Guide des Pays Baltes : Les pays Baltes en 40 mots-clés

Faire / Ne pas faire

Les us et coutumes des Lituaniens, Lettons et Estoniens sont pratiquement semblables. Ces avertissements sont donc valables dans l'ensemble des pays Baltes !

Faire

Si vous êtes invité à domicile, à une célébration quelconque (anniversaire, remise de diplôme...), prévoyez des fleurs. Les Baltes s'offrent des fleurs en toute occasion, même entre hommes. Elles doivent être en nombre impair.

Lorsque vous allez au spectacle (en particulier en hiver), ayez une paire de chaussures pour la soirée dans votre sac, vous en changerez au vestiaire.

Laissez un pourboire : le service est inclus dans le prix, il n'y a donc rien d'obligatoire, cependant le pourboire est bienvenu.

Allumez ses phares de jour comme de nuit. Pour les voitures, les feux de croisement sont obligatoires toute l'année.

Pour indiquer une quantité avec les doigts, les Lettons ne tiennent pas compte du pouce. " Un " se fera donc avec l'index levé, " deux " avec l'index et le majeur, et ainsi de suite.

Ne pas faire

Siffler dans un endroit couvert, ça porte malheur !

Serrer la main de quelqu'un dans un encadrement de porte (ou, de façon plus générale, rester dans l'encadrement de la porte), cela signifie que vous allez vous brouiller avec votre hôte.

Garder ses chaussures d'extérieur aux pieds ou son manteau sur le dos, si on est invité au domicile d'un Lituanien, même si notre hôte dit que ça ne pose aucun problème...

Boire l'eau du robinet. L'eau est en règle générale potable, cependant, dans les zones rurales, il est conseillé d'acheter des bouteilles ou au mieux de faire bouillir l'eau du robinet avant de la boire ou d'utiliser une carafe à filtre que l'on trouve dans presque tous les magasins.

Embrasser les personnes que l'on rencontre. Ici, c'est la poignée de main qui fait office de salut pour les hommes comme pour les femmes. Quant aux longs baisers langoureux, même si les temps changent, ce n'est pas très bien vu de s'adonner aux plaisirs buccaux en public.

Jeter ses mégots et déchets par terre. Toutes les rues des capitales sont équipées tous les 30 m d'une poubelle surmontée d'un cendrier. Les baltes étant très respectueux de l'environnement, ne prenez pas le risque de vexer la population locale.

Fumer dans les lieux publics. Dans les trois pays fumer dans les lieux publics est interdit et passible d'une amende pouvant aller jusqu'à 150 euros ! En terrasse, rassurez-vous que vos voisins de table tolèrent la cigarette.

Ambre

Cette résine fossilisée se présente sous forme de cailloux, le plus souvent transparents et orangés mais également dans des teintes plus foncées. Les lendemains de tempête, on peut en trouver des morceaux en se promenant sur les plages. C'est à cette résine que le littoral balte doit son surnom de " côte d'Ambre ". Ramenée par les vagues sur le sable, elle provient de dépôts issus de l'oligocène. Un réchauffement climatique brutal a amené les résineux de cette ère à " suer " des rivières, voire des fleuves de résine qui s'est accumulée dans les creux de terrains. L'ère glaciaire suivante les a recouverts et a permis leur fossilisation. Certains morceaux d'ambre contiennent des plantes, des insectes ou des petits animaux prisonniers de la résine depuis cette période, qui sont d'un très grand intérêt pour les scientifiques, leur présence augmente les prix et sont à la source de nombreuses petites escroqueries.

L'ambre, appelé souvent " l'or balte ", était très recherché depuis l'Antiquité. Les Grecs l'appelaient " elektron " et ce sont ses propriétés électrostatiques qui ont fait découvrir l'électricité. Les savants de la Renaissance n'ont fait que reprendre le vocable grec. Les Baltes font le commerce de l'ambre depuis des millénaires et Pline l'Ancien parlait de cette tribu du Nord " qui s'étonnait elle-même du prix auquel elle vendait cette matière qu'elle tenait de sa mer ". On en fait encore aujourd'hui de magnifiques bijoux (colliers, bracelets, boucles d'oreilles), des ornements de tout genre vendus dans de nombreuses boutiques ou sur les étals dans les rues. Pour savoir si l'on vous vend de l'ambre vrai ou faux (plastique ou résine), c'est facile : promenez la flamme d'un briquet sous le morceau, puis essuyez-le, il ne reste aucune trace et l'ambre refroidit très vite. Le plastique ou la résine seront marqués et resteront brûlants.

Comparativement aux prix pratiqués en France, l'ambre reste encore très abordable pour le touriste. On pourra visiter à Palanga, sur la côte lituanienne, un grand musée de l'ambre, situé dans un vaste parc botanique à la sortie de la ville. Rassemblant plus de 25 000 pièces, c'est un musée incontournable pour les amateurs de cette résine fossile à laquelle ont toujours été attribuées des propriétés magiques ! C'est à Kaliningrad que les prix défient toute concurrence, récompense absolue pour les plus courageux qui auront traversé la frontière.

Arbre de Noël

C'est à Rīga, en 1510, qu'a été érigé et décoré le premier arbre de Noël. C'est un groupe de marchands qui, pour célébrer la naissance du Christ, a décidé de décorer un épicéa (arbre toujours vert) avec des fleurs et des fruits. Le résultat était si nouveau et si attrayant que l'idée a fait le tour du monde et, qu'aujourd'hui, nombreuses sont les familles à respecter cette belle tradition, sans en connaître l'origine lettone. Sur la place de l'hôtel de ville de Rīga, une plaque en bronze marque l'emplacement de cet arbre, et chaque année les Lettons, très fiers, érigent, décorent et honorent un des plus grands arbres de Noël d'Europe à cet emplacement.

Artisanat

Dans l'ensemble des pays Baltes, l'artisanat trouve ses sources d'inspiration dans le folklore. Vous pourrez trouver de l'ambre en abondance. Mais aussi, céramiques, sculptures sur bois, maroquinerie, vannerie, broderie, tissage du lin, bois sculptés et totems, vitraux et sculptures grotesques en terre cuite. Il y en a pour tous les goûts.

En Lettonie, la Latgale est par exemple le fief des potiers, qui travaillent une terre ocre, rouge ou grise pour en confectionner de magnifiques céramiques. La plupart du temps, leur four est tout ce qu'il y a de plus traditionnel dans la matière. La Zemgale, plus proche de la Lituanie, développe un savoir-faire ancestral en sculptures sur bois et en vannerie. Toujours en Lettonie, la Vidzeme s'est spécialisée dans la maroquinerie, la broderie et le tissage du lin (les plus beaux linges de maison s'y trouvent).

Bergeronnette grise

Les Lettons accordent une attention très aiguë à l'écosystème qui les environne, avec des préférences pour ce passériforme au plumage très contrasté et à la silhouette très élancée qu'est la bergeronnette grise. Au point d'en devenir un vrai symbole national en Lettonie.

Bière

La bière est l'alcool le plus consommé dans les pays Baltes. Chaque ville tient fermement à sa ou ses marques dont certaines sont exportées depuis plus de cinq siècles. Il n'existe pas, la plupart du temps, de spécificités liées à un terroir, mais plutôt à la méthode appliquée dans telle ou telle brasserie, souvent issue du savoir-faire des brasseurs allemands du Moyen Age. Les bières sont de houblon, d'orge, de froment, soit seuls, soit en mélange. Les bières sont en grande majorité des blondes ou des rousses (Ale, Porter, Pils et Strong Ale) mais aussi des blanches. Elles se caractérisent par la finesse de leur mousse, une légère acidité et un taux d'alcool souvent plus élevé que la moyenne des bières européennes.

Difficile de citer les meilleures sans s'attirer d'ennemis tant la bière est une question sensible ici : en Lituanie la Svyturys (essayez la Baltijos, une Pils au caractère très marqué) à Klaipėda, l'Utenos à Utena ou la Kalnapilis à Panevėžys. En Estonie on ne peut échapper à la Saku ou à la LeCoq qui sont les plus populaires, mais goûtez plutôt à la Sillamäe.

Un dernier mot : un moyen infaillible de tester en même temps la qualité d'une bière et de celle ou celui qui la tire. On pose un oeuf frais sur la mousse et celle-ci doit le retenir, sans qu'il touche le liquide.

Bisons

C'est en Lituanie, et notamment à Pašiliū Stumbrynas, non loin de Panevėžys, que se trouve l'une des principales réserve des bisons européens (l'autre étant située au Bélarus, à Beloveshskaya Pushcha), dans un centre de réimplantation et de réintégration à l'état sauvage. En 1854, il n'y avait plus aucun bison en Lituanie. C'est en 1969, avec l'importation de deux bisons de Russie que la réserve, de 50 ha, a été fondée. Six autres sont arrivés en 1970, et deux en 1972. En 1971, le premier bison est né dans la réserve. Il a été baptisé Giniris. Depuis, les 122 bisons nés dans la réserve portent un nom commençant par les lettres GI. Aujourd'hui, 28 bisons vivent à l'état sauvage et une vingtaine sont gardés dans les enclos et peuvent être contemplés.

Cadenas

Les nombreux cadenas fixés aux ponts de Lettonie ne sont pas destinés à protéger les vélos du vol. Il s'agit en fait d'une tradition bien plus ancienne. Jusqu'au début du XXe siècle, il était de coutume pour les amoureux de sceller leur amour en nouant un ruban brodé des deux prénoms sur un pont. L'eau qui passait sous le pont symbolisait le temps qui passe et le ruban assurait ainsi un amour inaltérable et sincère.

Cette jolie tradition est toujours très présente dans le pays, même auprès des jeunes générations. Seulement le progrès aidant et les liens du mariage devenant de plus en plus fragiles, on a simplement remplacé le ruban par un cadenas. Ainsi, dans le parc Bastejkalns, un petit pont en fer forgé accueille des dizaines de cadenas gravés, porteurs des promesses des amoureux. Il est de coutume d'en jeter la clé dans l'eau afin de s'en remettre au destin.

Chaque hiver pour éviter que la rouille ne souille les ponts, tous les cadenas sont brisés par la municipalité, mais ils sont tous conservés dans une salle de l'hôtel de ville, pour ne pas froisser les fiancés !

Campagnes

Les peuples baltes ont un rapport privilégié à la nature, qui est véritablement superbe dans toutes les régions. Les campagnes, magnifiques, méritent qu'on s'offre de petits séjours dans les ravissants villages que vous ne manquerez pas de traverser.

Traditionnellement, les fermes, construites en bois, sont souvent flanquées d'une cabane de sauna servant de salle de bains. Les campagnes lituaniennes ont gardé tout le charme du passé, avec leurs attelages à chevaux et leurs vieilles charrues désuètes. Le retour à l'indépendance et la redistribution des terres ont fait réapparaître dans les campagnes ces petites exploitations autosuffisantes du début du siècle, éliminées ensuite par le collectivisme à la soviétique. C'est qu'il n'y a pas bien longtemps, les exploitations étaient encore regroupées en kolkhozes communautaires et étatiques !

Champignons

Les pays Baltes sont connus pour leur impressionnante variété et quantité de champignons comestibles. La meilleure période est le mois d'août, car la température et la pluviométrie sont excellentes pour le bon développement de ces merveilleux mets. On trouve des cèpes, girolles, chanterelles, coulemelles et autres délices en quantités incroyables.

Les amateurs seront ravis. Si la cueillette ne vous tente pas, rassurez-vous, de nombreux ramasseurs vendent leur récolte pas cher. On en trouve également sur les marchés et dans les restaurants. En outre, ne repartez pas des pays Baltes sans avoir goûté au moins une fois l'une de leurs soupes de champignons, ce serait passer à côté d'un réel plaisir culinaire.

Chat

Vous le remarquerez vite, à Rīga : le chat est roi ! Chat de gouttière ou racé, jusqu'au bout des poils, les félins ont la part belle dans le coeur des Lettons. Le nombre de familles possédant un chat est le double de celle possédant un chien. Non pas que Médor soit mal aimé, mais on lui préfère Gros Minet. Ainsi chaque immeuble, chaque ruelle, chaque cour devient le terrain de jeux de chatons ébouriffés. Et il y a bien sûr des mamies bien intentionnées qui, chaque soir, distribuent la pâtée. Ce n'est donc pas pour rien si le chat noir surmontant le 10 de la rue Meistaru est devenu l'un des plus forts symboles de l'identité nationale. Les Lettons regardent toujours avec tendresse ce chat noir présentant son derrière à la Grande Russie avec une fierté toute féline.

Chêne

Roi des arbres parmi les pins et les bouleaux, le chêne trouve en Lettonie un écho très fort de sa gloire passée. Il a su conserver au fil des siècles et des guerres son statut précieux d'arbre sacré. De tout temps, les dainas (poèmes rythmés) ont accompagné la vie quotidienne des familles du pays. Cette tradition orale a véhiculé jusqu'à aujourd'hui toute la symbolique mythologique des premières tribus finno-hongroises vivant dans le pays avant le XIIIe siècle. Dans ces chants très allégoriques, la femme est toujours désignée par un tilleul tandis que l'homme devient un chêne. Ainsi, de nos jours encore, il n'est pas rare de voir un majestueux chêne centenaire trôner au milieu d'un champ cultivé, l'agriculteur préférant faire un détour avec son engin plutôt que de couper l'arbre. Le chêne est aussi le protecteur du foyer, puisqu'une couronne de chêne sacré est placée au sommet de la charpente au moment de la construction. C'est également dans un berceau en bois de chêne que dorment les nouveau-nés lettons, ce qui leur assure d'après la tradition une force de vie particulière. Enfin ce sont encore des couronnes de chêne qui sont arborées par le chef de famille et les Jānis (Jean) le jour de la Saint-Jean.

Il n'est par conséquent guère surprenant de le voir souvent mentionné dans les contes baltes en tant qu'arbre le plus vénéré tant ces peuplades se reconnaissent en son enracinement local, sa robustesse à toute épreuve et sa longévité remarquable. Comme il n'est pas inhabituel de trouver des feuilles de chêne en tant que motif symbolique sur les blasons ou ornant diverses oeuvres artistiques et architecturales. N'omettons pas de signaler que tout sauna en ces terres pour qu'il soit à même de procurer un maximum de bien-être doit s'accompagner en guise de conclusion revigorante d'un fouettage à base de branches de chêne.

Cigogne

A la campagne, quand reviennent les beaux jours, il est fréquent de voir des cigognes juchées majestueusement sur leur nid. La cigogne blanche est d'ailleurs un symbole très fort des pays Baltes en général et en Lituanie en particulier, où le célèbre oiseau alimente de nombreux contes et légendes. En été, de nombreuses cigognes se rassemblent dans les campagnes, qu'elles soient blanches ou noires. Le nord de la Lettonie est par ailleurs le plus grand conservatoire mondial de cigognes noires. En Estonie, la population est huit fois supérieure à celle que l'on trouve en France. Contrairement à sa cousine blanche qui recherche souvent la compagnie de l'homme, la cigogne noire est très timide et préfère les marais inaccessibles aux sommets de cheminées ou de poteaux électriques. Selon la tradition locale, voir une cigogne noire est un présage heureux pour plusieurs années (ce qui dit bien la rareté de telles rencontres). Le départ des cigognes, le 24 août, marque la fin de l'été en Lituanie. Dans le coeur des habitants, cette date correspond à peu près au jour du Ruban noir (pacte Molotov - Ribbentrop, le 23 août), soit le jour où 2 millions de Lituaniens, Lettons et Estoniens ont formé la chaîne humaine, pour protester contre Moscou. L'envol de la cigogne rappelle donc l'envol de la Lituanie.

Coccinelle

L'insecte national de la Lettonie est la coccinelle à deux pois (Adalia bipunctata). Elle protège les plantes contre les parasites. De nature lente, elle sait se défendre, ce qui est apprécié des Lettons. Son nom mārīte en letton dérive de celui de la déesse Māra, qui incarne la puissance de la terre.

Couleuvre

La couleuvre est un animal sacré, et certainement le plus vénéré dans le paganisme lituanien. Elle est considérée comme un messager de Dieu. Il ne faut donc jamais l'écraser ni la tuer.

Croix

La sculpture de croix en bois est une spécificité lituanienne. Représentant la cosmogonie, elles sont toutes sacrées. A la fois symbole de l'identité nationale et religieuse, elles se retrouvent au bord des routes, à l'entrée des villages, près des monuments ou dans les cimetières. Elles mesurent entre 1 et 5 m de haut, ornées le plus souvent d'un petit toit, de motifs floraux ou géométriques. Les Lituaniens y font de nombreuses offrandes régulièrement. Ce savoir-faire est classé patrimoine immatériel par l'Unesco.

Dainas

Ce surnom colle à une réalité sociale et artistique, issue d'une culture populaire vaste qui s'est fondée autour de romances et de chansons de marins, de bergers, de paysans, de villageois et de marchands et surtout du mode de transmission de la tradition balte : les dainas (poèmes rythmés). Ces chansons populaires qui, sous forme de quatrains, parlent de la vie quotidienne, des dieux et des sentiments humains ont été pour la plupart composées par des femmes. Les plus anciennes remontent aux Xe et XIIe siècles, mais la majorité d'entre elles ont été créées entre les XIIIe et XVIe siècles sous la domination germanique. Les dainas furent collectées et publiées à la fin du XIXe siècle par Krisjanis Barons.

E-stonie

Les Estoniens ont très vite appris à maîtriser les nouvelles technologies au point qu'une boutade en vogue à Tallinn dit que le pays aurait dû s'appeler l'E-stonie. L'Estonie est un des pays les plus branchés de la planète loin devant les Etats-Unis. Vous trouverez du wifi partout, même en forêt ! C'est en Estonie que Skype a vu le jour grâce à l'ingéniosité de trois programmeurs. Le pays accorde beaucoup d'attention à la formation des jeunes. Les programmes d'insertion professionnelle mis en place par le gouvernement visent à développer au mieux le potentiel intellectuel des jeunes Estoniens.

Estonien

L'estonien est une langue finno-ougrienne (comme le finnois, le hongrois ou le lapon). Il s'écrit avec l'alphabet latin et n'a rien à voir avec le groupe balto-slave auquel appartiennent le lituanien et le letton (ou lette) qui sont des langues indo-européennes. Ce particularisme linguistique en cette région de l'Europe n'est pas sans conséquence puisqu'il rapproche l'Estonie de la Finlande en facilitant les échanges économiques comme touristiques. L'estonien est aussi marqué par le russe ce qui s'explique par une longue période d'influence russe dans la région. La langue moderne emprunte de plus en plus de termes à l'anglais.

Hanse

Certaines villes de la région des pays Baltes ont fait partie de la ligue hanséatique. Cette association, de marchands d'abord, puis de villes, est née à Lübeck en 1158 avec pour but le commerce autour de la Baltique. Le traité signé avec Gottland par Henri le Lion en 1161 donna le signal de départ d'une compétition relativement pacifique pour la maîtrise des échanges commerciaux dans le nord de l'Europe. Association libre de villes, reposant sur l'acceptation de normes communes (droit, contributions militaires et financières, priorité des échanges) et placée sous la règle souple du Hansetag (conseil de 4 " anciens "), elle fut le plus puissant pouvoir financier du Moyen Age, jusqu'au traité de Westphalie, en 1648. La prospérité qui irrigua pendant des siècles la région baltique est indissociable de la grande époque de la Ligue hanséatique dont les vestiges demeurent nombreux dans les grandes villes, particulièrement Riga et Tallinn.

Hirondelle rustique

La bergeronnette grise pour les Lettons, la cigogne blanche pour les Lituaniens, ne restaient plus aux Estoniens qu'à adopter l'hirondelle rustique. Le choix fut d'autant plus facilité que son plumage à dominante bleue et blanche rappelle immanquablement aux habitants de ce pays leur propre drapeau. Le port altier du volatile achevant le mimétisme avec l'Estonie et ses habitants.

Indépendance

Sujet sur lequel il n'est pas bon d'émettre une quelconque gauloiserie tant les hôtes baltes demeurent sensibles à ce sujet. La fraîcheur de leur liberté retrouvée et les expériences passées malheureuses font que celle-ci est savourée et commémorée.

C'est lors du cinquantenaire du pacte Molotov-Ribbentrop, partageant la Pologne et les pays Baltes en zones d'influence nazie et soviétique, que s'est formée une chaîne humaine de Tallinn à Vilnius en passant par Riga, soit près de six cents kilomètres de longueur. Ce mouvement offrit au reste du monde un éclairage et une publicité sur ces populations du pourtour de la Baltique.

Parties de Lituanie dès le 11 mars 1990, les velléités politiques d'indépendance soufflèrent sur toutes les autres républiques socialistes de l'Union soviétique. Le sort faillit cependant basculer très rapidement en août 1991 avec la tentative de coup d'État à Moscou qui se répercuta dans les pays Baltes avec le déploiement de militaires aux endroits clés. La fermeté d'Eltsine donna naissance à la Russie actuelle tout en confirmant le droit à l'indépendance des pays Baltes.

Seul bémol préoccupant depuis le retour à la souveraineté : l'indépendance n'a pas empêché les pays Baltes de plonger démographiquement et de voir partir nombre de jeunes tenter leur chance à l'étranger, notamment dans les pays scandinaves et au Royaume-Uni.

Jugendstil (Art nouveau)
<p>Façades Art nouveau réalisées par Eisenstein au n° 10 de la rue Elisabeth.</p>

Façades Art nouveau réalisées par Eisenstein au n° 10 de la rue Elisabeth.

Né au tournant du XIXe et du XXe siècle, le courant Art nouveau, en opposition à " l'art bourgeois ", était fondé sur la maxime : " La fonction crée la forme et la forme doit être belle. " Présent dans tous les domaines de l'habitat letton, c'est surtout dans l'architecture que l'Art nouveau reste présent. Prague, Budapest, Paris, Nancy peuvent vous donner parfois au détour d'une rue, d'une station de métro, la merveilleuse surprise d'une de ces créations architecturales. Mais nulle ville au monde ne vous en offre autant que Rīga, que ce soit par le nombre, l'exhaustivité des styles, la beauté des façades parfois à la limite ténue entre folie et génie. Venez découvrir Eisenstein (père du cinéaste), Bockstaff et les autres dont les créations s'étendent sur toute la ville. C'est dans les rues Alberta et Elizabetes que vous pourrez vous extasier devant les plus belles des façades Art nouveau de la ville.

Lin

La Lituanie est le premier producteur au monde de lin. Les paysages du nord du pays, surtout dans la région de Panevėžys, sont truffés de moulins à vent, mais pas seulement. On en trouve un peu partout, dans les parcs nationaux. C'est à Panevėžys que l'industrie du lin s'est développée et, pour tout achat, cette ville est largement recommandée.

Livonie

Ancienne confédération puis duché correspondant territorialement aux actuelles Estonie et Lettonie, régie à son origine par un ordre militaire local, l'Ordre livonien, qui lui léguera son nom.

La Livonie fut à maintes reprises une zone de durs conflits entre les puissances avoisinantes de par sa position militaire stratégique et ses opportunités commerciales. La guerre Livonienne fait référence à une période d'âpres combats d'une durée de vingt-cinq années, entre 1558 et 1583, entre cette entité et ses alliés face à la puissance montante Moscovite. Elle disparaît avec son absorption par l'Empire russe et le Royaume de Suède en 1621 en dépit d'une hypothétique résurgence en 1919 sous la dénomination de Duché Balte uni refusée par les Alliés au sortir de la Première Guerre mondiale.

Loisirs de plein air

Comme tout plat pays qui se respecte, la région des pays Baltes est l'endroit idéal pour les amateurs de vélo (que l'on peut louer sur place). Depuis l'indépendance, de nombreux voyageurs sportifs visitent le pays à vélo, ce qui est une excellente idée. Il est également possible de louer des vélos sur place. La densité des forêts et des lacs fait également du pays un paradis pour les amateurs de randonnée pédestre ou de promenade à cheval, de baignade, de voile, de pêche. L'abondance des rivières invite à la pratique du canoë-kayak.

En hiver, les amateurs de ski de fond et de ski alpin (dans une moindre mesure !) pourront s'en donner à coeur joie notamment autour d'Otepää, en Estonie.

Mafia

Beaucoup plus discrète qu'elle ne l'était dans les années 1990, la criminalité organisée issue de l'Est (Russie, Tchétchénie, Azerbaïdjan...) se manifeste essentiellement dans les intrigues politico-financières, dans le monde des jeux (aucune ville sans ses casinos, légaux depuis peu) et dans le contrôle des grands trafics (pétrole, bois, alcool, cigarettes). On dit que c'est grâce à sa volonté de faire de la région " la Suisse nordique des affaires " et d'y préserver les résidences de vacances des " chefs de clans " que le taux de criminalité et de délinquance violente y est si bas. Du reste, les responsables n'hésitent pas à faire tomber des têtes pour l'exemple, tel l'ex-président lituanien Paksas, destitué pour ses relations supposées avec la sphère mafieuse.

La présence de la mafia appelle tout de même à la vigilance pour les visiteurs, car certains endroits nocturnes sont vraiment mal famés, et il vaut mieux être averti pour ne pas risquer trop d'ennuis. En règle générale, les touristes sont rarement confrontés à elle.

Mer Baltique

Elle est alimentée par des rivières, ce qui lui vaut sa faible salinité. Dépourvue de marées - car elle ne possède qu'une seule ouverture sur l'océan, peu profonde - elle communique avec la mer du Nord par le détroit du Danemark. La mer Baltique est récente (7 000 ans seulement).

Elle s'est formée à la suite des fontes de la couche glaciaire qui couvrait la région. Au début, les îles qui bordent le littoral de la région baltique étaient submergées, mais depuis que la croûte terrestre s'élève d'un mètre tous les 350 ans, elles sont peu à peu réapparues ! Les plages de la mer Baltique sont magnifiques : sable blanc assez fin, dune à perte de vue et eau claire. Une étape incontournable dans le voyage.

Nature

La préservation de l'environnement est une attitude similaire aux trois pays Baltes. La meilleure preuve étant l'existence des quatorze parcs nationaux répartis sur ces territoires. Il est vrai que la soviétisation industrielle n'a pas frappé de plein fouet ces États comme en d'autres républiques en générant une pollution de grande ampleur dégradant conséquemment l'environnement.

L'indépendance acquise dès l'effondrement de l'Union soviétique a donné lieu au fil du temps à la création de nombreux parcs nationaux pour sauvegarder ce patrimoine vivant.

Le parc Lahemaa d'Estonie créé en 1971 a la particularité outre celui d'être le plus ancien des pays Baltes d'avoir aussi été celui qui initia le mouvement dans toute l'Union soviétique.

Nouvelles technologies

Les pays Baltes ne sont pas à la traîne en matière de nouvelles technologies. De ne pas avoir été présente lors de leur développement initial, d'être devenue la zone d'influence directe des pays scandinaves concepteurs et fabricants des nouvelles technologies de communication et d'information, la Lituanie est directement entrée dans la 2e ou la 3e génération de réseaux, sans avoir eu à investir dans la recherche ou dans les infrastructures des générations précédentes. Les niveaux d'équipements restent souvent supérieurs à ceux que l'on peut rencontrer en Europe du Sud. Mais plus que le hardware, c'est le " software humain " qui compte : ici, il est impensable qu'un étudiant en fin d'étude ne maîtrise pas l'ensemble des outils bureautiques et au moins un langage de programmation.

Toutefois dans cet ancrage prononcé des nouveaux moyens d'information et de communication s'est révélé en 2007 un talon d'Achille suite à des représailles ciblées en provenance de Russie liées au déplacement d'une statue soviétique à Tallinn. D'aucuns évoquant même ce fait comme la première manifestation de cyberguerre à l'échelle mondiale. Cette avant-première ayant amené le pays à bénéficier en priorité d'une opération de défense numérique d'envergure par l'OTAN appelée Baltic Cyber Shield, première en son genre de par son ampleur.

En Estonie, les nouvelles technologies facilitent considérablement la vie des citoyens et des touristes. Payer le parking en envoyant un SMS, signer un document en ligne et même voter par Internet ne sont que quelques exemples de niveau informatique du pays.

Paganisme

Avant les croisades germaniques qui imposèrent le christianisme, les peuples baltes étaient païens et vénéraient les divinités de la nature. Les Estoniens, appartenant au groupe finno-ougrien, différaient des Lituaniens et des Lettons, qui, eux, partageaient des croyances proches des idées védiques de l'Inde et des croyances iraniennes. Ces racines se retrouvent aussi dans leurs chants folkloriques (la famille balte des langues indo-européennes serait la plus proche du sanskrit).

Chaque divinité correspondait à un élément de la nature : Perkons ou Perkunas pour le tonnerre, Saule pour le soleil, Dievs pour le ciel, Meness pour la lune. Les Lettons et les Lituaniens croyaient que le ciel était une montagne habitée par toutes les divinités qu'ils honoraient.

Cette vigueur retrouvée du paganisme après la disparition de la tutelle soviétique s'illustre notamment par la reconnaissance légale du mouvement religieux Romuva depuis 1995 en Lituanie. Plus que du folklore, l'adoration des divinités de la nature est un phénomène de société dont l'ampleur est nulle autre pareille en Europe.

Pêche

L'interdiction d'activités humaines et le regroupement rural imposés par la règle soviétique dans certaines régions, le faible taux d'utilisation d'engrais et de pesticides (agriculture extensive) ainsi que la très faible densité de population dans les zones rurales (souvent inférieure à 15 hab./km²) favorisent une excellente qualité des eaux dans les milliers de cours d'eaux, d'étangs et de lacs. Toutes les variétés de poissons, crustacés et mollusques d'eau douce d'Europe y sont présentes et la " pollution " de certaines espèces américaines introduites (truites, perches, écrevisses) reste très limitée. On peut les pêcher toute l'année, à condition de maîtriser, en hiver, la technique de la pêche au trou sur glace qui, plus que le hockey ou le basket, est le sport national de ces trois pays.

Peuples chanteurs

Ce surnom colle à une réalité sociale et artistique, issue d'une culture populaire vaste qui s'est fondée autour de romances et de chansons de marins, de bergers, de paysans, de villageois et de marchands et surtout du mode de transmission de la tradition balte : les dainas (poèmes rythmés).

Ultérieurement, le développement significatif du chant choral jouera un rôle dans le mouvement de renaissance nationale. 1989 : les festivals de chants prennent une dimension inédite dans le rejet passif de la domination soviétique. Depuis une décennie, chaque festival vocal prend une dimension historique, devient une revendication de l'identité nationale. Pour un Lituanien, chanter, notamment au sein d'une chorale, c'est crier sa liberté, c'est revendiquer sa nation. La fête du chant Gaudeamus, " Nous nous réjouissons " en latin, est célébrée et les grandes villes disposent presque toutes d'un parc à concert géant. Les concerts les plus émouvants pourront être vécus au parc Vingio de Vilnius. Les programmations d'été sont les plus fournies. Les dainas ont été classées au patrimoine mondial de l'UNESCO et un festival a lieu tous les quatre ans.

Pour un Estonien, chanter dans un choeur n'est pas seulement un passe-temps, mais une façon d'exprimer son appartenance au pays, à ses symboles. Ce sentiment patriotique a été renforcé par la Révolution chantante des années 80 - l'événement ayant réuni des milliers d'Estoniens à Tallinn pour revendiquer leur indépendance à travers les chants traditionnels. Reconnus par l'UNESCO, les festivals de chant réunissent aujourd'hui les Estoniens pour rendre hommage au patrimoine culturel du pays et à son passé tumultueux.

Pirts

Pirts (sauna de campagne) est, comme dans toutes les cultures nordiques, un élément fondamental de la vie quotidienne.

Traditionnellement le sauna fait office de salle de bains dans les campagnes et les maisons d'été qui ne sont pas équipées d'eau courante. Mais au fil des siècles, il est devenu un instant privilégié de retrouvailles, de partage et de bien-être. Les femmes ouvrent la marche en général. Le sauna n'est pas mixte puisqu'on s'y rend en tenue d'Adam ! Toutes, de la petite dernière à l'arrière-grand-mère, vont s'asseoir dans cette petite pièce de bois sombre où trône un poêle surmonté de pierres qui chauffent depuis des heures. Quelques cuillerées d'eau (parfumée aux huiles essentielles) sur les pierres brûlantes et une humidité parfumée envahit l'endroit. Alors on se laisse aller à cette chaleur saine qui délasse profondément, réchauffe jusqu'aux os (en hiver !) et permet d'éliminer toutes les toxines et peaux mortes de l'organisme. Les femmes laissent ensuite la place aux hommes et vont se désaltérer dans le petit salon attenant au sauna. La température varie de 70 °C à 120 °C (pour les plus enhardis !). Au-delà de 115 °C, on revêt un bonnet de feutre qui protège la tête de la chaleur. De nombreux rituels ponctuent la soirée ou la matinée au sauna. Lorsque l'on sue comme il se doit, il est temps par exemple d'aller se rafraîchir en s'immergeant quelques secondes dans le point d'eau du jardin, le lac voisin ou même la mer. Et lorsque l'hiver est là, c'est la neige qui sert de terrain de jeux et tempère les échauffement !

Chaque année, au printemps, on cueille des branches de bouleau que l'on fera sécher un an. On les immerge alors dans de l'eau bouillante, et ainsi ramollies et chauffées, on s'en fouette le dos, les jambes et les bras. Chaque réunion de famille, chaque célébration, chaque fête traditionnelle, commence ou finit toujours au pirts. C'est un lieu qui renforce les relations, incite aux confidences et permet de se retrouver sans faux-semblants et artifices entre membres de la même famille, proches et amis. Le pirts est également toujours au programme lors d'une négociation importante avec un client ou un collègue.

Saint-Jean

Entre le 20 et le 24 juin selon la date exacte du solstice d'été, la nuit de la Saint-Jean célèbre le solstice d'été. Une fête très populaire, où chant traditionnel et danse folklorique s'entremêlent à la plus grande joie de tous. Famille et amis se réunissent en début de soirée pour un buffet en plein air. Les femmes et les jeunes filles tressent alors des couronnes avec les fleurs sauvages cueillies dans la journée. Les hommes et le chef de famille portent eux une épaisse couronne de feuilles de chêne. Voitures, maisons, boutonnières sont également décorées de feuilles de chêne. Tous et toutes, adultes, enfants, vieillards, attendent le coucher du soleil (aux alentours de minuit) en chantant et en célébrant le retour de l'été autour de grands feux de joie. Ces feux étaient à l'origine allumés pour guider le retour du soleil. C'est au cours de cette nuit magique que les amoureux annoncent leur mariage et sautent ensemble au-dessus du feu. Les plus ardents iront rejoindre les sous-bois à la tombée de la nuit pour cueillir la fleur de fougère (en sachant que la fougère a cela de particulier qu'elle ne fleurit jamais...). La tradition veut enfin que l'on ne dorme pas avant le lever du soleil (à environ 3h du matin) afin de s'assurer que l'astre solaire va bien revenir.

Services

Encore un domaine où les changements survenus depuis l'indépendance des pays Baltes sont extraordinairement sensibles ! Que ce soit dans l'hôtellerie, la restauration ou le commerce, la mentalité " Intourist " (centrale unique d'accueil et monopole d'État avant l'indépendance sur les trois pays Baltes), avait partout imposé sa grisaille et il fallait quasiment se battre pour obtenir le sourire d'un serveur de restaurant ou d'un réceptionniste d'hôtel.

Depuis, vous serez partout reçu avec amabilité. Certaines grandes surfaces et centres commerciaux étrangers installés dans les pays Baltes imposent désormais le fameux SBAM (sourire, bonjour, au revoir, merci) prôné par les grandes enseignes européennes. En règle générale le service est rapide, parfois trop et de bonne qualité. Au restaurant, s'il est parfois long d'attendre d'être servi, souvent tous les plats et boissons arrivent au même moment. Et, dès la dernière bouchée, tout disparaît... et il faut s'y faire.

Soviétique (régime)

En plus des déboulonnages systématiques des statues de Lénine depuis l'indépendance, les pays Baltes ont évidemment regagné leurs attributs nationaux comme, par exemple, la toponymie des rues. On a réécrit les manuels d'histoire, restauré les monuments et rendu sa place à la religion après tant d'années d'athéisme communiste.

Cependant la forte minorité russophone est là pour rappeler le passé récent, et certaines réactions de celle-ci comme en Estonie et en Lettonie démontrent qu'elle n'entend pas voir bafouer certains symboles pourtant honnis par les autochtones. Malgré tout, les responsables n'entendent pas se priver de pédagogie à ce sujet, ouvrant musées dédiés et initiant diverses manifestations en ce sens.

Stations balnéaires et thermales

Pärnu, Palanga, Jūrmala : si ces noms n'évoquent rien pour vous c'est que vous ne connaissez pas les équivalents baltes de nos Saint-Tropez, Lacanau et autres Touquet plage. Profitant à fond du dynamisme suivant l'entrée du pays dans l'économie de marché, le littoral s'est considérablement développé en infrastructures touristiques de qualité.

D'abord anciens villages de pêcheurs, puis bétonnés en centres de loisirs modèles " HLM-soviet " dans les années 1980, ces bords de mer ont subi des transformations radicales au cours des dix dernières années. Hôtels luxueux, Spas et saunas grandioses, promenades coquettes, boîtes et dj's de renommée internationale, tout a été réaménagé et revu pour valoriser un potentiel touristique enfoui sous des années de régime soviétique.

Villes

Les trois grandes capitales des pays Baltes se visitent uniquement à pied, oubliez les véhicules personnels qui vous ralentiraient et causeraient plus de tracas que de plaisir sans pour autant être d'une réelle efficacité. La configuration des trois villes est souvent la même : un vieux centre historique dont les rues, étroites et commerçantes, regroupent tous les principaux musées et points d'intérêt, et une périphérie aux grandes perspectives de banlieues auxquelles sont venus se greffer les HLM soviétiques. Au sortir de ces grandes villes, on se trouve rapidement à la campagne (maximum 5 km). Une aubaine pour les amoureux de la nature que l'ambiance citadine ennuie.

Voiture

Le nombre de belles voitures dans les pays Baltes, comparé aux salaires peu élevés, a de quoi surprendre. On se croirait à Genève ! Les Baltes sont prêts à s'endetter sur des années et se serrer la ceinture pour pouvoir se payer une grosse cylindrée allemande. Ce phénomène ne touche pas que les hommes et il est fréquent de voir une fine jeune femme manier avec aisance un 4x4 de deux tonnes dans les rues d'un centre urbain. Ces bolides rutilants sont la plupart du temps équipés d'alarme, qu'on ne manque pas d'entendre jour et nuit ! Les voitures de marques françaises sont également bien implantées. La Lituanie est un gros importateur de voitures. Pièces détachées, voitures d'occasions, réparations en tous genres : il y a partout dans le pays de quoi prendre soin de son véhicule. En cas de panne, tout pourra être réparé.

Adresses Futées des Pays Baltes

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