Le guide : FRANCE À MOTO : Virée de Pau à la frontière espagnole

Virée de Pau à la frontière espagnole

Pour deux tiers en plaine et un tiers en montagne, ce circuit au départ de Pau commence par suivre les petites routes vallonnées au nord de la ville avant de vous mener à Orthez, située à une quarantaine de kilomètres à vol d'oiseau. Après avoir traversé la gave de Pau, la route reste agréable, mais relativement plate jusqu'à Tardets-Sorholus. Dès l'embranchement avec la D26, à la sortie du bourg, les montagnes se resserrent progressivement autours du bitume. Après Laugibar, la route s'élève rapidement en direction du col d'Erroymendi (1 362 m), prenant une tournure toute montagnarde. A quelques kilomètres de ce premier col, un deuxième, le Puerte de Larrau (1 573 m), marque la frontière avec l'Espagne. Arrivé au petit village d'Isaba, tournez à gauche sur la NA1370, afin de rejoindre, via une très belle série de lacets, le Portillo de Eraice (1 578 m). Suivez ensuite la ligne de crête jusqu'au col de la Pierre-Saint-Martin (1 760 m). Vous êtes alors de retour en France. A proximité se trouve le gouffre de la Pierre-Saint-Martin, longtemps réservé aux spéléologues chevronnés. Depuis 2010, une salle visitable par tous, la salle de la Verna (245 m de diamètres et 194 m de haut), a été rendue accessible à tous et peut faire l'objet d'une visite (n'y consacrez pas moins d'1h). L'accès se fait en navette à partir du village de Sainte-Engrâce, également connue pour les gorges de Kakuetta. Sitôt passés la petite station de ski de La Pierre-Saint-Martin et le col de Soudet (1 540 m), la descente vers Arette est un vrai régal, avec d'innombrables virages et d'incomparables points de vue. A partir d'Arudy, la D934 puis la N134 vous ramènent vers Pau.

Virée de Pau à la frontière espagnole
Virée de Pau à la frontière espagnole
Circuit 94
Circuit 94

Ville natale d'Henri IV, Pau obtient son titre de capitale au XIXe siècle, et s'ouvre au monde des échanges sous Napoléon. L'influence anglaise est visible, comme en témoignent les somptueuses villas, l'hippodrome, le cercle anglais et le Pau Hunt, le premier golf du continent, laissés en héritage. Deuxième ville d'Aquitaine, avec ses 90 000 âmes, Pau préserve son royal passé et permet d'agréables balades. A voir, en priorité : le château de Pau (qui abrite le Musée national) et le boulevard des Pyrénées.

En cas de panneHaut de page

Plusieurs magasins et concessionnaires motos se trouvent à Lons, à la sortie ouest de Pau, de part et d'autre de la D834.

Etape des pèlerins de Saint-Jacques-de-Compostelle, capitale du Béarn durant deux siècles, fief protestant au temps de Jeanne d'Albret, Orthez attire principalement la foule lors de sa féria de juillet.

Mauléon-LicharreHaut de page

Capitale souletine, l'histoire de Mauléon se confond en grande partie avec celle de la Soule. De son passé, il lui reste le château fort, l'hôtel de Maytie d'Andurain (XVIIe siècle) et l'hôtel de Montréal (actuel Hôtel de Ville - XVIIIe siècle), vestiges d'une époque prospère, au Moyen Age, et d'une activité économique intense, au XIXe siècle, liée à la fabrication d'espadrilles.

La Pierre-Saint-MartinHaut de page

Site karstique (relief formé par l'action de l'eau) unique en son genre, haut lieu de la spéléologie, la Pierre-Saint-Martin est aussi exceptionnelle pour ses paysages. En hiver, le site abrite une station de ski alpin familiale, avec vingt pistes balisées. Culminant à une hauteur de 1 760 m, le col de la Pierre-Saint-Martin offre une magnifique vue sur le territoire espagnol et le relief des " arres ", champs de lapiaz crevassés et ciselés par le ruissellement des eaux, qui s'étendent au pied du pic d'Anie (2 504 m).

Le gouffre de la Pierre-Saint-Martin et la salle de la Verna.

Exploré dès la fin du XIXe siècle, le massif du mont Saint-Martin devient célèbre avec la découverte en 1950, par Georges Lépineux, du puits qui constituera le premier accès au gouffre de la Pierre-Saint-Martin. En 1951, cette verticale de 320 m, la plus grande du monde à l'époque, est descendue par Georges Lépineux, Marcel Loubens et Haroun Tazieff, au cours d'une expédition menée par le physicien Max Cosyns. En 1952, une nouvelle expédition à laquelle participe toujours Haroun Tazieff tourne au drame : Marcel Loubens fait une chute et décède au fond de l'abîme. Le corps est enterré sur place, et ne sera ramené à la surface que deux ans plus tard. Une plaque située au fond du gouffre commémore le drame. Puis, en 1953, la salle de la Verna est découverte par des spéléologues lyonnais. C'est EDF, puis la SHEM, une filiale du groupe Suez, qui perceront le tunnel permettant d'atteindre cette salle, non pas à partir de Saint-Martin, mais de Sainte-Engrâce. Les travaux commencent 1953 et se terminent en 2006.

Sainte-EngrâceHaut de page
A voir / A faireHaut de page

Deux sites majeurs peuvent être découverts à partir de Sainte-Engrâce : les gorges de Kakuetta et l'immense salle souterraine Verda. Pour chacun des deux, prévoir au minimum une demi-journée pour tenir compte des temps de déplacement.

Oloron-Sainte-MarieHaut de page
Quartier Notre-Dame d'Oloron.
Quartier Notre-Dame d'Oloron.
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