Le guide thématique Petit Futé FRANCE À MOTO : Rouler en sécurité

Rouler en sécurité

Que ce soit seul, en duo, en groupe, sous un orage ou dans toutes autres conditions, entreprendre un voyage à moto demande une bonne forme physique. On parcourt en général des distances plus longues et plus éprouvantes que le parcours quotidien ou la balade dominicale. Il faut prendre en compte qu'une moto chargée, surtout en duo, pèse lourd (parfois plus de 400 kg). Vos jambes travailleront à l'arrêt et en manoeuvre. A cela s'ajoute la fatigue nerveuse et mentale due à l'attention, redoublée par le fait de circuler sur des routes inconnues.

Il est donc vital de ne prendre la route qu'au meilleur de sa forme. Si vous n'avez pas l'habitude des longs trajets, reposez-vous, veillez à bien dormir la nuit précédant le départ, mangez léger avant de prendre la route, et n'hésitez pas à vous arrêter aux premiers symptômes d'assoupissement. Sur autoroute notamment, la monotonie du parcours et l'impression de sécurité entraînent une baisse de l'attention. Dès que vous sentez vos paupières lourdes, le regard qui baisse vers le tableau de bord et non plus loin devant, ou faites l'expérience des micro-sommeils d'une seconde dont on se réveille en sursaut, diminuez la vitesse, ouvrez le casque pour prendre un bol d'air frais et arrêtez-vous sur l'aire de repos suivante.

A la pause, n'abusez pas du café et du tabac, qui donnent une sensation de coup de fouet, suivie d'une chute encore plus forte de la capacité de concentration. Lors des repas, mangez léger. Si vous craquez malgré tout pour un déjeuner gastronomique, accordez-vous le temps de la digestion, ne serait-ce qu'une demi-heure. Une petite sieste n'a jamais tué personne, mais un défaut de vigilance, si.

Bien évidement, la consommation d'alcool, de médicaments qui assoupissent et de drogues est à proscrire dans tous les cas. On rappellera que depuis le 1er juillet 2015, 0,2 g par litre de sang est la limite d'alcoolémie autorisée pour les jeunes conducteurs en période probatoire.

Avec les autres usagersHaut de page

Vous partagez la route avec de nombreux autres usagers : motards, automobilistes, piétons, routiers, agriculteurs, cyclistes... Vous devez donc redoubler de vigilance, tant pour vous que pour les autres.

Vous êtes en vacances dans une région inconnue, sur des routes que vous découvrez ? Vous n'êtes sans doute pas le seul : faites attention aux comportements hésitants, aux arrêts brusques et aux changements de direction non signalés ou au dernier moment.

Respectez avant tout les distances de sécurité et adaptez votre vitesse aux conditions de circulation pour vous permettre de faire face à l'imprévu, tout en profitant de la balade.

La circulation inter-files

Depuis le 1er février 2016 et pour une durée annoncée de 4 ans (1er février 2020 ?), prorogeable 1 an, une mesure expérimentale de circulation inter-files pour les motards a été lancée dans quatre départements (Gironde, Rhône, Bouches-du-Rhône et Ile-de-France). Ceci suivant le décret n° 2015-1750 du 23 décembre 2015 portant expérimentation de la circulation inter-files.
Sont concernés les véhicules de catégories L3e et L5e (deux ou trois roues) d'une largeur d'un mètre maximum.
Cette mesure n'est pas considérée comme un dépassement (d'où la plus grande vigilance en remplissant un éventuel constat d'accident : vous ne doubliez pas !)
Pour être légale, la manoeuvre ne peut être réalisée que :

lorsque la circulation s'est, en raison de sa densité, établie en file ininterrompue sur toutes les voies, jusqu'à une vitesse maximale de 50 km/h.

sur les autoroutes et les routes, dont la vitesse maximale autorisée est supérieure ou égale à 70 km/h, à deux chaussées séparées par un terre-plein central et dotées d'au moins deux voies chacune, des départements concernés. Pour Paris, le périphérique et les autoroutes d'accès à la capitale sont clairement concernés.

De plus, les conditions suivantes doivent être réunies (article 2 du décret) :

1) L'espacement latéral entre les véhicules circulant dans les deux voies les plus à gauche d'une chaussée est suffisant ;
2) Aucune des voies de circulation sur la chaussée n'est en travaux ou couverte de neige ou de verglas sur tout ou partie de sa surface ;
3) Avant de circuler en inter-files, le conducteur avertit de son intention les autres usagers ;
4) La vitesse des véhicules en inter-files est limitée à 50 km/h ;
5) Il est interdit à un véhicule en inter-files de dépasser un autre véhicule en inter-files ;
6) Le conducteur en inter-files doit reprendre sa place dans le courant normal de la circulation, après avoir averti de son intention les autres usagers, lorsque les véhicules, sur au moins une des deux files, circulent à une vitesse supérieure à la sienne.

Attention : il est fort à parier que nombre d'automobilistes ne connaissent pas l'existence de cette expérimentation. Restez très prudent en effectuant la manoeuvre, signalez-vous et surveillez bien le regard des conducteurs dans les rétroviseurs comme les changements de directions ou de file intempestifs. Les slaloms et les remontées de files en centre-ville demeurent interdits.


Source : www.legifrance.gouv.fr

A l'attention du piloteHaut de page

Vous êtes responsable de votre passager, physiquement et moralement. C'est à vous qu'il incombe qu'il arrive à bon port et apprécie cette façon de vivre la route. Combien de vies ou simplement de vocations furent gâchées par des motards qui voulaient en mettre plein la vue à un passager néophyte ?

Si votre compagnon/compagne de route n'est pas habitué(e) à la moto, prenez le temps - avant de démarrer, moteur coupé et sans le casque - d'effectuer un rappel des règles de sécurité : quand et comment monter et descendre de la moto, où et comment se tenir, quel comportement adopter à l'accélération, au freinage, en virage, à l'arrêt... Le pilote doit avoir conscience qu'il n'est pas naturel pour un débutant de se pencher au-dessus du vide dans un virage, qu'il est normal d'avoir peur de tomber. Il faut donc aborder les premières courbes en douceur, amener le passager à prendre lui-même la mesure de la force gyroscopique, l'adhérence, l'équilibre... Une fois prêt, pendant que le moteur chauffe, aidez votre passager à vérifier son équipement.

Mettez le passager en confiance par une conduite adaptée. Efforcez-vous de le rassurer, surtout dans les premières minutes, en conduisant souple, sans à-coups et plus lentement que d'habitude. N'oubliez pas que le passager anticipe beaucoup moins que le pilote et n'a pas le contrôle de la machine. Qui n'est jamais monté derrière un autre pilote ne peut imaginer l'angoisse ressentie par le "  sac de sable " qui se vit véritablement comme un poids mort - mais aimerait bien rester en vie !

Arrêtez-vous régulièrement pour que votre passager se dégourdisse les jambes et vous fasse part de ses impressions afin d'adapter davantage votre conduite. Ne pas oublier également que le passager se refroidit et se fatigue souvent plus vite que le pilote.

Au moment de la montée ou de la descente du passager, n'hésitez pas à mettre d'abord la béquille latérale en sécurité et vérifiez bien que vous êtes au point mort.

A l'attention des passagers débutantsHaut de page

Montez ou descendez de la moto en respectant l'axe d'équilibre de l'engin, et quand le pilote vous l'indique.

Cherchez à ne faire qu'un avec le pilote en suivant ses mouvements. Une recommandation surtout valable dans les virages. Sans votre aide, le pilote ne pourra pas négocier la courbe correctement et la moto risque fort d'aller tout droit ou de se déporter excessivement vers l'extérieur. Prenez l'habitude de regarder la route pour anticiper la position que va prendre le pilote.

Evitez tout mouvement brusque, susceptible de surprendre le pilote et de déséquilibrer la moto. A haute vitesse, prenez garde à ne pas tourner la tête trop rapidement.

Ne vous appuyez pas sur le dos du pilote lors des freinages et évitez les coups de casque. L'utilisation de la poignée de maintien à l'arrière de la selle vous permettra de vous aider à vous maintenir à distance.

Pour indiquer quelque chose à voir, autant se le dire à haute voix - par micro ou en relevant la visière. Dans ce dernier cas, si la vitesse est trop élevée, convenez d'un code pour demander à diminuer la vitesse et pouvoir se parler, avec des tapes sur le dos ou l'épaule, et jamais sur le casque  !

Préparation de la motoHaut de page

Se déplacer à deux nécessite quelques ajustements de votre machine. Surgonflez un peu les pneus (environ 0,3 bar de plus), durcissez les réglages de l'amortisseur arrière et adaptez la hauteur du faisceau de phare. Certains modèles le permettent plus rapidement que d'autres. Toucher aux réglages des amortisseurs peut être assez délicat, aussi faut-il tester les différentes configurations et trouver le meilleur réglage avant de prendre la route.

Avant tout départ pour un long parcours, un petit essai dans les conditions de charge du voyage ne sera pas de trop pour se faire de nouveaux repères et juger du confort prévu.

Avec un enfantHaut de page

Il est possible d'emmener son enfant derrière soi, avec des aménagements et en gardant constamment à l'esprit la vulnérabilité des petits passagers. Par ailleurs, il faut que votre enfant demande à monter avec vous : lui imposer de partager votre passion pourrait bien le dégoûter à vie de la moto.

Il est déconseillé de transporter à moto un enfant de moins de 12 ans, voire dangereux en dessous de 8 ans. Les os et les muscles d'un enfant, particulièrement au niveau de la nuque, sont tout juste assez solides pour supporter le poids de sa tête (disproportionnée par rapport au reste de son corps), et encore moins le poids d'un casque. La logique suggère de choisir un casque le plus léger possible, donc un jet, mais celui-ci offre à l'inverse la moins bonne protection faciale. Il s'agit donc de trouver un casque intégral spécifique pour enfant, impérativement homologué.

Rappel de bon sens : l'enfant doit être aussi bien (voire mieux) protégé que l'adulte et porter une tenue de protection complète, qui couvre l'ensemble du corps.

La loi ne fixe pas d'âge minimal pour le passager, c'est sa taille qui compte. Le Code de la route stipule néanmoins qu'un enfant de moins de 5 ans doit être assis et attaché sur un siège homologué, avec des repose-pieds intégrés et réglables, et doté d'une poignée ou d'une ceinture. Les enfants de plus de 5 ans doivent pouvoir poser les pieds sur les repose-pieds et se tenir à l'aide de la courroie de maintien ou des poignées latérales. Des sièges enfants pour moto existent à partir de 2 ans et demi et jusqu'à 8 ans. L'adulte qui pilote la moto doit vérifier que les jambes de l'enfant ne pendent pas et ne peuvent se coincer entre la roue et la partie fixe.

Il vaut mieux réduire la vitesse et éviter de trop " pencher " avec un enfant derrière soi. Pour réduire encore les risques de chute, un top-case ou un sac évite de basculer en arrière. Comme pour tout passager, un intercom permettra à l'enfant de parler au conducteur sans avoir à se pencher.

Par ailleurs, il faut rappeler qu'un enfant se fatigue plus vite qu'un adulte et risque de s'endormir, surtout par temps chaud. Prendre la route avec lui impose de faire plus de pauses que d'habitude, au moins toutes les demi-heures, en en profitant pour lui rappeler les règles de sécurité, vite oubliées par une cervelle enfantine.

Le side-car semble constituer une solution idéale. Rappelons que la loi impose de ne transporter qu'un enfant dans le panier et un sur la selle : la notion de " demi-personne " pour les enfants de moins de 10 ans ne s'applique pas, en théorie, au permis A. Par ailleurs, le passager d'un side-car doit porter un casque, à moins que l'attelage soit équipé d'origine de ceintures de sécurité homologuées. Selon l'âge et la taille de l'enfant, il faut donc installer un siège auto ou un rehausseur qui devra être fixé, d'où la nécessité d'adapter une ceinture. Moyennant toutes ces contraintes, le side-car permet de transporter un enfant sans risquer la perte d'équilibre et avec un meilleur confort dans un panier protégé du vent et parfois chauffé. Raffinement suprême, il pourra éventuellement profiter d'un lecteur DVD portable  !

En groupeHaut de page

La camaraderie motarde (à moins que ce ne soit l'instinct grégaire) encourage à se déplacer en groupe, ce qui, hormis le plaisir de rouler entre copains, présente des avantages pratiques  : assistance immédiate en cas de panne ou d'accident, moins de risques de se perdre... Mais rouler en groupe est un exercice bien particulier qui se révèle dangereux si l'on ne respecte pas quelques règles de prudence, plus encore si l'on ne connaît pas les habitudes de conduite des autres membres du groupe.

Plus le groupe est important, plus le risque grandit. Un petit groupe de trois à cinq motos de même type ou de même catégorie, conduites par des motards possédant à peu près le même niveau d'expérience, risque bien moins de soucis qu'une meute de plus de dix machines hétérogènes.

Quelles que soient l'expérience et la compétence des motards présents, il s'agit surtout de se mettre d'accord avant le départ sur le rythme souhaité. En cas de désaccord, mieux vaut se répartir en plusieurs groupes que de risquer soit de perdre une moto, soit d'obliger certains à rouler au-dessus de leurs moyens. Mettez votre orgueil et vos affinités personnelles dans votre poche, choisissez ceux avec qui vous vous sentez en sécurité  ! Il est hors de question de mettre en danger votre vie et celle des autres en roulant " au-dessus de vos pompes ".

Toujours dans ce même souci d'homogénéité et pour éviter que le groupe ne s'étale sur des kilomètres, les motards les plus rapides devront s'aligner sur le rythme du plus lent. Celui qui conduit la moto la moins puissante, qui possède le moins d'expérience ou qui porte les bagages pour tout le monde viendra donc se mettre en deuxième position derrière l'ouvreur. Ce dernier devra à l'inverse être le plus expérimenté, capable de suivre l'itinéraire, de l'indiquer aux suivants, de surveiller à la fois le trafic, l'environnement et les motos qui le suivent. Il devra également savoir gérer les arrêts du groupe à des endroits suffisamment vastes, sans gêner les autres usagers, sans risquer qu'une des motos se fasse accrocher.

En groupe, c'est-à-dire à partir de deux motos, deux principes fondamentaux sont à respecter en toutes circonstances  : garder une visibilité aussi bonne que si vous rouliez seul et pouvoir effectuer un freinage brutal sans gêner la moto qui vous suit. La solution consiste à adopter une formation en quinconce avec une distance de sécurité importante entre chaque moto, à moduler selon le type de route empruntée et la vitesse. Le quinconce (chaque moto décalée latéralement par rapport à celle qui la précède) permet à chacun de se déporter en cas d'obstacle (pierre sur la route, trou, zone glissante) sans risquer de collision, tout en dégageant un espace suffisant pour voir loin et s'arrêter en cas de nécessité (chute d'une moto devant). Cette formation adoptée par tous les groupes soucieux de leur sécurité ne peut évidemment se pratiquer que sur des routes suffisamment larges et droites. Sur petite route viroleuse, la file indienne s'impose, avec cette fois des distances de sécurité encore allongées.

La règle en matière de groupe impose que personne ne vienne rouler à la hauteur d'un autre motard  : en cas de modification de la trajectoire dans un virage, l'autre moto n'aurait pas de marge de manoeuvre.

Une autre règle consiste à ne pas doubler, sauf en cas de nécessité et en prévenant par des appels de phares ou un petit coup de klaxon pour ne pas surprendre le motard qui ne s'attend pas à vous voir près de lui.

Convenez de signes de communication sous forme de gestes qui vous permettront d'indiquer un obstacle à celui qui suit, de la nécessité de vous arrêter ou de vous ravitailler en carburant, mais aussi que tout va bien, entre autres...

Selon la chargeHaut de page

Avec passager et bagages, votre moto s'alourdit de plusieurs dizaines de kilos, avec d'importantes conséquences sur son comportement : puissance moindre, distances de freinage plus longues, tendance à sortir large des virages, diminution de la maniabilité...

Concernant la puissance et le freinage, une seule chose à faire : anticiper. Le manque de reprise fait qu'il devient plus difficile de doubler sans être bien lancé. Attention à ne pas garder ses anciens réflexes, notamment si vous possédez une moto légère (hors charge). La largeur nouvelle de votre moto et sa plus faible maniabilité obligent à ne pas doubler aussi fréquemment que seul et sans bagages.

Concernant le sous-virage, des trajectoires plus douces permettent de compenser ce problème. D'une manière générale, entraînez-vous à rouler avec les charges du voyage pour vous approprier un peu ce qui doit être considéré comme une nouvelle monture. Rouler avec des bagages nécessite une adaptation de votre mode de conduite, et pas seulement en raison du nouveau comportement d'une moto alourdie.

Il faut également penser à sa bagagerie. Si vous êtes adepte des bagages maison, des sacs arrimés par un filet ou des sangles, vous connaissez les risques : il n'est pas rare de perdre un vêtement ou un objet tombé de la selle. Si vous utilisez une bagagerie dure, vous êtes normalement à l'abri, à condition de respecter les limitations de vitesse indiquées par les constructeurs de bagagerie adaptables pour leurs produits.

Enfin, si vous roulez avec un sac à dos, le problème devient moins la moto que vous-même. Car un sac exerce une pression sur votre dos qui peut devenir douloureuse. Il n'améliore pas non plus votre confort au niveau du fessier, souvent mis à mal sur une moto. Enfin, rappelons-le, en cas de chute, le sac à dos représente un risque de blessures supplémentaires.

Selon les conditionsHaut de page
Etat de la chausséeHaut de page

La sécurité à moto dépend en partie de l'état de la chaussée. Celle-ci varie beaucoup selon la météo ou la qualité du revêtement.

Si vous devez rouler sur des routes mouillées, adoptez une conduite sans à-coups, ni en freinage ni en accélération. Privilégiez le sous-régime et ne roulez pas dans les flaques pour éviter l'aquaplanage. Méfiez-vous des marquages au sol (passages piétons, zébras, flèches et autres bandes blanches). Certains sont dits " antidérapants ", mais ils sont souvent extrêmement glissants et d'autant plus dangereux que le motard les aborde sur l'angle. Le conseil est également valable pour tout ce qui concerne les regards et plaques de fonte ou d'acier sur la chaussée. Pour la pression des pneus, inutile de faire un réglage particulier pour la pluie.

Un autre type d'aléa estival : le goudron fondu qui diminue l'adhérence, notamment au moment du freinage, et fait faire des " virgules " sur l'angle. Soyez particulièrement attentifs aux réparations bitumeuses que l'on trouve sur les routes prétendues " saines ", et les ronds-points dont les lézardes de la chaussée ont été réparées par ces coulées noires, heureusement facilement repérables.

A la campagne, méfiez-vous des bouses et de la boue aux sorties des prés et des fermes. Comptez également sur les engins agricoles pour laisser une partie de leur récolte sur la chaussée et y déposer des paquets de terre tombant de leurs gros pneus.

En montagne, la route soumise aux rigueurs climatiques sera souvent dans un état très inégal, surtout après la fonte des neiges. Attention aussi aux pierres laissées par un éboulement et aux nids-de-poule dans les chaussées endommagées par l'hiver.

Les ronds-points et carrefours giratoires possèdent aussi leur lot de pièges en tout genre. Les traces d'huile et déversements de gazole issus des réservoirs trop pleins y sont plus abondants qu'ailleurs. Il est préférable de les aborder et de les utiliser en évitant l'extérieur de la chaussée car c'est là que les projections sont les plus importantes. De même, les ronds-points et giratoires sont relativement dangereux du fait des changements de direction de dernière minute de certains usagers ou des ralentissements subits qui peuvent se produire sur l'anneau quand des passages piétons existent en sortie. Pour ce qui concerne l'abord de ces zones, prenez garde aux systèmes ralentisseurs qui peuvent vous faire perdre le contrôle de votre machine si vous les traversez trop vite.

Indépendamment du type de zone dans laquelle vous circulez, la qualité du revêtement varie selon son ancienneté, les travaux éventuels (gravillons, trous dans la chaussée, etc.), mais aussi selon les régions. Le changement de revêtement constitue un gros danger qui teste la capacité d'adaptation. Attention au passage d'un sol " granuleux " à un sol lisse, donc moins adhérent.

Enfin, prenez garde dans les stations-essence à ne poser ni vos roues ni vos pieds sur les traces de gazole. Rincez ou nettoyez vos semelles le plus rapidement possible si vous avez posé le pied dans ce type de carburant, sinon la glissade en posant le pied à terre au prochain feu rouge ou stop est quasi garantie.

Environnement naturelHaut de page

Le motard en vacances recherche en général les routes pittoresques dans des paysages superbes. Bref, il roule à la campagne, à travers champs et forêts.

De nombreux animaux vivent dans cet environnement et n'hésitent pas à surgir d'un côté de la route avant de disparaître de l'autre côté. Même si les collisions sont finalement assez rares, les motards doivent être vigilants, car l'apparition soudaine d'un animal, même de petite taille, surprend et peut engendrer des réactions dangereuses d'évitement ou de freinage brusque. Il existe des passerelles permettant aux animaux de traverser, mais elles sont cantonnées aux routes à quatre voies et s'avèrent trop peu nombreuses. Méfiez-vous particulièrement de l'aube et du crépuscule car les animaux se déplacent plus à ces moments de la journée.

La traversée d'une forêt peut provoquer des surprises puisqu'il n'y a pas la visibilité que l'on peut avoir au milieu des champs (méfiance quand même quand les cultures sont hautes). Elle implique donc une vigilance accrue, une vitesse réduite et éventuellement une trajectoire proche de la bande centrale pour avoir un peu plus le temps de réagir.

Pensez enfin aux insectes qui, comme vous, aiment le beau temps. Leur compagnie " à bord " peut s'avérer fort désagréable ! Il est donc judicieux de s'en protéger en roulant la visière baissée et blouson fermé. Si votre cou n'est pas suffisement protégé par ce dernier, portez une écharpe ou un tour de cou.

Rouler la nuitHaut de page

En voyage, il arrive parfois de rouler de nuit, que ce soit par plaisir, en partant avant l'aube pour éviter les bouchons, ou en rentrant plus tard que prévu d'une balade. Rouler la nuit demande une concentration importante, donc fatigante. N'en abusez pas.

Une visière propre (et non teintée) et des optiques bien réglés font partie des premiers impératifs. Les phares au gaz xénon, plus efficaces, commencent à apparaître sur les motos, mais coûtent encore très cher. Toujours au rayon des améliorations, certains modèles (BMW K1600 ou FJR 1300 2016, par exemple) proposent aujourd'hui en option un phare auto-adaptatif, qui permet d'éclairer la route en virage.

Pour limiter les risques, réduisez la vitesse. Car même si vos phares ont une intensité et une portée extraordinaires, vous aurez du mal à éviter un obstacle surgissant devant vous.

Rejoignez la communauté Petit Futé en 1 clic
Suivez-nous sur
Participez
à la communauté