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