Le guide : RANDONNÉES À PIED : Se préparer

Se préparer

Choisir sa destinationHaut de page

Le choix de la destination de votre randonnée est le " nerf de la guerre ". En fonction de la saison, de la chaleur, le niveau d'ombrage, certains lieux doivent être évités en plein été. Si votre sac à dos estival présente l'avantage d'être moins lourd, sans les pulls et le duvet épais, la chaleur peut rendre la marche pénible, voire franchement désagréable. En outre, dans les régions touristiques, en période estivale, les sentiers sont souvent très empruntés. Difficile de profiter de la nature dans ces conditions de surpeuplement ! En hiver, c'est le contraire  : le sac est beaucoup plus chargé, il fait froid et les rencontres sont rares. Question de goût... L'idéal est de marcher en mai-juin ou en septembre-octobre dans les climats tempérés. Afin d'avoir une vision des différentes possibilités et de choisir au mieux en fonction de vos envies, de vos affinités, de vos capacités, il convient de savoir sur quel thème vous souhaite bâtir votre voyage, dans quel pays, et de connaître les types d'environnements afin de mesurer leurs avantages et leurs inconvénients respectifs.

Les voyages à dominante culturelle sont axés plus particulièrement sur le patrimoine, les sites historiques, les musées et la culture du pays. Ils sont en général faciles et les marches en pleine nature ne sont pas très longues.

Les voyages de découverte allient culture et nature. Ils se déroulent en dehors des sentiers touristiques, afin de partir à la rencontre des populations et de partager quelques instants de vie avec elles. On marche déjà plus. Effectivement, la plupart des étapes se font à pied.

Le voyage aventure est, bien entendu, le plus sportif, mais aussi le plus authentique car vous partez à la découverte de lieux moins accessibles aux touristes, les étapes sont plus longues et plus difficiles. Il vous faudra certainement un entraînement au préalable, et une très bonne forme physique quoi qu'il arrive.

À chacun son niveau

Niveau facile : ouverte à toute personne en bonne santé. Ces randonnées ne présentent pas de difficultés techniques et ne demandent pas d'efforts particuliers.

Niveau moyen : 5 à 6 heures de marche par jour. Pensez à faire une petite remise en forme avant votre départ, vous en apprécierez d'autant plus votre séjour.

Niveau confirmé : forte dénivellation, exigence technique ou longue distance. Réservé aux sportifs et à celles et ceux qui pratiquent la randonnée régulièrement.

Différents environnementsHaut de page
CampagneHaut de page
La randonnée fluviale

Mêler croisière fluviale et randonnée, c'est l'idée qu'a eue la société CroisiEurope. À chaque escale, une randonnée est proposée pour découvrir paysages, faune et flore. La randonnée en groupe cible les plus beaux circuits des territoires visites, dans des distances et durées variables selon les arrêts. Les pauses sont l'occasion d'explications culturelles ou floristiques par le guide. Qui dit croisière fluviale dit rythme lent, et la randonnée telle qu'elle est proposée par l'opérateur se met au diapason. L'allure est tranquille et les excursions pédestres ne dépassent pas les 10 km pour permettre à chacun de suivre le mouvement et de profiter de la nature environnante. CroisiEurope propose des séjours en France et en Europe : Rhône et Saône, la vallée du Douro au Portugal, l'Italie, la Croatie, le Monténégro, une escapade au fil du Danube...

La campagne reste sans aucun doute le terrain d'exploration pédestre le plus accessible, tant en ce qui concerne la difficulté de la randonnée, que le coût de l'équipement ou la facilité d'approche. C'est en général un bon moyen pour démarrer dans la pratique des voyages à pied et mesurer ses capacités d'endurance. En France, vous pouvez cheminer sur les G.R. ® (chemins de grande randonnée), mais également de nombreux chemins balisés par des associations, des communes ou des départements dans le cadre du PDIPR (le Plan départemental des itinéraires de promenade et de randonnée), que l'on peut parcourir en boucle sur de courtes distances. Ces itinéraires sont souvent jalonnés de beaux points de vue ou de sites inaccessibles en voiture - vieux moulins ou lavoirs, habitats traditionnels, chapelle isolée sur un petit sommet à l'issue d'un beau chemin de croix, etc. La randonnée pédestre dans la campagne offre également une autre façon d'appréhender la nature et l'occasion de faire découvrir aux enfants in situ la flore et la faune de leur pays.

Attention, chasse !

En France, dans les campagnes, en forêt et en montagne, la randonnée est déconseillée en période de chasse. Parfois, des interdiction formelles, concrétisées par des barrières entravant la circulation, obligeront à faire demi-tour ou à suivre un chemin alternatif. D'autres fois, il s'agira d'un simple avertissement indiquant le péril encouru, mais les panneaux "Chasse en cours" vous suggèrent toute de même fermement de rebrousser chemin. La chasse s'étend, selon les régions, de mi-septembre à fin février environ, mais des battues peuvent être organisées toute l'année. Les accidents de chasse causant la mort des randonneurs ne sont pas fréquents, mais pas rares non plus. Il convient donc d'être extrêmement prudent lors de ces périodes et de se renseigner, dans les mairies locales ou offices de tourisme, sur la randonnée choisie.

Vignes bourguignonnes.
Vignes bourguignonnes.

Les massifs forestiers sont des lieux de randonnée prisés et forts agréables. Des forêts légendaires ouvrent leur sentier à qui veut les arpenter. Cependant, la forêt n'est pas qu'un lieu de promenade, elle est aussi un espace de culture forestière. Contrairement aux idées reçues, une forêt ne pousse ni ne s'entretient seule. La main de l'homme est nécessaire pour qu'elle perdure et ne se transforme pas en landes. Alors, quand on traverse une forêt, il faut être conscient de ce qui se trame autour de soi. Il y a cette végétation luxuriante, cette faune discrète, mais il y a aussi des hommes, passionnés, qui oeuvrent pour que la forêt vive et que des générations de randonneurs puissent s'en délecter...

Respectez les propriétés privées

Il n'est pas rare qu'un sentier de randonnée traverse une propriété privée. Elle est matérialisée par une barrière et un panneau, indiquant des mentions comme "Passage aimablement toléré" et quelques règles à respecter. Celles-ci demanderont à ce que les randonneurs ne sortent pas des sentiers matérialisés, tiennent leur animal en laisse et s'abstiennent de cueillir fleurs ou champignons. Pour le bien-être de tous, il est primordial de se plier à ces demandes qui répondent à des exigences de sécurité et de sauvegarde de l'environnement. Il peut s'agir de sécurité quand des travaux forestiers ou divers sont menés : bûcheronnage, abattage, élagage... Mais aussi de bien-être animal pour les oiseaux ou petits mammifères qui ont trouvé là un refuge et partiraient s'ils devaient être menacés par des chiens non tenus en laisse. De même, un piétinement des sous-bois gênera la faune et empêchera la régénération de la forêt si des semis commencent à pointer. Enfin, l'on s'abstiendra évidemment de camper sans autorisation, de faire un feu de bois et de jeter ses déchets...

Comprendre la gestion durable de la forêt

Certaines forêts arborent les logos PEFC ou FSC ou la mention " Forêt gérée durablement ". Si le sens apparait transparent, que cela signifie-t-il concrètement ? Emprunte d'émotions, de souvenirs et de romantisme, la forêt est perçue comme un milieu naturel où il fait bon randonner, se détendre, pratiquer des sports de plein air. L'arbre, parce qu'il s'inscrit dans un temps qui nous dépasse, est chargé d'une forte valeur sentimentale. Pourtant, la forêt, dès lors que l'on utilise son bois, se gère.
Concrètement, les logos PEFC, FSC et mentions de gestion durable signifient que le propriétaire forestier s'est engagé à suivre des règles pour entretenir la forêt, la faire vivre et préserver l'environnement. Il laisse des arbres vieux et des arbres morts pour conserver l'habitat des espèces naturellement présentes. Il cultive la forêt, ce qui inclut des coupes, et veille à ce qu'elle se régénère, naturellement ou en semant. Sa démarche est de répondre aux besoins en bois de la société tout en maintenant l'état boisé, dans le cycle long qui est celui de la forêt.

LittoralHaut de page

Les randonnées en bord de mer sont en général faciles même dans les zones un peu montagneuses. Elles demandent peu d'effort. En revanche, certains sentiers sont parfois en bordure de pentes abruptes, et il est prudent de bien surveiller les enfants. Pour ce qui est de la panoplie vestimentaire, ciré et bottes en caoutchouc par temps de pluie, lunettes de soleil et couvre-chef en été.

Les eaux turquoises du Cap Corse.
Les eaux turquoises du Cap Corse.
MontagneHaut de page

De longue date la montagne attire le marcheur pour des raisons qui tiennent autant à la beauté des lieux (paysages de rêve, panoramas enchanteurs...) qu'aux bienfaits corporels escomptés (silence, air pur...). Il est vrai qu'elle permet, au propre comme au figuré, de prendre de la hauteur, d'élever son âme et de relativiser les problèmes dans lesquels l'homme se débat sur le plancher des vaches. Et c'est ainsi que, chaque été, des non-sportifs voire des personnes en méforme s'improvisent randonneurs de montagne... Or, il suffit d'avoir marché une seule fois en haute altitude pour savoir que ce genre d'exercice exige une forme qui, à défaut d'être olympienne (il ne s'agit pas d'alpinisme !), se doit d'avoir été entretenue le reste de l'année. En effet, les dénivelés épuisent rapidement les marcheurs du dimanche. D'aucuns trouveront ces lignes peu encourageantes : ce sont ceux qui envisagent de partir pour la première fois... Si vous êtes dans ce cas, voici quelques conseils à respecter pour que tout se passe au mieux. D'abord, après avoir consulté la météo du jour, choisissez le parcours le plus adapté à vos capacités physiques. Le temps étant particulièrement changeant en montagne, munissez-vous d'un vêtement chaud (la chaleur baisse avec l'altitude) et d'un ciré. Emportez également vos lunettes de soleil, une crème solaire réellement protectrice et, pour les têtes sujettes à l'insolation, une casquette. Enfin, glissez dans votre sac à dos de quoi vous désaltérer ainsi que des fruits secs et autres barres de céréales susceptibles, lors d'une pause, de calmer une petite faim sans alourdir votre estomac. En groupe, ne laissez jamais un randonneur seul et n'oubliez pas de toujours prévenir quelqu'un de votre départ, de votre itinéraire et du moment prévu de votre retour. Le GPS est un plus, la boussole indispensable.

Deux types de randonnées

La randonnée courte ou " en étoile ". A la journée, elle consiste à revenir le soir au point de départ. Elle se pratique sur un ou plusieurs jours, sans changer de " camp de base ".

La randonnée itinérante. Elle se déroule sur plusieurs jours, voire plusieurs semaines, et impose d'arriver à l'étape chaque soir - gîte, refuge, campement -, de changer d'hébergement au quotidien et, donc, de transporter ou faire transporter ses bagages. C'est la formule " marche et bivouac ".

Marcher sur la glace. Si on associe majoritairement cette pratique à la montagne, elle peut aussi s'appliquer à des destinations comme le Groenland ou l'Islande. Le trek sur glace se pratique lors de séjour dans le nord de l'Europe, dans les terres habitées flirtant avec les pôles, mais aussi en haute-montagne, entre France, Italie, Suisse et Autriche. La randonnée glaciaire permettra de découvrir, selon les destinations, les glaciers et les paysages immaculés, fjords, pics de glace, neiges éternelles... pour des souvenirs impérissables. Obligatoirement encadrée, la randonnée glaciaire exige un équipement adapté et ne peut s'improviser.

Le désert offre à chacun un dialogue unique avec lui-même. Théodore Monod, Saint-Exupéry ou Lawrence d'Arabie en ont témoigné, émerveillés et fascinés par ces rencontres privilégiées au sein de régions brûlantes et délaissées par la pluie (250 mm d'eau par an, les bonnes années). Mais pour envoûtante qu'elle soit, chaque marche dans ces contrées hautement arides se doit d'être minutieusement préparée car le désert, comme la mer et la haute montagne, est un monde sans pitié particulièrement pour qui l'aborde sans préparation. Un monde qui, contrairement aux apparences, compte des dénivelés d'autant plus épuisants à suivre que le soleil cogne (c'est l'expression qui convient) et que les pieds du marcheur s'enfoncent dans le sable... Il va de soi qu'aucun voyage ne saurait être effectué sans garnir ses bagages d'une quantité suffisante d'eau potable pour tenir le choc. A ce sujet, l'adulte doit revoir à la hausse sa consommation car si un litre lui suffit à Brest ou Carcassonne, il lui faudra jusqu'à 5 litres dans n'importe quel désert du globe ! Autres éléments indispensables : des comprimés de sel, qui servent à fixer les molécules d'eau, les lunettes de soleil, le chapeau pour se protéger du soleil, et l'écharpe pour se protéger du sable en cas de tempêtes de sable. Tous ces conseils peuvent aussi s'appliquer pour les randonnées à travers les steppes russes, d'Asie centrale et d'Amérique latine. Toutefois, les randonnées dans ce continent sont plus abordables car des points d'eau existent ça et là et quelques arbustes offrent de l'ombre, enfin les pentes sont nettement moins abruptes...

Lam Katra, région de Zagora.
Lam Katra, région de Zagora.
Jungle et savaneHaut de page

Les amateurs de jungle trouvent leur bonheur au coeur des forêts tropicales d'Amazonie et d'Asie ainsi que dans certains pays d'Afrique noire. Dépaysement garanti. Avec présence permanente d'animaux que l'on a plutôt l'habitude de croiser derrière les grilles des cirques ou des zoos. Au programme, les couleurs et les chants qui vont avec. Curieusement, le principal désagrément de la jungle n'est pas la présence de petites bêtes indésirables - moustiques, araignées, fourmis, scorpions et autres serpents. Le principal obstacle, celui dont il faut se méfier en priorité car il oppresse et rend le moindre effort pénible, c'est le taux d'humidité pouvant grimper jusqu'à 90 % ! Et que dire de certains orages dont la violence donne au marcheur l'impression d'avoir traversé une rivière sans avoir ôté ni ses vêtements ni son sac à dos ! Cette humidité étant propice à l'apparition de mycoses et de champignons, le randonneur sera bien inspiré de sécher ses pieds minutieusement chaque soir et de prendre dans ses bagages, entre les capes imperméables, l'appareil photo et les jumelles (étanches, de préférence), quelques antifongiques. Plus aride que la jungle, la savane offre, elle, de vastes étendues couvertes d'une végétation moins touffue et d'animaux sauvages également de toute beauté. Elle présente moins de désagréments aux randonneurs même si, là encore, quelques bestioles ont la fâcheuse manie de vouloir laisser leurs empreintes sur les peaux qui passent à leur portée... démangeaisons à la clé !

Ville de Lençois.
Ville de Lençois.

Exception faite du traditionnel shopping qui correspond souvent à un véritable itinéraire sportif (bonnes chaussures recommandées !), la randonnée urbaine est un phénomène assez récent. On associe la randonnée à la nature, la montagne et autres environnements plutôt sauvages... Toutefois la randonnée en ville compte de plus en plus d'adeptes.

Les itinéraires thématiques. Qu'il s'agisse de marcher sur une partie urbaine de GR® - même les GR traversent les villes ! - ou de participer à des randonnées à thème - comme les Panamées organisées par le Comité départemental de Paris -, la redécouverte de l'espace urbain peut tout à fait se faire par l'intermédiaire de la marche. Pour répondre à un besoin croissant du public, les communes et les offices du tourisme sont de plus en plus nombreux à avoir créé des circuits historiques pour piétons, de petites randonnées le plus souvent articulées autour d'un thème (patrimoine, espaces verts, histoire locale, églises...). Balisés ou non, parfois jalonnés de bornes d'information, ces circuits sont souvent instructifs et insolites : certaines balades thématiques, comme le parcours des peintres fauves à Collioure ou le circuit à travers les traboules à Lyon, le circuit autour de Napoléon à Valence, sur les pas de Cézanne à Aix-en-Provence constituent des découvertes fort intéressantes. Le long des canaux et des rivières urbaines, les itinéraires sont particulièrement agréables, voire tout à fait verts. À Paris, les balises jaune et rouge, qui sont la marque des GR® de pays, guident le marcheur d'un ancien faubourg à un autre.

Préparer sa balade. Pour éviter de piétiner parmi la foule ou de rater l'animation d'un grand marché, pensez à choisir la bonne heure de départ et le bon jour de sortie. Sur le macadam, les chaussures à semelles crantées ne sont pas, a priori, indispensables. Il est cependant plus approprié de prendre des chaussures de randonnée si vous envisagez de marcher quelques heures sur un sol pavé, pour gravir des escaliers, etc.

Consultez au préalable un guide touristique ou emportez un Topo guide® vous permettra de mettre à profit votre escapade : circuit choisi, précisions historiques, sites à ne pas manquer, horaires de visites, etc. En arrivant dans une ville, vous pouvez aussi vous adresser à l'office de tourisme local qui très souvent peut mettre à votre disposition - gratuitement ou pour une somme modique - des itinéraires pédestres à thème et un plan de la ville qui suffisent à vous orienter vers les monuments à ne pas manquer, un jardin botanique ou un musée à découvrir.

En famille. Les circuits urbains se prêtent souvent bien à des balades le week-end, ou aux visites touristiques pendant le temps des vacances. Les promenades urbaines peuvent être très divertissantes pour les enfants à condition de trouver les idées qui stimuleront leur curiosité. Une montée en funiculaire, un tour des remparts, la visite d'un beffroi ou encore la découverte d'un labyrinthe végétal seront à coup sûr des projets stimulants ! Reste la circulation automobile : restez vigilant et évitez les grands axes ainsi que les carrefours importants.

Randonnées urbaines

Les randonnées urbaines séduisent les citadins. Les adeptes de cette nouvelle forme de loisir alliant sport et découverte de l'architecture et de l'histoire sont de plus en plus nombreux aux rendez-vous. Une manière intéressante de découvrir sa ville tout en gardant la forme. Les Comités départementaux et régionaux de randonnées pédestres offrent généralement ce type d'événement, à l'image des Panamées du Comité Départemental de la Randonnée de Paris. Souvent gratuites, ces randonnées citadines à thème sont ouvertes à tous, petits et grands, jeunes et moins jeunes, et sont généralement encadrées par des accompagnateurs spécialisés qui vous narrent la grande et la petite histoire des lieux traversés et des monuments rencontrés.

Randonner en familleHaut de page

Les voyages forment la jeunesse, les randonnées aussi ! Randonner apprend pêle-mêle aux jeunes à assimiler la discipline (on a fixé des règles avant de partir, on doit s'y tenir !), la solidarité et le sens du partage (offrir de l'eau au voisin qui a déjà vidé sa gourde), le respect de l'environnement (non, on ne jette pas son papier de céréales n'importe où !), le goût de l'effort (on arrive bientôt, pas question de flancher !). Et c'est surtout un excellent moyen pour développer la volonté de l'enfant et d'affermir son caractère tout en lui laissant de nombreux bons souvenirs qu'il aimera raconter à ses copains au retour des vacances. Toutefois si l'on souhaite que la randonnée profite aux enfants, il faut veiller à bien connaître les capacités de chacun, et à ne pas le lancer trop tôt ou trop loin. Dans bien des cas, l'avis du médecin de famille et du pédiatre sera fort judicieux car l'organisme d'une jeune pousse mérite d'être ménagé.

Ainsi, il semble sage d'attendre que l'enfant ait atteint son cinquième ou sixième printemps pour faire de lui un randonneur en herbe. Et encore faut-il que celui-ci ait manifesté des témoignages de son intérêt pour la vie au grand air, l'effort physique, le changement d'habitudes. Et qu'il soit également accompagné par un adulte qu'il connaît parfaitement, qu'il ait aussi d'autres jeunes à ses côtés pour maintenir sa motivation. A noter que, dans ce domaine, il est sage de fixer un objectif à la randonnée familiale : un lac de montagne où prendre un bain, la présence d'animaux sauvages, une grotte emplie de trésors que personne n'a jamais pu récupérer, la découverte de champignons, l'observation des traces d'animaux, etc. Sans ces aspects, le risque est grand de voir la rando sans cesse rythmée par les pénibles et lancinantes questions qui rythmaient jadis la route des vacances en voiture avant la naissance de l'ordinateur et des jeux vidéos : " On arrive dans combien de kilomètres ? "

D'une manière générale, les enfants développent leurs capacités de randonneurs avec les années. Ainsi, il est convenu d'observer que les 4-8 ans peuvent porter jusqu'à 3 kg de matériel et parcourir 3 à 12 km à une vitesse de croisière pouvant atteindre le 3 km/heure. De 8 à 12 ans, les marcheurs peuvent supporter jusqu'à 5 kg de matériel et couvrir 15 km dans la journée. Passé 12 ans, surtout s'il a été bien préparé, le jeune marcheur peut avoir les mêmes capacités qu'un adulte de force moyenne. Dès lors, bien motivé, il peut suivre les adultes partout. Surtout s'il est en possession d'un équipement digne d'un randonneur chevronné : sac bien rembourré au dos et aux bretelles avec ceinture ventrale, gourde et canne de randonnée.

Mais pouvoir suivre les adultes partout ne veut pas dire que l'enfant pourra effectuer tous les parcours pour autant ni même avoir les capacités d'un adulte. Résultat : même s'il donne l'impression (flatteuse pour un père randonneur) d'être aussi bon que son voisin de 50 ans, le petit d'homme reste un petit d'homme et la petite gazelle une petite gazelle ! Ce qui signifie qu'il est indispensable de souvent ralentir la marche. De vérifier aussi que l'enfant n'est pas déshydraté et, s'il n'a pas bu depuis longtemps et que le soleil tape encore, de l'obliger à utiliser sa gourde. Pas question non plus de faire l'impasse sur le goûter ! Ni sur une pause de 15 minutes toutes les heures (oui, cela ralentit votre randonnée, c'est vrai, mais un enfant - rappelons-le - reste un enfant, surtout en altitude !). Pendant les pauses (surtout celle du pique-nique, plus longue que les autres), profitez de ce temps d'arrêt pour lui raconter des histoires, chanter des chansons entraînantes (même si vous n'avez aucun talent de chanteur), jouer à tel jeu qui l'intéresse... Le jeune marcheur doit rester mo-ti-vé.

Le dernier conseil s'adresse aux parents qui voudraient initier leur progéniture à la randonnée en les portant sur leur dos dès leur plus jeune âge : qu'ils veillent à ce que la marche n'ait pas lieu à plus de 2 000 m d'altitude, qu'elle ne dépasse pas les 120 minutes d'affilée et - surtout - que l'enfant soit parfaitement protégé du froid ou de la chaleur, deux ennemis qui peuvent occasionner des drames, surtout quand le " passager " n'a pas encore l'âge d'émettre d'avis personnels...

Et pour les seniors  ?

Aujourd'hui les seniors sont " jeunes " et de plus en plus nombreux à s'adonner à la marche régulièrement, aussi le voyage à pied n'est pas plus une épreuve que pour des personnes qui manquent d'entraînement. La visite chez le médecin avant de partir reste indispensable, les autres conseils sont identiques. Néanmoins, le groupe doit tenter d'être homogène afin que la marche ne soit pas ralentie par des personnes moins aptes à une longue marche. Bien entendu, de nombreux bénéfices sont à retirer de la pratique de la randonnée pour les seniors, randonnée soft s'entend, sauf pour les seniors qui ont pratiqué toute leur vie et sont donc entraînés et férus.

Randonner avec bébé : quelques conseils

Vous pouvez partir en randonnée avec votre bébé pour peu que vous preniez, bien entendu, quelques précautions. S'il est âgé de 18-24 mois à 4 ans, soyez vigilant. Même si votre enfant marche, sachez qu'à cet âge il se fatigue très vite et mérite toute votre attention lors de la randonnée. Celle-ci doit être adaptée à son niveau, pensez avant tout à son plaisir ! Certains furent ainsi dégoûtés à vie de mettre un pied devant l'autre dans la nature ! Ne pas dépasser 3 heures de marche et adaptez vous au rythme de votre enfant. Pas question qu'il coure derrière vous en s'épuisant ! Ce n'est pas une course, encore moins un jeu. Un enfant âgé de 2 et 4 ans n'est pas assez musclé pour supporter une marche continue, n'hésitez pas à faire des pauses et à le laisser jouer et découvrir la nature. Plus la randonnée sera ludique et faite de découvertes, mieux l'enfant marchera et plus la famille appréciera. Évitez bien entendu les conditions météorologiques non favorables, préférez des températures moyennes ainsi qu'un ciel dégagé.

Prévoyez un faible dénivelé, pour une randonnée avec un petit : un maximum de 300 m de dénivelé à la montée. Veillez à ne pas dépasser la fourchette allant de 1 800 à 2 000 m d'altitude. De plus, évitez les montées et descentes rapides en téléphérique de haute montagne.

Soyez à l'écoute et veillez à tout signe de fatigue ou comportement inhabituel qui témoigneraient d'un épuisement physique. Surtout : ne le forcez pas !

Pensez bien à choisir votre itinéraire : n'oubliez pas que vous serez certainement amené à porter votre enfant durant une partie de la randonnée.

Pensez à la protection solaire, à l'hydratation et à un équipement adapté à la marche, comme pour vous et même avec plus de précautions que pour vous. Pour protéger votre enfant des rayonnements nocifs du soleil, pensez à l'enduire de crème solaire écran total, à l'habiller avec des vêtements recouvrant le corps (t-shirt et pantalon ou short) un chapeau ainsi que des lunettes de soleil. En marchant, l'enfant brûle de nombreuses calories, il est important de lui donner de l'énergie régulièrement (barres céréales...). De plus, il se déshydrate sans s'en rendre compte, à vous de veiller à ce qu'il boive suffisamment, au moins toutes les heures. Pour bien marcher, votre enfant doit être chaussé convenablement. Des chaussures conçues pour la randonnée sont recommandées : légères, solides avec des renforts et antidérapantes elles doivent surtout être à la taille des pieds de votre enfant, cela semblé évident mais certains l'oublient...

Les randonnées gourmandes

En plein essor, les randonnées gourmandes sont de plus en plus nombreuses. Organisées par des associations, au profit de grandes causes ou pour la réhabilitation du patrimoine, elles rassemblent toutes les générations au gré de parcours plus ou moins longs, mais toujours praticables, ponctués de haltes gourmandes. Les itinéraires suivent les sentiers de la commune et donnent l'occasion de découvrir un patrimoine proche de chez soi. Ils sont ponctués de pauses : un apéritif pour la première, puis une entrée, un plat, un dessert et un café à l'arrivée. Amour du terroir oblige, les mets que vous dégusterez seront préparés avec soin par des fournisseurs locaux. Aussitôt mangé, aussitôt éliminé... ou presque... Quoiqu'il en soit, cette formule a de quoi motiver les plus récalcitrants ! Pour trouver une randonnée gourmande, pensez à guetter, dès le printemps, les agendas des associations ou à vous renseigner en mairie et office de tourisme.

Randonner entre fillesHaut de page

Certains organismes proposent des séjours de randonnée entre femmes. La question n'est pas tant de s'inscrire dans une démarche féministe que de répondre à une attente des amatrices de randonnées et de treks : pouvoir partir à l'aventure ou rejoindre un groupe de marcheurs, en solo ou entre copines, sans prendre de risque inutile et sans que l'absence de compagnon devienne invitation aux jeux de séduction. La randonnée au féminin permet aussi l'accès à des zones réservées aux femmes, à l'instar de lieux sur la planète où seule la gent masculine peut pénétrer.
Plusieurs agences ont ciblé ce besoin et y répondent. Qu'il s'agisse d'opérateurs au féminin proposant des circuits de trek ou de spécialistes du voyage à pied réservant un séjour aux femmes, plusieurs possibilités s'offrent aux globe-trotteuses.

Randonner entre geeksHaut de page

Les nouvelles technologies envahissent tous les domaines et la randonnée ne fait pas exception. Le voyage à pied peut se vivre déconnecté, ou pas, et c'est tant mieux, car il en faut pour tous les goûts. Les accros aux nouvelles technologies trouveront ainsi leur plaisir dans cette activité de plein air. Entre les applications ludiques de chasse au trésor, celles d'orientation adaptées aux randonnées et celles de partage, le randonneur geek n'en a pas fini de rester connecté. Si certaines jouent les guides touristiques, invitant le randonneur à visiter les points d'intérêt l'environnant, d'autres s'engagent sur la voie de la sécurité. Les applications de randonnées sont aussi nombreuses que variées. Pour l'option GPS, vous aurez le choix entre iPhiGéNies, Visiorando, My Trails, View Rangers GPS, Sity Trail, Strava, TwoNav, Mhikes, Quechua Tracking. Chacune, gratuite ou payante, présente ses atouts : communauté, point météo, suggestion de visites, indication de performances sportives, possibilité de GPS hors connexion... Côté orientation, les amateurs de gadgets téléchargeront les applications de boussole et d'altimètre. Pour ce qui touche à la sécurité, la Croix rouge a créé son application gratuite pour expliquer les gestes qui sauvent. Enfin, des applications ludiques et/ou éducatives agrémenteront la randonnée de ceux qui ont besoin d'une occupation autre que la contemplation des paysages. Chasse au trésor, découverte active de la faune et de la flore, la nature devient terrain de jeu connecté...

Le géocaching ou chasse au trésor 2.0

Le géocaching propose de partir à la recherche de " caches " au trésor. La " cache " est une boite où le joueur trouvera une surprise. Il la prend et dépose à son tour un objet que le prochain géocacheur découvrira. L'objet peut ainsi voyager très loin, de lieu en lieu, quitter la région, le pays, voire le continent ! Il peut s'agir simplement de partir chercher un point, mais il est aussi possible de suivre un parcours de randonnée multicaches, en prenant l'option de circuits en boucles. Un GPS aide à trouver les caches, mais parfois, il faut aussi faire travailler ses méninges, car des énigmes peuvent être posées. Le joueur apprend alors des anecdotes sur les légendes, le teritoire, l'histoire... En famille, entre amis, cette chasse au trésor moderne ravira les esprits joueurs et leur donnera, si besoin était, le goût de la randonnée. Le géocaching se pratique dans plus de 220 pays et l'on recense actuellement plus de 2,6 millions de caches. Toutes les informations sur : www.geocaching.com

Identifier la faune et la flore

" Shazamer " une plante sauvage ? Quel amateur de nouvelles technologies amoureux de la nature ne l'a pas envisagé ? C'est désormais chose possible grâce à Pl@ntnet, l'application qui propose de photographier une plante pour l'identifier. Créée grâce à une base de données de plusieurs centaines de photos, elle permet de retrouver le nom botanique de la fleur ou de l'arbuste observé, avec cette réserve toutefois qu'elle répertorie uniquement les variétés de la flore française métropolitaine. Envie de voir plus grand, ou plus haut ? L'application Clé de Forêt, co-développée par l'ONF, le ministère du Développement durable et GoodPlanet, invite à la découverte de plus de 30 essences d'arbres présentes dans les forêts françaises. De nombreuses anecdotes et photos invitent à un apprentissage ludique en immersion totale. Pl@ntnet et Clé de Forêt sont disponibles sur l'App Store et Google Play.

IRando

Informations complémentaires : Isère, Porte des Alpes ✆ 04 74 93 10 63

Site Internet : www.irando.fr

Randonner en soloHaut de page

La randonnée en solo s'adresse à ceux qui souhaitent réaliser le voyage de leur rêve sans attendre un compagnon de route, ami ou amoureux. Sans qu'il soit question de s'aventurer seul en excursion, cette option permet de s'intégrer à un groupe composé de personnes elles aussi venues en toute indépendance. Plusieurs choix sont possibles : les femmes peuvent décider d'un séjour exclusivement féminin, les célibataires peuvent voir dans la randonnée une occasion de trouver l'amour, et, comme l'on fait du covoiturage, on peut faire du covoyage. Si les agences traditionnelles acceptent des voyageurs en solo, d'autres ont fait de ces aventuriers indépendants leur clientèle cible.

Rando pour célibataires

Rando-Celibat : la bonne idée ! Se retrouver entre solo, célibataires et divorcés pour profiter de sorties et de week-ends en groupe, selon vos envies, c'est ce que propose Randocelibat autour du thème de la randonnée pédestre ou à VTT, marche nordique, Accrobranche et autres activités de plein air. C'est en fait une communauté de rencontres composée de membres, où chacun peut en toute convivialité proposer des sorties, auxquels s'ajoutent ceux d'accompagnateurs partenaires. Pour participer, il faut être membre adhérent, pour seulement 45 € l'année ou un mois d'essai pour 20 €. Cela permet de savoir qui propose quoi, et ce en toute quiétude. Le week-end pour les membres de Rando-Célibat, c'est l'occasion de s'évader et d'oublier les tracas de la semaine. Alors sans idée préconçue, en toute amitié, proposez vous-même des sorties et rencontrez d'autres solos qui comme vous en ont assez du célibat morose, mais ne veulent pas pour autant toujours devoir surpayer chacune de leurs sorties ! Finalement, Rando-Celibat c'est souvent pratiquer la randonnée hors club, une fois de temps en temps, pour le plaisir d'être en groupe de solos de même génération.

www.randocelibat.com

Randonner avec les animauxHaut de page

Comme les marcheurs d'antan, comme les bergers et autres colporteurs, la randonnée accompagnée par un chien (certains marchent même avec leur chat !), un âne ou un lama est une belle expérience. Un plus ajouté à la rando qui ne va pas sans certaines contraintes et restrictions. Comme pour le reste, il convient d'adopter une attitude responsable...

Randonner avec un âne. En France, l'âne est l'animal de bât par excellence. Son pas est sûr dans les chemins plus ou moins escarpés, et ses exigences alimentaires sont modestes. Randonner avec un âne est de surcroît un bon moyen de motiver les enfants à marcher. Conduit par une longe, l'âne de bât transportera sur son dos les bagages, jusqu'à 3 ou 4 sacs à dos, soit 30 à 40 kg. Il portera aussi, le cas échéant, les enfants fatigués. L'apprentissage des gestes nécessaires - que le loueur vous montrera avant le départ - est simple et rapide. La seule contrainte étant, outre un rythme de marche plutôt lent, l'impossibilité de passer avec l'animal sur des sentiers ou des passerelles peu larges. Il faut donc bien examiner avec l'ânier l'itinéraire projeté. Certains sentiers ou régions sont même particulièrement riches en âniers et en gîtes susceptibles de les recevoir comme le GR® 70 ou chemin de Stevenson dans les Cévennes. Gardez à l'esprit qu'un âne, comme tout animal, peut avoir des réactions potentiellement dangereuses s'il se sent menacé. Soyez attentif au langage corporel de votre animal. Faites attention aux morsures et aux ruades, et ne laissez pas vos enfants se faufiler derrière lui.

La liste des âniers et un livret de conseils sont disponibles auprès de la Fédération nationale ânes et randonnée (FNAR) : www.ane-et-rando.com

Randonner avec votre chien. Partir avec un chien, c'est assurer une présence rassurante et réconfortante pour ceux d'entre vous qui randonnent seuls. En revanche, cela implique une organisation plus poussée si vous partez pour plusieurs jours. Outre vos vivres, il faudra prévoir celles de votre compagnon et sa couverture (tout comme vous emportez un sac de couchage pour vous). Attention, certains refuges ou gîtes n'acceptent pas les animaux. Renseignez-vous avant votre départ et adaptez votre itinéraire.

Votre animal peut transporter une partie de ses affaires lui-même à l'aide d'un sac de bât adapté à sa morphologie. Ces articles sont de plus en plus fréquents dans les catalogues des spécialistes d'articles canins. Pensez à habituer votre chien à son chargement avant de partir.
Très important : durant la rando, surveillez l'état des pattes de votre compagnon. Les coussinets sont relativement fragiles et sensibles à la neige comme à la chaleur. N'oubliez pas de les inspecter à chaque pause pour retirer les éventuels cailloux coincés (comme pour un cheval !). Prévoyez un désinfectant spécifique et n'hésitez pas à consulter un vétérinaire en cas de blessure, plutôt que de risquer une aggravation en forçant la marche. Pour les chiens pratiquant beaucoup, notamment sur les terrains très accidentés, des bottines peuvent être une solution à condition d'être bien aérées. Soignez vigilant également quant à la présence de tiques. Enfin, prenez tous ses papiers et pensez à effectuer les soins préventifs nécessaires avant de partir (surtout à l'étranger).
Il faut savoir que rien ne vous oblige à tenir votre chien en laisse dans les espaces publics, l'important étant que ce dernier ne s'éloigne pas de son maître. Toutefois, vous êtes obligé de vous munir d'une laisse et d'une muselière, prêtes à être utilisées si on vous le demande (même si votre chien ne fait pas partie des races à risques). Si votre chien provoque des dégâts, vous serez considéré comme responsable. Mieux vaut donc l'attacher quand vous n'êtes pas sûr de sa réaction.
Sachez enfin que les chiens sont interdits, même en laisse, dans les parcs nationaux et dans certains espaces naturels protégés. Afin de préserver le gibier, il est également interdit de laisser les chiens sortir des allées forestières du 15 avril au 15 juin, sauf s'ils sont tenus en laisse. L'obligation de tenir votre chien ou l'interdiction de l'amener peut être également prescrite par les autorités locales, dans les zones où paissent les troupeaux par exemple. Dans les zones d'élevage, il vaut mieux le tenir en laisse, car un chien peut provoquer un mouvement de panique au sein d'un troupeau. N'approchez surtout pas avec votre chien des troupeaux gardés par les patous, les grands chiens de berger blancs. Leur instinct de défense de leur troupeau peut les amener à attaquer votre animal ou vous. Passez au large.
D'autres règles de comportement relèvent du simple savoir-vivre : retenez votre chien près de vous à proximité d'autres promeneurs, veillez à ce que le chien n'effraie pas les chevaux si vous croisez des cavaliers et ne gêne pas les cyclistes.
Enfin, soyez conscient que partir avec votre chien réduit drastiquement vos chances d'observer la faune sauvage. Même si vous l'attachez, les animaux sentiront sa présence et s'éloigneront. Votre chien peut également se perdre en poursuivant un chamois ou un chevreuil. Un chien a souvent peur de ce qu'il ne connaît pas, il faudra donc l'habituer progressivement à des expériences nouvelles pour lui, comme la rencontre avec des cavaliers, des troupeaux ovins ou bovins.
En conclusion, ne partez avec votre chien que si vous connaissez ses réactions, ses capacités physiques et êtes certain de son obéissance. Après, tout dépend de la taille de votre animal et de sa condition physique. Tout comme vous, il doit être bien entraîné avant de partir pour une longue randonnée.

Nouveaux compagnons. Les randonnées avec des lamas, à la manière de celles avec des ânes, se développent en France. Elles sont monnaie courante dans certaines régions d'Amérique latine. Les lamas possèdent des aptitudes reconnues pour l'accompagnement de la randonnée notamment en moyenne montagne. D'origine montagnarde, ils sont parfaitement adaptés à l'altitude et leurs sabots sont encore plus sûrs que ceux des ânes. Leur petite taille relative leur permet de passer par des passages étroits. En contrepartie, leur charge de bât devra être moins lourde (de 20 à 30 kg). L'association Française Lamas et Alpagas répertorie les professionnels qui proposent des randonnées avec ces animaux (www.lamas-alpagas.org).

Ânes et randonnées

Créée voici plus de 20 ans, la Fédération nationale Ânes et Randonnées (FNAR) regroupe environ 60 professionnels de la randonnée avec un âne. De la rando libre (location de l'âne et de son bât et Topo-guide) à la rando accompagnée (guides avec brevets d'état), le réseau FNAR est présent sur l'ensemble de la France : de la douceur Angevine à la rudesse des Alpes, de la Provence à la Bretagne, des Pyrénées au Massif central, du Jura à la Bourgogne, du Nord au Portugal sans oublier le Centre !

En remettant les ânes au travail, les précurseurs de la randonnée âne, fondateurs de la FNAR, leur ont redonné une utilité économique. Plus de 20 ans après, c'est une véritable réussite, le nombre d'âniers ne cesse d'augmenter et les qualités des ânes en randonnée ne sont plus à prouver ! La force de cette fédération est dans la rencontre de gens qui ont en commun le respect de l'âne, l'attachement à leur région et un engagement moral de qualité et d'accessibilité au plus grand nombre. C'est une passion qui réunit tous ces acteurs de la FNAR dont le fonctionnement repose sur des principes solidaires où croissance et profit ne sont pas les objectifs prioritaires. D'ailleurs si l'on rencontre facilement des âniers heureux, on n'en a encore jamais croisé sur les sentiers qui sont devenus milliardaires !

Les ânes participent à l'essor du tourisme écologique et durable : la majorité d'entre eux ont installé leurs asineries dans des sites paradisiaques mais souvent loin des gros centres touristiques et de ce fait, les ânes permettent, modestement, à certains petits pays de voir s'installer de nouveaux hébergements, rouvrir de petits commerces de proximité... et bien souvent l'installation d'âniers permet l'ouverture et l'entretien de nouveaux sentiers. Ainsi les ânes participent-ils au développement d'un tourisme nature différent : le rythme d'une randonnée avec un âne permet d'apprécier le paysage et surtout d'aller à la rencontre des habitants des campagnes ou des montagnes, car l'âne ouvre les portes et délie les langues....

Sachez qu'un âne porte les bagages de 2 à 4 personnes soit 30 à 40 kg. Il est équipé de son propre matériel qui vous est fourni par l'ânier : un bât pour le portage, un licol et une longe pour la tenue en main, des sacoches pour les bagages... Il marche régulièrement d'un pas sûr à 3 ou 4 km/h et accueille sur son dos, sous la responsabilité des adultes qui l'accompagnent, les petits enfants lorsqu'ils sont fatigués...

Les soins à apporter à l'âne sont simples et une démonstration est faite par l'ânier avec votre gracieuse participation, la veille ou le jour même de votre départ en randonnée. Dans un premier temps, on vous apprend comment parfaitement étriller, brosser, curer les pieds, placer correctement le bât de votre âne. Après cette démonstration, un petit nécessaire de soins vous est confié : brosses, étrilles, cure-pied, cicatrisant, répulsif insectes...

Reste à adopter la juste attitude. Un âne se pousse, il ne se tire jamais : tout au long du parcours, vous tiendrez l'âne en longe et vous marchez un devant, les autres derrières et si votre âne flâne en cours de route, au besoin agitez une petite branche derrière lui. Un âne s'aborde en douceur et de face, car comme tout être vivant, il n'aime pas être surpris ou qu'on s'adresse à lui en criant ! Faites attention à ne jamais courir derrière un âne qui a été surpris ! Il court plus vite que vous et il pourrait croire que vous aussi vous fuyez : restez calme, et dès qu'il aura compris qu'il n'y a pas de danger, il s'arrêtera rapidement et se mettra tranquillement à brouter.

Chargez correctement votre compagnon à quatre pattes. Les sacs sont chargés de chaque côté de l'âne : il est donc essentiel que les sacs aient le même poids. Lorsque vous préparez vos sacs, pensez à votre âne : évitez les valises et préférez les sacs souples, type sacs de sport, plus faciles à installer dans les sacoches. Les objets durs ou pointus ne doivent pas être positionnés contre les flancs de l'animal. Pensez au centre de gravité du chargement : les objets lourds doivent être au fond du sac, et les plus légers dessus. Veillez à ne pas (le !) vous surcharger, gardez-le superflu pour le retour...

L'ânier vous guide sur votre futur chemin : il a repéré l'itinéraire, vous l'explique et vous confie un Topo-guide ou une carte au 1/25 000. Il prend toujours le temps nécessaire pour vous donner toutes les explications qui vous permettront de faire votre randonnée en toute tranquillité. Il vous remet d'ailleurs au départ le livret Conseils pour conduire un âne en randonnée qui rassemble toutes les indications importantes.

En France, cinq grands itinéraires sont plus particulièrement équipés pour randonner avec des ânes : " La Grande traversée du Vercors " (Rhône-Alpes), " Le Chemin de Stevenson " (Massif central), " Le Chemin de Compostelle " (GR65 du Puy-en-Velay à Figeac), " Le Chemin des Huguenots " (Dauphiné), et en création actuellement " Le Chemin de la Loire ".

Les randonnées avec les ânes sont accompagnées ou en liberté. Et sachez enfin que la FNAR est attentive à développer l'activité auprès des personnes atteintes d'un handicap. C'est pourquoi un certain nombre d'âniers se sont engagés dans une démarche de découverte de l'âne et de la randonnée pour les personnes handicapées, dans un souci pédagogique, thérapeutique ou d'accessibilité de la randonnée à tous.

www.ane-et-rando.com

Y'a pas que les ânes !

Le capitaine Haddock lui en veut toujours... Quoi qu'il en soit, le lama est par excellence, un très bon randonneur qui s'avère très habile en terrain accidenté. C'est qu'il est muni de pattes très particulières, équipées de deux doigts qui peuvent travailler indépendamment l'un de l'autre et de coussinets qui s'adaptent aux aspérités du sol. Sa souplesse lui permet de franchir d'un saut un tronc d'arbre ou un rocher, il est aussi économe en eau et en nourriture. Pour choisir un lama de randonnée, il faut étudier sa morphologie et veiller à ce qu'il présente de beaux aplombs, une belle musculature afin de porter des charges sans problème. Son caractère est aussi un facteur important, car il faudra qu'une confiance sans faille puisse s'établir entre le meneur et son lama dans les passages difficiles. Comme pour les ânes de bât, un matériel spécifique existe sur le marché pour équiper correctement votre compagnon de marche et de portage. Plusieurs bâts adaptés à divers types de randonnées sont proposés. Pour une petite randonnée d'une journée sur terrain facile, style montagne à vaches, un bât en bois peut faire l'affaire. Pour les grandes randonnées de plusieurs jours, en terrain accidenté, mieux vaut privilégier les bâts en nylon, plus confortables pour l'animal. La charge sur l'animal peut varier de 10 à 30 kg, elle dépend de la morphologie du lama et du type de terrain. Les sacoches seront pesées afin de pouvoir établir un équilibre parfait. Prévoyez toujours un licol et une longe de rechange, une brosse peut aussi être utile. Pour la nuit, utilisez un piquet et trois mètres de longe, une gamelle pour l'eau, et prévoyez éventuellement des compléments alimentaires pour votre animal.

Organiser son séjourHaut de page

Une fois la destination déterminée, se pose la question du coût. Tout dépend d'abord du pays où l'on souhaite se rendre, la France et l'Europe demeurant les plus facilement et rapidement abordables. Les modalités de la randonnée choisie changent ensuite la donne  : avec ou sans accompagnateurs, hébergements en dur plus ou moins luxueux, etc. Deux possibilités s'offrent au randonneur  : " monter " son voyage seul ou faire appel à des professionnels. Bien entendu, la seconde solution est la plus coûteuse, mais la plus sécurisée, et donc la moins aventureuse aussi. Sortir ou ne pas sortir des sentiers battus, c'est à vous de choisir.

Sorties naturalistes

L'engouement pour la nature et la biodiversité ou pour la connaissance de la flore et de la faune s'accompagnent du développement des sorties naturalistes et des randonnées botanistes, ou celui des randonnées pour écouter le brame du cerf ou suivre les traces des animaux sauvages... Il s'agit généralement de sorties d'une demi-journée, voire une journée, auxquelles vous vous inscrivez directement sur place. Les parcs naturels régionaux proposent une multitude d'activités de découverte des paysages et des sorties accompagnées par des naturalistes. Il faut dire que les parcs naturels régionaux regorgent d'espèces emblématiques, dont la loutre d'Europe, le grand tétras, le phoque-veau marin, le faucon pèlerin, le mouflon de Corse, la chouette chevêche, la grue cendrée, le loup, le butor étoilé, la tortue luth, le vautour fauve, le lynx, le flamant rose... ainsi qu'une très grand richesse floristique (les orchidées par exemple). D'ailleurs, chaque parc a son emblème. Le hibou grand-duc en Chartreuse, la tulipe et le tétras-lyre en Vercors... Les parcs organisent de nombreuses sorties avec leur service éducation/sensibilisation mais également avec les associations locales. Leurs sites Internet et leurs brochures diffusent le calendrier de leurs sorties. Vous trouvez aussi des informations dans leurs espaces dédiés, les Maisons de la nature et les Maisons de la faune et de la flore...

Une opération nationale est organisée tous les 2 ans, la Nuit de la chouette. Pour en savoir plus, rendez-vous sur les pages qui lui sont consacrées. Les activités d'observation de la nature sont évidemment conduites dans le plus grand respect des milieux et des espèces.

On peut citer quelques idées d'aide à l'observation de la nature :

Parc naturel régional de Brière. Les naturalistes du Parc naturel régional de Brière et de l'université de Rennes s'associent pour vous faire découvrir la vie sauvage des marais, en particulier les oiseaux d'eau et les milieux qu'ils exploitent en période de reproduction ou de migration. Activités proposées : randonnées pédestres, sorties en chaland, découverte de la faune et de la flore aquatiques, observation des oiseaux d'eau, initiation à l'étude des passereaux paludicoles et à la reconnaissance des traces de mammifères...

Le parc des marais du Cotentin. Cet espace de découverte, les Ponts d'Ouve vous propose un sentier d'interprétation d'un kilomètre, équipé de bornes ludiques et pédagogiques, serpentant au milieu d'un paysage de prairies inondables, qui conduit en bordure d'un plan d'eau où des observatoires ont été aménagés pour la découverte des oiseaux du marais dans leur milieu naturel.

Le parc des Landes de Gascogne. Le parc vous accueille dans plusieurs sites : Maison de la nature du bassin d'Arcachon et au parc ornithologique du Teich (33), centre du Graoux à Belin-Béliet (33) ou Atelier-gîte de Saugnac (40), sorties oiseaux, club nature, découverte de la rivière Leyre et son delta, observation des grues cendrées en hiver....

Art et randonnée

Des associations, agences et organismes privés développent des randonnée à dominante artistique. Vous pourrez ainsi allier randonnée et littérature, avec des ateliers d'écriture couplés à ces balades, la nature ou le paysage de la ville vous invitant à laisser parler votre imagination. La randonnée pourra aussi être l'occasion d'apprendre à magnifier vos prises de vues, à travers des excursions "randonnées et photos". Pourquoi ne pas emporter votre chevalet et quelques pinceaux et tenter une randonnée avec initiation (ou perfectionnement) aux différentes techniques de la peinture et du dessin ? La musique n'est pas en reste, puisque vous trouverez aussi des randonnées musicales, festives ou apaisantes. De tous temps, la nature a inspiré les artistes... laissez-vous porter !

Par ses propres moyensHaut de page

La formule est la plus souple et la plus économique, mais elle s'adresse à celles et ceux qui savent faire preuve d'une certaine autonomie. Cela nécessite tout d'abord une bonne connaissance du pays et des itinéraires à parcourir. Les guides touristiques, les cartes routières ou topographiques mais aussi les sites Internet et les blogs sont précieux pour la préparation. Ils fourniront des informations sur le pays, sa topologie, ses sentiers, l'état des itinéraires, leur fréquentation, les hébergements, les modalités de ravitaillement, le climat, les bonnes périodes... Les témoignages sur les blogs et réseaux sociaux sont souvent très précieux et inspirants. On est seul maître à bord pour choisir son pays, son programme, son rythme, la longueur des étapes, les sites à visiter, les activités à pratiquer, et surtout ses compagnons de route. Côté tarif, on supprime les intermédiaires, on choisit son guide sur place si besoin est, mais il n'est pas certain que ce type de voyage revient moins cher - sauf à proximité de chez soi bien entendu ! - car il peut y avoir des surprises de dernière minute : on est parfois obligé d'entreprendre de longues négociations pour faire baisser les prix, et à l'étranger la barrière de la langue peut se révéler problématique... Autres inconvénients  : il faut tout faire soi-même, c'est-à-dire réserver train, avion, location de voiture, hébergement, s'occuper des démarches administratives, négocier les prix... Mais quelle satisfaction, lorsque tout se passe bien, d'avoir réalisé un voyage sur mesure selon son bon plaisir !

Le sentier de l'Orgère en Vanoise

Les parcs nationaux de France abritent nombre de sentiers balisés. Certains plus balisés que d'autres. Leur mission pédagogique se développe également à travers ces sentiers thématiques équipés. L'un des derniers-nés a été tracé en Vanoise, le premier de nos parcs nationaux français (fondé en 1963). Le sentier découverte de l'Orgère a été inauguré le 20 septembre 2013 à Villarodin-Bourget (Maurienne). L'itinéraire propose une boucle de 4,3 km sur l'ensemble du vallon de l'Orgère, entre 1 900 et 2 100 m d'altitude et valorise le caractère exceptionnel de la forêt et a la particularité d'être accessible. Le sentier de l'Orgère est parsemé de 11 tables de lectures multisensorielles qui mettent en lumière différentes facettes de la vie du vallon. Tout au long du sentier, des sculptures d'oiseaux grandeur nature, des bancs, banquettes et miséricordes permettent d'apprendre et de profiter du paysage exceptionnel.
L'accessibilité a été prise en compte dans la conception du sentier : confort d'usage, outils sonores et tactiles, etc. La première partie de la balade, quasi plate - 1,2 km sur l'ancienne piste EDF -, a été labellisée " Promenade confort " par le conseil général de la Savoie. L'obtention de ce label récompense les efforts menés pour offrir un maximum de confort d'usage pour le public, notamment les personnes en situation de handicap.
Cette réalisation s'inscrit dans le cadre de l'Observatoire de la forêt de l'Orgère, créé conjointement par le parc national de la Vanoise, l'Office national des forêts et la commune de Villarodin-Bourget en 2006. Le parc national de la Vanoise s'est fortement investi dans ce nouveau projet de sentier, dans le cadre de sa politique d'accueil du public.

Randonneuse dans le pays de Bitche.
Randonneuse dans le pays de Bitche.
Faire appel aux agences professionnellesHaut de page

Si certains aiment voyager sans encadrement, d'autres font le choix de confier l'organisation de leurs circuits à des spécialistes - avec des avantages et des inconvénients - qui détermineront en principe le type de séjour à pied qui vous conviendra le mieux. Des tour-opérateurs spécialisés proposent des parcours détaillés jour par jour avec les grandes étapes, afin que vous puissiez vous faire une idée des lieux à visiter et éventuellement des hébergements proposés. L'avantage est que le budget est en principe déterminé à l'avance et sans surprise. D'autre part, votre guide se chargera de l'intendance et du règlement des problèmes administratifs - pour les déplacements à l'étranger - même si chacun doit mettre la main à la pâte pour la gestion logistique du quotidien. On est également sûr de ne pas chercher son chemin, de faire des étapes adaptées et donc d'arriver à bon port le jour prévu.

Les inconvénients, quant à eux, sont souvent liés au fait de partir en groupe. Difficile de changer de programme sans le consentement de tous, vie en communauté d'individus qui ne se connaissent pas, à moins de former un groupe avec ses propres amis, et manque d'imprévu pour les amateurs de sensations un peu fortes. Toutefois, les agences locales sortent facilement et en toute connaissance de cause des sentiers battus et sont capables de prévoir des circuits personnalisés. En revanche, si elles restent fiables en France, à l'étranger il faut faire attention. Les tarifs attractifs n'offrent pas toujours les meilleures prestations et les belles photos du site Internet peuvent être trompeuses. Pour éviter les déceptions, on peut se renseigner auprès des ambassades ou des offices de tourisme du pays choisi, lire des guides touristiques, qui en principe ont testé ces agences ou ont obtenu des informations fiables sur leurs offres et leur pérennité. On peut aussi visiter attentivement le site Internet de l'organisme qui doit apporter des réponses claires et précises à toutes les questions que l'on peut se poser, et s'assurer par mail de la confirmation. Il faut éviter de payer tout le séjour d'avance, un acompte peut être versé par virement bancaire international, mais attention certaines banques demandent des frais fixes assez importants.

Sentiers Croisés

L'association Sentiers Croisés rassemble des professionnels du trekking et de la randonnée unis par les valeurs du tourisme responsable. Animés d'une passion commune de leur métier et de la nature, ils ont choisi de créer et produire ensemble certains circuits. L'objectif de ces associés est d'améliorer encore, au travers de cette collaboration, la satisfaction de leurs clients. De la mer à la montagne, ils sont une dizaine de membres :

Compagnie des sentiers maritimes : Rennes (35).

Allibert Trekking : Chapareillan (38).

La Pèlerine : Saugues (43).

Destination Merveilles : Villeneuve-Loubet (06).

Mont Blanc Expérience : Chamonix (74).

Randonades : Prades (66).

Trek Aventure : Bastogne (Belgique).

Visages : Montdauphin (05).

www.sentiers-croises.com/#/home

Les professionnels de la randonnéeHaut de page
La randonnée solidaire

Qu'est-ce que la randonnée solidaire ? Comme le voyage solidaire, elle est une démarche et un état d'esprit. Ce type de séjour fait vivre les populations locales en leur proposant une nouvelle source de revenus : accueil des randonneurs, hébergement et nourriture, découverte de l'artisanat.... Le tourisme solidaire s'articule autour de trois axes : le commerce équitable, la solidarité internationale et l'économie sociale et solidaire. Une part du prix du séjour est allouée au financement de projets communautaires dans le pays d'accueil.

Le succès de la marche nordique

De plus en plus de marcheurs s'adonnent à leur passion en utilisant deux bâtons qu'ils manient avec des gestes amples suscitant la curiosité et, avouons-le, l'admiration des néophytes car ces marcheurs aux bâtons progressent à une vitesse impressionnante. Ces sportifs sont les adeptes d'une marche qui nous vient du froid, de Scandinavie : la marche nordique ! Quant aux fameux bâtons, si vous les regardez de près, il ne s'agit point de cannes à l'ancienne ou de belles branches de bois astucieusement sculptées, mais d'ustensiles ultra-perfectionnés.

Née en Finlande dans les années 1950 pour permettre aux skieurs de fond de s'entraîner en attendant la neige, cette marche a connu une ascension vertigineuse un demi-siècle plus tard avec l'invention de ces ustensiles tout à fait indispensables. Il fallait en effet concevoir un bâton permettant d'absorber les secousses liées à la dureté des sols, secousses qui peuvent facilement endommager les articulations du marcheur. D'après les spécialistes, le bâton idéal comprend entre 70 et 80 % de carbone, le reste étant en fibre de verre.

Mais cet équilibre ne suffit pas, loin s'en faut ! Le bon bâton doit aussi avoir un gantelet car le marcheur, pour avancer au rythme souhaité, doit effectuer des mouvements imposant, qu'il lâche puis reprenne son bâton en main, ce que la dragonne d'un bâton de randonnée classique ne peut permettre. Autre exigence : le marcheur doit aussi choisir la poignée qui lui convient. En plastique ? Bof, transpiration assurée. En gomme ? Bien. En liège ? Excellent. Même exigence pour la pointe : tungstène ou fer ? droite ou courbe ?

Côté tarifs, la fourchette va de 20 € (le Tembea 50 de chez Hewfeel) à 70 € (le bâton X5 de chez Gabel SRL). Dans ce domaine, il convient de demander conseil aux spécialistes des magasins de sport. Ou à un ami devenu accro à ce genre de marche car il a appris qu'elle fait travailler 80 % des parties du corps (le coeur, en particulier) et permet de perdre efficacement du poids. D'où son succès dans l'Hexagone et, plus largement, dans l'Europe entière où elle compte des millions de pratiquants.

Enfin, pour être complet, signalons que cette marche est très différente de la marche traditionnelle et qu'elle impose une condition physique excellente (et on ne peut s'y adonner des heures durant sans faire de longues poses !). Précisons aussi que ce n'est pas parce que ses mouvements ont l'air simple qu'ils le sont : ils imposent en effet une parfaite coordination des pieds et des mains que nombre de marcheurs ont bien des dificultés à obtenir ! Enfin, ce n'est pas parce qu'on marche avec deux bâtons qu'on pratique nécessairement la marche nordique...

Argent, assurances et formalitésHaut de page
Passeports et visasHaut de page

La carte d'identité suffit pour voyager dans presque tous les pays d'Europe. Hors de l'Europe, le passeport est généralement demandé. Les Etats-Unis exigent, eux, un passeport " biométrique ", plus long à obtenir.

De nombreux pays, sans convention avec la France, exigent la délivrance d'un visa, dont la demande est faite auprès du consulat ou de l'ambassade du pays de destination. Le délai d'obtention varie entre une et quatre semaines. Dans le cas d'un voyage itinérant entre plusieurs pays, il existe des visas à multiples entrées.

Sur place, il est recommandé de garder avec soi des photocopies de ces documents ainsi que du permis de conduire, et de les ranger dans un bagage différent ou de le confier à un ami qui voyage avec vous. En cas de perte ou de vol, cela facilite grandement les démarches auprès des ambassades ou des autorités locales. Ayez également sur vous les coordonnées des ambassades ou des consulats.

Si vous ne voulez pas que votre rando manque de fun et de confort, il est important de prévoir au mieux vos dépenses avant de partir et de calculer les faux frais quotidiens en fonction du programme prévu. Assurez-vous toutefois d'avoir un peu de réserve sur votre carte bleue. Attention, pour certaines destinations, il vaut mieux prévoir une Visa, pour d'autres une Mastercard. A l'étranger, pour certaines destinations - le Maroc, par exemple -, mieux vaut bien anticiper le change de liquide, en raison de la faiblesse des réserves disponibles. Prévoyez aussi que tous les pays n'ont pas un réseau de distributeurs de liquide et de bureaux de change. Obtenir du liquide peut devenir une randonnée à part entière  ! Enfin, ne mettez pas tous vos oeufs dans le même panier  : partagez le liquide si vous êtes plusieurs.

AssurancesHaut de page

La plupart des voyagistes proposent des assurances. Mais lisez bien toutes les clauses avant de signer  ! Vérifiez également que ces assurances couvrent un vrai besoin  : votre propre assurance peut suffire. Parmi les assurances recommandées  : les assurances annulation et perte de bagages, ainsi que l'assurance rapatriement, importante lors d'un voyage à pied. D'ailleurs, cette dernière est souvent couverte par votre carte bancaire.

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