Le guide thématique Petit Futé FRANCE À MOTO : En suivant le Lot et le Célé

En suivant le Lot et le Célé

En suivant le Lot et le Célé
En suivant le Lot et le Célé

Ce circuit assez sinueux vous entrainera au travers de paysages magnifiques, avec deux cours d'eau comme fil conducteur : le Lot et la Célé. Une fois la vieille ville de Cahors visitée, vous pourrez partir à la découverte de Saint-Cirq-Lapopie et de Carjac en suivant la D662, avant de faire un détour par les grottes de Foissac et le site médiéval de Peyrusse-le-Roc. Après Decazville, vous traversez le Lot pour vous rendre au village " rond " de Maurs (une ancienne bastide), en pays cantalais, avant de revenir vers Figeac. Ne manquez pas d'y faire une halte pour visiter la ville et le Musée Champollion, natif de Figeac, l'un des pères de l'égyptologie moderne. En rejoignant les rives de la Célé, la D41, virevolteuse à souhait, devrait vous donner bien du plaisir sur près de 80 km. Ne négligez pas pour autant un arrêt aux superbes grottes du Pech-Merle à Cabrerets.

Circuit 85
Circuit 85

Préfecture du Lot, capitale du Quercy, Cahors tire son nom de la peuplade gauloise des Cadourques. Au début du Ier siècle après J.-C., sous le règne d'Auguste, une ville romaine est fondée sur toute la surface du méandre enserré par le Lot. Opulente, elle a révélé notamment 50 mosaïques, un théâtre, les vestiges d'un édifice thermal et même, tout récemment, les vestiges d'un amphithéâtre. Après un élan de reconstruction au VIIe siècle sous l'évêque Didier, Cahors connaît un véritable âge d'or du XIIe au XIVe siècle, notamment grâce à l'activité de ses marchands-usuriers, les " Cahorsins ". Issu d'une de ces riches familles, Jacques Duèze devient pape en 1316 sous le nom de Jean XXII. Après les ravages de la guerre de Cent Ans, Cahors voit son pouvoir décroître de plus en plus face à sa rivale protestante, Montauban. En mai 1580, Henri de Navarre, futur Henri IV, envahit la ville. Siège de la cour des Aides au XVIIe siècle, place universitaire jusqu'en 1751, la ville ne connaîtra un regain d'activité économique qu'au milieu du XIXe siècle, avec l'arrivée du chemin de fer. Cahors, qui vit naître Léon Gambetta (1838-1882), est aujourd'hui une cité peu industrialisée, vivant essentiellement des commerces et des services, et de son vignoble réputé. Classée Ville d'Art et d'Histoire, des centaines de maisons médiévales, un ensemble épiscopal, plusieurs édifices religieux d'importance. A ne pas manquer, outre une balade dans la vieille ville, le cloître de la cathédrale et le Pont Valentré.

Saint-Cirq-LapopieHaut de page

Accroché à 80 m au-dessus du Lot, face à un cirque de hautes falaises, Saint-Cirq-Lapopie occupe un site admirable qui va de la vallée jusqu'au ras du plateau. Admirez l'église gothique fortifiée et édifiée à partir de 1522 avec les vestiges de son décor sculpté et des fragments de peintures murales. Le château, dont les terrasses offrent une vue imprenable, la maison Rignault située sur le rebord de la falaise, les portes de la Peyrolerie et de Rocamadour, maintenant porte de la Pelissaria - entre lesquelles s'étendait la ville médiévale -, les places du Carol et du Sombral, et l'auberge des Mariniers où vécut André Breton. Henri Martin, peintre post-impressionniste, a séjourné dans le pigeonnier-mirador de la place Carol, le point de départ d'un sentier descendant sur les berges du Lot. Aux portes du village, ne manquez pas les belvédères du Bancourel et du cirque de Venes car la vue y est spectaculaire. En complément de cette visite pittoresque, les férus d'art mécanique ne pourront pas manquer la Villa Mecanica.

Cité médiévale protégée par son cirque de falaises, Cajarc a un long passé puisque son histoire remonte à l'époque gallo-romaine. En 1256 fut octroyée au village une charte de coutumes ; Cajarc devint alors l'une des premières " communes libres " du Quercy. Durant la guerre de Cent Ans, défendue par de solides fortifications, Cajarc ne fut jamais prise par les Anglais. Pendant les guerres de Religion, elle devint une place-forte des protestants, qui y restèrent un siècle. C'est Richelieu qui ordonna que soient rasées les fortifications en 1623. Pour la plupart d'entre nous, la commune passa à la postérité lorsque Coluche y réalisa avec Guy Lux une parodie des jeux TV dans le fameux Schmilblick. Une avenue Coluche a même été inaugurée pour immortaliser l'événement.

A voir / A faireHaut de page

Village typique du Causse, Foissac n'aurait pas connu l'engouement qu'il suscite auprès des touristes si un agriculteur n'avait, en 1965, découvert une grotte préhistorique du plus grand intérêt. Pays des dolmens, il faut parcourir la campagne pour les découvrir ; un circuit pédestre leur est dédié.

CapdenacHaut de page

Capdenac-le-Haut, site fortifié, est un autre castrum qui a appartenu à Galiot de Genouillac au XVIe siècle. La citadelle nous révèle des remparts des XIIIe et XIVe siècles avec portes, donjon carré avec échauguettes (tour de Modon), maisons médiévales et haut calvaire de pierre du XVIIe siècle.

Peyrusse-le-RocHaut de page

Par un léger crochet au circuit, on peut se rendre dans le village pour admirer le prestigieux passé du site médiéval datant des XIIe et XIIIe siècles, dont il subsiste encore quelques vestiges.

DecazevilleHaut de page

L'histoire de la ville est liée à celle de la mine et de leur propriétaire, le duc Decazes, qui fut ministre de Louis XVIII mais qui, surtout, a créé la Société des Houillères en 1826. La ville possède cet aspect typique des cités industrielles. Au centre s'élève l'église, construite à l'initiative de Gracchus Cabrol, le directeur de la mine, en 1847, suivant le modèle de celle de Gênes. Le clocher a été achevé en 1873, 12 ans après la consécration de l'église.

Maurs, qui fait l'objet d'une petite incursion du circuit dans le Cantal, est une ville ronde construite autour de l'abbatiale Saint-Cézaire. Cette cité, portail du Midi, dispose d'un climat trés doux et rappele un peu les bastides du Sud-Ouest. C'est une ville animée et tous les jeudis se tient un important et authentique marché sur le tour de ville.

C'est au IXe siècle qu'est née Figeac, sur les rives du Célé, sur le site d'une abbaye bénédictine fondée par Pépin Ier, roi d'Aquitaine, arrière-grand-père du fameux Pépin le Bref. Cette Ville d'Art et d'Histoire possède une architecture médiévale exceptionnelle, et le secteur sauvegardé mis en place permet une meilleure approche du patrimoine. Au cours de la visite, on admirera les hôtels de la Monnaie, de Balène, d'Auglenat et du Livernon, puis les églises Saint-Sauveur et Notre-Dame-du-Puy, et les maisons à pans de bois. Plus loin, les hôtels Galiot de Genouillac, du Viguier et de Crussol, l'immense reproduction de la pierre de Rosette (place des Ecritures), la maison romane du Griffon (place Champollion), la maison Cisteron (place Carnot). Pour en savoir davantage sur l'histoire de la ville, rendez vous à l'Espace patrimoine, à l'Hôtel de ville. L'exposition permanente est libre d'accès.

Marcilhac-sur-CéléHaut de page

Regroupé autour de l'abbatial Saint-Pierre, Marcilhac abrite l'un des plus anciens monastères bénédictins du IXe siècle, dont dépendait Rocamadour au XIIe siècle et qui abandonna son autorité ecclésiale au profit de Tulle. L'abbaye de Marcilhac disparut à la Révolution. Elle conserve les restes d'un portail carolingien et possède le plus ancien portail roman de France (avec celui d'Arles-sur-Tech), une salle capitulaire avec ses chapiteaux et une partie des remparts du XIIe siècle.

CabreretsHaut de page

L'imposant château des Gontaud, du XVe siècle, flanqué de deux grosses tours rondes, ouvre l'accès au petit village situé au confluent de la Sagne et du Célé. En face sont plaquées contre la falaise du Roche-Courbe les ruines du " château du Diable ", détruit en 1390 afin de le rendre inutilisable par les pillards anglais. Aux alentours, ne pas manquer de visiter la remarquable grotte de Pech-Merle.

Vue générale de Cabrerets
Vue générale de Cabrerets
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