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MINES DU CERRO RICO

L'avis du Petit Futé sur MINES DU CERRO RICO

Plaque millesim 2020

Ce que vous verrez là n’est pas une animation à l’intention des touristes. Les mineurs acceptent les visiteurs, avec les profits qui en découlent pour les agences de voyages, car ils veulent faire connaître leurs conditions de vie et faire comprendre certains des mécanismes qui gèrent l’économie du pays. Leur travail au fin fond des socavones, les puits de mine, s’accompagne de souffrance bien sûr, mais aussi de dignité, de solidarité et de ténacité. Des valeurs que cette fin de l’histoire individualiste a reléguées dans le placard des bons sentiments et du politiquement correct. Quelques mots échangés avec les mineros vaudront mieux que toutes les explications théoriques sur l’économie, le capital, le sous-développement ou la Révolution.

C’est dans les conditions que s’est créée la fabuleuse richesse de Potosí. Les mines de Potosí sont aujourd’hui aussi proches de l’enfer que les décrivaient déjà les chroniqueurs espagnols il y a 450 ans. La Bolivie, jadis le pays le plus riche de l’Amérique du Sud, est réduite à inventer des mécanismes financiers risqués pour essayer de sortir du sous-développement. Mais grâce à des gens à la volonté dure comme le métal qui œuvrent dans ces mines à l’intégration économique mondiale du pays, Rome, Paris ou Berlin, bien que loin de Potosí, en sont finalement plus proches qu’il ne semble. Voilà l’intérêt de cette visite dont le but n’est pas le voyeurisme. Attention à la lampe d’acétylène. Elle peut vous brûler ou brûler votre voisin. Prenez garde aussi aux chars de minerais qui sortent de la mine à toute vitesse.

Nous ne décrirons pas la visite en elle-même. Excepté un détail : vous rencontrerez au fond de la mine le Tío, le dieu tutélaire des entrailles des montagnes et maître des profondeurs. La diablada, vous vous souvenez ? Ici, le diable attend de vous une offrande. Vous n’aurez pas oublié quelques cigarettes et des feuilles de coca. En ce qui concerne les mineurs, il faut savoir que leurs journées de travail durent 10 heures et qu’ils travaillent 6 jours par semaine. S’ils découvrent un filon, ils toucheront l’équivalent de 150 € par mois. Une misère ! Le système de coopératives, qui a suivi la dénationalisation des mines d’État, est en fait assez pervers. Il oblige les mineurs à devenir leurs propres entrepreneurs en achetant eux-mêmes les matériaux pour travailler. Une fois soustrait le coût de la dynamite, du nitrate d’ammonium, des feuilles de coca et des marteaux, la marge brute est bien faible. Pourquoi est-on alors mineur ? Certains le sont par fierté et par tradition évidemment. Mais la plupart préfèrent rester ici plutôt que d’aller planter la coca dans les vallées du Chapare. Contrairement à certaines idées reçues, on devient mineur pour ne pas mourir. C’est aussi simple que ça… Les mineurs de la montagne d’argent vous auront dévoilé un aspect de l’existence qui vaut un Potosí. Vous aussi pouvez leur apporter quelque chose. En commençant par un sourire, mais aussi en leur laissant de la coca, des cahiers et des stylos pour les llockallas (les gosses) ou un pull pour combattre le froid.

Avec un peu de chance, vous y croiserez le prêtre-ouvrier alsacien qui, un jour, décida de quitter l’est de la France pour rejoindre ces travailleurs de l’impossible. Il vous dira alors sans doute, comme Albert Camus dans Le Mythe de Sisyphe, que l’espoir n’est qu’un éternel recommencement.

Potosí, 6h du matin. Les sirènes réveillent les mineurs. La punta commence, la vie continue…

 

Conseils pour la visite des mines

 

Il vaut mieux se rendre aux mines le matin. Vous aurez, la veille, contacté un des guides qui assurent la visite. Vous monterez alors à la montagne d’argent qui surplombe la ville et les alentours. Juste en face de vous, se trouve le massif du Kari Kari, là même où se situent les lagunes de San Idelfonso. Il est facile de se rendre à San Idelfonso en taxi (route de Chaqui). Elles furent utilisées par les Espagnols pour générer la force hydraulique qui faisait tourner les ingenios, les usines de raffinement de l’argent.

Il est préférable de se munir d’un masque anti-poussière, comme en portent les maçons.

Habillez-vous avec des vêtements légers et résistants. Au début, il fait froid, mais au fur et à mesure que l’on descend, la chaleur augmente ainsi que l’humidité ambiante. Les agences vous prêteront une lampe, un casque, des bottes en caoutchouc et une combinaison de travail. Toutefois, demandez à l'agence que vous avez sollicitée dans quelle mine vous descendez. Ils vous indiqueront la température dans la mine. Certaines sont plus chaudes que d'autres.

Nous vous conseillons d’emporter un sac en plastique pour protéger votre appareil photographique.

N'oubliez pas d'acheter des cadeaux pour les mineurs (feuilles de coca et catalyseur (lejia), alcool, cigarettes, boissons fraîches, dynamites, quelques dizaines de Bolivianos...)

Respectez les mineurs et demandez leur permission avant de prendre un cliché.

La visite est formellement déconseillée aux personnes claustrophobes ou en mauvais état physique. Il faut s’accroupir ou souvent marcher à quatre pattes.

À l’attention des claustrophobes. Si vous ne comptez pas descendre dans les mines, vous pouvez toujours rejoindre le sommet du Cerro Rico par la route (prenez un taxi). Il y a plusieurs miradors qui vous permettront d’admirer Potosí et ses alentours : au sud le volcan Nuevo Mundo et l’ensemble de Tahua Nuñu, et à l’est les collines de Kari Kari. Vous passerez devant les entrées de plusieurs mines ce qui vous donnera un aperçu du site.

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Informations et horaires sur MINES DU CERRO RICO

Les agences demandent environ 150 Bs environ pour la visite des mines (3 heures à 3 heures 30) et vous fournissent l'équipement de sécurité (casque, combinaisons, bottes).

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Avis des membres sur MINES DU CERRO RICO

5 avis
5/5
Rapport Qualité/Prix
Service
Originalité
futeavanturier
5/5
Visité en novembre 2018
Rapport Qualité/Prix
Service
Originalité
Visite avec un mineur
Visite guidée avec un guide mineur. Conditions de travail très dures pour gagner quelques bolivianos . Offrande faite al TIO. Avec tout le minerai extrait des mines de Potosí, un pont d’argent aurait pu être dressé entre la Bolivie et l’Espagne !!
millemiaou
5/5
Visité en septembre 2016
Rapport Qualité/Prix
Service
Originalité
Visite trés interressante, j'avais peur de faire du voyeurisme en visitant une prospection de mine en activité mais la guide a su créer des échanges (verbaux)avec les mineurs ce qui a permis de discuter de leurs problèmes et de leur vision de l'avenir minier en Bolivie.Les conditions de travail rappellent beaucoup Zola
alaindehaene@skynet.be
5/5
Visité en juillet 2016
Rapport Qualité/Prix
Service
Originalité
Visite édifiante ! Triste réalité, la Bolivie regorge de minerais mais les autorités et la gestion politico économique ne permet pas un développement important. Après être passé acheté des feuilles de Coca, des biscuits, des cigarettes, de l'alcool, de la dynamite, des détonateurs, on visite l'intérieur d'une galerie en activité "facile". C'est malgré tout impressionnant. Le croisement des religions ancestrales et de la chrétienté amène un mélange particulier. Le diable, la pachamama, n'auront plus de secret.
JuanDMartínez
5/5
Visité en décembre 2015
Rapport Qualité/Prix
Service
Originalité
Enorme montagne percée chaque jour par milliers de mineurs. Visite obligatoire même si on a pas beaucoup de temps. Connaître le quotidien des mineurs et leurs croyances est simplement magnifique. La visite laisse imaginer les conditions de travail pendant le temps colonial.
indienne42
5/5
Rapport Qualité/Prix
Service
Originalité
Une visite très surprenante qui permet de se rendre compte réellement des conditions de travail très difficiles des mineurs du pays. Chaleur, sensation d'etouffement, poussière... A voir sauf si claustrophobe !
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