Guide du Belize : Histoire

Chronologie

25000 av. J.-C.> Arrivée des premiers peuplements, ancêtres des Mayas sur le territoire actuel du Belize.

3000 av. J.-C.> Sédentarisation des premiers agriculteurs.

300 av. J.-C.> Début de l'ère maya.

300 apr. J.-C.> Début de l'ère classique, apogée des Mayas.

900> Déclin brutal des Mayas, abandon des grandes cités.

1798 > Bataille de St. George's Caye. Les Britanniques, aidés des esclaves africains, l'emportent sur l'armada espagnole.

1802> Le peuple garifuna est déporté de l'île de Saint-Vincent, et certains de ses membres s'installent pour la première fois sur les côtes béliziennes.

1833> L'Empire colonial britannique abolit l'esclavage.

1862> L'Empire colonial britannique déclare le territoire colonie de la couronne anglaise, subordonnée à la Jamaïque et lui donne le nom de Honduras Britannique.

1931> Le 10 septembre le pays est frappé par un ouragan de force 4 qui emporte avec lui plus de 2 500 personnes. Cet ouragan reste aujourd'hui la catastrophe naturelle la plus dévastatrice de l'histoire du pays.

1954> Le droit de vote est attribué à l'ensemble de la population adulte. Création du Parti politique People's United Party (PUP).

1961> Georges Price, à la tête du People's United Party, est élu Premier ministre. La même année, l'ouragan Hattie frappe le pays et tue plus de 260 personnes.

1970> Belmopan devient la capitale du pays.

1973> Le Honduras Britannique est renommé Belize.

1981> Le 21 septembre, après plus de 30 ans de combat politique, le pays obtient son indépendance.

1984> Les premières élections démocratiques du pays sont organisées, l'United Democratic Party remporte les élections et Manuel Esquivel, son président, devient le Premier ministre du pays.

1989> Le People's United Party remporte les élections, avec George Price à sa tête.

1991> Le Guatemala reconnaît l'indépendance du Belize.

1993> Le pays repasse aux mains de l'United Democratic Party pour 5 ans.

1998> Le People's United Party remporte les élections, Said Musa devient Premier ministre du pays et le reste pour 10 ans.

2008> L'United Democratic Party remporte les élections, et Dean Barrow devient Premier ministre, poste qu'il n'a pas quitté depuis.

2012> Visite du Prince Harry au Belize dans le cadre de la tournée du " jubilé de diamant " célébrant le 60e anniversaire de l'accession sur le trône de la reine Elizabeth II.

2015> Réélection du Premier ministre Dean Oliver Barrow. Son mandat s'achèvera en novembre 2020.

2016> Les lois déclarant illégales les relations sexuelles entre personnes du même sexe sont jugées inconstitutionnelles par la Cour Suprême du pays.

2017>Le Parlement adopte la loi qui interdit le forage pétrolier dans les eaux territoriales du pays, afin de protéger la Barrière de Corail.

2018> Les Guatemaltèques répondent positivement (à 95 %) à la proposition par référendum de saisir la Cour de Justice Internationale pour le règlement définitif du conflit territorial avec le Belize.

2019> Les Béliziens se déclarent également favorables, mais à une courte majorité, à la saisie de la Cour de Justice Internationale.

Grandes figures historiques

Yajaw Te' K'inich II est un souverain qui règne sur la cité maya de Oxhuitza (El Caracol) de 553 à 593 ap. J.-C. Son règne marque l'histoire de la civilisation maya au Belize et de toute la région du Petén. Historiquement, les souverains mayas de l'actuel territoire du Belize avaient été dominés par leurs voisins, mais Yajaw Te' K'inich II décide habilement de se retourner contre la puissante Tikal (Guatemala) en s'alliant avec sa grande rivale Calakmul (Campeche, Mexique) ; la chute de Tikal est actée en 562, et Oxhuitza devient peu à peu une vaste métropole de 170 km2, réunissant jusqu'à 200 000 habitants. Ses vestiges sont ceux de la plus grande cité maya du territoire belizéen.

Thomas Vincent Ramos (1887-1955) est un défenseur des droits civiques des Garifunas, aujourd'hui considéré comme héros national. Né au Honduras, il étudie dans des institutions protestantes méthodistes à Dandriga et Belize City. Instituteur, prêcheur méthodiste et journaliste, il oeuvre sans relâche pour l'accès au système de santé des Garifunas, entre en croisade contre les discriminations dont ils sont victimes et écrit de nombreux hymnes, chantés encore aujourd'hui en sa mémoire. Contemporain du Jamaïcain Marcus Garvey, il s'implique dans la Universal Negro Improvement Association. En 1940, il obtient du gouverneur la célébration d'un jour de congé les 19 novembre pour célébrer l'arrivée des Garifunas au Belize ; ce jour de congé est désormais national depuis 1977.

Phillip Goldson (1923-2001) est un journaliste, syndicaliste et militant politique considéré par certains comme le père de la démocratie locale. Venant d'un milieu modeste, il parviendra à devenir avocat et se mêlera aux hautes luttes pour l'Indépendance du pays et les droits des travailleurs. Il participe à la fondation du People's Unity Party (PUP) dans les années 1950 puis à celle de son opposant le United Democratic Party (UDP) dans les années 1970. Il est membre du Parlement entre 1965 et 1998 et sera deux fois ministre. Dans les années 1990, il défend la ligne dure et nationaliste face aux revendications territoriales du Guatemala, en devenant porte-parole du parti National Alliance for Belizean Right. L'aéroport international de la capitale porte désormais son nom.

George Cadle Price (1919-2011) est considéré comme le père de l'indépendance du pays. On le considère plus tenace que grand orateur ou charmeur de foules. Architecte d'un processus d'indépendance qui dura quelque 40 ans, il est l'aîné d'une famille fortunée de Belize City ; fervent catholique, il choisira pourtant la voie politique en étant une première fois élu à un poste de Conseiller en 1947, avant de devenir notamment maire de Belize City (1956-1962). Fondateur du People's Unity Party (PUP, marqué à gauche), adepte d'une existence austère tout au long de sa vie, il dirige le pays suite aux autonomies accordées par la Grande-Bretagne en 1961 et 1964. Il en devient en 1981 le premier Prime Minister, avant d'être réélu en 1989. Il délaissera finalement le leadership de son parti en 1996.

Époque archaïque (plus de 2000 av J.-C.)

La présence humaine dans cette région du monde s'initierait avec l'arrivée de peuplades asiatiques par cabotage sur la zone côtière entre la Sibérie et l'Alaska. À la fin de l'ère glaciaire, la relative clémence climatique va amener ces peuples à entretenir et à cultiver les baies et plantes qu'ils trouvaient auparavant à l'état sauvage. Ce sont les débuts de l'agriculture, que des fouilles permettent de dater dans la région à 3 000 ans av. J.-C. L'élevage et l'artisanat, comme la céramique, se développent, de manière concomitante à celles des " vieux continents ". La découverte du maïs, qui demeure encore la base de la cuisine traditionnelle, va permettre à ces peuples d'améliorer leur alimentation. Mais, bien au-delà de la seule alimentation, cette culture qui sédentarise les populations rendra nécessaire la mise en oeuvre d'une organisation politique et sociale de la cité des " Hommes de maïs ".

Époque préclassique (2000 av. J.-C.‑ 250 ap.J.‑C.)

Les techniques se perfectionnent à tous les niveaux : des fouilles ont permis d'établir que la culture sur brûlis se développe pour dégager de nouvelles terres arables et mieux les fertiliser ; le travail de la céramique se spécialise également. Tous ces progrès permettent un accroissement significatif de la population et l'aménagement de grandes cités. Les ruines des premiers temples, des pyramides ou des maisons en pierre datent de cette période.

Les échanges (commerciaux ou guerriers) entre ces " villes " se développent, chacune exploitant ses richesses naturelles. Bien qu'ils favorisent les rapprochements, on ne peut pas encore réellement parler d'unité maya. C'est a priori autour de 1000 av. J.-C. que les cités situées sur l'actuel territoire du Guatemala s'organisent, notamment sur la côte Pacifique, suite aux échanges avec la côte du Golfe du Mexique (culture olmèque) par l'isthme de Tehuantepec. Les ruines de la cité d'Abaj Takalik, près de Retalhuleu, attestent des liens entre les Olmèques et les premiers Mayas. C'est à la fin de cette période (préclassique récent : à partir de 300 av. J.-C.) que s'établissent les fondements de la civilisation maya. Au Belize, des sites comme celui de Lamanai et Cerros occupèrent une place prépondérante dans l'ère préclassique. La structuration de la société en une hiérarchie complexe se met en place et l'architecture des cités prend sa forme classique : une vaste place centrale avec des temples en gradins à ses côtés.

Période classique (250-900)

C'est véritablement l'âge d'or de la civilisation maya et l'apogée de ses plus grandes cités. Après avoir profité de l'influence olmèque, les Mayas vont, au début de cette période (classique ancien, jusqu'en 600), subir l'invasion et l'influence de la civilisation de Teotihuacán qui rayonne depuis le centre de l'actuel Mexique jusque dans les basses terres des actuels Chiapas, Guatemala et Belize. Un quartier maya est même installé de manière permanente dans la grande cité de Teotihuacan, jusqu'à son déclin. Puis de 600 à 900, la civilisation maya existe hors de toute influence extérieure et atteint son apogée, à l'image de Tikal, sa cité la plus prestigieuse, dans la région du Petén au nord du Guatemala. Si les normes architecturales des différentes cités sont communes, la taille des constructions, la topographie de chaque ville et les motifs de décoration employés sont spécifiques à chaque site urbain. A l'image du monde grec de l'Antiquité, il s'agit d'une civilisation formée d'un ensemble de cités et non d'un empire unifié politiquement, bien que les aléas dynastiques et les velléités des uns et des autres rendent les frontières d'influence mouvantes. A la puissance de Tikal répond celle de Uaxactún, El Ceibal, Piedras Negras, Quiriguá au Guatemala actuel ; Xunantunich, Altun Ha, Lamanai ou encore Caracol au Belize actuel ; Copán au Honduras ou encore Calakmul au Mexique. Il est plus facile de caractériser les Mayas par quelques traits culturels que par des événements historiques. On retient essentiellement leurs extraordinaires connaissances en arithmétique et en astronomie, leur alphabet élaboré ainsi que le travail de la céramique. Et peut-être aussi leur disparition que l'on présente volontiers comme mystérieuse, bien que les facteurs soient communs à celle d'autres civilisations : croissance démographique, surexploitation du milieu naturel, guerres incessantes pour le contrôle des ressources entraînent inévitablement la disparition pure et simple du système tout entier.

Organisation du pouvoir. Il n'existait pas de " pouvoir central ", mais de nombreuses cités-Etats indépendantes, chacune dirigée par un Halach-Uinic, " le vrai homme ", qui concentrait tous les pouvoirs et les transmettait à son fils. Le Halach-Uinic était entouré de conseillers, les Batabs, qui intervenaient aussi bien lors des cérémonies religieuses qu'en cas de guerre. Le Nacom quant à lui était chargé spécifiquement de l'armée, et notamment de la stratégie à adopter en cas de conflit. Tous ces personnages et leur famille constituaient la noblesse ; ils étaient propriétaires des terres et responsables des différentes tâches administratives, politiques et militaires. Le clergé formait une classe importante, dominée par les prêtres, les Ah Kin, charge elle-même héréditaire. Cette caste particulière se subdivisait également en fonction de charges spécifiques : l'Ahaucan (grand prêtre) ; le Chilam qui interprétait les textes anciens et édictait des prophéties, notamment inspirées de ses transes sous influence de substances hallucinogènes ; le Ha Nacom (à ne pas confondre avec le chef de guerre) était chargé de conduire les sacrifices ; le Ahmen exerçait quant à lui des fonctions de guérisseur. Tous les membres du clergé étaient soumis à des règles de vie très strictes, mais aussi à des mortifications régulières, afin d'offrir leur sang aux dieux. Venaient ensuite la caste des guerriers et celle, très influente, des commerçants. Le petit peuple était composé essentiellement d'agriculteurs. La femme s'occupait du foyer (nourriture, tissage, jardinage) et l'homme de la milpa, le champ de maïs de deux à sept hectares arrachés à la jungle, sur lesquels il pratiquait la technique du brûlis. Entièrement soumis aux classes dirigeantes, le peuple devait fournir à tout ce beau monde le fruit de son labeur mais disposait tout de même de plus de liberté que les esclaves, condamnés de droit commun ou prisonniers de guerre.

Architecture. Les habitations populaires mayas typiques sont rectangulaires ou légèrement arrondies, avec un toit à quatre pans. Les matériaux employés sont plutôt rustiques : paille pour le toit (un type particulier, très résistant), pans de bois pour les murs, le tout maintenu par des lianes. Il n'y a généralement qu'une seule pièce divisée par des tentures, et pas de fenêtre. Les temples et les maisons de la noblesse étaient de solides constructions en pierre, surmontées d'une voûte massive et lourde qui imposait des murs énormes.

Arts. La sculpture et le modelage en stuc étaient utilisés pour décorer les constructions. La pierre était taillée, polie à l'aide d'abrasifs (souvent un mélange d'eau et de poussière de jade), puis peinte en rouge sombre (peinture à base d'oxyde de fer). C'est l'art maya le plus connu puisqu'il est omniprésent dans les cités découvertes. La peinture était également utilisée pour les monuments, dans une large palette de tons liés au rang et au sexe des personnages représentés. Autre art maya réputé, la céramique, qui remonte au moins à 2 500 ans av. J.-C., s'est progressivement raffinée, dans la technique comme dans les couleurs utilisées, pour atteindre son apogée pendant la période classique. On trouve alors les motifs les plus variés, d'inspiration naturaliste, géométrique ou mythologique.

Alimentation. Le maïs constitue la base de l'alimentation maya, il est indispensable à tel point qu'on le retrouve même dans la mythologie : il est symbolisé par le dieu Yum-Kaax et serait le matériau à partir duquel l'homme a été créé. La farine de maïs est à la base de la tortilla, aussi présente dans l'alimentation maya que le pain en Occident. Les Mayas utilisaient également de nombreux légumes qui nous sont parvenus après la conquête espagnole : haricots rouges, blancs ou bruns, courges, poivrons, tomates, avocats, piments seraient ainsi des héritages du monde maya. On peut citer également le cacao et de nombreux fruits exotiques. Les Mayas élevaient des volailles, mais consommaient peu de viande en dehors des fêtes.

Vêtements. Les Mayas cultivaient le coton et en maîtrisaient le travail. Les hommes étaient couverts d'un simple cache-sexe, une bande de coton autour de la taille et maintenue à l'entrejambe, qui tenait deux pans décorés souvent de broderies et de plumes. Cette tenue apparaît dès le préclassique et perdure jusqu'au XVIe siècle. Les femmes portaient de grandes tuniques décorées, assez proches de celles portées encore aujourd'hui par les femmes mayas du Yucatán. Les Mayas se chaussaient de xanabs, des sandales prolongées par une talonnière décorée jusque sur la cheville, telle qu'on les retrouve encore aux pieds des Indiens actuels du Guatemala. Les Mayas accordaient une importance particulière aux coiffures, qui mêlaient sur des structures en bois les décorations les plus variées : bijoux, plumes, tissus brodés. Toutefois, derrière cette exubérance se cachaient des codes précis et la coiffure était avant tout un moyen de reconnaissance sociale.

Ecritures. L'écriture maya, dont les origines remontent peut-être aux Olmèques, est parvenue à maturité vers 400 ap. J.-C. De type logosyllabique, ses glyphes (symboles) désignent parfois des notions (mois et jours, villes, astres, plantes, animaux, dieux, etc.) et parfois des syllabes (représentés de trois manières distinctes selon leur place dans un mot). Sa complexité est telle que nous sommes encore dans l'impossibilité de la déchiffrer entièrement. Il est vrai que le peu de traces préservées par les conquérants espagnols ne facilite pas la tâche des historiens et des philologues.

Des principaux supports, les codex, on ne conserve que quatre exemplaires, datant qui plus est de la période postclassique et non de l'âge d'or des Mayas. En plus du support traditionnel du codex, on conserve quelques livres écrits en maya qui traitent essentiellement de mythologie. Citons les livres de Chilam Balam et, en particulier, le Popol Vuh. Même si l'on peut déchiffrer près de 85 % des inscriptions mayas, cela ne suffit pas toujours pour comprendre les textes.

Religion. C'est un élément essentiel de la culture maya. Elle repose sur une séparation de l'univers en trois niveaux : le monde souterrain, la terre et le ciel. Chacun de ces niveaux est lui-même subdivisé en plusieurs royaumes, sur lesquels règnent différents dieux. Ainsi, la " hiérarchie " des dieux va de Ah-Puch, le dieu de la mort au neuvième sous-sol, à Itzamna le dieu de l'univers, fils du créateur Hunab, au treizième étage. Tous les dieux ne sont pas encore parfaitement connus. Les plus importants semblent avoir été le dieu du soleil, Kinch Ahau (ou K'inich Ajaw), celui des quatre éléments, Kukulkan, ou encore celui du maïs, Yum-Kaax. Dans la conception maya, la terre est un entre-deux fragile, créée généreusement par les dieux pour que les hommes aient leur petit territoire. Devant tant de bonté, les hommes doivent donc manifester la plus grande gratitude, notamment par des dons de sang et de coeur, offrande suprême. Puisque la terre est fragile, il fallait multiplier les offrandes, ce qui explique l'utilisation fréquente de sacrifices humains auxquels on réduit souvent la religion maya. La vie d'un homme n'est rien face à la survie de tous les autres... Comme toutes les religions de cette région, celle des Mayas repose sur l'idée de cycles de treize baktun, soit 5 126 ans.

Les Mayas font donc remonter la création du monde à 3114 av. J.-C. Ils prévoyaient la fin du Grand Cycle du Temps Long pour 2012.

Sciences. Puisque c'est dans le ciel que les Mayas voient leurs dieux les plus puissants, il est logique qu'ils aient cherché à observer les cieux. Cette fascination, se traduisant par un relevé méticuleux des heures de lever et de coucher du soleil, ainsi que leurs profondes connaissances mathématiques, auront permis de calculer les cycles solaire et lunaire. Mais ils savaient aussi prévoir les éclipses. Pour servir cette fascination, la plupart des cités comptaient des temples et des observatoires disposés afin d'observer le ciel ; c'est particulièrement visible à Uaxactun.

En mathématique, les Mayas fonctionnaient avec un système à vingt unités (de 0 à 19) et des symboles de calcul logiques : le zéro (qu'ils utilisaient donc déjà) était représenté par une coquille, le point valait un, et le tiret valait cinq. Ainsi, 11 s'écrivait avec deux tirets surmontés d'un point. Au-delà de 20, la position des signes de haut en bas indiquait le nombre de multiples de 20 à considérer.

Le panthéon maya

On sait grâce aux codex qui sont parvenus jusqu'a nous (codex de Dresde, de Madrid et de Paris) que la civilisation maya vénérait de nombreux dieux, mais on ne sait pas exactement quand leur culte a commencé. Certains archéologues pensent que les dieux du panthéon maya qu'on connaît actuellement ne seraient apparus qu'à la fin de la période classique (250 apr. J.-C.-1000), avec l'arrivée des Itzáes, et qu'auparavant, les premières sociétés mayas honoraient certaines divinités qui n'avaient pas de nom ni de visage bien définis. A défaut de pouvoir tous les énoncer, voici une présentation des principaux dieux du panthéon maya :

Itzamná, le dieu créateur. Itzamná est le prêtre qui guida les Mayas chanes venus s'installer à Chichén Itzá. Par la suite, il fut élevé au rang de divinité. C'est le dieu suprême du panthéon maya, le créateur de toutes les choses. Il est capable d'ouvrir le portail menant au monde des esprits. Ce dieu est également l'inventeur de l'écriture et le patron du savoir et des sciences. Il est généralement représenté comme un vieillard.

K'inich Ajaw, le dieu du Soleil. Le tout-puissant dieu du Soleil a deux visages. Le jour, on le nomme K'inich Ajaw. La nuit, il se transforme en jaguar pour descendre dans le monde inférieur et devient le seigneur du monde souterrain. Il est représenté par une figure anthropomorphe qui possède une barbe, des oreilles de jaguar et des yeux qui montrent un fort strabisme.

Yum-Kaax (ou Nal), le dieu du Maïs. Comme le dieu du Soleil, le dieu du Maïs est associé à la vie et à la mort. Il traverse le ciel, descend dans le monde inférieur, où il renaît, et retourne dans le monde céleste. Les Mayas le représentent sous la figure d'un homme jeune présentant une importante déformation du crâne.

Yum Kimil (ou Ah-Puch), le seigneur de la Mort. De nombreux dieux mayas habitent le monde inférieur. Le dieu le plus important de ce monde est Yum Kimil, que les Mayas appellent aussi Ah Puch, Kimi ou Kisin. Il est représenté sous la forme d'un corps humain squelettique, qui présente des signes de putréfaction (ventre gonflé, émanation d'odeurs fétides au niveau du nez et de l'anus, colliers et bracelets en forme d'oeil).

Chaak, le dieu de l'Eau et de la Pluie. Chaak est un monstre à l'aspect de dragon avec une tête de crocodile et des oreilles de cerf. Il peut porter un vase avec de l'eau, une hache pour lancer des éclairs ou une torche, qui fait allusion aux époques de sécheresse. Dans l'histoire de la création, les Chac faisaient tomber la pluie en versant leur sang et provoquaient les éclairs en projetant leurs lances.

Ixchel, la déesse de la Lune. C'est une déesse associée à la grossesse, à l'acccouchement, mais aussi à la médecine, aux tissus, à la peinture, à la fertilité de la terre et à la nuit. Elle est représentée sous la figure d'une jeune femme, mais parfois aussi d'une vieillarde. Elle possède également une facette destructrice, qui peut provoquer des catastrophes et des inondations.

Kukulkan. Ce dieu est associé aux phénomènes de résurrection et de réincarnation. C'est aussi le dieu des quatre éléments. Il peut être représenté de différentes manières : par un jaguar, un aigle, une piscine de sang, une flûte d'os ou encore un escargot.

Période postclassique et déclin de la civilisation maya (900-1523)

Ce ne sont pas les Espagnols qui mirent fin à l'ère maya. Cette civilisation s'était effondrée bien avant, au début du Xe siècle. Les documents manquent pour établir les causes de ce déclin étonnamment rapide (moins d'un siècle) et les hypothèses sont nombreuses, alimentant la légende. Il est probable que plusieurs facteurs se sont ajoutés, le plus puissant d'entre eux étant la pression excessive exercée sur un environnement naturel fragile : déforestation et surexploitation des sols pour nourrir une population de plus en plus nombreuse. La raréfaction des ressources entraîne des guerres de plus en plus fréquentes entre les cités mayas, provoquant peu à peu l'explosion des rigides structures sociales mayas. À l'arrivée des Espagnols, les Mayas subsistent encore dans des régions telles que la péninsule du Yucatan et les Hautes Terres du Chiapas et du Guatemala, mais leurs cités et leur influence sont faibles si on les compare au temps des splendeurs de la période classique. Au Belize, des populations habitent alors encore les sites d'Altun Ha, de Xunantunich et de Lamanai, mais ces derniers ne servent alors plus qu'à les abriter, leurs aspects cérémoniels et civiques ayant disparu. Ce sont ces peuples auxquels vont se heurter les Espagnols à leur arrivée au Belize.

Colonisation par les européens (1508 – 1796)

Les premiers Européens à mettre le pied sur le territoire du Belize actuel sont les Espagnols Vicente Yáñez Pinzón et Juan Díaz de Solís durant leurs explorations des côtes caribéennes de l'Amérique centrale en 1508 et 1509. La conquête du grand territoire mexicain n'a même pas encore débuté (la capitale aztèque ne chutera qu'en 1521), mais très vite les Espagnols délaisseront un territoire impénétrable et hostile, et surtout dépourvu de richesses en métaux précieux.

Bien qu'officiellement partie de la capitainerie générale du Guatemala (ou royaume du Guatemala), dépendant de la Couronne d'Espagne, ce sont finalement des Anglais et des Écossais qui s'installent peu à peu sur sa côte : en 1638, des marins britanniques fondent la première colonie du pays à Puerto Valiz (actuelle Belize City), suivis ensuite par d'autres marins qui s'installent sporadiquement sur le territoire sans véritable organisation : ce sont les fameux Baymen, pirates de la baie, connus pour leurs attaques contre les galions espagnols depuis cette position stratégique. Les différentes îles et cayes au large du Belize constituaient en effet de parfaites bases pour partir à la recherche de navires espagnols remplis de marchandises de valeur. Sur la terre ferme, les colonies doivent faire face à des attaques anarchiques de peuples indigènes, sans jamais être réellement déstabilisées. Si le territoire ne dispose pas de minerais exploitables, il est pourtant riche d'un or vert connu sous le nom espagnol de palo de tinte (le fameux bois de campêche), duquel on extrayait une teinture très prisée en Europe et en Asie. Les colons anglais en tirent vite profit, et son exploitation puis celle du caoba (acajou) allait assurer la prospérité du territoire jusqu'au XIXe siècle.

En 1670, le traité de Madrid signé entre l'Espagne et l'Angleterre équivaut à un pacte de non-agression : l'Espagne reconnaît les possessions anglaises dans la région caribéenne (îles des Antilles et côtes de l'Amérique centrale) et les deux puissances obtiennent un droit de circuler et de commercer librement sur leurs territoires respectifs, en même temps qu'elles s'engagent à lutter contre la piraterie.

Peu à peu, des esclaves africains sont acheminés vers le territoire du Belize actuel, essentiellement depuis la Jamaïque, et vont alors jouer un rôle majeur dans l'exploitation forestière qui s'organise dans le pays. Les anglais qui font des bénéfices importants avec le commerce de l'acajou s'étendent toujours plus loin sur le territoire, et dépassent les limites fixées par les espagnols. Des conflits refont donc surface tout au long du XVIIe et XVIIIe siècles.

Dans ce contexte, l'Angleterre ne souhaite pas administrer directement la colonie et organiser politiquement la région, de peur d'attiser les conflits avec les Espagnols. Les anglais présents sur le territoire commencent donc à s'organiser par eux-mêmes et à élire des représentants dès la première moitié du XVIIIe siècle. Les décisions concernant la communauté étaient alors votées à main levée lors de rassemblements publics, dominés par un nombre restreint de propriétaires terriens. En 1765, un premier texte marque l'histoire législative du pays : le Bungary Code. Établi par l'amiral Burnaby, ce texte de loi définissait articles et réglementation permettant d'asseoir et de défendre les propriétaires sur le territoire, d'établir des systèmes de récoltes de taxes, de régler des conflits entre les membres de la communauté et de fixer des peines en fonction des délits commis (en général des amendes, plutôt que de l'emprisonnement).

Mais les conflits avec les Espagnols s'intensifient à la fin du siècle. Une guerre entre les deux pays éclate en 1756 et dure 7 ans, prenant alors fin avec la signature du Traité de Paris, qui concède aux Anglais le droit de rester sur ce territoire et d'exploiter le bois de campêche, tout en assurant à l'Espagne sa souveraineté. Mais les zones d'exploitation forestière ne sont pas précisément définies, ce qui conduit à l'éclatement d'un nouveau conflit en 1779, qui se termine une fois encore par la signature d'un nouveau traité quelques années plus tard. Ce n'est qu'en 1789 que l'Angleterre nomme le premier surintendant du territoire.

Finalement les affrontements entre Espagnols et Anglais ne prendront fin qu'à la suite de la célèbre bataille de St. George's Caye, encore célébrée aujourd'hui au Belize, chaque année.

Bataille de St. George's Caye (1798)

Toujours pour les mêmes raisons, une nouvelle guerre éclate entre l'Espagne et l'Angleterre pour le contrôle du territoire bélizien actuel, en 1794. Le gouverneur général du Yucatan, Arthur O'Neil (né Irlandais, mais servant la couronne espagnole), voulant mettre fin à cette énième guerre, décide de lancer une attaque massive des colons anglais en envoyant une trentaine de bateaux et 2 500 hommes à la conquête des îles et côtes du Belize. Du côté des colons anglais, la fatigue des attaques espagnoles à répétition des dernières années les avaient amenés à faire appel à du renfort du côté de la Jamaïque. Le lieutenant général de l'île leur avait alors envoyé des munitions, ainsi qu'un commandant permettant de les préparer à une nouvelle attaque. En effet, le lieutenant de Jamaïque s'était rendu compte que les occupants du territoire bélizien avaient un moral plutôt bas, et qu'ils s'occupaient plus de leurs exploitations forestières que de la défense de leur territoire. Il décida donc d'envoyer un commandant prenant la tête des opérations militaires et remotivant les troupes. Ainsi, durant plusieurs mois le commandant Barrow, s'attela à mettre en place une défense effective, en stoppant l'exploitation forestière et en se concentrant sur la formation de ses colons en soldats. Il décida aussi d'armer et de former les esclaves, ce qui leur donna un avantage numérique important. L'heure de la bataille sonna en septembre 1798, avec une première phase d'attaque des Espagnols du 3 au 5 septembre qui leur permirent d'avancer. Les Anglais se retranchent sur la St. George's Caye, et se préparent à affronter les Espagnols. Ces derniers subissent alors une défaite éclatante, et alors qu'ils prennent la fuite, Barrow envoie des bateaux à leurs trousses pour être sûr de ne plus jamais les voir réapparaître. Cette victoire communément appelée la victoire de la bataille de St. George's Caye marque la fin des attaques espagnoles contre les Anglais sur le territoire bélizien. Son souvenir est dès lors marqué par l'union de la force des colons et des esclaves qui ont ensemble défendu la colonie.

XIXe siècle, prémices d’une nation multiraciale

Phénomène amorcé à la fin du XVIIIe siècle, le XIXe siècle voit les Anglais passer de l'exploitation du bois de campêche à l'acajou. Son export est de plus en plus demandé sur le Vieux continent, car il s'y conserve très bien, et les ébénistes et marqueteurs le travaillent très facilement. Contrairement au bois de campêche, l'acajou nécessite une main-d'oeuvre importante pour son exploitation. Les Anglais font donc venir de plus en plus d'esclaves dans les colonies pour faire face à la quantité de travail toujours en augmentation. Au début du XIXe siècle, on compte près de 2 000 esclaves au Belize, achetés sur les îles anglaises des alentours après avoir été déportés d'Afrique. Il faudra attendre 1833 pour que l'esclavage soit aboli dans les colonies anglaises, bien qu'au Belize, cet état de fait officiel mettra beaucoup plus de temps avant sa réelle application.

L'entrée en scène des Garifunas. D'autre part, une autre population noire fait son apparition à la même période. L'île de Saint-Vincent, au sud des Caraïbes, a été le refuge d'esclaves africains durant la deuxième moitié du XVIIIe siècle, alors qu'y vivaient déjà des groupes autochtones Indiens Caraïbes et Arawak. Les hommes africains arrivés sur l'île épousèrent rapidement des femmes autochtones qui leurs transmirent leur culture. Dès lors, un langage nait de ce métissage, trouvant son origine dans la famille des langues arawak, à laquelle furent ajoutés des mots provenant de différentes langues africaines (yorouba, swahili et langues bantoues), mais aussi française, espagnole et anglaise. Mais à la fin du siècle, les Britanniques s'emparèrent de l'île, et décidèrent de déporter les descendants de ce métissage, appelés Garifunas. Environ 150 Garifunas s'établirent sur les côtes béliziennes à Stann Creek en 1802. Ensuite, durant cette première moitié du XIXe siècle d'autres groupements garifunas vinrent s'installer, notamment à Dangriga et Punta Gorda, suite à des vagues d'immigration successives. En 1850, le village du Punta Gorda comptait une population garifuna d'environ 500 individus. Les Anglais ne voyaient pas d'un mauvais oeil l'installation de cette nouvelle population, puisqu'ils constituaient une force de travail non négligeable. En revanche, par une ordonnance datant de 1872, ils les empêchèrent d'accéder à la propriété et leur attribuèrent des zones de cantonnement pour leurs habitations. Ils en firent de même pour les Mayas.

L'immigration en provenance d'Asie commence dès le début du XIXe siècle, lorsque la Compagnie des Indes Orientales décide du déplacement de travailleurs indiens vers les plantations de canne à sucre du nord et du sud du pays, rejoints quelques décennies plus tard par des Chinois.

La Guerre des Castes qui sévit au Yucatán durant toute la seconde moitié du XIXe siècle dans cette région au nord du Belize marque la révolte des petites gens (Mayas et métis) contre le pouvoir de l'oligarchie locale qui accapare les terres de la péninsule. Ces affrontements entraînent des mouvements de population vers le sud, que ce soit des groupes de rebelles ou des réfugiés. Quelques batailles ont lieu contre les colons anglais, jusqu'à une défaite face aux Anglais à Orange Walk en 1872. La population maya et métisse déjà présente au nord du Belize depuis la conquête du continent continue à s'accroître. Au sud, la population maya se renforce également grâce à des vagues d'immigration depuis le Guatemala et s'implante durablement en exploitant la terre et en produisant du sucre, du maïs, du riz et des légumes.

Vers une autonomie progressive. Parallèlement, le Belize est devenu le Honduras britannique en 1862 et est désormais une colonie britannique placée directement sous l'autorité de la couronne d'Angleterre, mais administrée par le gouverneur de Jamaïque. En 1871, une constitution est adoptée par la colonie, et le conseil législatif devient l'autorité dominante sur place. La gouvernance de la colonie, toujours placée sous l'autorité de la couronne d'Angleterre, est assurée par un conseil de neuf membres, mais le gouverneur de Jamaïque perd son autorité en 1884. Le Honduras britannique devient alors une colonie autonome.

XXe siècle, combats pour l’indépendance

Plusieurs crises économiques successives touchant l'exploitation de l'acajou et du bois de campêche frappèrent de plein fouet le Honduras britannique. Les Mayas, Garifunas et Créoles dont la survie se fondait sur l'exploitation agricole de terres qui ne leur appartenaient pas, ne suffirent pas à rendre la colonie auto-suffisante. De nombreux produits devaient donc être importés pour satisfaire la demande des colons, et le Honduras britannique resta donc dépendant de sa métropole. L'ouragan de 1931 vint ternir un peu plus le paysage économique de la colonie. Ouragan le plus important du siècle, il détruira tout sur son passage : on considère aujourd'hui que les trois quarts des habitations de Belize City furent alors détruites. La misère ne cessa d'augmenter parmi les populations les plus pauvres, et, bien que l'esclavage ait été aboli au siècle précédent, les travailleurs des exploitations forestières sont encore traités comme des sous-hommes. Le terrain était donc particulièrement propice à l'éclatement de protestations dans la colonie.

Les premiers syndicats. L'Association des travailleurs et chômeurs est alors créée par Soberanis Gómez et certains de ses proches, et va demander des comptes à l'administration coloniale au début des années 1930. Il réclame plus d'égalité entre les habitants de la colonie, la suppression de cette oligarchie anglaise qui décide de tout et rabaisse encore et toujours les plus faibles. Il obtient rapidement satisfaction avec la mise en place de secours d'urgence et quelques années plus tard par l'adoption de réformes du travail dans les années 1940, décennie durant laquelle la création de syndicats fut légalisée. La General Workers' Union (le syndicat général des travailleurs) est ainsi fondé, et posa dès lors les bases du combat nationaliste à venir.

Les premiers partis politiques locaux. Ce syndicat pousse à la création du People's United Party - PUP (Parti des gens unis) qui prend le relais du combat pour l'indépendance et qui obtient déjà en 1954 l'attribution du droit de vote à l'ensemble de la population adulte du Honduras britannique. La même année, George Price, homme politique issu de la classe moyenne et d'origine métisse, prend la tête du parti et devient 7 ans plus tard, en 1961, le Premier ministre de la colonie. Il le restera jusqu'en 1984, et accompagnera donc l'ancienne colonie dans sa route vers l'indépendance, acquise en 1981. Plusieurs obstacles se dressèrent pourtant face au peuple durant ces vingt années de combat pour l'indépendance, dont la dépendance de l'économie bélizienne vis à vis de son tuteur anglais.

Les querelles territoriales avec le Guatemala ont par exemple joué un rôle de ralentisseur dans l'accès à ce statut. Un conflit territorial hérité du XVIIIe siècle poussa le Guatemala à réclamer l'annexion d'une grande partie du territoire bélizien, mais les Anglais n'ont jamais rien voulu entendre. Le projet d'indépendance du pays mettait encore plus à mal les désirs de conquête territoriale de son voisin, et ont donc poussé le Guatemala à s'opposer farouchement à ce changement.

L'Indépendance. Il faudra donc attendre jusqu'en 1981 pour que le Belize deviennent une nation. Le prince anglais Michael de Kent se rend alors au Belize en septembre 1981, en tant que représentant de la couronne, pour faire le tour du pays accompagné du gouverneur, avant de déclarer officiellement l'indépendance le 21 du même mois. Des célébrations se tiennent alors dans tout le pays, et particulièrement à Belmopan où Michael de Kent a symboliquement passé la constitution bélizienne au Premier ministre de l'époque, George Price. Le Belize devient membre du Commonwealth et l'est toujours aujourd'hui. Des forces militaires anglaises restent aussi en place dans le pays jusqu'en 1984, date à laquelle les frontières béliziennes deviennent la seule responsabilité de son armée. Il faudra attendre le début des années 1990 pour que le Guatemala reconnaisse son petit voisin en tant que nation indépendante, mais des conflits territoriaux qui perdurent à ce jour ne cesseront de compliquer les relations diplomatiques entre les deux pays.

La première élection dans ce nouveau pays se tient en 1984 et est remportée par l'UDP, le parti d'opposition qui fait de Manuel Esquivel le premier Premier ministre élu démocratiquement dans le pays. Ensuite, il brigue un second mandat en 1993. S'en suit une période d'alternance entre PUP et UDP. En 2008 et 2012, l'UDP reprend le pouvoir et fait de Dean Barrow son Premier ministre. Il est reconduit à ce poste en 2015 jusqu'en novembre 2020.

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