Le guide touristique CORSE du Petit Futé : La Corse gourmande

La Corse gourmande

La cuisine corse est exclusive. On y reconnaît, certes, une identité méditerranéenne  : la longue domination génoise a entraîné d'importantes similitudes avec la cuisine italienne  : utilisation des pâtes et de l'huile d'olive notamment.

Mais la cuisine corse est aussi le fruit de son insularité et de son relief  ; la cuisine méditerranéenne, à base de produits de la mer, s'y mêle à une robuste cuisine de montagne à base de charcuterie. Pour votre information - et satisfaction - culinaire, sachez que les périodes d'élaboration et de transformation des produits traditionnels se font en Corse aux époques suivantes  : de mai à novembre pour le miel (6 variétés), de mi-novembre à juin pour les fromages, de janvier à avril pour l'huile d'olive, de novembre à mars pour les les salaisons (figatellu, coppa, lonzu, panzetta, prisuttu) et de novembre à janvier pour les agrumes .

Les Routes des sens authentiques

Et si, après quelques jours de détente sur les plages d'Ajaccio, Porto-Vecchio ou encore de la Costa Verde, l'envie vous gagnait de découvrir les racines de la Corse à travers ses produits labellisés ? Matérialisées par des centaines de panneaux signalétiques aux quatre coins de l'Île de Beauté, les Routes des Sens authentiques vous guident pour des découvertes hautes en saveurs. Chef d'orchestre de cette valorisation agricole récente, l'Office du développement agricole et rural de Corse (ODARC) vous invite à la découverte des productions certifiées AOP, IGP ou AB : miels, Brocciu, charcuteries, vins, huile d'olive, farine de châtaigne, clémentines, pomelos, noisette... mais également à la rencontre d'artisans d'art, de fermiers aubergistes ou de distillateurs d'huiles essentielles. La Route des Sens Authentiques est une invitation au voyage au coeur de la Corse Rurale. Profondément attachés à leur terre, des femmes et des hommes passionnés vous offrent la chaleur d'un accueil traditionnel et la garantie d'un produit d'origine. Dans ces lieux à forte identité, savoir-faire ancestraux et modernité se côtoient pour un accord parfait entre authenticité et qualité.

Plus d'infos sur le site www.gustidicorsica.com

Spécialités localesHaut de page
Saucisson et fromage corse.
Saucisson et fromage corse.
Spécialité 1Haut de page
La recette corse du civet de sanglier

Pour 6 personnes : 1,5 kg de viande de sanglier sans os, 1/2 l de vin rouge, 1/2 l de vin de myrte, 2 c à soupe de tomates concentrée, 1 oignon, 2 carottes, 2 gousses d'ail, 1 bouquet garni, 1 dl d'huile d'olive, 50 g de farine, 6 cl d'eau-de-vie, 1 branche de céleri, 1 blanc de poireau, 2 clous de girofle, 3 baies de genièvre, sel et poivre.

Faire mariner pendant 24 heures la viande coupée avec le vin rouge, le vin de myrte, une carotte, 1/2 oignon coupé en cubes et le bouquet garni. Ajouter tous les ingrédients. Passer le tout dans un passoir, décanter la viande et la faire cuire à l'huile. Ajouter la garniture aromatique et la farine. Faire suer et ajouter la tomate concentrée. Laisser mijoter et rajouter un peu d'eau. Saler, poivrer. Faites cuire lentement à couvert pendant 2 heures en surveillant la cuisson.

Spécialité 2Haut de page
Le fiadone

Préparation : 20 min. Cuisson : 40 min. Ingrédients (pour 8 personnes) : 1 brocciu (brousse fromage frais de brebis) de 500 g - 5 oeufs - 150 g de sucre en poudre - 1 zeste de citron. Préparation : passer le brocciu au presse-purée. Mélanger avec les oeufs (sans les battre), le sucre, puis rajouter le zeste de citron. Mettre la préparation dans un plat rectangulaire préalablement beurré ou un plat en aluminium jetable (plus pratique). Faire cuire à four chaud jusqu'à ce que le gâteau soit bien doré. Laisser refroidir complètement, ne pas démouler, mais découper des parts (4 cm x 4 cm) directement dans le plat, à présenter sur un plat de service puis à conserver au frais. NB : Ce gâteau ne gonfle pas et ne doit pas être très épais (maxi 4 cm).

La soupe corseHaut de page

Une appellation générique qui regroupe autant de variétés qu'il y a de régions et, dans chacune, autant de sortes qu'il y a de cuisinières ou de cuisiniers. A la base, une soupe de légumes, qui restent à déterminer, et que l'on agrémente. Certaines ressemblent à la soupe au pistou du Midi, sans le basilic, et en utilisant, par exemple, les gros haricots Soissons que l'on trouve sur l'île. D'autres voisinent avec la soupe au chou, avec un jus beaucoup plus clair, proche du bouillon, avec de la pancetta ou des lardons. Une constante, dans la plupart des cas, c'est très bon car elle est faite avec les légumes frais de saison et en toute simplicité. On n'y ajoute donc pas de fromage ni d'autres ingrédients malvenus  !

Les storzapretti Haut de page

Au brocciu, les storzapretti sont des boulettes de légumes liées avec de l'oeuf et gratinées au four. Outre dans les soupes déjà évoquées, on les trouve également enrobées de pâte, comme dans les bastelles, dans la région d'Ajaccio et en Haute-Corse  ; délicieuses galettes aux blettes, courgettes ou oignons, et que l'on déguste comme des friandises, en entrée, en apéritif, ou au petit déjeuner. Impossible de passer sous silence les beignets, de courgettes ou de poireaux.

Produits du terroirHaut de page
Viandes, volailles et gibiersHaut de page

En Corse, on mange toujours beaucoup de porc et de cabri (sauté à l'ail, aux olives, en sauce), mais aussi de plus en plus de viande bovine, du veau en particulier (fameux  !). Parmi les gibiers, le sanglier entre dans de nombreuses préparations (civet, daube, pour mettre en valeur la puissance de son goût). En pleine saison de chasse, on trouve des palombes et des bécasses. Grives et merles sont préparés en pâtés.

CharcuteriesHaut de page

Excellente, la charcuterie corse constitue l'un des porte-drapeaux corses des produits agricoles insulaires avec des noms chantants et des saveurs délicieuses. Cette charcuterie corse traditionnelle de fabrication exclusivement hivernale est l'expression d'un lien au terroir exceptionnel mettant en jeu des savoir-faire, une race de porc locale " Nustrale ", un élevage sur parcours et une alimentation de finition au gland ou à la châtaigne. Ces spécificités ont permis à la profession, regroupée au sein du syndicat " Salameria Corsa ", d'obtenir après plus de 10 années de dur labeur une AOP pour trois produits de charcuterie traditionnelle.

Le " Prisuttu " AOP

C'est un jambon à l'os qui, outre son assaisonnement au sel sec de mer sans aucun autre conservateur ni additif, doit sa saveur à son temps de séchage et d'affinage qui atteint au moins un an, et pour les meilleurs deux ans d'âge.

La " Coppa di Corsica " AOP est une échine de porc, salée, séchée et affinée cinq mois minimum. Sa préparation connaît quelques variantes avec, par exemple, trempage au vin rouge aromatisé (ail, laurier et poivre).

Le " Lonzu " AOP

Le lonzu est le filet de porc salé, séché et affiné (éventuellement fumé) qui utilise, bien sûr, largement les aromates et qui est dégusté au printemps (difficile à trouver en été).

Enfin, on trouvera aussi les autres produits de charcuterie qui, pour l'heure, ne sont toujours pas labellisés AOP...

La salciccia ou le salamu sont faits de boyaux naturels remplis de viande et gras hachés, salés et poivrés et parfois fumés. C'est le saucisson traditionnel.

Les figatelli

Les figatelli sont des saucisses de foie de porc qui se fabriquent en hiver et se consomment jusqu'au printemps. On les apprécie surtout grillées à la cheminée et dégustées sur une tranche de pulenta à la farine de châtaigne. Séchées et fumées, elles se consomment jusqu'au début de l'été.

Les sangui

Boudins corses fréquemment garnis de raisins secs ou de menthe qui leur confèrent une saveur bien particulière. A déguster exclusivement en période de production.

La panzetta

La panzetta correspond à la poitrine, salée, séchée et parfois roulée.

Le casgiu di porcu

C'est un fromage de tête qui utilise également les pieds du porc, sans oublier les assaisonnements spécifiques à chaque producteur fermier.

La charcuterie AOP de Corse

Créé en 2001 à l'initiative d'une cinquantaine d'éleveurs-transformateurs de toute la Corse, le syndicat " Salameria Corsa " a atteint son objectif en obtenant dans un premier temps une appellation d'origine contrôlée puis, dans un deuxième temps, une appellation d'origine protégée pour trois produits phares de la charcuterie traditionnelle :

- le jambon sec : " jambon sec de Corse ou Prisuttu ",

- la coppa : " Coppa de Corse ou Coppa di Corsica ",

- et le lonzo : " Lonzo de Corse ou Lonzu ".

Ces produits sont identifiables et authentifiables par le logo AOP associé au logo spécifique du syndicat sur l'étiquette des produits, ainsi qu'un scellé apposé sur chacun des produits labellisés. L'obtention de l'AOP a été un cheminement technique long de près 10 années qui a été marqué par l'implication et la persévérance des éleveurs, la participation de nombreux partenaires, et les relations très étroites avec l'INAO. Comme pour toutes les AOC, la spécificité des produits et la démonstration du lien au terroir ont été des éléments majeurs dans la construction du dossier de reconnaissance. On retiendra en particulier des éléments clés du cahier des charges comme l'utilisation de la race de porc Nustrale, un élevage sur parcours, une finition aux glands/châtaignes, et une transformation fidèle aux usages anciens, avec entre autres l'utilisation du sel de mer comme seul et unique conservateur et un affinage long.

Poissons, fruits de mer et crustacésHaut de page
Oursins
Oursins

Les poissons. Les poissons sont pour se régaler de quelques douzaines d'échinodermes. Alors, sur les plages ajacciennes, on se réunit en paquet, le dimanche midi, amis ou famille, autour d'un feu. Certains seront allés pêcher un peu plus tôt... Du bon pain et un verre de vin blanc... Le paradis n'est pas loin  ! Afin de préserver la reproduction, la pêche en est strictement réglementée  : du 1er septembre au 30 avril, et la vente du 1er décembre au 31 mars, pour les oursins de plus de cinq centimètres "  hors piquants  ". Les pêcheurs proposent en ville leurs oursins dans de grands paniers posés à même le sol. On peut les commander ouverts (l'opération n'est pas toujours aisée pour les néophytes). Huile, condiments et pâtes très présents, par la force des choses, dans la cuisine corse. Rougets, dentis, mostelles, daurades et loups que l'on trouve aussi en élevage dans des fermes marines (c'est assez proche du poisson de pleine mer et bien meilleur marché). Le poisson est souvent cuisiné dans sa fraîcheur, grillé. L'aziminu est un plat typique qui s'apparente à la bouillabaisse, riche en aromates. Mais les préparations de poissons sont également des soupes, l'escabèche, agliolu, ou la brandade, une purée d'anchois, l'anchiuta, servie sur tartine. Les langoustes sont réputées et peuvent être préparées au court-bouillon ou grillées dans l'huile d'olive. On apprécie également les oursins ou les violets. En s'éloignant des côtes, on ne renonce pas pour autant au poisson grâce aux truites de torrent ou aux anguilles.

Les oursins. Une véritable institution  ! Les oursins, ou on adore, ou on déteste. En fait, ce sont bien les glandes génitales (les gonades) de la bête, qui composent le corail tant apprécié. On peut les accommoder de plusieurs façons  : soupes, crèmes, omelettes, soufflés, brouillades... Mais les vrais inconditionnels préfèrent une simple oursinade, les pieds dans l'eau. Le rendez-vous pour la pêche se situe de décembre à avril. Pour une oursinade géante rendez-vous le premier avril à l'Ile-Rousse sur la Marinella.

Fromages, produits laitiersHaut de page
Fromages corses
Fromages corses

Leur secret réside dans leur fabrication, toujours artisanale. La tradition veut qu'ils soient fabriqués par les bergers et les femmes en saison creuse (automne et printemps) La Corse produit aujourd'hui 2 500 tonnes de fromages, dont 75 % sont de brebis et le reste de chèvre. Le plus célèbre est le brocciu qui est un fromage frais. Les autres  : le niulincu, pâte lisse caprine ou ovine recouverte d'une croûte grattée, le venacesu de forme ronde, le sartinesu et sa pâte pressée semi-dure, le calinzanincu de pâte caprine molle et piquante, celui de Bastelicaccia, onctueux, et du Coscionu de croûte colorée et pâte molle. Tous se savourent avec du pain paysan ou de châtaigne, accompagnés de confiture de figues, de pastèque ou de melon, pour adoucir un goût très prononcé.

Le brocciu. Prononcez brôtchiou, l'accent veut que l'on laisse tomber la dernière syllabe  ! C'est un produit identitaire. Il fut longtemps associé à une nourriture de pauvre, sans doute parce qu'il était issu d'un résidu du lait. Dans une société de subsistance, où étaient privilégiées les nourritures qui calent en apportant force et chaleur, le brocciu ne pouvait trouver sa place autrement que comme monnaie d'échange. Le jour de la fête de Dieu ou à la Saint-Pancrace, le 11 mai, les bergers le distribuaient gratuitement. Ils le donnaient aussi à tout acheteur d'un fromage. Sa fabrication fut, un temps, menacée de disparition. Ce sont les ethnologues qui ont rappelé sa position emblématique et identitaire. Les chercheurs ont alors tenté de réunir les techniques traditionnelles et les technologies nouvelles dans le but d'améliorer la production et de fixer les savoirs menacés de disparition. Il était devenu un produit bio culturel. Afin de garantir l'authenticité et la qualité du produit, on a mis en place en 1983 un label d'appellation d'origine renforcé, en 1993, par le label d'appellation d'origine contrôlée brocciu. Par ses qualités gustatives et sa légèreté, c'est un produit phare de la gastronomie insulaire. On en trouve, frais, de janvier à juillet. On peut le saler pour le garder et l'incorporer à des préparations comme l'omelette ou certains gâteaux, après l'avoir mis à dessaler. On peut le garder frais, battu et sucré au congélateur en vue de préparations pâtissières. Il marie bien ses saveurs aux viandes, aux légumes et aux poissons  ; dans la pâtisserie, ses emplois sont nombreux et varient selon la microrégion, tant dans la recette que dans l'appellation.

Fruits et légumesHaut de page

Dans les villages corses, presque toutes les maisons ont leurs potagers. Les légumes se retrouvent donc en abondance dans la cuisine corse avec une agréable variété  : on trouve aussi bien des pois chiches que des blettes, des potirons ou des artichauts. Comme en Provence, on prépare les légumes farcis de brocciu  : courgettes, aubergines, tomates.

La châtaigne

Pendant des siècles, le châtaignier a été l'arbre à pain des Corses et les châtaignes constituaient la base même de l'alimentation tant la vie était dure. On les préparait de toutes les manières possibles  : bouillies, grillées ou moulues en farine pour fabriquer la polenta, des pâtisseries et même le pain de châtaigne. La châtaigne a été longtemps la base de l'alimentation corse pour les hommes et aussi pour les cochons, qui donne ainsi à la charcuterie son goût si particulier. Dégustées grillées - fasgiole - ou bouillie - ballote - les châtaignes peuvent être aussi séchées dans des séchoirs et transformées en farine. De cette farine, on fait de délicieuses pâtisseries, ou des préparations traditionnelles comme la polenta qui accompagne le figatellu ou le cabri en sauce. En Castagniccia, haut lieu de la châtaigne en Corse, on servait 22 mets différents à base de châtaigne à l'occasion des mariages.

La clémentine de Corse

Plus de 20 000 tonnes sont récoltées chaque année dans l'île. La production obéit à un cahier des charges scrupuleux  : récolte manuelle et à maturité, taux d'acidité et de jus contrôlés, absence de traitements chimiques après récolte, traçabilité depuis l'arbre jusqu'au consommateur.

Pains, pâtesHaut de page

Cannelloni et ravioli sont servis en entrée, comme en Italie, mais aussi en accompagnement de viande. Dans les deux cas, les pâtes se démarquent des recettes péninsulaires par leur parfum très relevé. Lorsqu'elles sont farcies, les pâtes sont garnies en Corse le plus souvent de brocciu. On accompagne également les plats de viande de polenta, traditionnellement faite à base de farine de châtaignes, au lieu de maïs. Mais la polenta peut également faire office de pain, avec le fromage ou la charcuterie, tant cette bouillie peut être épaisse (elle se découpe alors en tranches).

Huiles, épices, condimentsHaut de page

L'huile d'olive

La Corse à la particularité de voir ses olives sur les filets qui tapissent chaque année le sol des oliveraies. Le nectar aux reflets d'or qui en jaillit est très fruité. L'huile d'olive (l'oliu en langue corse) est différente par le goût de ses homologues provençale, espagnole, nord-africaine et italienne. L'AOC devrait bientôt notifier la qualité et la singularité de cette huile. L'olivier en Corse n'échappe pas aux symboles de paix et de réconciliation  ; le rameau d'olivier est choisi par Dieu pour signifier à Noé que le Déluge est fini et que la décrue commence, symbole du pardon. Symbole de force, l'olivier est réputé pour son bois très compact, très lourd et très dur. C'est en bois d'olivier que sont faites les massues d'Hercule et c'est avec un pieu en bois d'olivier qu'Ulysse terrasse le Cyclope dans L'Odyssée. L'olivier est également le symbole de la Méditerranée, dont il sculpte le panorama. La taille des oliveraies varie selon les micros régions. De plus, chacune a sa particularité  : on trouve la Cabanacce et l'Oliesece dans le Cap Corse qui connut une très grande production. Dans le Nebbiu, c'est la Biancaghja qui prédomine. On y trouve en minorité une autre variété  : la Raspuluta. Les récoltes ont lieu quand les olives tombent de décembre à juin. La région oléicole la plus affirmée, la Balagne, reste la principale région productrice insulaire  : ses olives sont la "  Sabina  ". On y trouve aussi, comme en Castagniccia, la Ghjermana. Du côté de Vico, on retrouve une des plus anciennes oliveraies  : l'Aliva Bianca, l'Aliva Nera et des variantes. La récolte s'échelonne, selon la variété, de novembre à juillet. La variété principale du Taravo est la Zinzala. La récolte par chute naturelle se déroule de décembre à mai. La Ghjermana, différente de son homonyme de Balagne, est la plus récente de Corse. Sartenais et Tallano produisent une huile plus épaisse. L'extrême sud possède aussi une oliveraie, mais c'est dans son passé que l'on apprend la place qu'elle occupait en Méditerranée  : une place marchande importante.

DouceursHaut de page
La pâtisserieHaut de page

Elle compte de nombreuses recettes anciennes mais toujours actuelles. Parmi les plus courantes, les falculelles, cuites au four sur une feuille de châtaignier, sorte de galettes plates préparées à base de brocciu, sucre et oeufs ou de farine de blé ou de châtaigne  ; la torta castagnina, gâteau à la farine de châtaigne et de noix  ; les campanili, brioches aux oeufs auxquels peut s'ajouter du brocciu  ; les migliacci, semblables aux falculelles. Le fiadone, dessert proche du gâteau et du flan, composé de brocciu, sucre, oeufs, fleur d'oranger ou zeste de citron  ; les canistrelli, gâteaux secs allongés faits d'huile, de farine de blé, de levain et de graines d'anis, qui se mangent au petit déjeuner ou au dessert : à l'anis, aux raisins ou nature. A savourer aussi les excellents gâteaux aux châtaignes que l'on trouve après le ramassage, en hiver et au printemps. La farine de châtaigne est à présent moins utilisée qu'au temps jadis mais son renouveau gastronomique - et c'est heureux  ! - semble de nos jours particulièrement vivace. On trouve néanmoins les fritelles, des beignets de farine de châtaigne frits à l'huile d'olive.

Les confituresHaut de page

Châtaigne, pastèque, clémentine, cédrat, arbouse... des goûts insolites. Les plus gourmands craqueront pour la confiture de figues...

Les miels, U meleHaut de page

Le miel en Corse est un des produits phare de l'alimentation dans sa catégorie. En effet, tantôt accompagné de fromage ou même simplement étalé sur une tartine de beurre, il est également utilisé par les anciens comme un remède contre le mal de gorge lorsqu'il est mélangé à du lait chaud. Réputé comme étant particulièrement goûteux et riche en saveurs par les spécialistes, il puise son goût si délicieux dans la diversité des fleurs et des arbres que butinent les abeilles dans le maquis aux mille senteurs. En effet, la Corse est pourvue d'une riche variété botanique, avec ses quelque 2 835 espèces dont 127 endémiques, et de parfums, les essences odoriférantes sont très nombreuses, tout ceci réparti de la mer à la montagne, permettant ainsi d'offrir une palette de nectars d'une diversité inégalée. Les producteurs pratiquent la transhumance pour offrir aux miellées les meilleurs nectars de chaque essence. La montée en gamme des producteurs locaux a été récompensée par l'obtention d'un AOC, gage de qualité.

Le miel de printemps : il comprend le miel d'asphodèle (doux et délicat à l'arôme subtil et frais récolté au début du printemps), et le miel de clémentinier (saveur douce, parfumée et fruitée, dotée d'un délicieux goût acidulé et délicat) récolté sur les coteaux au milieu du printemps.

Le miel de maquis de printemps : lui, est composé du miel de bruyère (riche en bouche), et du miel de lavande, calicotome (grande variété aromatique).

Le miel de miellat du maquis : il est ambré à ambré foncé, chaleureux et persistant en bouche, on le récolte sur les coteaux forestiers du mois de juin à août.

Le miel de châtaignier : il est ambré, long en bouche, persistant et légèrement amer en arrière-goût et d'une forte intensité aromatique. C'est le miel des amateurs de miel fort, typé à "  relief  ". Sa récolte se fait en juillet.

Le miel de maquis d'été : appelé aussi miel d'Anthyllis. Il est clair, très doux et très aromatique, voire fruité issu principalement d'une plante endémique  : l'anthyllis. Il est récolté sur les versants du massif du Cinto.

Le miel du maquis d'automne  : ou miel d'arbousier. Il est très persistant, d'une amertume forte lorsqu'il est pur et modéré lorsqu'il est associé à d'autres plantes à floraison automnale (lierres, inules...). Tout ce qui vous reste à faire désormais c'est de le goûter, alors n'attendez plus.

Les nougatsHaut de page

Caramel, miel, amandes ou noisettes, petits délices en barres pour tous les goûts, entièrement faits de produits locaux. Un bon exemple  : le nougatier Esteban dont le fourgon stationne tout au long de l'année sur le parking de la tour de la Parata, face aux îles Sanguinaires, à Ajaccio mais il y a tant d'autres confiseurs aux délicates préparations  !

Eaux minérales, boissons localesHaut de page

Les amateurs d'alcools nous pardonneront cet écart, mais il y a l'eau, il faut en parler. Une des plus connues est celle d'Orezza, dont les sources au coeur de la Castagniccia produisent ce breuvage pétillant et renommé, mais il y a tant de montagnes et de fraîches sources qui donnent une qualité de limpidité et un goût minéral. Essayez l'eau Saint-Georges, produite à Grosseto-Prugna, qui procure l'agréable sensation de s'abreuver directement à un torrent, et celle - toute aussi pure  ! - de Zilia en Balagne.

Alcools et spiritueuxHaut de page

Une chaîne de montagnes qui culmine à plus de 2 000 m pour plonger au coeur de la Méditerranée, une île baignée de soleil où le climat, le relief, la diversité des sols et l'Histoire se conjuguent pour former un terroir à nul autre pareil. Chacune de ses nombreuses vallées profite d'une exposition et d'un microclimat différent. La Corse donne à la vigne et à ses vins toute la force et la spécificité de son insularité. Cette terre de contraste et de passions s'est très tôt révélée comme une Terre de Vin.

AOC Ajaccio (239 ha)

C'est ici que naquit le sciaccarellu unique, cépage de haute qualité et d'un caractère affirmé  ! Une douzaine d'exploitations très morcelées, quelques domaines parmi les plus vieux et les plus renommés de l'île. C'est un vignoble typique de la tradition corse. Le sciaccarellu confère aux vins ces arômes singuliers d'amande, de cassis et d'épices. Les rouges harmonieux et pleins sont d'une grande finesse et d'une exceptionnelle capacité de vieillissement. Les rosés ont de l'étoffe et une distinction remarquable, quant aux blancs, ils expriment à merveille l'arôme floral et le caractère du vermentinu.

AOC Corse Calvi (266 ha)

La Balagne, une région parmi les plus douces de l'île avec ses terroirs bien ordonnés et ses superbes villages perchés entre la mer et les sommets. Les vins de Balagne étaient déjà connus par Sénèque. Ils offrent aujourd'hui de belles réussites avec des rouges charnus et bouquetés, des rosés frais et ensoleillés et des blancs d'une grande finesse.

AOC muscat du Cap Corse (103 ha) et coteaux du Cap Corse (36,5 ha)

Les vignobles du muscat du Cap Corse y sont suspendus en minces terrasses, vertigineuses, paraissant inaccessibles au commun des mortels... mais pas au vigneron corse. Sur ce doigt fièrement planté dans la Méditerranée, le muscat est un vin rare et délicat. Tout au nord de l'île, les coteaux du Cap Corse donnent des rouges de longue garde et des blancs d'une élégance sans pareille.

AOC Corse Figari (128,5 ha).

C'est le vignoble le plus méridional de France et aussi le plus ancien puisque les premières vignes y sont apparues dès le VIe siècle avant notre ère. Sur un plateau granitique très ancien, venté et particulièrement sec s'expriment des cépages corses traditionnels, dont le carcajolu neru. Ils donnent des vins rouges, rosés et blancs d'une grande finesse, bien charpentés et typés.

AOC Patrimonio (409 ha)

Cette petite région vivante et riche, bien abritée des vents et remarquablement exposée à l'ouest, produit les vins de Corse les plus connus. C'est la plus ancienne Appellation de l'île. Le vignoble est morcelé en petites propriétés où le savoir-faire des hommes a permis l'expression de vins nobles. Ici, règne le niellucciu donnant des rouges puissants et chaleureux, des rosés de soleil et de fruits. S'exprime aussi le vermentinu avec des blancs secs bouquetés, d'une richesse aromatique remarquable.

AOC Corse Porto-Vecchio (89 ha).

Des murailles médiévales de porphyre rose, une rade magnifique, Portus Syracusanus fondé en 383 av. J.-C., aujourd'hui Porto-Vecchio, est au coeur d'une région vivante et active. Petites criques sur la côte, pins parasols, chênes-lièges et surtout, quelques beaux vignobles perchés sur des coteaux impressionnants. Ici, règne l'alliance du niellucciu et du sciaccarellu qui donnent, avec le grenache, des rouges élégants et ronds, des rosés fins et aromatiques. Quant aux blancs de vermentinu, ils sont secs et très fruités et accompagnent à merveille les poissons et fruits de mer.

AOC Corse Sartène (143 ha)

La fière capitale du Sud-Ouest est une cité austère et magnifique qui veille, du haut rocher, sur les plus vieux cépages locaux qui donnent des vins étoffés, à la forte personnalité et d'un velouté remarquable. Les rouges sont bien charpentés, les rosés ont du corps et les blancs sont amples et bouquetés. Ils avaient déjà les faveurs de la table impériale.

AOC Corse (143,9 ha)

Sur les coteaux de la côte orientale et dans la vallée intérieure du Golo, se trouve le berceau du vignoble traditionnel Corse. Adossé aux arêtes rocheuses qui culminent à 1 200 m, il occupe les premières pentes. On y trouve une gamme peu commune de riches terroirs offrant des vins de très haute qualité. Le niellucciu y donne des rouges souples et équilibrés, les rosés à la robe souvent claire sont racés et nerveux, quant aux blancs de vermentinu, ils sont fruités et d'une grande finesse de goût. On compte dans l'appellation un grand nombre de caves coopératives.

Bières, cidresHaut de page
Bières corses
Bières corses

On ne peut passer sous silence les fameuses bières Corse. La plus connue est la brasserie Pietra à Biguglia mais on trouve également les petites brasseries artisanales Ribella de Patrimonio, la brasserie A Tribbiera à Prunelli di Fiumorbu, la brasserie Lutina à Folelli. Parfumées à la farine de châtaigne Corse, à l'arbouse, aux baies de myrte, de genévrier, aux arômes d'agrumes, de fruits rouges, aux écorces de cédrat corse.

Alcools, eaux de vie et liqueursHaut de page
Le moulin Mattei à Ersa
Le moulin Mattei à Ersa

Cap Corse Mattei

Excellence d'un apéritif à base de quinquina, le Cap Corse Mattei au goût inimitable témoigne aujourd'hui d'une réussite rare, celle d'un produit corse qui a traversé le XXe siècle et qui a conquis ses lettres de noblesse à l'exportation. Son créateur, Louis Napoléon Mattei naît en 1849 à Ersa, petit village au bout du Cap Corse, et démarre ses activités en 1872. Mais c'est en 1894 qu'il lance son nouveau produit, le " Cap Corse au quinquina  " dont il dépose la marque en 1900. Un savoir-faire inégalé, mais parfois imité, ce qui a valu des procès aux contrefacteurs, valorisant du coup la légitime renommée de la marque originale dont la caractéristique étiquette rouge portant la mention "  Cap Corse  " s'accompagne désormais de la précision : " Le vrai  ! ".

Myrte

Pour vos achats souvenirs et, bien sûr, selon vos goûts, vous aurez le choix entre eau-de-vie (acqua vita) et liqueur, de différentes concentrations alcooliques. A la dégustation, l'eau-de-vie, moins sucrée, a davantage d'arôme surtout lorsque le degré d'alcool n'est pas trop élevé.

Foires et marchésHaut de page
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