Le guide thématique Petit Futé FRANCE À MOTO : Rennes et sa région

Rennes et sa région

Ce circuit ravira à n'en pas douter les passionnés de mystère et de magie celtique. En effet, une partie du tracé longe Brocéliande (la forêt de Paimpont), qui n'est rien d'autre que la forêt mythique de Merlin l'enchanteur... avec ses menhirs, ses fées et même le tombeau de Merlin lui-même... Un peu plus de 250 km de paysages relativement plats à parcourir, au travers de champs et de paysages bucoliques à souhait, le voyage rythmé par la découverte de perles rares telles que Vitré, le château de Craon ou encore celui de Châteaubriant. Hormis ces points d'intérêts inévitables, la région est riche en monuments et vestiges qui rappellent les luttes incessantes qui déchirèrent de tout temps la Bretagne, notamment depuis son unification sous le règne d'Erispoë, en 851. N'hésitez donc pas à faire de fréquents écarts au circuit proposé, afin de visiter les sites qui ne se trouvent pour certains qu'à quelques kilomètres du tracé et que nombre d'offices de tourisme, voire de cartes locales, seront à même de vous indiquer. A Lohéac, ne manquez sous aucun prétexte le Manoir de l'automobile. En cas de panne, sachez que la région est pauvre en réparateurs et qu'hormis à Rennes, vous n'aurez pas de concessionnaire sur votre route.

Rennes et sa région
Rennes et sa région

Rennes s'appelait à ses débuts Condate. Elle était le chef-lieu de la tribu gauloise des Riedones, avant d'être colonisée par Rome. A la fin du IIIe siècle, celle que l'on nomme civitas riedonum, se dote d'une première enceinte de 1 200 m. La ville voit son pouvoir politique s'accroitre au Moyen Age en devenant successivement forteresse des Marches de Bretagne puis capitale du Duché de Bretagne. La tour Duchesne et les portes Mordelaises sont les principaux vestiges fortifiés qui restent du XVe siècle. Sous l'Ancien Régime, Rennes est la capitale administrative de la province. Le Parlement de Bretagne y siège dès 1561. Le 23 décembre 1720, un gigantesque incendie détruit pendant six jours tout le centre-ville. Près de neuf mille maisons en pan-de-bois sont réduites en cendre, seuls subsistent les quartiers autour de la cathédrale et les faubourgs. Les anciennes rues tortueuses laissent la place à des voies rectilignes et à des perspectives, bordées de maisons ordonnancées en pierre. Deux places royales sont créées : les actuelles places de l'Hôtel de Ville et du Parlement. A la Révolution, la ville choisit rapidement le camp de la République. Au XIXe siècle, Rennes reste un peu à l'écart de la grande mutation industrielle à l'exception de l'installation de deux usines importantes  : l'imprimerie Oberthür et l'arsenal. Le chemin de fer arrive en 1857, et avec lui la ville s'ouvre vers le sud, habité par de nombreux cheminots. C'est aussi l'époque où Rennes commence à développer sa vocation universitaire. Très endommagée par les bombardements de la Seconde Guerre mondiale, Rennes entreprend sa reconstruction dans les années 50. Avec l'édification des grands quartiers modernes, le bâtiment occupe une place de choix dans l'activité d'une ville restée jusque-là essentiellement administrative et commerciale. La ville a développé une industrie marquée par quelques grands noms, comme Citroën ou les groupes Legris, Le Duff, etc, et la ville est aussi une capitale commerciale très fréquentée. A voir en priorité : le Parlement de Bretagne, les fortifications, les places royales, les maisons en pan-de-bois.

Les quais de la Vilaine
Les quais de la Vilaine
ChampeauxHaut de page

La commune compte trois ensembles architecturaux protégés au titre des monuments historiques : la collégiale Sainte-Marie-Madeleine (XVe siècle), le château de l'Espinay (XVIe siècle) et le menhir de la Haute-Pierre, situé près du Feu Lambert.

Dominant la vallée de la Vilaine, Vitré est une perle du patrimoine médiéval breton. C'est également l'une des plus anciennes baronnies régionales. Elle naît aux XIe-XIIe siècles autour de son monastère. Son château fort défendant l'accès à la Bretagne en fait rapidement une place militaire aussi importante que Fougères. Le premier château fut construit par Rivallon le Vicaire, chevalier du duc Geoffroy Ier, mais le second édifice (construit par le fils de Rivallon) le supplante et assure le rayonnement de la ville. A partir du XVe siècle, Vitré est une cité des plus actives, vivant du commerce international des toiles de chanvre et des draperies, son influence perdurant jusqu'au XVIIe siècle. Au XVe siècle, les marchands fondent la confrérie des Marchands d'Outre-mer qui exporte vers l'Europe et l'Amérique la grosse toile dite " de canevas ". L'aisance de la ville se lit dans la prolifération de maisons à pignon aigu et à pans de bois des bourgeois vitréens, qui se démarquent fortement en Bretagne.

Craon, ville marchande de campagne, célèbre pour son fil de lin, aux nombreux greniers à sel et aux halles du XIIe siècle réputées parmi les plus grandes de France, a vu ses murailles médiévales chargées de garder la frontière bretonne disparaitre vers 1820. Son château en est aujourd'hui l'attrait touristique majeur.

ChateaubriantHaut de page

Partie intégrante de la Bretagne historique et du Pays de la Mée, la ville s'est constituée à partir d'un site, Béré, où s'étaient établies une motte primitive au Moyen Age et une foire, toujours actuelle, aujourd'hui millénaire. Elle se développe autour de son château, maintes fois remanié, sur fond d'affrontements entre la Bretagne et la France, liée à sa situation sur les Marches de Bretagne. La ville médiévale se constitue entre le XIIIe siècle et le XVe siècle, entourée de fortifications. Ce sont ses vestiges que l'on admire dans le centre historique, autour de l'église Saint Nicolas. La ville, centre important de la métallurgie au cours des révolutions industrielles, a été profondément modifiée à l'époque moderne. Attendez-vous à découvrir à chaque coin de rue maisons à colombages, venelles, tours escalières et autres détails architecturaux qui mettent ainsi en relief la richesse du patrimoine local. Le coeur de ville médiéval est délimité par les anciens remparts, qui ont entouré la ville jusqu'en 1860. La Maison de l'Ange, l'hôtel de la Houssaye, la Porte Neuve, le passage Sophie Trébuchet, la Tour du Four Banal sont quelques-unes des curiosités de la ville. Près du château, ne manquez pas de jeter un oeil au théâtre de Verre (le théâtre municipal) à l'architecture résolument moderne.

Lohéac, petit bourg de moins de 700 habitants, abrite le Manoir de l'automobile et des vieux métiers, avec un musée de l'automobile exceptionnel et un circuit privé (non ouvert aux motos). De quoi ravir les amateurs de belles voitures et de sports mécaniques de passage dans la région, mais aussi les curieux des choses du passé.

Située à mi-chemin entre Vannes et Rennes, non loin de la mystérieuse forêt de Brocéliande, Guer est une ville de tradition et d'histoires militaires. La ville doit son origine à saint Malo, premier évêque d'Aleth qui construisit au VIIe siècle un ermitage. A partir du XIXe siècle, Guer devient une ville de garnison. C'est dans l'une des parties de la commune (Coëtquidan) que sont implantées les écoles militaires de Saint-Cyr Coëtquidan, et notamment l'Ecole militaire interarmes (EMIA) chargée de former des officiers issus du recrutement interne.

Paimpont est connue pour sa forêt (communément assimilée à celle de la légende arthurienne de Brocéliande) et ses forges, citées dans les couplets d'un chant paillard célèbre : Les filles des forges. Cette chanson écrite au XVIIIe siècle fait référence aux forges de Paimpont qui étaient à cette époque très actives. Une version actualisée fut l'un des succès du groupe Tri Yann en 1972. A voir : l'abbaye et les forges qui sont ouvertes à la visite. La forêt, ses menhirs et ses dolmens se découvrent quant à eux à pied, à vélo et à cheval.

La forêt de Paimpont

Située aux confins du Morbihan et de l'Ille-et-Vilaine, avec ses 7 000 hectares, la forêt de Paimpont ne présente plus que les beaux restes de l'ancienne forêt qui couvrait toute la Bretagne intérieure. Mais elle reste un pays de légendes où les récits, empruntés au mythe arthurien ou issus des croyances populaires locales, surgissent à fleur de roche. Dans le " pays pourpré ", ainsi nommé en raison des schistes rouges qui forment sa base géologique, vous pourrez peut-être, si votre coeur est pur et votre conviction bien ancrée, rencontrer fées et elfes et pourquoi pas la belle Viviane et l'Enchanteur Merlin. Héritières des traditions celtes, galloises, et parfois même indo-européennes, ces légendes ont souvent varié au fil des temps. Vous pourrez à votre guise bâtir votre version personnelle, ces hauts lieux ont inspiré plus d'un poète.

Réparations hors circuitHaut de page
Rejoignez la communauté Petit Futé en 1 clic
Suivez-nous sur
Participez
à la communauté