Autrefois surnommée Lhana (plaine) à cause de son relief, c'est une île plate de 216 km² qui s'étend du nord au sud sur 30 km et d'est en ouest sur 12 km. Les points les plus élevés sont le Monte Grande avec 406 m et le Monte Leste, haut de 263 m. Le paysage est nu, aride et sec, bordé par de magnifiques plages de sable fin et doré. Cette île, pourtant découverte en 1460, a été l'une des dernières peuplées. Au XIXe siècle, les premiers habitants, originaires de São Nicolau et de Boa Vista, s'y établissent avec le début de l'extraction du sel en 1830, dont l'île tient son nom d'ailleurs. Le sel est exporté pendant plus d'un siècle jusque dans les années 1940. C'est à cette époque que les Italiens (de Mussolini) s'installent dans l'île en créant l'aéroport qui, aujourd'hui, est international, l'aéroport Amilcar Cabral. Sal connaît, grâce à l'aéroport, un développement qui ralentit la vague d'émigration de ses habitants. Les 10 000 habitants se répartissent entre Santa Maria située à l'extrémité sud de l'île et Espargos, la capitale, située au centre à proximité de l'aéroport.

C'est aussi son aéroport qui fait que c'est une des îles les plus connues de l'archipel, car il a été, jusqu'à l'ouverture de celui de Praia, le seul capable de recevoir les vols en provenance d'Europe. C'est l'île qui s'est développée le plus fortement au niveau touristique avec les plus grands complexes hôteliers du pays. De nombreux chantiers sont encore en cours... Il est probable que les seules plages encore désertes au nord-ouest de Santa Maria seront progressivement envahies dans les années à venir par des complexes hôteliers, toujours plus grands.

Conséquence néfaste de cette évolution, pourtant profitable à l'économie cap-verdienne : la disparition des espaces encore sauvages et l'apparition de déséquilibres écologiques (les tortues luths sont de plus en plus rares à pondre leurs oeufs sur les plages de Santa Maria). Rassurez-vous, en vous éloignant un peu des plages de Santa Maria, il existe encore des kilomètres de plages désertes où les tortues sont encore présentes et où vous aurez comme seuls voisins quelques crabes. Le climat de l'île, chaud mais venté (l'harmattan y souffle souvent), est très apprécié pour ses vertus curatives pour les personnes souffrant de rhumatismes.

Ce n'est d'ailleurs pas la seule vertu qu'on lui prête. En effet, des études réalisées sur le site des salines de Pedra Lume ont révélé que l'eau du cratère de cet ancien volcan soigne efficacement certaines maladies de la peau. Un investisseur italien de l'île a acheté récemment les droits d'exploitation des salines. Santa Maria reste paisible même si les touristes se font de plus en plus souvent aborder par les vendeurs d'artisanat maliens et sénégalais qui peuvent être de temps à autre assez envahissants. En revanche, la population cap-verdienne est accueillante et très discrète. Sal est surtout une destination pour les amateurs de voiles (windsurf et kitesurf) et pour les vacanciers à la recherche du farniente. Les tarifs au niveau des sports de mer sont les moins chers de l'archipel. De nombreux événements ponctuent les saisons : carnaval, festival de Sal (début septembre), fête de Santa Cruz (3 mai), fête de Santa Maria (le 15 septembre) qui célèbre le jour de la sainte protectrice de Sal, Nossa Senhora das Dores. La plage du centre-ville de Santa Maria est animée le soir, car certains restaurants-bars diffusent de la musique ; avec un peu de chance, vous rencontrerez aussi de vrais musiciens.

Les principales ressources de l'île sont liées à l'exploitation de l'aéroport international et aux activités aéroportuaires qui en découlent, au tourisme balnéaire et sportif et à la pêche. Le récent développement touristique, en particulier au niveau des infrastructures hôtelières, permet à l'île d'avoir le taux de chômage le moins élevé de l'archipel.

L'arrivée à Sal

En avion. L'aéroport est situé à 2 km d'Espargos. L'arrivée à Sal en avion est vraiment saisissante. Vous serez tout de suite surpris par la beauté des fonds marins, en contraste avec l'aridité des terres. En survolant Santa Maria, vous pourrez juger de l'extension récente de la ville et de la taille des gros complexes hôteliers. Nous vous recommandons, pour cela, de vous asseoir de préférence à droite de l'appareil lors de vos vols à destination de l'île de Sal.

L'avion reste le moyen de déplacement inter-îles le plus simple. Pour les vols intérieurs, la Binter-CV est l'unique compagnie proposant des vols réguliers.

En bateau. Les liaisons maritimes de Sal vers les îles de Santiago, Boa Vista et São Vicente, sont irrégulières en raison d'horaires et de dates aléatoires. Avec le ferry Praia d'Aguada, liaison environ deux fois par mois avec Santiago, Comptez environ 2 800 CVE, avec São Vicente, comptez 3 800 CVE. Avec le ferry Djom Dade, liaison deux fois par mois avec Boa Vista, comptez 1 500 CVE. Renseignements disponibles à l'agence maritime à Espargos ou directement à Palmeiras, au port. Il existe parfois une excursion en catamaran à la journée pour Boa Vista.

Mouillages. Dans le port protégé de Palmeiras, ravitaillement en eau et en gasoil, (6 m sur fond de sable) mais le premier village, Espargos, est à 7 km. Dans la baie de Murdeira (8 m sur roches et sable) et enfin la baie de Santa Maria (fond de sable 8 m) où les coups de vent de sud sont aussi rares que violents.

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