Culturelle et cosmopolite, c'est une des plus petites îles de l'archipel avec ses 227 km² (25 km d'est en ouest et 17 km du nord au sud) et pourtant, c'est probablement une des plus connues du Cap-Vert. C'est que - bien avant d'être ce lieu de musique et de culture qu'elle est aujourd'hui devenue - Mindelo est avant tout un port, réputé pour son effervescence et surtout pour ses femmes. A l'époque, les prostituées sont légion et les bordels fleurissent. Les marins du monde entier y passent, laissant souvent en cadeau une descendance dont la plupart ignorent l'existence. Cela crée un fantastique métissage, dont on peut encore observer les effets.

Environ 75 000 personnes vivent à São Vicente (ce qui en fait la deuxième île de l'archipel par sa population), dont presque 50 000 concentrées dans la capitale. Une des plus arides du Cap-Vert avec seulement 2 % de terres cultivables, elle est caractérisée par un relief montagneux qui présente trois massifs principaux : le Monte Verde, le plus haut, culmine à 750 m, le Monte Vigia au nord (302 m) et le Monte Madeiral au sud-est avec un sommet à 675 m. Quelques volcans éteints signent son passé volcanique. L'île est, sur sa périphérie, globalement plate et offre de belles plages. Le climat extrêmement sec pose un problème d'approvisionnement en eau, partiellement résolu par l'installation d'une usine de dessalement de l'eau de mer.

São Vicente ne s'est peuplée que tardivement, vers le milieu du XIXe siècle : elle se développe quand les Anglais y construisent un dépôt de charbon en 1838. Le port de Porto Grande s'étend, car il est le seul de l'archipel à offrir un mouillage permettant aux gros navires d'accoster. Les gens affluent des îles avoisinantes et de l'étranger et Mindelo devient ville en 1858. Il y a 160 sociétés commerciales dans l'île au tournant du XXe siècle. Néanmoins, le problème du manque d'eau persiste et l'approvisionnement se fait depuis Santo Antão avec l'aide de bateaux-citernes. En 1893, les Anglais et les Ecossais créent la Recreational Society of Mindelo, un club qui importe le golf et le cricket, sports auxquels de nombreux Cap-Verdiens sont initiés. Le premier terrain de golf de l'archipel voit ainsi le jour et la tradition s'en est perpétuée jusqu'à nos jours.

Vous viendrez à São Vicente pour faire la fête et vous amuser. Vous trouverez des bars, des restaurants et des dancings un peu partout. Les artistes, peintres, chanteurs, musiciens, danseurs, artisans et poètes abondent dans le coin, ce qui donne à l'île cette saveur et cette chaleur si particulières et uniques. Il y a plusieurs galeries d'art sur l'avenida Marginal de Mindelo qui longe la mer. Il fait bon flâner à São Vicente. Sportifs, vous ne serez pas en reste, car vous pourrez pratiquer le golf, le cricket, le tennis, la pêche, la course à pied et la randonnée. Et si vous apportez votre planche à voile ou votre kitesurf, vous trouverez ici d'excellentes conditions et, pourquoi pas, vous pourrez essayer de réaliser un record de vitesse dans le couloir de vent de São Pedro.

Avec la disparition du charbon comme combustible pour les navires et la concurrence des ports des villes étrangères voisines comme Dakar et Las Palmas, l'activité commerciale a ralenti considérablement. São Vicente est cependant encore de nos jours active et marchande. Les sociétés commerciales se sont multipliées mais les difficultés économiques demeurent. Porto Grande n'est plus le seul port marchand de l'archipel, car son concurrent à Praia lui vole peu à peu la vedette. L'activité portuaire, les transferts de marchandises et de population entre les îles se sont progressivement réduits à un niveau exclusivement national. L'activité navale n'est pas à la hauteur des espérances et le tourisme progresse moins vite que dans les îles de Sal et Santiago. Toutefois, certaines entreprises à capitaux étrangers, surtout portugais, commencent à y établir leurs bases, dans les domaines de la confection et de la chaussure, par exemple.

Les habitants sont d'un naturel ouvert et curieux. Ayant toujours été en contact avec les étrangers, ils ont l'expérience et l'habitude des cultures occidentales dont ils ont subi les fortes influences. Cela se ressent dans le langage courant, où l'usage de mots étrangers, notamment anglais, a envahi le vocabulaire : tudo cool ou tudo nice, par exemple. D'autres habitudes, comme le fait de boire du whisky, un gin tonic et de prendre le five o'clock tea, sont aussi répandues.

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