" La demeure des neiges ", l'Himalaya, fascine les hommes depuis la nuit des temps. Au seul nom d'Himalaya, l'image du toit du monde semble apparaître tel un mirage. Diverses photos défilent en tête : l'Everest enneigé, le portrait de son premier conquérant, sir Edmund Hillary... Avec l'arrivée d'aventuriers d'un nouveau genre, les trekkeurs, les flancs des montagnes ne sont plus réservés aux seuls grands explorateurs. L'Himalaya accueille désormais les marcheurs débutants, comme les marcheurs aguerris, avalant les kilomètres à grandes foulées. Avec ses 2 400 km de longueur, la demeure des neiges, est, sans conteste, devenue un terrain d'exploration unique pour les trekkeurs du monde entier.

L'Himalaya

Le temps des pionniers : Venues des quatre coins de la planète, les expéditions des années 1950 parviennent à conquérir la plupart des plus hauts sommets. C'est par les chansons des Gainés (les troubadours ambulants) que la nouvelle de la première ascension de l'Everest par Edmund Hillary et Tensing Sherpa fit le tour du Népal. Les radios étaient rares dans les années 1950, et les rengaines des ménestrels étaient la meilleure façon d'annoncer le début d'une nouvelle ère, celle de la conquête de l'Himalaya par les grandes expéditions. Désormais, l'homme pouvait se hisser jusqu'au domaine de Shiva et Parvati et atteindre l'altitude des dieux... Avec dix des quatorze montagnes dépassant 8 000 m d'altitude situées sur son territoire, le Népal révèle au monde son patrimoine privilégié, la gentillesse de son peuple et la compétence exceptionnelle de ses porteurs, de ses sherpas et de ses guides locaux. Pendant la décennie suivante, " l'himalayisme " déplace des expéditions nationales qui ne lésinent pas sur les moyens nécessaires pour planter un drapeau au sommet... Pour preuve : dopée par la pensée de Mao, une expédition chinoise réussit, en 1960, à hisser un buste en plâtre du Grand Timonier. Américains, Britanniques, Japonais, Autrichiens, Suisses, Français voient apparaître de nouveaux concurrents indiens, russes, polonais, yougoslaves et coréens. Les grimpeurs de niveau international font jouer la fibre nationale afin obtenir des budgets substantiels, pour le plus grand bonheur des sherpas qui s'équipent à bon compte.

Le temps des nouveaux records : Avec la conquête de la face sud de l'Everest par Chris Bonnington, l'alpinisme en Himalaya privilégie la réalisation de courses plus difficiles sur le plan technique avec l'appui d'une logistique plus légère. Cette tendance s'amplifie dans les années 1980 avec le règne de Reinhold Messner, le grimpeur du Tyrol italien. Alternant les ascensions sans oxygène et les révélations médiatiques, il sera le premier homme à aligner à son actif les quatorze sommets de plus de 8 000 m. Le style des grimpeurs a changé et le matériel qui sert à affronter les conditions extrêmes a connu une évolution semblable. Avec la première ascension hivernale de l'Everest par Lesek Cichy et Krystof Wielicki, sous des températures de - 60 °C et un vent de plus de 150 km/heure, la course vers l'extrême s'oriente vers de nouvelles dimensions. Les prouesses sportives s'accompagnent d'exploits techniques et, ainsi, la première retransmission télévisée en direct de l'ascension du plus haut sommet du monde est réalisée en 1993. L'alpinisme de haut niveau suit aussi une autre évolution. Il se démocratise, un nombre croissant de montagnards anonymes dépassent leurs limites, et les trekkeurs font leurs apparitions à des altitudes plus raisonnables. De nombreux sommets de trekking permettent de pratiquer l'alpinisme conjointement à une randonnée en haute montagne.

Les treks dans l'Himalaya

De grands espaces, les sommets les plus hauts du monde, une flore et une faune unique et un peuple constituant un véritable patchwork multiculturel : tout au Népal invite à la découverte.

Peu de routes, mais un réseau de sentiers unique au monde. Il faut emprunter des chemins escarpés, grimper de longues séries de marches d'escalier qui avalent les pentes au plus court, ou encore parcourir des faux-plats... ou des vrais. Chemin faisant, le marcheur découvre les joies du trekking, l'activité phare au Népal. Au coeur de l'Himalaya, les montagnes prennent mille visages, depuis leurs pieds, domaine des tigres, jusqu'à l'immense plateau tibétain où les yacks se protègent du froid à l'abri de leurs longs poils. Le trekking ne constitue pas pour autant une expérience de survie dans un monde sauvage, la montagne étant presque partout habitée. En moyenne altitude, elle peut être entièrement sculptée en terrasses à coups de bêche. Plus haut, la moindre prairie devient pâturage pour les yacks et, au-delà encore, les drapeaux de prière marquent le passage des cols. Le trekking est avant tout une aventure humaine.

Certains partent, prêts à donner beaucoup d'eux-mêmes, tandis que d'autres, novices mais pas moins courageux, ménagent leurs forces pour entreprendre un autre type de voyage : un voyage initiatique au pays de la marche à pied. La vraie découverte de l'Himalaya passe par la rencontre de ses peuples, variés et accueillants. Le temps n'a jamais eu d'emprise dans ces villages, il semble même s'être arrêté aux portes de Kathmandou et Pokhara. Le trekking, à vrai dire, a évolué avec le goût de ses commanditaires. Les sentiers du Népal sont devenus cosmopolites. Américains, Japonais, Australiens, Allemands et Français se croisent sur les sentiers. Tandis que les Américains s'engagent en direction du camp de base de l'Everest, les Français, patriotes, avancent sur les traces de Maurice Herzog et Louis Lachenal pour effectuer le " Tour des Annapurna ".

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