Le guide thématique Petit Futé FRANCE À MOTO : Les monts d'Ambazac et de Blond

Les monts d'Ambazac et de Blond

Circuit 50
Circuit 50

Cette virée autour de Limoges va vous permettre de parcourir deux massifs assez connus de la Haute-Vienne. A l'ouest du tracé, les monts de Blond, culminant à 514 m et relativement isolés, et à l'est, les monts d'Ambazac, beaucoup plus étendus et dont le point le plus élevé est le signal de Savagnac, à 701 m. Tous deux constituent la partie orientale des monts de la Marche et les premiers contreforts du Massif central. Vous ne devriez pas rencontrer grand monde sur ces routes du Limousin où quelques points d'arrêt se doivent de figurer à votre programme : le lac de Saint-Pardoux, site touristique majeur de la région où il vous sera possible de piquer une tête ; la collégiale Saint-Pierre au Dorat, véritable joyau de l'art roman ; Oradour-sur-Glane, village martyr de la Seconde Guerre mondiale ; et Saint-Junien, dont la collégiale mérite le coup d'oeil. Enfin, et bien que le transport de vaisselle fragile ne soit pas l'idéal en moto, pensez à visiter Limoges : la ville, bien sûr, mais aussi le musée national de la porcelaine Adrien Dubouché ou/et l'un de ses nombreux magasins dédiés à la porcelaine et aux émaux.

Les monts d'Ambazac et de Blond
Les monts d'Ambazac et de Blond

Ville chargée d'histoire, mais aussi premier pôle économique de la région, Limoges, ville de naissance d'Auguste Renoir, est principalement connue pour sa porcelaine et ses émaux. A partir de la gare des Bénédictins, à voir pour son architecture, l'avenue du Général-De-Gaulle, prolongée par le boulevard Louis-Blanc, coupe la ville du nord au sud, et divise les quartiers en deux groupes. A l'ouest, les quartiers du Château et de la Boucherie, bâtis autour de la crypte Saint-Martial, constituent le centre-ville. On y trouve notamment les Halles (place de la Motte), l'Opéra-Théâtre et la préfecture. L'architecture mêle immeubles des années 1920 à 1960, hôtels particuliers des XVIIIe et XIXe siècles, constructions Art déco et maisons médiévales à colombages (rue de la Boucherie). A voir en priorité : la gare des Bénédictins (place Maison-Dieu), le quartier de la Boucherie, le Musée national de la porcelaine (Adrien Dubouché), la cathédrale Saint-Etienne, l'ancien palais épiscopal et ses jardins (Musée municipal des Beaux-Arts) et le Musée de la Résistance. Faites également un tour sur les berges de la Vienne, dans le quartier des Ponts.

Le couvertHaut de page
Saint-PardouxHaut de page
Oradour-sur-GlaneHaut de page
Le massacre d'Oradour-sur-Glane

Le 10 juin 1944, la division S.S. " Das Reich " massacre six cent quarante-deux personnes, dont près de trois cents enfants, et brûle le village. Vers 14h, la population est rassemblée au champ de foire ; des groupes d'hommes sont répartis dans des granges pour y être mitraillés ou brûlés. Les femmes et les enfants seront enfermés dans l'église et subiront le même massacre, après que l'engin destiné à les asphyxier n'ait pas fonctionné et provoqué un début d'incendie. Une seule femme survivra à l'enfer. Par sa symbolique, la conservation d'Oradour est unique au monde. Le cimetière abrite une des rares lanternes des morts qui subsistent en Limousin.

Saint-JunienHaut de page

Saint-Junien est, avec 11 500 habitants, la deuxième ville du département par la population, après Limoges. Elle est célèbre par ses papeteries, ses mégisseries et surtout pour ses ganteries. Cet artisanat, qui s'est développé au Moyen Age, bénéficie dès le XVe siècle d'une grande renommée. Après la Seconde Guerre mondiale, les ateliers se comptaient par centaines et les ouvriers par milliers. Aujourd'hui, trois ateliers produisent annuellement près de 1 500 000 paires de gants, et plusieurs magasins d'usines sont installés en ville ou à proximité.

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