Le guide thématique Petit Futé FRANCE À MOTO : S'équiper

S'équiper

L'équipement, qu'il s'agisse de celui du motard ou de sa moto, est une chose importante à considérer. Il va sans dire que c'est de sa qualité que résultera le degré de sécurité et de confort du véhicule.

Équipement de la motoHaut de page

Un équipement additionnel à celui d'origine sera plus ou moins nécessaire suivant le modèle de moto choisi et l'utilisation à laquelle vous destinez votre engin.

La norme Euro 4 moto

Depuis janvier 2017, les deux-roues de plus de 125 cm3 doivent répondre à la norme Euro 4. Cette norme impose aux fabricants de limiter les émissions de polluants ainsi que les fumées dégagées par les moteurs 2 temps. Sondes diverses, pot catalytique et injection directe sont les différentes solutions envisagées pour équiper les nouveaux modèles du marché. De plus, avec la mise en oeuvre de cette norme, tout nouveau deux-roues de plus de 125 cm3 devra être équipé du système de freinage ABS ainsi que d'un système d'allumage automatique des feux de croisement dès le contact enclenché.

Ces différentes mesures entraîneront un coût de production qui sera irrémédiablement reporté sur les prix d'achat et certains modèles phare de constructeurs sont d'ores et déjà amenés à disparaître. Pour les gros cubes, on peut déjà citer (après annonce des constructeurs concernés) les CBR 600 RR, CBF 1000 F et Deauville de Honda, le Bandit GSX 650 F de Suzuki, le mythique Vmax de Yamaha ou encore la RC 8 de KTM.

La bagagerieHaut de page

Tous les motards doivent savoir voyager léger. Mais cette notion dépend de la bagagerie dont vous disposez, ainsi que des conditions dans lesquelles vous allez passer vos vacances  : mode d'hébergement, durée du séjour, climat... Les possibilités d'emport varient bien sûr selon que vous voyagez seul ou en duo. Il faut garder en mémoire qu'une partie du volume disponible sera accaparée par quelques éléments indispensables, comme un antivol, un kit anti-crevaison, les papiers de bord  (manuel du conducteur, livret d'entretien, photocopie des cartes grise et verte), un gilet de haute visibilité (obligatoire depuis le 1er janvier 2016), plusieurs constats amiables, sans oublier un stylo, voire un appareil photo (ou celui de votre téléphone) pour établir des preuves en cas de litige. Bien utiles aussi, un chiffon en microfibre pour tout essuyer, des bouchons d'oreille, une tenue de pluie et des équipements chauds (comme un tour de cou et des gants d'hiver), surtout si vous prévoyez de faire de la montagne. Rappelez-vous que l'éthylotest reste un accessoire obligatoire dans tout véhicule à moteur depuis 2012... mais que depuis mars 2013, son absence ne peut être sanctionnée.

La sacoche de réservoirHaut de page

Proche du centre de gravité de la moto, elle est idéale pour les objets assez lourds. Souples, parfois équipées d'un ou de plusieurs soufflets pour une contenance variable, les plus volumineuses dépassent les 30 litres.

Presque toujours munies d'un porte-cartes étanche, elles ont aussi des pochettes latérales où peuvent se glisser, par exemple, les tickets aux péages. Vérifiez que la sacoche comporte une housse de pluie. Comme pour toute bagagerie souple, emballer ses affaires fragiles dans des sacs plastiques reste une solution fiable pour les garder au sec.

Il existe plusieurs types de fixation. Les sacoches magnétiques se fixent à même le réservoir. Elles sont intéressantes en terme de prix et faciles à placer. Il est cependant recommandé de bien nettoyer le réservoir avant installation pour le préserver de rayures. Les tapis de réservoir, quant à eux, ont l'avantage de protéger le réservoir des assauts du temps et de toute dégradation, sous réserve là aussi d'un entretien scrupuleux : des poussières peuvent se faufiler sous le tapis et user la peinture par frottement. Le tapis comprend des fixations pour des sacoches spécifiques au fabricant. Le point faible de cette solution réside dans son coût  : à l'achat de la sacoche s'ajoute celui du tapis pour un montant parfois équivalent. A côté de ses modèles classiques, Bagster propose des tapis universels de surface minimale à coût très compétitif nommé Easy. Enfin, on peut également citer les modèles Tanklock de Givi. Les sacoches du fabricant sont clipsables sur un support fixé au réservoir grâce aux vis du bouchon de réservoir.

Vérifiez que la sacoche ne réduit pas trop votre champ de vision ni vos manoeuvres. Une fois remplis, les plus gros modèles cachent le tableau de bord et diminuent la maniabilité de la moto si le guidon vient en butée contre la sacoche (attention à l'enfoncement accidentel du démarreur, voire du coupe-circuit).

Notez enfin qu'il vaut mieux éviter de laisser votre sacoche de réservoir sur votre moto si vous vous en éloignez longtemps. Rapides à installer et donc à enlever, interchangeables, elles peuvent être volées facilement  ! La plupart sont munies de bretelles permettant de les porter en sac à dos.

Le top-caseHaut de page

C'est l'un des éléments de bagagerie les plus courants. Sa contenance peut atteindre les 55 litres. Les modèles récents bénéficient d'un kit feu stop. En duo, on peut l'équiper d'un dosseret qui augmente le confort du passager. En roulant dans une circulation dense, il vous permettra de transporter des bagages sans augmenter le gabarit de votre moto. A l'arrêt, il vous permet d'abriter un casque, voire deux pour les plus volumineux.

Vérifiez qu'une fois chargé, le top-case n'entraîne pas de risques pour la sécurité. Positionné loin en arrière du centre de gravité et en hauteur, il modifie l'aérodynamisme et la répartition des masses de la moto. A savoir que, même s'il fait partie de l'équipement d'origine, il rend la moto plus sensible aux turbulences et peut engendrer des guidonnages.

Assurez-vous également que le poids transporté sera supporté par le top-case et par le porte-bagage, mais aussi par les supports de ce dernier. Si une platine existe, elle sera certainement vendue à part. Son achat peut vous permettre d'augmenter la qualité de maintien du top-case et vous éviter des bricolages hasardeux sur le porte-bagage d'origine.

Le système de verrouillage est avant tout dissuasif. Tous les modèles sont plus ou moins faciles à forcer, y compris ceux fournis par les constructeurs (soulignons ici la faiblesse connue de certains modèles de BMW). Ainsi, de nombreux vols ont lieu régulièrement sur des motos ou scooters en stationnement (contenu du top-case ou top-case lui même). Restez vigilant et n'y laissez aucun objet ou document de valeur.

Les sacoches cavalières et les valises latéralesHaut de page

Pour les motos ne disposant pas de coffres latéraux intégrés par le constructeur, il existe deux classes de bagages : les sacoches souples ou les valises rigides.

Les sacoches souples se fixent un peu à la manière d'une selle de cheval. Il faut veiller d'une part à bien les équilibrer, et d'autre part à les sangler pour qu'elles ne battent pas. Si le système de fixation passe sur la selle, il peut à la longue gêner le confort du passager. Il est donc préférable de le faire passer sous la selle en démontant celle-ci. A noter également que les systèmes de fixation fournis s'abîment rapidement et sont parfois insuffisants pour garantir la stabilité de l'ensemble. Mieux vaut avoir recours à des tendeurs supplémentaires. Abordables, extensibles, les sacoches latérales disposent de housses amovibles car leur étanchéité n'est pas toujours totale. Attention à leur positionnement, car elles peuvent fondre au contact des pots d'échappement, bien que les manufacturiers essaient de s'adapter à cette contrainte avec des protections thermiques. Ces sacoches peuvent être transportées en bandoulière ou sur le dos.

Les valises rigides sont faciles à installer une fois leur support permanent mis en place, et présentent l'avantage d'être étanches. Elles sont détachables et transportables à la main. Elles disposent d'un système de verrouillage qui, comme pour les top-cases, est avant tout dissuasif mais pas inviolable. Si vous laissez vos valises sur votre engin en stationnement, n'y laissez aucun objet ou document de valeur. Sur les motos n'étant pas équipées d'origine du support adapté, il faut en installer un, spécifique, souvent non amovible et qui peut remettre sérieusement en question le charme de votre monture. Par ailleurs, supports et valises représentent un certain investissement - rentabilisé toutefois par une durée de vie importante. Faites attention les premiers temps  : une fois équipé de cette bagagerie, l'arrière de la moto est plus large qu'à l'accoutumée. Pensez aussi au fait que les valises peintes sont très belles mais beaucoup plus sujettes aux rayures que les valises noires, teintes dans la masse. Une protection, bien souvent sous forme de bande caoutchouteuse, existe sur certains modèles, parfois en option.

Le bagage de selleHaut de page

Il se fixe sur le siège passager ou sur le porte-paquets.

Des sacoches de selle, dites "  soft-case  ", existent et ressemblent à celles de réservoir.

On trouve aussi des sacs "  polochon  ", de contenance variable (40 à 80 litres), à sangler à l'aide des fixations fournies ou de tendeurs.

Mais pour emporter des bagages derrière soi, il n'est pas nécessaire d'investir dans un sac spécial moto. Un sac de marin ou un sac à dos étanche peut être fixé au moyen d'une "  araignée  ", filet extensible muni de crochets - un accessoire extrêmement pratique et peu cher.

La remorque « bagagère »Haut de page

Avec une remorque, pas de privation en vue : sa grande capacité d'emport (jusqu'à plusieurs centaines de litres) permet de ramener des souvenirs et d'emporter quantité de vêtements de rechange. Elles sont maniables et conçues pour ne pas gêner la facilité de circulation qui caractérise le deux-roues. Quelques rares fabricants se partagent le marché, avec des produits très divers, à une ou deux roues, au look rétro ou futuriste, et à des prix souvent élevés en raison du faible volume des ventes.

Le sac à dosHaut de page

Il existe aujourd'hui des sacs à dos spécifiques moto, équipés de bretelles préformées et de protections au niveau du dos pour plus de confort et de sécurité. Des serrages sont conçus pour favoriser la stabilité du sac et une housse amovible vient bien souvent améliorer l'étanchéité (pas toujours garantie à l'orgine). Leur contenance peut varier de 10 à plus de 50 litres. Vérifiez que la prise au vent du sac ne vous gênera pas sur une longue distance. Pour les sacs les plus encombrants, l'idéal est de pouvoir en faire reposer la partie inférieure sur la selle, sans pour autant détendre les bretelles et risquer de vous déstabiliser. Parmi les modèles les plus ergonomiques, on peut citer ceux des collections Megalopolis Executive et People Delite Aero du constructeur suédois Boblbee, qui disposent d'une coque rigide homologuée EN 1621-2 (l'homologation réclamée pour les protections dorsales).

Les dangers du sac à dos

Même dans un sac à dos coqué, il faut absolument éviter de transporter des objets rigides et lourds (exemple typique  : un antivol), très dangereux pour votre dos si vous chutez. Et que dire des bouteilles en verre quand on a fait des courses ou qu'on se rend à une soirée.

Le sac de casqueHaut de page

Les casques trouvent difficilement une place sur une moto garée. Pour les casques intégraux et modulables, une solution consiste à les fixer à la moto avec un antivol flexible et extensible. Si vous craignez pour la sécurité de votre heaume réplica dernier cri, il existe soit des sacs à dos spécifiques pour casque, soit des housses, fréquemment fournies avec le casque au moment de son achat (ne pas hésiter à la demander en cadeau). Ces dernières permettent d'abord de protéger le casque des petits chocs et des poussières. Elles constituent aussi des sacs de transport grâce à leurs bretelles ou aux cordons. Veillez à vérifier régulièrement la solidité de ces derniers, surtout au niveau des noeuds qui se défont lentement. Certaines housses sont coquées.

Les accessoires de confortHaut de page
SellerieHaut de page

Face au confort parfois limité de certaines selles de moto, la selle confort représente une solution adaptée pour les longs trajets. La démarche la moins onéreuse consiste à faire retravailler votre selle d'origine. Il vous faudra alors confier celle-ci soit directement au sellier, soit à un motociste qui l'expédiera ensuite par coursier (comptez au minimum une semaine avant le retour). Il faut également prévoir une solution de remplacement si vous devez utiliser votre moto pendant ce temps-là. Passer par un motociste présente parfois l'avantage de pouvoir se faire prêter une selle ; il est également possible (selon votre modèle) de commander une selle complète qui remplacera votre selle d'origine. Evidemment, c'est plus cher ! A noter que pour les personnes de taille moyenne, le spécialiste peut rabaisser la hauteur de l'assise en diminuant l'épaisseur de la mousse. Il est alors possible de demander d'insérer un gel (selle conducteur et/ou passager) qui, tout en permettant de gagner sur l'épaisseur, offre un très bon confort.

Protection contre le froidHaut de page

Certains motards, frileux ou exigeants sur leur confort, ajoutent une panoplie d'équipement contre la morsure du gel.

Dans cette catégorie se trouvent les manchons, sorte de moufles fixées aux poignées, dans lesquelles les mains se glissent  : un système efficace mais souvent décrié par les motards car peu esthétique, au même titre que le tablier pour les jambes. Ces deux types d'équipements peuvent être chauffants.

Plus discrètes, les poignées chauffantes (disponibles sans option sur de nombreux modèles de motos routières) remplacent les poignées d'origine ou s'adaptent en se posant par-dessus. Elles ne chauffent que l'intérieur de la main et n'évitent pas les engelures par grand froid.

Quelques modèles de motos GT proposent en option une selle chauffante. Il est la plupart du temps possible de gérer la partie passager à part. Certains selliers et accessoiristes proposent des selles chauffantes en adaptable.

La navigation par GPSHaut de page

Le GPS (Global Positioning System) s'est démocratisé depuis quelques années jusqu'à devenir le dernier accessoire à la mode.

Avec le GPS, le voyage perd en spontanéité, mais gagne en efficacité. Sans grand intérêt sur un trajet connu, cet outil apporte une aide importante au motard en voyage. On sait toujours où l'on est (sous réserve de capter le signal satellite) et même si la route indiquée n'est pas toujours la plus directe ou la plus plaisante, on est certain de parvenir à destination.

Le GPS peut s'utiliser "  à la volée  " en vous donnant l'itinéraire le plus court en distance ou le plus rapide en temps, avec ou sans péage(s), depuis l'endroit où vous vous trouvez jusqu'à un point précis. Mais il prend tout son sens lors de périples de plusieurs jours que l'on peut préparer sur ordinateur en mémorisant les itinéraires dans le GPS. Et pour la balade d'une après-midi, certains proposent dans leur menu une option " route sinueuse " qui vous permettra de n'emprunter que les chemins de traverse et autres itinéraires bis.

Plus besoin de cartes fragiles, ni d'atlas routiers lourds et encombrants. Plus besoin de s'arrêter pour consulter un plan ou changer de pli de carte (notamment la nuit, sous un réverbère ou à la lumière des phares) : le road-book est disponible et actualisé en permanence. De plus, le GPS apporte d'autres informations, appelées POI (points of interest), comme les stations-essence, les garages, les lieux touristiques, les hôtels et restaurants, ou encore les zones accidentogènes. Reste la question principale : quel modèle choisir parmi l'offre pléthorique, dont les prix sont en baisse constante ?

Préférez un GPS moto à un GPS voiture ou à un smartphone. En effet, seuls les GPS moto sont étanches et faits pour être utilisés avec des gants.

Autre critère à considérer : le système de fixation, spécifique selon la marque (BMW, Ducati, certains modèles de japonaises, etc.) ou universel (RAM Mounts, Touratech, etc.). Selon la taille du GPS et les possibilités offertes par le type de moto, on pourra intégrer l'appareil dans un logement spécifique, l'accrocher au guidon, à la bulle ou à la colonne de direction. Attention qu'il ne masque pas le tableau de bord, ne gêne pas la mise en place d'une éventuelle sacoche de réservoir et que l'orientation de l'écran permette de le lire sans souffrir des reflets ni quitter la route du regard.

Tous les modèles actuels de GPS disposent du Bluetooth, qui permet de recevoir les instructions vocales par le système audio intégré au casque (l'utilisation de l'oreillette est interdite depuis le 1er juillet 2015). Le volume sonore, censé s'adapter en fonction du bruit ambiant, n'est toutefois pas toujours très performant.

Si vous êtes un adepte des voyages au long cours, pensez à recourir à une alimentation électrique externe, les batteries internes des GPS ne durant pas plus de 5 à 7 heures en utilisation continue. Le plus simple consiste à brancher le GPS sur une prise de bord ou directement sur le faisceau (protégé par un fusible), voire sur la batterie (à vos risques et périls).

Au moment du choix, gardez en tête que l'utilisation du GPS se fera avec des gants. Testez en magasin que les boutons et l'éventuel écran tactile le permettent. Il reste déconseillé de manipuler l'appareil en roulant, mais même à l'arrêt, on préfère garder ses gants, surtout en hiver... Souvenez-vous également qu'un écran tactile peut se rayer rapidement sous l'action des poussières et des frottements de doigts, gantés ou non. Un film plastique de protection se révèlera donc des plus utiles, tout comme l'utilisation d'un stylet.

Parmi les concurrents sur le marché du GPS pour deux-roues, on peut citer le néerlandais TomTom, l'américain Garmin, le belge Tripy et le français Mappy. Leurs GPS sont communément disponibles avec une cartographie France ou Europe.

Les systèmes de communicationHaut de page

Partager ses impressions est un des plaisirs de la balade en duo, voire de moto à moto. Des solutions existent si vous ne voulez pas devoir tourner la tête et vous égosiller. Rappelons que toute source sonore distrait une partie de votre vigilance au détriment de votre sécurité, surtout si vous vous consacrez à une conversation suivie. Rappelons également que, depuis le 1er juillet 2015, il est illégal de conduire une auto, une moto ou un scooter avec une oreillette, avec ou sans fil.

Pour en savoir davantage, textes et photos à l'appui, rendez-vous sur le site www.securite-routiere.gouv.fr/connaitre-les-regles/reglementation-et-sanctions/telephone, et consultez le décret n° 2015-743 du 24 juin 2015 - art. 1 relatif à la lutte contre l'insécurité routière, qui modifie l'article R412-6-1 du code de la route.

Le kit Bluetooth utilise une technologie sans fil qui permet de communiquer en duo, voire avec plusieurs motos, et de recevoir des appels ou d'écouter de la musique à partir d'appareils également Bluetooth.

Avec les principaux leaders du marché (Scala Rider, Cellular Line, Nextel, etc.), chaque casque doit être équipé d'écouteurs, d'un micro et d'un boîtier de transmission. Certains casques (Nolan, Schuberth, BMW, etc.) ont un emplacement intégré pour le récepteur et l'appareillage micro/écouteurs est généralement installé d'origine.

Véritable précurseur, Buhel commercialise depuis 2015 un kit Bluetooth (D01 et D02) qui n'utilise pas d'écouteurs internes : le micro-récepteur est positionné sur le casque par un système adhésif, puis le son reçu est transmis par vibrations au porteur du casque directement depuis la calotte.

L'intercom électronique est composé d'un boîtier, d'un écouteur et d'un micro pour chaque motard, avec la possibilité d'y raccorder un téléphone, un GPS, une source musicale... Un câble de liaison est nécessaire pour le pilote et le passager. On les trouve sur les modèles haut de gamme, sur lesquels ils sont intégrés à la moto. Malgré leurs excellentes performances, ils sont sérieusement concurrencés par les systèmes sans fil Bluetooth.

Des kits mains libres pour smartphones et autres téléphones portables s'ajoutent aujourd'hui à tous ces systèmes de communication à l'origine prévus pour le motard et son passager. L'appareil lui-même peut être fixé au guidon grâce aux nombreux systèmes d'attache et aux housses de transport disponibles. Préférez les housses étanches. Ici, plus qu'ailleurs, faites attention au respect de la nouvelle réglementation interdisant le port d'une oreillette.

Équipement du motardHaut de page

Mieux vaut ne pas lésiner sur l'équipement qui constitue la protection du motard contre les aléas climatiques ou en cas de chute. Revue de détail, de la tête aux pieds.

Les différentes normes pour l'équipement du motard.

L'homologation des équipements dépend du respect de certaines normes européennes qui doivent être indiquées sur le produit :

Les casques sont certifiés par les normes ECE 22-04 ou ECE 22-05. Dans le casque, une étiquette blanche avec la lettre E suivi d'un chiffre indique le pays européen où s'est déroulée l'homologation. A savoir que la norme française (NF) n'est plus utilisée mais que les articles porteurs de cette étiquette de couleur verte restent autorisés.

Les blousons et les pantalons sont certifiés par la norme EN 13595. Ils sont équipés de protections contre les chocs, elles-mêmes normées EN 1621 et divisées en 3 catégories :

EN 1621-1 - protections coudes/ épaules/genoux /hanches (2 niveaux de protection).

EN 1621-2 - protections dorsales (2 niveaux de protection).

EN 1621-3 - protections thoraciques.

Les airbags ne bénéficient pas encore de norme harmonisée au niveau européen. Toutefois, il s'agit bien d'un équipement de protection individuel (EPI) de niveau 2 et les fabricants doivent obtenir une certification CE délivrée par des laboratoires agréés avant toute mise sur le marché.

Les gants sont certifiés par la norme EN 13 594 et font partie des équipements de protection individuel (EPI). Le port de gants certifiés CE est obligatoire depuis le 20 novembre 2016 pour tous (motards et scootéristes, trois roues, quads, conducteurs et passagers), à l'exception des véhicules équipés de ceintures de sécurité et de portières. Le non respect de cette mesure entraîne une amende de 3e classe (68 €, minorée à 45 € en cas de paiement sous 15 jours) et un retrait d'un point au permis du pilote s'il est le contrevenant. Voir décret 2016-1232 et arrêté correspondant du 19 septembre 2016.

Les bottes et chaussures sont certifiées par la norme EN 13634.

Source : www.securite-routiere.gouv.fr

Le casqueHaut de page

Ce n'est pas seulement parce que son port (sur la tête, jugulaire fermée) est obligatoire, mais aussi parce qu'il protège l'organe le plus fragile et le plus important de notre corps que son choix doit être fait avec soin. Il existe quatre types de casques : les intégraux, les jets, les modulables et les transformables. Tous doivent bénéficier d'une norme européenne CE (la norme française NF reste acceptée mais est en voie de disparition) et comporter quatre stickers auto-réfléchissants.

L'intégral offre la meilleure sécurité et la meilleure insonorisation, un critère important lors des longues journées de route. Mais il n'est pas des plus pratiques et pèche parfois par un champ de vision trop restreint. La lettre P doit figurer sur la norme.

Le modulable est apprécié pour son côté pratique. Lors des arrêts, il n'est pas nécessaire de l'enlever pour parler, entendre et profiter d'un peu d'air frais, il suffit de relever la mentonnière. Pour savoir si votre heaume est homologué pour être utilisé ouvert ou fermé, regardez si les lettres J/P figurent sur la norme.

Le jet laisse le visage exposé aux éléments extérieurs (insectes, gravillons, particules de pollution, pluie...) et, plus grave, en cas de chute. Il ne devra être utilisé qu'à faible vitesse et derrière une bulle. Ceux munis d'un écran facial protègent davantage des éléments extérieurs, mais très peu en cas d'accident. La lettre J figure sur la norme.

Le transformable peut être un casque intégral ou un casque jet par le maintien ou le retrait de la mentonnière amovible. La plupart des grandes marques proposent un modèle de ce genre. Dans tous les cas, vérifier l'homologation : la lettre P précise que la mentonnière assure la protection complète de la mâchoire, les lettres NP indiquent que la protection maxillaire n'est pas intégrale.

Après la vérification de la norme, n'achetez un casque qu'après avoir jugé de son confort (positionnement des mousses et de la jugulaire, isolation phonique, ventilation intérieure, place offerte pour le port de lunettes de vue ou autres...) et qu'il soit exactement à votre taille : ni trop grand, ni trop serré au niveau du crâne car la mousse à ce niveau ne se relâchera pas avec le temps et la douleur qui sera perçue après quelques minutes (voire plusieurs dizaines de minutes) deviendra vite insupportable.

La durée de vie d'un casque

Si la recommandation de changer un casque tous les cinq ans persiste, ce n'est toutefois qu'un conseil (et en général la limite de garantie proposée par le constructeur). Un casque bien entretenu et peu soumis aux UV peut être conservé plus longtemps. Toutefois, quel que soit son âge, il reste indispensable de le remplacer en cas de choc important ou d'accident. En effet, même si le casque semble intacte, le calotin intérieur qui a joué son rôle d'amortissement lors d'un premier choc ne sera probablement plus en mesure de le faire une seconde fois. C'est parce que le mal peut être invisible qu'il ne faut jamais acheter de casque d'occasion.

Si vous n'avez pas opté pour un modèle aux garnitures intérieures amovibles, vous devrez également changer de casque dès que les mousses intérieures ne joueront plus leur rôle de soutien.

Les protecteurs auditifs

Il ne s'agit pas de simples bouchons d'oreille mais de produits adaptés au monde de la moto, munis d'un filtre acoustique de haute technologie. Leur intérêt ? Ils atténuent considérablement les bruits extérieurs (notamment liés au vent) sans réduire la perception des signaux de sécurité (avertisseurs sonores) ou de la voix de votre passager. Essayez-les pour vous faire une idée ! Leur tarif varie, mais se situe généralement autour de 30 €.

L'écranHaut de page

Souvenez-vous que la partie du casque qui s'use le plus vite est son écran, et que celui-ci influe sur votre vision de la route. Entretenez-le en faisant attention à ne pas détériorer la partie externe (munie d'un film anti-rayures) et n'hésitez pas à le changer si la transparence n'est plus optimale.

L'écran protège vos yeux des courants d'air mais aussi des insectes et projections diverses. Si votre casque n'en possède pas ou si vous tenez vraiment à rouler écran ouvert, portez une paire de lunettes, et (si vous en avez une) relevez votre bulle au maximum.

Certains écrans permettent d'installer une lentille anti-buée amovible (film Pinlock, du nom de la société néérlandaise Pinlock) : un accessoire qui se révèle vite indispensable en hiver mais aussi lors des changements de température et des saisons pluvieuses où la formation de buée est fréquente. Ne jamais nettoyer cet ustensile très fragile avec un chiffon, même très fin. Préférez un lavage à la main, avec de l'eau et du savon et faites sécher à l'air libre. Attention, cette lentilles anti-buée, même non teintée, est non homologuée pour la conduite de nuit car elle diminue la transmission lumineuse au-dessous des normes européennes (80% pour la conduite de nuit).

La protection solaire des yeux

Pour se protéger les yeux des fortes luminosités, de nombreux caques proposent à présent un double écran solaire. A défaut, il est possible d'utiliser un écran principal teinté ou des lunettes de soleil. Il faut toutefois se souvenir que le grand soleil peut subitement laisser la place à la pénombre des tunnels, et que l'approche du crépuscule est toujours un moment délicat pour le motard.

Le double écran solaire intégré au casque. Son premier intérêt est d'être disponible à tout moment, d'un simple geste de la main. Son second est de convenir parfaitement aux porteurs de lunettes, son troisième est qu'il n'alourdit que très peu le casque et évite l'encombrement d'une paire de lunettes de soleil placée dans les poches. Malgré ces qualités indéniables, ses inconvénients sont multiples : son traitement anti-rayures est en général bien moindre que celui d'un écran classique, il n'est pas démontable et donc difficile à nettoyer, et il n'offre qu'un type de teinte, qui ne peut être changé. En outre, la protection solaire réelle contre les UV est difficilement vérifiable.

Il existe des écrans teintés, à plusieurs degrés de contraste. Toutefois, les écrans dont la transmission de lumière est inférieure à 50 % sont interdits sur route. C'est notamment le cas des écrans dits " iridium " qui sont exclusivement réservés à la compétition. L'utilisation d'écrans dont la transmission de lumière est inférieure à 80 % étant interdite de nuit, deux écrans, l'un normal et l'autre teinté, seront souvent nécessaires au cours d'un long périple. A noter que certains fabricants proposent des casques munis d'un écran photochromique (le belge Lazer et son écran Lumino, par exemple), idéals pour les parcours où le soleil joue à cache-cache et utilisables de nuit.

Le port de lunettes de soleil est la solution pour les casques sans écran. Toutefois, les lunettes présentent un certain nombre de désavantages : elles doivent être retirées/remises systématiquement avec le casque (une opération assez fastidieuse quand les parcours sont courts et nombreux) ou lors des changements de luminosité (tunnels, nuages, etc.). Leur encombrement dans les poches n'est rien en comparaison de leur risque d'oubli (sur une table ou en changeant de blouson), sans oublier que les montures et verres sont potentiellement susceptibles de vous blesser le visage en cas de chute : évitez à tout prix les montures en acier, très dangereuses en cas d'accident, et préférez les verres organiques aux verres minéraux. Dans tous les cas, rappelez-vous que l'indice de protection maximum autorisé pour des lunettes destinées à la conduite est de 3 (UV3), et que les verres polarisants sont à déconseiller en association à un écran fermé, car ils perturbent alors la netteté de la vision. Les verres photochromatiques, qui foncent ou s'éclaircissent suivant l'intensité lumineuse, sont à préférer sans hésitation.

Le tour de cou, la cagouleHaut de page

Un tour de cou permet de garder le cou et la nuque au chaud quand les températures deviennent basses. En été, c'est une protection supplémentaire contre l'infliltration d'insectes. Choisissez-le de préférence hydrophobe, respirant et adapté à la saison (chaud en hiver, peu épais en été). Pour les grands froids, les tours de cou-plastrons, qui couvrent le cou mais également la partie haute du buste, sont également une possibilté.

Une cagoule devient indispensable quand l'air glacé s'infiltre dans le casque. Certaines enserrent le visage, qui reste à découvert, et d'autres sont percées d'ouverture pour les yeux. Dans ce dernier cas, lors de l'achat, attention à ce que le champ de vision soit conservé. Pensez également que l'air circulant moins bien dans le casque du fait de l'épaisseur apportée par la cagoule peut être propice à la formation de buée. Comme pour le tour de cou, pensez à choisir la matière qui conviendra le mieux à votre usage et à votre confort.

Le blouson - La vesteHaut de page

Chaque type de blouson et de veste de moto possède ses atouts et ses défauts, selon leur utilisation prévue. Idéalement, il faudrait posséder un vêtement pour chaque saison (été, hiver, mi-saison), en textile et/ou en cuir, mais un choix s'impose, la plupart du temps pour des raisons de budget. Voici quelques critères pour vous y aider.

La matière de la couche extérieure doit résister à l'abrasion. Les blousons en cuir ou en Cordura (fibre textile extrêmement solide) sont d'une manière générale les plus efficaces, mais aussi les plus chers. Le cuir doit être de bonne qualité (pleine fleur, épais de plus d'un millimètre) et bien cousu. Si vous visez l'économie, n'oubliez pas le coût des soins consécutifs aux brûlures et fractures que vous récolterez à la prochaine gamelle avec un blouson d'entrée de gamme...

La qualité des coques (épaules et coudes) et de la dorsale est le second critère. On trouve à présent des coques, souples ou dures et homologuées CE dans tous les blousons. La qualité des dorsales est en revanche plus aléatoire. La quasi-totalité de celles qui sont intégrées d'origine sont inefficaces. Solutions à cette lacune : soit remplacer la protection d'origine par une protection amovible de qualité, soit investir dans une protection dorsale indépendante, fixée avec des bretelles et une ceinture, composée de " vertèbres " en plastique et munie de mousse pour plus de confort. A savoir qu'il existe aussi des gilets de protection couvrant tout le tronc. Un matériau particulièrement performant utilisé pour la conception des protections est le 3DO, une mousse orange dont la particularité est de durcir instantanément en cas de choc.

L'airbag intégré. De plus en plus de manufacturiers (Bering, Vestairbag, Helite, etc.) intègrent des systèmes d'airbag à leurs blousons et vestes, ou proposent des gilets amovibles. Vérifiez la certification CE du produit avant l'achat, et assurez-vous que le système couvrira le cou, le dos, les hanches et la poitrine en cas d'accident.

L'étanchéité et la " respirabilité " sont primordiales. Elles dépendent de la qualité de la membrane qui double immédiatement la couche extérieure, mais aussi de la conception générale du vêtement. Une membrane 100 % étanche ne sert à rien si l'eau entre par les coutures, les fermetures éclair, le col, les poches... Inversement, le vêtement doit pouvoir évacuer la transpiration pour éviter au motard de " cuire dans son jus ". Sur ces deux derniers critères, le cuir est très souvent pénalisé. Certaines matières synthétiques s'avèrent à la fois plus économiques, plus étanches, plus respirantes et plus légères ; elles sèchent en outre plus rapidement et demandent moins d'entretien.

Pour l'été, les textiles de type "  mesh " (alvéolés) sont très confortables : la maille laisse passer l'air, entraînant une ventilation efficace grâce au vent relatif. Evidemment, cela devient bien moins efficace dès que la moto s'arrête... A défaut d'un vêtement spécial canicule, le motard peut se contenter d'un vêtement de mi-saison doté d'aérations fermables sur les bras, les épaules et la poitrine. Pour davantage de confort, on peut essayer le gilet thermique du Néerlandais Macna, le Macna Dry Cooling Vest. Ce gilet fonctionne avec l'eau contenue dans la membrane et permet d'abaisser la température de 10 à 15° C degrés.

L'hiver, la doublure thermique amovible, qui fait parfois aussi office de membrane d'étanchéité, existe de différentes qualités en fonction des matières utilisées, plus ou moins isolantes et respirantes, tout comme le blouson. Une sous-veste en polaire ou dans un matériau technique qui facilite la rétention de chaleur permettra de compenser les faiblesses d'un vêtement de mi-saison.

Enfin, pensez au côté pratique du blouson : poches intérieures et extérieures, systèmes d'ajustement (velcro, boutons pression, etc.) prévus en fonction des vêtements portés en dessous, démontage possible ou non des coques et des éléments réfléchissants (indispensables pour être vu la nuit, surtout à côté de la moto)...

L'airbag moto

Le blouson (ou gilet) airbag moto est commercialisé en France par quelques marques seulement (Hit-Air, Helite, Berring, Dainese, Alpinestars, Hi-Airbag Connect...). Le principe de fonctionnement est très simple, le vêtement est équipé d'un airbag, d'une bombonne de CO2 et d'un percuteur. Un cordon (généralement long de 40 à 50 cm) relie le percuteur à la moto. En cas d'éjection (une force de plusieurs dizaines de kilos est nécessaire), le cordon s'arrache et l'airbag se gonfle en moins de quelques millisecondes. Les zones protégées par la majorité des produits vendus sont la nuque, le dos, les côtes, le thorax et le coccyx. Après quelques secondes, l'airbag se dégonfle progressivement. Un point intéressant : on trouve depuis peu des blousons airbag sans cordon (Bering, Dainese, Alpinestars, Hi-Airbag Connect). Sur les modèles Berring et Dainese, deux capteurs (un sur la fourche pour les chocs, un autre sous la selle pour les glissades) et un boîtier de communication doivent être installés sur la moto. Les airbags Alpinestars et Hi-Airbag Connect sont pour leur part totalement autonomes. De plus en plus de compagnies d'assurance et de mutuelles incitent à l'achat d'un blouson airbag (prise en charge en cas d'accident, réduction du prix d'achat, etc.).

La ceinture lombaireHaut de page

Une ceinture lombaire ne vous protégera pas des chocs mais ménagera votre dos soumis à rude épreuve sur certaines machines lors de longs trajets. Attention, elle entraîne à la longue un relâchement des muscles, ce qui peut rendre le remède pire que le mal.

Les gantsHaut de page

Lors d'une chute, les mains se trouvent systématiquement en première ligne. Pour cette raison, le port des gants a été rendu obligatoire par la loi française le 20 novembre 2016. Cette mesure concerner le conducteur comme le passager et les gants portés doivent être étiquetés CE. Toutefois, si la norme CE définit un niveau minimum de protection, elle ne correspond cependant pas à un modèle unique et votre choix doit également prendre en compte d'autres critères.

Il existe des modèles pour l'hiver, l'été et la demi-saison, chaude ou froide, pluvieuse ou sèche. Pour les gants portés sous la pluie, privilégiez les articles étanches et respirants. Attention lors de l'achat à ne pas confondre la mention déperlante (qui laisse glisser l'eau) et étanche (qui fait barrière au passage de l'eau).

Deux types de matières sont proposées : le cuir et le textile. Bien que le cuir ait bien souvent prouvé sa supériorité pour la résistance, des coutures solides et des protections (coques et renforts en matériaux spécifiques : carbone, Kevlar...) sont indispensables.

Veillez à choisir une taille de gants adaptée. Ceci vous permettra de conserver les qualités de préhension et de sensibilité des commandes, mais aussi de manipuler (à l'arrêt) votre GPS sans avoir besoin d'enlever vos gants. Cette taille peut varier d'une marque et d'un modèle à l'autre, et entre des gants d'été, de mi-saison et d'hiver. La partie à la fourchette des doigts doit être en contact avec la peau et vos doigts ne doivent pas buter au bout des gants. Garder une légère marge avec l'extrémité.

Privilégiez les gants dotés d'un serrage au poignet ou d'une manchette, pour éviter les infiltrations de pluie et d'air froid, et également pour assurer un bon maintien en cas de chute. Essayez-les avec votre blouson pour vérifier que l'ensemble s'adapte bien. Lorsqu'il pleut, l'eau coule le long de la manche et s'infiltre dans les gants ; il faut alors passer la manchette à l'intérieur de l'emmanchure du blouson. Par temps froid, il vaut mieux la passer au-dessus.

Ne négligez pas la présence des protections additionnelles. Elles vous éviteront de sérieux traumatismes en cas de chute. En plus du renfort sur la paume, des coques au niveau des articulations sont à privilégier. L'indication KP1 ou KP2 apparaît sur l'étiquette des gants quand ceux-ci sont coqués.

Parmi les accessoires utiles, on peut citer la raclette pour essuyer votre visière sous la pluie, fixée sur l'index du gant, et les extrémités sensitives, pour mieux utiliser GPS et smartphones (toujours à l'arrêt !).

La norme européenne pour les gants de protection pour motocyclistes

La nouvelle norme EN 13 594 - 2015 harmonise les certifications pour les gants de protection pour motocyclistes entre pays européens. La durée de résistance à l'abrasion des matières utilisées est à présent de 4 secondes pour le niveau 1 (contre 1,5 secondes auparavant) et de 8 secondes pour le niveau 2. De plus, la norme introduit des niveaux de performances accrus au niveau de la protection des doigts, des fourchettes et de la ligne du poignet. En ce qui concerne les protections des articulations, 3 types d'homologation existent et sont indiquée en sus du marquage CE : gants de protection sans coques de protection des articulations (1), gants de protection avec coques de protection des articulations (1 KP - KP signifiant " knuckle protection "), gants de protection avec coques de protection des articulations, de niveau de protection supérieure (2 KP). Vérifiez lors d'achat de gants qu'ils portent à la fois le symbole CE, le pictogramme du motocycliste et l'un des marquages 1, 1 KP et 2 KP.

Le pantalonHaut de page

La sécurité suppose que toute la surface du corps soit couverte. Il est logique d'éviter les shorts et bermudas, même par 40 degrés à l'ombre. Vérifier plutôt sur votre pantalon la présence d'aérations, souvent disposées au niveau des cuisses mais aussi en haut des fesses. Quel que soit le modèle de pantalon choisi, vérifiez qu'il est certifié CE.

Le pantalon de cuir constitue la meilleure solution, tant au niveau de la sécurité qu'au niveau du froid, surtout avec des genouillères, intégrées ou portées en dessous du pantalon. Si l'étroitesse de la jambe ne permet pas de porter des coques rigides, des genouillères isolantes vous préserveront du froid. Préférez les modèles disposant également de protections aux hanches.

Il existe des pantalons en Cordura et autres textiles spécifiques qui offrent presque la même résistance que le cuir, avec l'avantage d'être étanches et respirants.

Alternative intéressante pour les citadins : les jeans en Kevlar, développés pour la pratique du deux-roues. Là aussi, privilégiez les modèles avec protections coquées aux genoux et aux hanches.

Les risques du nylon

Ne portez jamais de vêtements en nylon classique. En cas de glissade sur du bitume, cette matière fond et vient s'incruster dans la peau. Look lézard garanti jusqu'à la fin de votre vie... La recommandation vaut aussi pour les plus frileux qui enfileraient en hiver un collant de sport confectionné dans cette matière sous leur pantalon.

Les bottes - Les chaussuresHaut de page

Il existe une multitude de modèles de bottes ou de chaussures homologués pour la moto (marquage CE). Qu'il s'agisse des unes ou des autres, celles-ci devront répondre à plusieurs critères : être imperméables, être assez souples pour bien sentir les commandes, être au minimum équipées de protections sur la pointe du pied et au niveau de la malléole, posséder des semelles antidérapantes. Pour l'été ou le port toute la journée, choisissez de préférence des modèles conçus avec des matériaux respirants. Quant aux semelles antidérapantes, assurez-vous lors de votre achat qu'elles le sont aussi sur revêtement humide.

Les bottes moto, de cuir ou synthétiques, offrent la meilleure protection car elles maintiennent et protègent la cheville mais couvrent aussi le tibia et bénéficient bien souvent de protections spécifiques à ce niveau.

Les chaussures spéciales moto seront plus confortables si vous les gardez aux pieds toute la journée. En plus des modèles façon " basket ", assez décontractés, les fabricants ont pris en compte les impératifs du costume-cravate pour de nombreux utilisateurs de deux-roues se rendant chaque jour au travail. Des modèles particulièrement esthétiques (sans en faire de véritables oeuvres d'art) sont ainsi disponibles sur le marché. En complément des protections sur la pointe du pied et la malléole, un renfort à l'emplacement du sélecteur permettra une usure moins rapide.

Attention : lacets !

L'un des points importants à vérifier pour les chaussures à lacets est la possibilité de maintenir ces derniers à l'écart des cale-pieds et du sélecteur. Rien n'est plus désagréable que la chute à l'arrêt, quand on veut poser le pied au sol et que le lacet, pris dans le cale-pied, vous entraîne irrémédiablement à terre ! Réduisez toujours leur longueur, ou rentrez-les dans les chaussures (beaucoup de modèles de chaussures permettent à présent de maintenir le haut du lacet sous une languette). La recommandation vaut aussi pour les pantalons mal ajustés aux chevilles !

La protection contre la pluie et le froidHaut de page
Se protéger de la pluieHaut de page

Le cuir a beau constituer la meilleure protection en cas de chute, il n'est pas imperméable. De même, les vêtements textiles dotés de membranes étanches et respirantes finissent par laisser passer l'eau après des heures de pluie continuelle. Les solutions miracles sont donc difficiles à trouver.

Le plus efficace et le moins onéreux reste la combinaison de pluie intégrale ou la veste et le pantalon étanches en polyamide enduit de PVC, avec coutures thermosoudées, à passer par-dessus blouson et pantalon traditionnels de moto. Pensez lors de l'achat que vous devrez parfois enfiler très vite ces effets contre la pluie et sans toujours bénéficier d'un abri. Ainsi, les pantalons avec fermeture éclair complète (jusqu'à la taille) sont à privilégier. Certains modèles permettent d'insérer des protections aux genoux. Des bandes réfléchissantes, des poches en surnombre, une capuche intégrée (pour marcher sous la pluie une fois la moto stationnée), un tissu respirant, sont autant d'atouts supplémentaires qui feront rapidement grimper le prix du produit. Pour les mains et les pieds, en cas de forte pluie ou de trajet long sous les averses, il convient de s'équiper également de surgants et de surbottes. Veillez alors à maintenir une bonne sensibilité des commandes au guidon, mais également au pied.

Sans équipement de pluie, les produits imperméabilisants pour cuir ou textiles permettront de passer à travers une brève averse, en n'oubliant pas de renouveler régulièrement le traitement. Sur les effets en cuir, lors de leur entretien, ne pas hésiter à alterner le cirage et la graisse afin d'améliorer l'imperméabilité de la peau, mais aussi des coutures.

Se protéger du froidHaut de page

Outre les possibilités d'équipement de la moto que nous avons décrit dans le chapitre " Les accessoires de confort ", il existe de nombreux équipements individuels destinés à aider le motard frileux à supporter les rigueurs de l'hiver, à commencer par les sous-gants en soie, les sous-vêtements chauds, les tours de cou et les cagoules. L'investissement est peu onéreux et conviendra la plupart du temps pour de courtes sorties.

Bien que l'usage de chaufferettes à usage unique ou réutilisable n'ait plus la faveur des équipementiers moto, ces petits sachets à glisser dans vos vêtements existent toujours et peuvent vous dépanner dans l'attente d'un achat d'équipement plus sérieux. Certains blousons (chez Bering, par exemple) étaient encore disponibles il y a peu avec des poches spéciales pour les accueillir.

Quand les équipements basiques deviennent insuffisants, il devient nécessaire d'investir dans des équipements chauffants tels que gants, chaussettes, pantalons, sous-pantalons, gilets et blousons que proposent de nombreux équipementiers. La plupart de ces équipements nécessitent un branchement 12 volts directement sur la batterie de la moto ou par le biais de l'allume cigare que possèdent certains modèles.

En ce qui concerne les gants chauffants, plusieurs fabricants (Gerbing, Furygan, Racer, V'Quatro, etc.) proposent d'excellent produits sans fil et rechargeables, avec plusieurs niveaux de chauffe. L'autonomie des batteries et leur durée de vie sont toutefois à prendre en compte lors de l'achat. A noter que l'Américain Gerbing propose également d'autres produits autonomes très efficaces tels que des chaussettes et des pantalons chauffants (dont un jean moto), et que Thermo Gloves commercialise des semelles chauffantes par batterie qui se glisseront sans mal dans vos bottes ou chaussures.

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