Bienvenue dans le pays des landes et des tourbières, des châteaux romantiques, des carnavals endiablés et des randonnées les plus sauvages. Le territoire de la Communauté germanophone de Belgique, situé à la lisière est de la Province de Liège, comprend neuf communes réparties en deux cantons et séparées par le plateau des Hautes Fagnes.

Au nord, le canton d'Eupen. Au sud, le canton de Saint-Vith (Sankt-Vith, en allemand).

A ces deux entités juridiques s'ajoute le canton de Malmedy (la cité proprement dite et la commune de Waimes) qui ne fait pas partie de la Communauté germanophone.

La réserve naturelle du plateau des Hautes Fagnes (le " toit " de la Belgique, culminant à 694 mètres au Signal de Botrange) constitue le plus vaste territoire protégé de Belgique : près de 5 000 hectares sont couverts de landes et de tourbières.

Depuis 1985, le jumelage des parcs allemands et belges contigus a abouti à la création du parc naturel Hautes Fagnes-Eifel s'étendant sur 70 000 hectares : un chiffre peu banal dans cette région Nord-Ouest européenne densément peuplée ! La région possède en outre la plus grande surface de lacs du pays (la Gileppe, Eupen, Robertville et Bütgenbach) qui offrent des paysages parfois semblables au Grand Nord canadien.

Recouvert de brouillard 150 jours par an, le plateau des Hautes Fagnes est régi par un climat froid et humide. En hiver, des températures de moins vingt degrés sont régulièrement enregistrées. Ces landes humides sont le seul témoignage subsistant de cette région qui fut un immense marécage, né des masses glacées de la dernière glaciation. Dans ce décor sauvage, une faune et une flore uniques ont trouvé refuge.

Côté folklore, les Cantons de l'Est peuvent se prévaloir de vigoureuses et endiablées traditions carnavalesques wallonnes à Malmedy, ou s'inspirant de la Rhénanie toute proche dans les communes germanophones. A la croisée des mondes latin et germanique, les Cantons de l'Est offrent une grande diversité culturelle.

EUPEN

Le charme d'Eupen, capitale de la Communauté germanophone, est empreint d'atmosphère rhénane, perceptible dès que l'on aperçoit les bulbes de cuivre de l'église Saint-Nicolas. La prospérité de cette ville remonte aux 17ème et 18ème siècles, à l'époque artisanale, quand l'industrie textile se développait le long des rives de la Vesdre.

C'est l'âge d'or des manufactures qui fait rivaliser Eupen avec Verviers et Monschau (Montjoie, Allemagne). Les traces de cette épopée industrielle sont encore visibles lorsque l'on se promène le long des belles demeures patriciennes.

L'église Saint-Nicolas (début 18ème siècle) est de type Hallenkirche (église-halle), caractérisée par trois nefs d'égale hauteur, sans transept ni déambulatoire et un maître-hôtel remarquable dû au célèbre architecte Couven. L'intérieur est décoré en stuc baroque rococo. On remarquera aussi un beau pavement de pierres blanches et bleues.

Eupen est au pied de l'Hertogenwald, l'un des plus vastes massifs forestiers du pays. En amont de la ville, le barrage d'Eupen retient plus de vingt-cinq millions de m³ d'une eau réputée pour sa qualité. Une tour de trente mètres de haut est accessible aux visiteurs. Le lac permet la pratique de la voile pour les membres du Yacht Club de la Vesdre.

Située sur l'axe de communication pour l'acheminement des renforts vers la zone des combats, Eupen a revêtu une importance stratégique. La ville a d'ailleurs subi d'intenses bombardements de l'aviation et de l'artillerie.

Une stèle est dédiée à la 1st Infantry Division " The Big Red One " sur la place d'Amérique, face à l'église.

MALMEDY

Malmedy a été au coeur de la Bataille des Ardennes. Faute de pouvoir atteindre les ponts de la Meuse suite à un mauvais largage des troupes parachutées, dans la nuit du 21 décembre, une unité de commandos de la Brigade commandée par le Colonel Otto Skorzeny, tente de penétrer dans la ville de Malmédy. Mais les commandos se heurtent à une résistance acharnée des défenseurs Américains de la 30th Infantry et d'un bataillon de combattants américains d'origine norvégienne dénommé " Norwegian ". Grâce à la ténacité des soldats alliés, cet important noeud routier ne tombe pas aux mains des Allemands. Les jours suivants, du 23 au 25 décembre, Malmédy est pourtant dévastée par des bombardements menés par l'aviation américaine. A gauche de la cathédrale, un monument dédié aux unités américaines qui ont libéré la ville en septembre 44 et se sont opposées aux troupes allemandes en décembre. A droite, dans le parc, des stèles de marbre noir dédiées aux 214 civils victimes des bombardements américains. A Baugnez, un musée retrace les dernières grandes opérations qui se sont déroulées lors de l'offensive allemande.

SAINT VITH

Située à la frontière du Troisième Reich et du Luxembourg, Saint-Vith fut également un carrefour vital (gare de triage et de réparation des chemins de fer) et stratégique. Une situation renforcée par sa proximité de l'extrémité ouest de la trouée de Losheim, une vallée qui traverse les crêtes densément boisées de la forêt ardennaise, axe majeur de la contre-offensive allemande. Celle-ci fut enrayée par les troupes américaines, ralentissant l'avancée allemande sur tout le front des Ardennes. Mais le 21 décembre sur ordre de Bernard Montgomery, les troupes sont redéployées plus à l'ouest afin de couvrir tout le front ce qui n'empêche pas la ville d'être encerclée plus qu'aux trois-quarts. Le 23 décembre, les Américains battent en retraite à l'ouest de la Salm et les Alliés bombardent intensivement Saint-Vith. Les pertes américaines s'élevèrent à 12 500 soldats tués, blessés, capturés ou disparus.

Deux monuments, une plaque et une stèle (rue du Cloître, à côté de l'école de St-Vith) rendent hommage aux troupes américaines.

POTEAU

Encore une zone-clé, située sur la route de ravitaillement St-Vith / Vielsam / Baraque de Fraiture de la 7th Armored et sur un des axes de progression de la 6ème Armée blindée allemande. Du 18 au 25 décembre, ce carrefour est tour à tour occupé par les Américains et par les Allemands. La veille de Noël, les Américains se replient vers Vielsam. Le carrefour sera surnommé par les combattants " The Dante's Hell " et fera l'objet d'un reportage filmé de la propagande allemande.

WAIMES

Ici, le dépaysement est assuré : au sommet de la Belgique, aux confins des aires romane et germanique, c'est une destination insolite, pleine de (bonnes) surprises. C'est d'abord une nature sauvage, préservée à grande échelle, avec des paysages qui ravissent et des sites qui émerveillent. C'est aussi une histoire méconnue, mouvementée, douloureuse parfois, dont les traces surgissent au détour des chemins : château médiéval, anciennes bornes-frontières, gare prussienne... C'est une terre de caractère, des produits authentiques, un savoir-faire artisanal, des restaurants classés et une gamme étendue d'hébergements de qualité.

Les loisirs se conjuguent à tous les temps de la nature : Botrange (ski de fond) et Ovifat (ski alpin) sont les hauts lieux de sports d'hiver. Dès le retour du beau temps, promenades pédestres et randonnées vélotouristes sont reines, tandis que l'été prend ses quartiers au lac de Robertville. Paradis des loisirs actifs, Waimes -le Pays des Hautes-Fagnes- est aussi celui des gourmets : 2015 l'a consacré EDEN (Destination Européenne d'Excellence) " Tourisme et Gastronomie locale ". L'offre en hébergement, particulièrement diversifiée, répond à toutes les demandes, tout comme les sites remarquables. Le château de Reinhardstein, le circuit des Bornes Belgique-Prusse, le sentier du Souvenir, le musée Baugnez' 44, Herba Sana... mais aussi un paradis des loisirs créatifs avec du vélotourisme, du VTT, du railbike, l'aire récréative de la Warchenne ou de Faymonville, le bbq de Faye à Ondenvalsans oublier l'incontournable Lac de Robertville.

B - Cantons de l'Est : Les lieux incontournables

Photos B - Cantons de l'Est

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12.95 €
2018-03-28
576 pages
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