Balkh, " la mère de toutes les cités " : c'est ainsi que l'appelaient les envahisseurs arabes, au VIIe siècle. Et pour cause : la cité fut un haut lieu de civilisation où se sont succédé zoroastrisme, bouddhisme et islam. Elle abrite la plus ancienne mosquée du pays. Kaboul a d'ailleurs placé la cité sur la liste indicative de l'UNESCO en vue d'une possible inscription au patrimoine mondial de l'humanité. Aujourd'hui, Balkh peut être divisée en deux entités : la nouvelle ville, commerçante et agricole, et la vieille ville, en grande partie en ruines, mais très agréable à visiter. La ville de Balkh est une poche de peuplement pachtoune dans cette région à majorité ouzbèke. On y cultive le haschisch et le coton.

Un riche passé historique. La ville de Balkh est l'une des plus vieilles cités d'Afghanistan et le lieu de naissance légendaire du philosophe Zoroastre, il y a 3 000 ans. Longtemps, elle resta le centre névralgique du zoroastrisme. Plus tard, dès 329-327 avant J.-C., Alexandre le Grand y épousa Roxane, fille d'un seigneur local et y fonda une cité grecque. Mais la ville atteignit son apogée en devenant la capitale du royaume des Bactrianes. Elle fut alors connue sous le nom de Bactres. Dans les tous premiers siècles après J.-C., Balkh gagna sa renommée en tant que grand centre bouddhique. Les pélerins affluèrent dans cette ville de monastères et de stupas.

Au VIIIe siècle, les arabes arrivèrent en Afghanistan et furent impressionnés par la beauté de la ville. Au IXe siècle, sous la dynastie des Samanides, Balkh se dota de deux mosquées. Cette période constitua une apogée culturelle : Balkh accueillit de grands noms de la littérature persane, comme Rabia Balkhi, la première poétesse de la période islamique. Au Xe siècle, la ville se dota de grands murs en terre cuite dont on aperçoit encore les vestiges, avant d'être embellie, au XIe siècle, par les Ghaznavides et les Seldjoukides. Le grand poète Roumi, fils d'un professeur de soufi, y naquit en 1207. C'est le plus grand poète soufi de cette époque, et beaucoup considèrent que c'est le meilleur poète de langue persane. Balkh était alors un grand centre de négoce, elle commerçait avec la Chine et l'Inde.

Mais sa gloire prit fin en 1221, quand Gengis Khan envahit la ville, l'incendia et la laissa en ruines. Parallèlement, Mazar-e-Charif prit de l'ampleur et finit par prendre la relève en devenant la grande place culturelle et commerçante de la région. Balkh finit par se relever et resta tout de même, au cours des siècles suivants, un important carrefour d'échanges commerciaux. La ville fut décrite par Marco Polo comme une " grande et noble cité ". En 1768, Ahmad Shah Durrani (1747-1772) fixa les frontières de l'Afghanistan à l'Amou-Daria et Balkh devint le siège de gouverneurs successifs de l'Etat afghan. En 1850, la ville fut rattachée au royaume d'Afghanistan.

À voir / À faire à BALKH

Organiser son voyage à BALKH

Photos de BALKH

Afghanistan

Guide Afghanistan

Afghanistan 2013

18.95 €
2013-01-30
264 pages
Avis