Guide des Yvelines : Histoire

Préhistoire

Les premières traces de présence humaine sur le territoire des Yvelines remontent à quatre millions d'années. Les fouilles archéologiques ont mis au jour de nombreux vestiges le long des rives de la Seine, révélant la succession de différentes civilisations installées au bord du fleuve jusqu'à l'âge de fer. Ainsi, l'Homo Erectus, l'Homme de Néanderthal puis l'Homo Sapiens auraient occupé les lieux. En témoignent quelques monuments de la fin du néolitique que l'on peut encore voir le long de la vallée de la Seine comme des allées couvertes (à Elisabethville, Conflans-Sainte-Honorine...) ou encore des dolmens à Guitrancourt ou à Drocourt.

Antiquité

Entre -52 et 476, à l'époque gallo-romaine, le territoire est peuplé dans son ensemble, du nord au sud, contrairement à d'autres périodes où la population se regroupe au nord. L'actuel département appartenait alors à la province romaine la Lyonnaise. Les chefs-lieux les plus proches sont alors Chartres, dans le territoire voisin des Celtes Carnutes, peuple puissant qui s'étend en Beauce, jusqu'à la Seine et à Chevreuse, Paris, Evreux et Rouen. On compte toutefois dans les Yvelines quelques agglomérations de moyenne importance : Jouars-Pontchartrain, Septeuil, Epône, Maule, Bonnières-sur-Seine, Ablis ou Les Mureaux. Cette dernière ville abrite un port construit au Ier siècle après Jésus-Christ en bord de Seine. Le réseau routier est alors bien développé : principales voies romaines, comme l'actuelle N12 qui reliait Paris à Brest, mais aussi voies secondaires. Bien sûr, le transport se fait surtout par voie fluviale au moyen de barques à fond plat, qui empruntent également la Mauldre, la Vaucouleurs et l'Epte. Au cours de la période gallo-romaine, les fermes gauloises continuent d'être exploitées sans grands changements. Apparaissent également les villae, qui se composent d'un ensemble résidentiel appartenant au propriétaire, et d'un ensemble de bâtiments d'exploitation, comme "La Millière", aux Mesnuls. Plusieurs sites de production de céramique ont été mis au jour dans le département.

Moyen-Âge

Avec la chute de l'Empire romain d'Occident, en 476, l'Antiquité s'achève et le Moyen Âge commence. Les grandes invasions, entre 430 et 450, marquent l'entrée des Francs en Gaule. Le peuple franc donnera naissance aux dynasties mérovingiennes (Ve-VIIe siècles) et carolingiennes (VIIe-IXe siècles). La forêt d'Yveline, coeur vert de la région, se déploie dans le sud à la suite du dépeuplement. Elle appartient aux Mérovingiens puis aux Carolingiens, avant d'être morcelée sous les Capétiens entre l'Eglise et les vassaux. L'actuelle forêt de Rambouillet en est un vestige. L'habitation demeure dans la continuité de la période gallo-romaine : Septeuil, Epône, Houdan, Jouars-Pontchartrain, Maule, Meulan, Les Mureaux ou Poissy restent des villes importantes pendant le haut Moyen Âge. Ports et péages prospèrent dans une région où le commerce fluvial et terrestre reste dynamique. Côté agriculture, les villae antiques laissent place aux grands domaines agricoles des seigneurs laïcs ou des abbayes. L'abbaye parisienne de Saint-Germain-des-Prés possède de nombreuses terres dans les Yvelines. Avec le développement du christianisme, les églises peuplent le territoire : le plus ancien monument connu dans les Yvelines est une église à Jouars-Pontchartrain, dont il subsiste quelques vestiges qui ont été fouillés. A partir des Xe et XIe siècles, alors que le nord du département reste le plus peuplé et que le sud, moins propice aux cultures, est couvert de forêt, on voit émerger la puissance de grandes familles : les Chevreuse-Montlhéry-Montfort, les Meulan, les Mauvoisin ou les Montfort, qui règnent sur les fiefs dont ils portent le nom. Des châteaux poussent avec eux. Quant à la famille royale, elle est bien présente dans la région, car la Couronne chasse en forêt d'Yveline. Robert le Pieux, qui règne entre 996 et 1031, fait construire sa résidence de chasse en forêt à Saint-Léger, dans la lignée de son père Hugues Capet qui avait repris le territoire pour le compte de la Couronne. Les rois séjournent là jusqu'en 1204, date à laquelle Philippe Auguste échange Saint-Léger contre la châtellenie de Breteuil. Saint-Léger rejoint alors le très puissant comté de Montfort, jusqu'à ce qu'Anne de Bretagne l'apporte à la Couronne en épousant Louis XII, en 1499. Mantes-la-Jolie, Maule, Sonchamp, Montfort, Rambouillet, Ablis, Houdan, Saint-Germain-en-Laye, Chevreuse et Beynes sont, entre le XIe et le XVe siècle, les villes les plus importantes des Yvelines.

De la Renaissance à la Révolution

Les Yvelines sont considérées comme la patrie des Rois de France, et plusieurs villes du département conservent aujourd'hui le souvenir de ces personnages qui ont fait l'histoire. Poissy, " foyer-nation " du fils de Louis VIII et de Blanche de Castille, l'intègre Saint-Louis, qui, en 1254, réorganisa ses États, fortifia l'autorité royale et réforma la justice en appelant les légistes à siéger devant les tribunaux pour conseiller les juges et en créant une commission judiciaire qui fut à l'origine du parlement. Mantes-la-Jolie, qui doit paraît-il son nom aux doux mots d'Henri IV à sa maîtresse Gabrielle d'Estrées, résidant en ville, pour lui annoncer sa venue (" Je suis à Mantes, ma jolie "), accueillit Louis XI, Henri III et sa mère Catherine de Médicis, bien avant que le roi calviniste n'acquière la commune en 1590, en triomphant des fervents catholiques Ligueurs. Sur la rive gauche de la Seine, Saint-Germain-en-Laye (qui vit signer, entre autres, le traité de paix entre les Alliés et l'Autriche le 10 septembre 1919) doit sa renommée à ses pavillons Henri IV et Sully, des restes du " château Neuf " élevé par Philippe Delorme pour Henri II, à sa forêt de 3 560 ha, bordée par la terrasse de Le Nôtre, et bien sûr à son château Renaissance (comprenant la chapelle de Saint-Louis et le donjon de Charles V), construit pour François Ier par Pierre Chambiges. A Marly-le-Roi, le Roi-Soleil avait fait construire par Jules-Hardouin Mansart un château entouré de douze pavillons, résidence plus paisible que Versailles et ses fastes. De Marly partaient les célèbres machines hydrauliques qui alimentaient Versailles en eau. Versailles justement, qui se développa autour de l'illustre château, était à l'origine un rendez-vous de chasse que Louis XIII fit construire par Philibert Le Roy. Louis XIV s'y installa définitivement le 6 mai 1682, faisant de la ville la capitale du royaume (un rôle perdu sous la Restauration et Louis-Philippe Ier), et qui fut également la résidence des souverains Louis XV, Louis XVI, Louis XVIII et Charles X. Rambouillet enfin, sur la limite sud de la forêt du même nom qui attira les rois à la chasse, compte un château élevé au XIVe siècle, remanié au XVe puis au XVIIIe siècle, racheté par Louis XVI en 1783, et devenu, en 1897, résidence d'été des présidents de la République.

De la Révolution au XXIe siècle

Le malheureux roi Louis XVI avait bien tort lorsqu'il consigna dans son carnet intime : " 14 juillet 1789 : rien ", ne se doutant pas qu'à Paris, le peuple prenait la Bastille. Trois mois plus tard, le même peuple entamait une marche jusqu'au château de Versailles, bien décidé à ramener à Paris le roi et la reine Marie-Antoinette, qu'ils soient morts ou vifs. Le 6 octobre 1789, face au danger grandissant et imminent, la famille est contrainte de s'installer aux Tuileries. S'en suivra alors la proclamation de la République française, le 10 août 1792. Cinq mois plus tard Louis XVI sera guillotiné en place de Grève, suivi par Marie-Antoinette à l'automne 1793. L'histoire raconte que, sur le point de passer à l'échafaud, la reine trébucha sur les pieds du bourreau. Confuse, elle lui aurait dit : " Monsieur, je vous demande pardon... ". À la Révolution, succèdera Napoléon qui effectua de fréquents séjours au château de Rambouillet. Les changements de régimes entraînèrent au début du XIXe siècle la conversion des demeures royales en musées, dont Versailles, où Louis-Philippe inaugura un musée "à toutes les gloires de la France". La révolution industrielle inventa le réseau ferré, dont la première ligne de chemin de fer fut installée dans les Yvelines pour relier Paris au Pecq. Lors de la guerre de 1870, l'armée prussienne entra dans la ville de Versailles. La galerie des glaces du château fut utilisée pour le sacre de Frédéric-Guillaume Ier, proclamé alors empereur d'Allemagne. Entre-temps, on vit apparaître les premiers tramways hippomobiles, exploités par une société versaillaise. Près de Satory, l'inventeur Clément Ader effectua son premier vol en avion en 1897, n'imaginant pas que plus tard, le département serait un haut lieu de l'aéronautique. La fin de la Première Guerre mondiale fut marquée par le Traité de Versailles signé le 19 novembre 1919 dans cette même galerie des glaces qui avait sacré 50 ans plus tôt un empereur allemand. En lui, le traité renfermait les germes de la Seconde Guerre mondiale qui entraîna l'exode de la population lors de la débâcle en 1940. À nouveau, l'ennemi franchit la Seine et intégra Versailles. En 1944, les Yvelines sont bombardées et durement touchées à Trappes, Mantes-la-Jolie et Versailles. Après la Libération, le général Eisenhower établit le Q.G. du Département allié de l'Europe au Camp Voluceau de Roquencourt. Durant tout le reste du XXe siècle et le début du XXIe, les châteaux des Yvelines seront le théâtre de grands événements. Pour n'en citer que quelques-uns : le G6 en 1975 et l'accord de paix entre le Kosovo et la Yougoslavie à Rambouillet, le G7 en 1982 ou le 40e anniversaire du Traité franco-allemand de l'Élysée en 2003 à Versailles. Mais la date la plus importante à retenir est bien celle du 10 juillet 1964. En ce quantième, une loi sur la réorganisation de la région parisienne donne le jour, au regard de son passé géographique, à l'un des plus jeunes départements de France  : les Yvelines. Né d'une décision prise dans l'urgence, l'immense accroissement de la région Île-de-France (alors divisée en trois départements  : la Seine, qui comprend la capitale et ses communes limitrophes, la Seine-et-Oise, qui entoure le précédent avec une forte extension à l'ouest, et la Seine-et-Marne, qui occupe la partie est) est alors un réel problème. Et parmi six autres nouvelles préfectures, le département des Yvelines s'étend au couchant de Paris, sur la partie la plus occidentale de l'ancienne Seine-et-Oise. De cette dernière d'ailleurs, on retient et maintient le chef-lieu  : la ville de Versailles, cité royale par excellence, où siège, depuis 1867, l'Assemblée départementale. Si, au fil des années se succédant, conclusions, législations et décrets sont rapidement votés par le Gouvernement, il faut savoir que la dénomination des Yvelines occasionna d'innombrables débats, des congrès et des séances interminables à l'Hôtel du Département... C'est au terme d'une soirée et d'une discussion entre Jean-Paul Palewski, avocat et député et le poète Jehan Despert, que l'on doit l'appellation du futur "  78  ", après que le politique eut fait force propositions  : "  Val-de-Galie  ", "  Val-de-Seine  ", mais également "  Versailles  " - comme ce fut le cas lors de la création des départements, en 1790 -, enfin "  Yveline  " - l'atlas de Joan Blaeu, en 1662, mentionnait déjà la forêt du même nom, et d'anciens documents énonçaient que les bois ("  Aequalina silva  ", "  Equalina  ", "  Aqualina  ", "  Eulinam  ") et ruisseaux (Yvaye, Yvatae) d'autrefois tenaient leur nomination de l'eau, latine "  aqua  " devenue "  Eve  " puis "  Yve  " en gaulois. Despert lui dit préférer la formulation "  Les Yvelines  "...

De nos jours

Malgré la crise de 2008, les Yvelines restent un pôle attractif pour les ménages et les familles. En effet, d'autres projets d'aménagements fleurissent comme les constructions immobilières pour les particuliers, attirés par le cadre de vie agréable du département. Le Tramway 6 qui relie Chatillon à Vélizy s'étend depuis l'été 2016 jusqu'à Viroflay, avec, sur 21 stations, 9 villes des Yvelines traversées par ce moyen de transport à l'impact moindre sur l'environnement. Tout un symbole pour un département qui s'inscrit dans le projet ambitieux du Grand Paris. C'est également dans cette perspective de développement que le plateau scientifique et technologique de Paris-Saclay a vu le jour. Actuellement en cours d'aménagement, ce pôle d'excellence et d'innovation, véritable Silicon Valley francilienne, et qui est hérissé de dizaines d'immenses grues, s'étend sur une zone couvrant 49 communes des départements des Yvelines et de l'Essonne. Une mise en commun des savoirs et des compétences qui accueillera à l'horizon 2020 des entreprises françaises et étrangères, des grandes écoles et des laboratoires de recherche. Les sites yvelinois du pôle se trouvent à Versailles-Satory et Saint-Quentin-en-Yvelines. Dans les prochaines années, les Yvelines compteront leur première ligne de métro : c'est encore un fruit du Grand Paris, et cette ligne 18 devrait relier, d'ici une bonne dizaine d'années, Nanterre à l'aéroport d'Orly, en passant par Versailles et Saint Quentin.

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