Guide du Chili : Jeux, loisirs et sports

Disciplines nationales

Avant la Conquête, les Mapuche jouaient au palin, ensuite appelé chueca par les Espagnols. Avec l'arrivée importante d'immigrants, le cricket, puis le tennis et le football virent le jour. Certains clubs de foot chiliens ont d'ailleurs conservé les mêmes noms anglais que jadis : Wanderers (Valparaíso), Everton (Viña del Mar)... Curieusement, et malgré des milliers de kilomètres de côtes et de cordillères, très peu de Chiliens sont connus dans le domaine des sports nautiques et des sports d'hiver.

Dans le domaine de la moto, évoquons Francisco " Chaleco " López, qui a terminé 3e de l'épreuve du Dakar en janvier 2013.

Football

C'est, comme partout en Amérique du Sud, le sport fétiche du pays. Le Chili organisa la Coupe du monde en 1962, année où La Roja (nom donné à l'équipe nationale, dont le maillot est traditionnellement de couleur rouge) termina en 3e position. Les deux équipes principales du championnat chilien, qui sont basées toutes deux à Santiago, sont les clubs de Colo-Colo et Universidad de Chile, qui remporta la Copa Sudamericana en 2011 (équivalente de notre Ligue des Champions).

En 2015, le Chili, en plus d'être pays d'accueil, gagne la Copa América pour la première fois de son histoire, face à ses éternels rivaux argentins. Un véritable événement national que la sélection réitère l'année suivante, encore une fois face à l'équipe argentine de Messi. Malheureusement en 2017, c'est la déconfiture, le double champion sud-américain n'arrive même pas à se qualifier pour le Coup du monde 2018. Les joueurs les plus connus restent Marcelo Salas, Elías Figueroa, Iván Zamorano, et, aujourd'hui, Alexis Sánchez (qui évolue au sin de l'équipe anglaise d'Arsenal), Arturo Vidal, Jorge Valdivia ou Humberto Suazo.

Tennis

Sport très apprécié ici, notamment depuis que Marcelo Ríos devint N°1 à l'ATP en 1988. Auparavant, Luis Ayala (deux finales à Roland Garros en 1958 et 1960) et Anita Lizana (vainqueur à l'US Open) étaient les deux joueurs les plus connus. Plus récemment, Nicolas Massú et Fernando González (tous deux Médailles d'or aux Jeux olympiques d'Athènes en double en 2004, Massú obtenant aussi l'or en simple, González le bronze, puis l'argent à Beijing en 2008) ont défrayé la chronique.

Rodeo

Le sport national, pour ainsi dire. Très populaire dans les régions rurales du centre/sud du pays, notamment à Rancagua où se tient tous les ans le Championnat national. C'est un type particulier de rodéo. Les cavaliers les plus fameux sont Juan Carlos Loaiza et Ramón Cardemil.

Activités à faire sur place
Cheval

La randonnée à cheval est un excellent moyen de visiter des canyons reculés et des espaces sauvages, à la rencontre des huasos (les gauchos chiliens). Les habitants de Patagonie, notamment dans la région de Aisén, utilisent encore cet animal pour se véhiculer (la bête est alors appelée sillero) ou pour transporter des marchandises (pilchero). En général, louer un cheval (avec guide toujours) revient à au moins 3 000 $ l'heure, une excursion d'une journée coûte à partir de 20 000 $ dans les réseaux de tourisme rural. Les chevaux sont habitués à être montés.

Au nord, la région de San Pedro de Atacama se prête bien à des chevauchées. Pour gagner Quitor, Catarpe ou la vallée du Río Grande, par exemple.

Au centre, les réserves et parcs nationaux La Campana, El Yali, Río Los Cipreses et Radal Siete Tazas sont des options intéressantes.

Au sud. Il est virtuellement possible de louer des chevaux dans presque toutes les auberges du sud. Les coins les plus agréables se situent près de Valdivia, de Puerto Varas, de Cochamó, dans la vallée du Río Puelo, le parc national Chiloé, la vallée de Futaleufú, sur la côte ouest du lac General Carrera (Campos de Hielo Norte), près de Cochrane, ou autour des Torres del Paine.

Andinisme

Dans les Andes, les sommets sont souvent plus élevés que le mont Blanc. Pensez au mal d'altitude, ne forcez pas, et prenez toutes les précautions d'usage. Vous pouvez louer l'équipement adéquat, notamment à Pucón et à Puerto Varas. Procurez-vous les cartes de l'IGM (l'Institut géographique militaire), basées sur une échelle de 1/25 000. Cela dit, ces cartes n'existent pratiquement pas pour toute la région du sud magellanique jusqu'à la Terre de Feu.

Si vous choisissez de faire confiance à un opérateur touristique, vérifiez bien le matériel à disposition ainsi que les connaissances du guide. Comptez au moins 30 000/40 000 $ par jour d'excursion. Voici une liste non exhaustive des endroits recommandés pour ce qu'il est ici convenu d'appeler " l'andinisme " :

Au nord, la plupart des ascensions sont techniques. En effet, beaucoup de sommets dépassent les 6 000 m d'altitude. Ne vous engagez pas en montagne en décembre-janvier, c'est l'hiver local, et il peut neiger abondamment. Le ciel est très pur le reste de l'année, ce qui signifie aussi que l'atmosphère est très aride et qu'il faut impérativement bien se protéger du soleil. La région de San Pedro de Atacama (et plus particulièrement de Socaire) est idéale : voir par exemple le Licancabúr (5 916 m), d'accès relativement aisé ; plus au nord, près du parc national Lauca, les Payachatas, c'est-à-dire le volcan Parinacota (6 330 m) et le volcan Pomerape (6 240 m), depuis Caquena ; dans la région de Copiapó, le volcan Ojos del Salado (6 883 m), le plus haut volcan actif au monde. Le volcan Copiapó (6 060 m), depuis la laguna del Negro Francisco, est une alternative.

Au centre, on trouve les ascensions les plus techniques mais aussi d'autres aisément accessibles. La meilleure époque se situe entre octobre et janvier. Autour de Santiago, on peut évoquer Las Chilcas (60 km au nord), La Campana (près du parc national), El Manzano, ou Placa Roja. Les cerros La Paloma (4 910 m) ou El Mirador del Morado (3 883 m) sont plus techniques que les cerros El Plomo (5 424 m), Punta Negra (4 127 m) ou San José (5 856 m).

Au sud se concentrent la plupart des infrastructures touristiques, mais aussi les voies les plus aventureuses. D'avril à septembre, le temps est très instable et médiocre.

Le mur du río Petrohué, près de Puerto Varas, est recommandé pour un jour d'excursion ; sinon, le dôme de granite de Cochamó (1 000 m de hauteur) est un excellent choix. De nombreux volcans peuvent être " vaincus " : Antuco (2 965 m), Tolhuaca, Llaima, Villarrica (l'un des plus touristiques), Lanín (escalade aussi depuis le côté argentin), Osorno (très populaire également), Monte Tronador (superbe glacier), Melimoyu (peu fréquenté), San Valentín (4 058 m, plus haut sommet de Patagonie, depuis la vallée Exploradores, à l'ouest du lac General Carrera). Citons aussi le Fitz Roy du côté argentin et les Torres del Paine (Torre Norte et la face est du Cuerno Este), tout au sud.

Pêche

Le Chili est un pays réputé pour la pêche au saumon ou à la truite, surtout dans la région des Lacs ou en Patagonie. Les rivières les plus riches en poissons sont celles où le courant est rapide et l'eau peu profonde ; la lumière peut en effet envahir le fond et favoriser la croissance de petites algues, et donc d'insectes. Les poissons se concentrent habituellement dans les zones où le courant n'est pas fort, mais juste à proximité pour facilement attraper leur nourriture.

Pour pêcher avec les locaux, compter approximativement 50 000 $ pour une ou deux personnes (une embarcation, en fait) par jour. Dans les lodges plus réputés, comptez au moins 200 000 $ par jour. N'oubliez pas que vous devez obtenir une licence pour pouvoir vous adonner à votre activité favorite.

Les coins recommandés, dans le Sud, se situent autour de Pucón (ríos Liucura, Palguín), dans la région des Siete Lagos (au nord de la région des Lacs, pas loin de Panguipulli), du lac Ranco, autour du lac Llanquihue, dans les ríos Cochamó, Puelo, Chepú, Futaleufú ou Palena (peu connu), dans la région de Coyhaique, du lac General Carrera et de Villa O'Higgins, tout au sud de la Carretera Austral.

Il est possible de pratiquer la pêche sportive au saumon en mer ou dans les estuaires. Les sites particulièrement recommandés se situent au niveau de la Bahía Ralún (estuaire de Reloncaví), ou près de la Carretera Austral, à l'embouchure du río Chamiza ou dans la baie de Quillaipe.

Dans la région d'Aisén, on pratique la pêche sportive en suivant la politique du catch and release : les prises sont enregistrées et aussitôt relâchées (pesca con devolución en espagnol). On trouve des truites pesant jusqu'à 4/5 kg.

Rafting - Kayak

Le Chili est un véritable paradis pour les amoureux de ces sports nautiques. On ne compte plus le nombre de rivières qui descendent des glaciers andins. Les paysages sont fantastiques. Les meilleures saisons s'étalent entre octobre et décembre pour la région centrale et la région des Lacs, et entre décembre et février pour la Patagonie. Comptez environ 300 000/350 000 $ par personne pour une descente en rafting. Certains opérateurs proposent même des excursions de kayak en mer (autour d'Hornopirén, par exemple).

Au centre, les rivières les plus intéressantes sont : ríos Aconcagua (classe III et IV, sauf dans le canyon del Salto del Soldado, classe V et VI), Maipo (très populaire), Tunguiririca (au printemps seulement, classe III et IV), Teno (classe III et V).

Au sud, les coins les plus touristiques (et donc où se situent la plupart des opérateurs) sont Pucón et Puerto Varas. On peut évoquer les rivières suivantes : ríos Nuble (classe III), Bio-Bío (classe V, excellent), Bajo Trancura (classe III, très populaire pour le rafting), Alto Trancura (classe IV), Maichín (près de Pucón, bien agréable), Puyehue (classes III ou IV, paysages à couper le souffle), Fuy (classe IV, puis V et VI, sauts de 10 m de hauteur), Futaleufú (classe IV et V, très réputé, des compétitions internationales s'y sont tenues), Azul (classe III), Espolón (classe II et III, pour les débutants), Palena (classe II, pour de plus longues excursions de trois jours environ), Figuerca (classe III et IV), Cisnes (classe IV et V, eaux cristallines), Baker (classe III à V, certaines parties sont très difficiles, c'est la rivière qui draine le plus de volume d'eau dans le pays).

Ski

Le pays est indiscutablement l'un des hauts lieux du ski en Amérique du Sud. Les paysages sont magnifiques. La saison s'étend de juin à septembre, parfois jusqu'en octobre en cas de grosses chutes de neige. Les forfaits journaliers commencent à 20 000 et même 30 000 $ pour les plus grosses stations, moins en basse saison (juin, début juillet, fin septembre et octobre) ; les plus petites stations sont accessibles parfois à 15 000 $ par jour, ou moins en basse saison.

Les stations les mieux équipées sont les suivantes :

Au centre, Portillo, La Parva, El Colorado-Farellones-Valle Nevado (les trois dernières forment un ensemble de pistes reliées entre elles, comme les Trois Vallées alpines). La station de Chapa Verde est moins développée.

Au sud, les infrastructures sont moins importantes, sauf à Termas de Chillán peut-être (on peut descendre la piste la plus longue du monde, pour les amateurs de records). Toutefois, les amoureux de ski hors piste et de snowboard trouveront amplement de quoi se réjouir, à Antuco, Lonquimay (bien pour le ski de fond), Las Araucarias, Villarrica, Antillanca (à une centaine de kilomètres d'Osorno), El Fraile (près de Coyhaique) ou au cerro Mirador (dans la réserve nationale Magallanes).

Surf

Les mois d'été sont les plus propices pour surfer. Au nord, les vagues sont courtes, creuses, de forme tubulaire ; au sud, elles sont plus larges et plus parfaites.

Au nord, les endroits les plus fameux sont les plages d'Arica (playas Las Machas et Chinchorro pour les débutants, Brava et La Capilla sinon) et d'Iquique (Intendencia, avec une gauche très forte, pour les pros ; Saint-Tropez, au nord de la plage Cavancha ; Punta Gruesa, nombreuses gauches ; Punta Aguila, Caleta Loa ou Tocopilla).

Au centre, les meilleurs mois sont septembre et mars. La plage de Pichilemu (Punta de Lobos) est réputée internationalement, avec la vague la plus longue du Chili. D'autres plages : Papudo, Cachagua, Reñaca (pour bodyboarders surtout), El Tabo (quand il n'y a pas de vent), Santo Domingo (idem) et Cahuil.

Enfin, les véritables amoureux de ce sport ne pourront manquer l'île de Pâques, encore peu connue, mais très prometteuse.

Trekking

Le Chili ne se connaît vraiment qu'en marchant. Les possibilités sont innombrables, et le pays est assez sûr pour que l'on se risque à se balader partout. Entre la promenade champêtre du dimanche après-midi et la grande randonnée de plusieurs jours, le choix est considérable. Et entre les déserts arides et salés du nord et les étendues blanches des glaciers patagoniques, chacun trouvera son bonheur.

Un ambitieux projet voulait être mis en place entre Visviri, tout au nord et à la frontière de la Bolivie et du Pérou, et le cap Horn. Il s'agit du Sendero de Chili : informations sur le site Internet - www.senderodechile.cl. Aujourd'hui, plusieurs portions ont déjà été habilitées pour les randonneurs, mais le projet global semble bel et bien abandonné.

Au nord, le plaisir de marcher et de contempler de superbes paysages s'enrichit (sur les hauteurs) d'une véritable découverte archéologique et ethnologique. Ceux qui ne connaissent pas le Pérou ou la Bolivie sentiront déjà les arômes si entêtants des Andes et de leur culture millénaire. Putre est une région fabuleuse pour se perdre au milieu des volcans, des lacs, et des peintures rupestres (Incani, Viluvio et Vilacaurani). Le cerro Guane Guane (5 096 m) délivre une vue imprenable sur le parc Lauca. Au nord de San Pedro, on peut se perdre dans des vallées et des canyons, ponctués par des bains thermaux. La laguna Meñique-Tumbre est un paradis pour les oiseaux et la faune silvestre. Le parc Pan de Azucár est magnifique, notamment au printemps ; le parc Fray Jorge n'est pas en reste pour découvrir une flore évoquant le sud valdivien.

Au centre, vous n'aurez que l'embarras du choix. La randonnée la plus fameuse est celle qui franchit les Andes au nord de l'Aconcagua, par la même route qu'emprunta jadis l'armée de José de San Martín pour délivrer le Chili du joug espagnol. La Quebrada El Tigre est un endroit délicieux. Les différents parcs nationaux offrent tous des sentiers agréables, bien indiqués la plupart du temps, de quelques minutes à plusieurs jours de marche. Pour une belle vue sur Santiago, vous pouvez grimper au-dessus du cerro Manquehue. Les contreforts andins, autour du cerro Provincia, proposent de nombreux sentiers (le réseau le plus important autour de la capitale).

Il serait trop long d'évoquer toutes les randonnées du sud. Nous en décrivons un certain nombre dans le guide. La région autour de Pucón ou du lac Todos los Santos, la vallée de Cochamó, le parc Pumalín (notamment autour de Caleta Gonzalo), les berges du río Futaleufú, le circuit Cerro Castillo (plus difficile, pas de signalisation, mais absolument magnifique) ou le parc Torres del Paine (le plus fameux) sont des endroits privilégiés.

Vols légers (parapente, ULM)

De plus en plus populaire. Voir le site www.parapente.cl.

Au nord, nous conseillons la région d'Arica : pour survoler la ville, on peut s'élancer d'El Morro ; et la région d'Iquique (la dune Cerro Dragón est idéale pour apprendre, depuis Alto Hospicio on survole la ville et ses plages).

Au centre, le site de Maitencillo est populaire ; on peut aussi citer Colina (quarante minutes environ au nord de la capitale), Batuco (35 km au nord-est de Santiago), Farellones et Valle Nevado (superbes paysages), et Cuesta Barriga.

Au sud, évoquons le village de Machalí, au sud-est de Rancagua, Lanalhue (entre Los Angeles et Temuco, près de la côte), Pucón, Niebla (près de Valdivia) et Antillanca (près d'Osorno).

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