Le guide touristique KOSOVO du Petit Futé : Les plus du Kosovo

Les plus du Kosovo

Le Kosovo, drôle de destination. Improbable... C'est la guerre là-bas, non ? Et puis y aller, certes, mais pour y faire quoi ? Au fait, où est-ce exactement et comment s'y rend-on ? Si cette destination ne fait pas encore aujourd'hui partie des destinations touristiques phare, elle présente cependant de nombreux attraits pour ceux qui veulent sortir des sentiers battus.

Il convient tout d'abord de laisser de côté les a priori. La guerre est finie depuis plus de 15 ans et le pays s'est reconstruit. La sécurité du voyageur n'est pas en question et les habitants ne font montre d'aucune hostilité. Bien au contraire, ils accueillent l'étranger avec un sens de l'hospitalité hors norme. Le Kosovo ne demande qu'à se dévoiler au visiteur curieux, avide de rencontres chaleureuses et épris de nature sauvage. Nous ne saurions trop vous conseiller de vous laisser envoûter par ce petit pays.

Pas si lointain et pourtant si dépaysantHaut de page

Issu de l'éclatement de l'ex-Yougoslavie, le Kosovo est niché au coeur des Balkans, entre Serbie, Albanie, Monténégro et Macédoine avec qui il partage ses frontières. À peine 2 000 km séparent Priština, la capitale, de Paris. Et pourtant, venir au Kosovo, c'est assurément vivre un dépaysement total, aux portes de l'Europe.

Le tourisme n'en est qu'à ses balbutiements, et les infrastructures sont souvent un peu rustiques, même si des efforts considérables sont faits pour offrir au visiteur les meilleures conditions de séjour. Il ne faut pas espérer trouver ici des complexes hôteliers avec golf et spa ou des restaurants gastronomiques étoilés. Non, venir au Kosovo, c'est un peu partir à l'aventure, participer à une chasse au trésor géante et accepter de se perdre dans les dédales des bazars, chercher qui a la clé de l'église que vous voulez visiter et patienter en buvant un café ou une rakia chez le cousin qui n'aura pas manqué de vous inviter !

Ici on prend le temps, et 5 minutes kosovares peuvent facilement se transformer en 30 à 40 minutes ! Mais on ne perd jamais son temps ici tant les rencontres sont enrichissantes.

Une nature sauvage et préservéeHaut de page

Ceinturé de montagnes qui forment des frontières naturelles avec ses voisins, le Kosovo est caractérisé par deux grandes plaines, propices à l'agriculture. Le caractère rural est prépondérant et ce, dès la périphérie des villes. Outre ses massifs montagneux, dont deux sont reconnus comme parc naturel national, le Kosovo dispose également de plusieurs zones protégées au titre desquelles on peut citer des parcs naturels régionaux, une zone de protection des oiseaux, une zone humide, des espaces naturels à spécificités botaniques, hydrologiques et spéléologiques ainsi que des réserves naturelles.

Comme souvent dans les régions montagneuses, l'eau est omniprésente. Les nombreuses rivières qui coulent au Kosovo ont également façonné le paysage et l'on peut admirer sources, cascades, gorges, canyons et autres grottes. Au total, ce ne sont pas moins de 80 zones naturelles, qui bénéficient d'une protection juridique. Rapporté à la surface du pays, cela est considérable.

Richesses historiques et diversité culturelleHaut de page

Depuis toujours, le Kosovo a été une terre de conquêtes. Peuplé de tribus illyriennes à la préhistoire, le Kosovo a tour à tour été sous domination romaine, byzantine, serbe, ottomane, austro-hongroise, albanaise, puis à nouveau serbe au sein de la Fédération Yougoslave, avant de proclamer son indépendance. Au gré de ces conquêtes, des peuples se sont installés. Ainsi, si la population est aujourd'hui majoritairement albanaise, elle cohabite avec sept autres communautés ethniques.

Les traces de cette Histoire riche et complexe se retrouvent non seulement au niveau du patrimoine culturel visible au Kosovo - les sites archéologiques côtoient des citadelles médiévales, monastères orthodoxes, mosquées ottomanes et architecture socialiste - mais aussi au niveau des traditions et des coutumes, du folklore et de la gastronomie. Il est ainsi tout à fait possible de déguster un thé russe (çaj rusi) accompagné d'un baklava ou d'un llokum !

Un sens de l’hospitalité sans pareilHaut de page

Le Kosovo reste un pays à très forte tradition rurale. Même si sous l'ère yougoslave des industries avaient été créées, avec l'effondrement du système et le dernier conflit, une bonne partie d'entre elles ont périclité. L'économie repose principalement sur l'agriculture et l'élevage. Les villages conservent ainsi un rôle majeur dans la vie du pays et les traditions restent de ce fait très vivaces. L'une d'entre elles concerne l'accueil des visiteurs. La coutume veut que l'invité soit placé sous la protection de son hôte, qui lui réserve la meilleure place dans sa maison en signe de respect et qui lui offre nourriture (pain, sel et eau) et gîte. La présence d'Oda, ou " maison d'hôtes ", dans l'architecture traditionnelle témoigne de l'importance de cette coutume. Aujourd'hui, s'il n'existe plus toujours de pièce dédiée à l'accueil des visiteurs, la tradition reste très présente dans les comportements. Et il est fréquent que l'étranger de passage soit convié à la table des habitants, ou a minima pour partager une rakia (eau de vie de pomme, poire, coing ou raisin), un café turc ou un çaj rusi (thé noir russe). Le corollaire de cela est que refuser une telle invitation représente un véritable affront pour l'hôte.

Une destination bon marchéHaut de page

Bien que très proche de l'Europe, le pays est loin du développement économique européen et reste un pays de tradition essentiellement rurale. Si les principales villes du pays se développent relativement rapidement, et tendent à s'occidentaliser, notamment pour le prix de certaines prestations (hôtelières en particulier), cela est beaucoup moins visible dans les campagnes où les habitants vivent des produits de la terre. Dans les villes, le salaire moyen est très inférieur aux revenus moyens européens, le taux d'inactivité est par ailleurs très important et la population vit très souvent grâce au soutien financier de la diaspora. Cela explique que la vie quotidienne locale, pour un Européen, peut paraître particulièrement bon marché. De la même manière, la quasi-totalité des sites touristiques et des événements culturels de type concert, théâtre, musée sont gratuits ! Il est donc tout à fait possible de voyager au Kosovo avec un budget relativement modeste.

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