COLLINE DE PLAOŠNIK (ПЛАОШНИК)

+389 46 25 40 13
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Plaque millesim 2018

Le plus riche site archéologique (40 ha) de République de Macédoine est en cours de destruction. Depuis l’an 2000, les autorités politiques et ecclésiastiques du pays ont lancé un immense projet immobilier à l’emplacement de ce qui fut un quartier musulman et, auparavant, le premier grand centre spirituel et intellectuel des peuples slaves. La colline de Plaošnik (prononcez « pla-o-chnik »), aussi appelée Plaoš, est devenue un chaos de béton et de nationalisme. Elle abrite toutefois quelques belles choses et offre une superbe vue sur le lac.

Histoire

C’est la colline de Plaošnik et sa célèbre école littéraire qui ont assuré la renommée d’Ohrid.

Antiquité. La colline fut habitée depuis le l’âge de fer. Au tournant du Ier millénaire, elle se « romanise » : c’est un nouveau quartier d’habitation de Lychnidos, comptant à la fois des maisons, des thermes et des temples.

Moyen Âge. À partir du Ve siècle, la colline se transforme en site exclusivement religieux avec deux basiliques paléochrétiennes et le siège des premiers évêques de Lychnidos. Au IXe siècle, saint Clément d’Ohrid fait de Plaošnik le principal centre d’évangélisation des Slaves avec la construction de l’école littéraire d’Ohrid, d’un monastère et de l’église Saint-Panteleimon.

Période ottomane. Au XVe siècle, l’église Saint-Pantaleimon est transformée en mosquée et dotée d’un imaret (hospice). Un quartier musulman voit le jour, prenant le nom d’Imaret. Les Ottomans autorisent les moines à rester sur la colline, puis à récupérer leur église au XVIe siècle. Pourtant, quelques décennies plus tard, l’église est abandonnée. De nouveau transformée en mosquée, elle est reconstruite au XVIIe siècle.

XXe-XXIe siècles. Depuis le départ de la majorité des habitants musulmans, en 1912, la colline demeurait presque abandonnée. Jusqu’à ce qu’un projet fou voit le jour : reconstruire l’école et l’église de saint Clément. Pour cela, tout est rasé en l’an 2000, y compris la mosquée, remplacée par la nouvelle église Saints-Clément-et-Panteleimon. Après la guerre civile de 2001, le projet connaît une pause de dix ans. Les archéologues mettent au jour plusieurs vestiges antiques avant que le chantier recommence. Malgré les remontrances de l’Unesco, la colline est désormais défigurée par les barres d’immeubles de l’université de l’Apôtre-Paul. Et les constructions continuent.

Pratique

Pour organiser votre visite, trois choses utiles à savoir.

Visite guidée. Des guides professionnels proposent leurs services à l’entrée de la colline pour environ 3 000 MKD. Parmi eux, se trouve parfois la guide francophone Gjurgjica Daneska (+389 70 69 31 74 - [email protected]).

Café. Dans la partie sud de la colline, vous pourrez profiter d’un joli panorama sur la terrasse du café Panteleimon (boissons et petite restauration).

Sentier. Dans la partie ouest de la colline, derrière la barre d’immeubles de l’université de l’Apôtre-Paul, un chemin passe dans la forêt pour rejoindre l’église Saint-Jean de Kaneo.

Visite

Du nord au sud, en arrivant par la forteresse de Samuel, voici les différents monuments anciens et constructions récentes qui vous allez découvrir sur la colline.

Basilique paléochrétienne (Ранохристијанска базилика). À gauche après l’entrée sur la colline, une grande structure tubulaire abrite les beaux vestiges de ce qui fut le siège de l’évêché de Lychnidos, datant sans doute du Ve siècle. La couverture moderne est censée reproduire ce à quoi ressemblait la toiture complexe de cette basilique au plan tétraconque (à quatre feuilles). Grâce à une coursive surélevée qui fait le tour des fondations, on peut admirer les magnifiques mosaïques aux motifs floraux, géométriques (dont de nombreuses svastikas), animaliers et humains. La pièce la plus remarquable est le baptistère décoré d’une mosaïque aux paons s’abreuvant à l’eau d’une source sacrée inépuisable. Il s’agit d’une illustration du thème du baptême qui purifie et alimente le chrétien sa vie durant. Les commanditaires de toutes ces œuvres sont restés aussi anonymes que les artistes qui les ont exécutées. Seule une inscription en grec au nord de l’église évoque leur mémoire : « Ceci a été fait par ceux dont les noms sont connus de Dieu. »

Université de l’Apôtre-Paul (Универзитет Свети Апостол Павле). Elle occupe les parties latérales de la colline avec une longue barre d’immeubles à l’ouest et un gros bloc à l’est. Les bâtiments au style pseudo-médiéval ont été achevés en 2019. Ils abritent l’université qui est présentée comme l’héritière de l’école médiévale fondée par saint Clément en 886. Mais elle n’a pas grand-chose à voir, puisqu’elle est spécialisée dans les sciences de l'information et de la technologie. Comme Bitola avait déjà une université Saint-Clément-d’Ohrid, c’est le nom du compagnon du Christ qui a été choisi… même si l’apôtre Paul n’est sans doute jamais venu à Ohrid (voir l’encadré « Ils voient des saints partout »). Comprenant des amphis et des logements, le campus a complètement dénaturé le site. Les immeubles ont toutefois été montés sur pilotis afin de préserver les zones de fouilles.

Atrium de l’école littéraire d’Ohrid (Атриум на Охридската книжевна школа). Il se trouve en face de l’entrée principale de l’église Saints-Clément-et-Panteleimon. Selon toute vraisemblance, c’est ici que Clément d’Orhid fonda la première université en langue slave au IXe siècle, l’école littéraire d’Ohrid (voir encadré). Les cours étaient dispensés à l’intérieur de ce double péristyle dont quelques colonnes ont été relevées.

Mausolée de Sinan Yusuf Çelebi (Синан Челеби Турбе). Étrangement isolé sur un bloc de terre entre les zones de fouilles et l’église Saints-Clément-et-Panteleimon, voici l’unique témoin de cinq siècles de présence ottomane à Plaošnik. Ce türbe (mausolée) est composé d’un petit groupe d’arcades sans toit au centre duquel se trouve le sarcophage d’un éminent membre de la puissante famille turque des Ohrizâde. Inhumé ici en 1493, Sinan Yusuf Çelebi est à l’origine de plusieurs monuments dans la ville basse au XVe siècle, notamment des bains, une mosquée et un caravansérail, aujourd’hui tous disparus. C’est également lui qui transforma pour la première fois l’église Saint-Panteleimon en mosquée et fit édifier à côté l’imaret destiné aux défavorisés. Mais tout a été détruit depuis 2000. Si le mausolée a été conservé, c’est au nom des bonnes relations diplomatiques qu’entretient Skopje avec Ankara. C’est d’ailleurs l’agence turque pour le développement Tika qui a récemment assuré la restauration du türbe.

Église Saints-Clément-et-Panteleimon (Црква Свети Климент и Пантелеjмон). Offrant une très belle vue sur le lac, cet édifice moderne a été achevé 2002. Il se trouve à l’emplacement de plusieurs bâtiments religieux édifiés depuis le Ve siècle. Le plus récent, la mosquée Iramet (ou Ohrizâde), qui datait du XVIIe siècle, a été en grande partie détruit en 2000, à l’exception d’une portion de mur au nord. Le bâtiment actuel suit le modèle supposé de l’église Saint-Panteleimon qui fut érigée ici par saint Clément d’Ohrid en 893. D’apparence énorme avec un narthex (au nord), un porche (au sud), deux dômes, un clocher (à l’ouest), une abside et ses absidioles (à l’est), l’église abrite en fait un naos assez étroit. Sur les parties basses de certains murs, un joint en zinc est censé délimiter les zones récentes des fondations du IXe siècle. Des mosaïques provenant d’un baptistère du Ve siècle sont exposées sous le porche. Dans le naos, une partie des fondations anciennes est visible grâce au sol couvert de plaques de verre et quelques fragments de fresques du XIVe siècle subsistent autour de l’autel. Enfin, les reliques de saint Clément ont été replacées dans la crypte dans laquelle il fut inhumé en 916, à droite de l’iconostase. Hélas, sans même évoquer le caractère historiciste d’une telle construction, force est de constater que cet ensemble hétéroclite invite davantage à la curiosité qu’au recueillement.

Centre culturel (en construction). Bâti autour de l’église Saints-Clément-et-Panteleimon, ce projet s’inspire de l’ancien monastère Saint-Panteleimon auquel appartenait l’église du IXe siècle. Conçu comme un lieu à la fois sacré et profane, à l’architecture mêlant l’ancien et le moderne, il doit notamment accueillir la Galerie des icônes.

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Adresse et contacts :
COLLINE DE PLAOŠNIK (ПЛАОШНИК)

Kaneo Plaošnik Pateka
  Ohrid (Охрид)
Macédoine
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Avis des membres sur COLLINE DE PLAOŠNIK (ПЛАОШНИК)

Note générale : 3/5
Rapport Qualité/Prix
Service
Originalité
1 avis
3/5
Rapport Qualité/Prix
Service
Originalité
Visité en juin 2019
Un bel endroit mais ...
Un bel endroit mais à noter qu' on ne peut plus accéder aux vestiges de la basilique paléochrétienne
Avis déposé le 01/08/2019 
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