Guide des Pays Baltes : Les plus des pays Baltes

De riches pages d’histoire urbaine

Riga, si beau avec son architecture médiévale dans le vieux centre et son patrimoine Art nouveau, est un pur produit de ce que les riches marchands de la ligue hanséatique pouvaient apporter à l'espace urbain avec un réel sens artistique.

Vilnius, imprégné de catholicisme et fier de ses églises considérées comme les plus belles du monde, notamment par Napoléon subjugué par l'église Sainte-Anne qu'il envisagea dit-on de " délocaliser " en France ! Plusieurs musées et monuments de la capitale lituanienne rappellent les luttes menées contre l'occupation soviétique et pour la souveraineté.

Tallinn, sa vieille ville médiévale construite autour de la colline fortifiée de Toompea conserve les vestiges architecturaux du XIIIe au XVIe siècle qui donnent un cachet particulier à cette capitale située au bord de la mer Baltique.

Enfin Kaliningrad la russe, patrie du philosophe Kant, qui offre aux visiteurs ses 760 ans d'histoire dans ses nombreux musées et églises.

Une excellente qualité de vie

Elle existe grâce, entre autres, aux nombreuses activités et manifestations culturelles organisées dans les grandes villes. Mais cette qualité de vie apparaît moins à Kaliningrad où la situation est très contrastée : de très bons restaurants et de somptueux théâtres côtoient une réalité économique plus sombre.

La nature tient une place privilégiée dans ces pays où les habitants aspirent au calme et à la lenteur. Parcs, rivières et lacs s'invitent jusque dans les villes. Rīga et Vilnius offrent ainsi un visage paisible et provincial. Tallinn, alliant parfaitement ancienneté et modernité, étonne par la sérénité qui y règne. La biodiversité des pays Baltes est particulièrement remarquable. Les politiques énergiques en matière de lutte contre la pollution de la mer Baltique remontent maintenant à plus d'une décennie avec l'entrée en vigueur de la convention d'Helsinki et les politiques de protection de l'environnement des pays Baltes se sont affermies en s'orientant vers la manne de l'écotourisme.

En Lituanie, tout concourt à ce que la région soit le dernier conservatoire de nombreuses espèces animales et végétales. Le paganisme encore bien vivant explique sans aucun doute le profond respect des habitants pour la nature.

La Lettonie est quant à elle le 10e pays du monde en matière de biodiversité. La présence de zones interdites à toute activité humaine, le faible taux d'industrialisation, la propreté des villes lettones (comptez une poubelle tous les vingt mètres) font oublier l'image des dépotoirs abandonnés par les Soviétiques.

L'Estonie dont la densité de population est une des plus faibles d'Europe a conservé un environnement intact. C'est l'endroit idéal pour se ressourcer. Près d'un dixième du territoire estonien est occupé par les parcs naturels. Il suffit de quitter l'autoroute pour admirer les forêts vierges où les élans, les ours et les lynx vivent en toute liberté. Amateurs de cueillette de champignons et de baies sauvages, vous y trouverez votre bonheur ! Grâce au développement du tourisme rural, les touristes peuvent découvrir cette richesse du territoire estonien unique en son genre.

Les côtes de la mer Baltique

Les visiteurs succombent au charme des ports de la Baltique, à leurs traditions artisanales et gastronomiques : Haapsalu (Estonie), Liepāja (Lettonie), Klaipėda (Lituanie). La beauté sauvage des dunes de la lagune de Courlande (Kaliningrad-Lituanie), le savoir-faire local en matière de thalassothérapie, les superbes stations balnéaires et thermales de Pärnu (Estonie), Jūrmala (Lettonie), Palanga (Lituanie) et Svetlogorsk (Kaliningrad) sont les véritables perles qui incitent les voyageurs à parcourir les plages de sable fin de la Baltique. Autant de raisons pour admirer la nature intacte de la région et se couper de tout univers urbain.

Communication

Si vous ne maîtrisez pas le letton, l'estonien, le lituanien ou encore le russe, sachez que dans les principales villes la communication avec la plupart des locaux est tout à fait possible en anglais et dans une moindre mesure en allemand. La petitesse des pays Baltes permet adaptation et changements rapides. Les citoyens apprennent ainsi les langues étrangères avec aisance. Même si le russe sert de langue véhiculaire dans la région, une grande majorité de la population parle couramment anglais (sauf à Kaliningrad où le russe reste prédominant), un peu allemand et rarement français. Enfin, la barrière de la langue n'est pas un problème, les locaux sont prêts à aider les touristes à mieux se faire comprendre.

Un musée vivant de l’Europe préchrétienne

Évangélisés (de gré ou de force) tardivement et superficiellement, les habitants des pays Baltes ont résisté à leur manière à la christianisation. Résistance passive, intégration des mythes chrétiens dans la croyance fondamentale indo-européenne (parfois, comme en Lituanie, jusqu'au syncrétisme), détournement des modalités de culte, tous les moyens furent bons pour conserver leur héritage pré-chrétien jusqu'à nos jours. Ce qui nous permet aujourd'hui de découvrir des traditions, des coutumes et des formes de culte qui, tout en pouvant paraître étranges, ne nous sont pas véritablement inconnues en raison des mêmes racines indo-européennes que celles existant en Europe occidentale avant l'avènement du christianisme. En s'attaquant avant tout à la religion chrétienne et en bloquant la majorité des tentatives d'archéologie susceptibles de révéler un autre passé que celui de l'Homo sovieticus, la chape soviétique a eu l'effet inattendu d'avoir ainsi préservé un fonds culturel et historique qui n'a pas été surexploité ou dénaturé.

Proximité et diversité

Les trois Républiques baltes se définissent comme de petits pays. Si l'on regroupe leurs territoires, on est encore loin de la superficie des grands pays d'Europe occidentale (175 000 km² cumulés à eux trois, soit 32% du territoire métropolitain français à titre de comparaison), et leurs populations cumulées n'atteignent pas les 10 millions d'habitants. Par conséquent, tout est proche et accessible. Cela n'empêche pas une grande diversité de paysages (des dunes de Nida au granit de Tallinn, en passant par les collines sablonneuses de la côte lettone), d'ethnies, de langues et dialectes, de coutumes, etc.

Volonté d’intégration européenne

Depuis 1991, la volonté politique partagée de ces trois pays est de tourner le dos à la sphère d'influence russe pour se rapprocher de l'Union européenne. Cela s'est traduit par le refus d'intégrer la Communauté des États indépendants (CEI), structure formée sur les cendres de l'URSS en décembre 1991, par l'adhésion à l'OTAN (2004), malgré une forte opposition de la Russie, et par l'adhésion à l'Union européenne. Les trois pays Baltes se sont prononcés positivement par référendum en 2003 sur leur adhésion à l'Union européenne, qui a eu lieu le 1er mai 2004. Si tous les habitants sont conscients du chemin parcouru, tous sont également conscients qu'il reste encore un bout de chemin avant que leur société n'atteigne le niveau de développement de la " Vieille Europe ". Enthousiasme et espoir guident leur quête de modernisme. Une force de caractère a permis à ces trois pays de traverser une longue période de crise économique de 2008 qui ne les a pourtant pas découragés de leurs ambitions géopolitiques. L'Estonie a donc intégré avec succès la zone euro en 2011, la Lettonie le 1er janvier 2014, suivie par la Lituanie le 1er janvier 2015. Ainsi, l'européanisation des trois " tigres baltes " a donné un nouvel élan à leur développement. L'adhésion de l'Estonie, de la Lettonie et de la Lituanie à l'UE représente aujourd'hui un enjeu géopolitique très important tant pour l'Europe que pour ces trois pays.

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