Guide de Camargue : Histoire

Préhistoire

La présence de l'homme est attestée depuis le Paléolithique dans les Alpilles. On a ainsi notamment retrouvé une pointe moustérienne dans la grotte du vallon du Défens de Sousteyran, au Paradou, qui date de 100 000 ans avant J.-C ! Mais les traces humaines au Néolithique sont nettement plus nombreuses. Les grottes qui forment le relief des Alpilles ont été utilisées comme lieu de vie ou de sépulture. On y a découvert des flèches, des parures, des poignards et autres objets, mais également des peintures, dans tout le secteur : à Orgon, à Saint-Rémy-de-Provence, à Eygalières... A Fontvieille, quatre hypogées (des sépultures souterraines) ont été mises au jour. Elles ont été construites au Néolithique final entre 4000 et 3000 avant J.-C. par les Ligures. La Grotte des Fées a, par exemple, été creusée et aménagée sur une longueur de 45 m et sur 2 à 3 m de large. Sur son plafond, des gravures ont été identifiées comme les signes d'un zodiaque primitif.

Les premières traces d'occupation mises en évidence en Camargue se placent autour du VIe siècle avant J.-C. Aucune trace plus ancienne n'a été recensée à ce jour, probablement en raison de conditions environnementales défavorables. Les Ligures, population autochtone, y pratiquaient la pêche comme en témoignent les découvertes de harpons de cuivre, des tridents en fer, des lests de filets en plomb et en terre cuite. La pêche au thon était pratiquée sur le littoral à l'aide de gros hameçons de fer ou en bloquant les poissons dans des madragues (filet). Pour conserver ces poissons, ils étaient salés dans de grandes jarres. L'exploitation du sel a en effet débuté dès le Néolithique ! Ce poisson salé était ensuite exporté dans les ports de la Méditerranée. C'est le Rhône, voie de communication essentielle entre le littoral et l'arrière-pays, qui confère à la Camargue son caractère particulier et en fait un lien incontournable entre les routes maritimes et fluviales.

A l'âge de fer, les implantations dans les Alpilles s'intensifient, que ce soit en plaine ou sur les hauteurs. Peu à peu, les grottes ne sont plus occupées et la société au sein de ces lieux d'habitation se hiérarchise. L'activité agropastorale et l'élevage se développent. C'est également le début de l'exploitation des premières carrières à ciel ouvert. Les quartiers se forment et on se protège avec la création de murs d'enceintes. On estime que la ville de Glanon (Saint-Rémy-de-Provence) s'étend jusqu'au mont Gaussier, sur une superficie totale de 40 hectares. Un développement similaire a lieu aux Caisses de Jean-Jean (Mouriès). Le processus d'installation permanente est à mettre en parallèle avec l'intensification des échanges économiques avec les commerçants méditerranéens. En échange de produits de luxe, les habitants des Alpilles produisent des céréales et passent d'un état d'autarcie à une véritable économie d'échange.

Antiquité

Sous l'occupation romaine (Arles devient une colonie dès 46 avant J.-C.), on constate l'apparition et le développement de villae aussi bien sur le territoire des Alpilles que sur les terres camarguaises où on met en culture certains terrains et où l'homme se fixe. Les habitats groupés occupent les terres les plus fertiles et notamment les bourrelets alluviaux le long des bras du Rhône. On retrouve le maillage des mas actuels. L'activité céréalière est importante, ainsi que la culture de la vigne et l'élevage des chevaux. Dans la plaine de la Crau, on retrouve également des traces de cadastre romain.

Ces villae vont ainsi structurer l'habitat en attirant une main-d'oeuvre paysanne. De nouvelles classes sociales apparaissent. Des nobles gagnent la citoyenneté romaine avec les avantages fiscaux qui en découlent.

A Glanum (Saint-Rémy), on vit à l'heure romaine : le site se dote de thermes, d'un forum, d'un arc de triomphe... On prie les divinités romaines (Aphrodite, Bacchus, Jupiter) même si on voue également un culte à la source bienfaitrice du site aux vertus guérisseuses.

Les Romains développent également un réseau routier et maritime conséquent. Les fouilles d'inventaire sous-marin menées au large de la Camargue recensent une trentaine d'épaves antiques. La grande majorité d'entre elles se situe devant les Saintes-Maries-de-la-Mer. Des prospections qui renforcent l'hypothèse d'une zone de mouillage avec une intense activité à l'époque impériale de ce bras du Rhône. Dans les terres, le versant nord des Alpilles était desservi par la via Domitia (qu'on peut encore aujourd'hui emprunter sur la portion de Saint-Rémy à Saint-Etienne-du-Grès sous le nom de Vieux chemin d'Arles). Le versant sud était accessible par la via Aurelia. Les chaussées, réalisées avec du gravier et des cailloux, rejoignaient des axes plus fréquentés et permettaient les échanges commerciaux.

C'est aussi à l'époque antique qu'on maîtrise l'alimentation en eau des habitants du massif des Alpilles, grâce à plusieurs ouvrages de grande envergure : deux acqueducs qui longeaient les versants sud et nord des Alpilles. Le premier, l'aqueduc de Caparon, construit au Ier siècle avant J.-C., mesurait une quinzaine de kilomètres. Il captait l'eau de l'Arcoule à partir de Paradou pour l'acheminer à Arles. Mais l'approvisionnement n'était pas suffisant. L'aqueduc nord a donc été construit peu de temps après. Celui-ci mesurait une cinquantaine de kilomètres et captait des sources depuis Eygalières ! Dans un premier temps, les deux aqueducs se rejoignaient au bassin de régulation du vallon des Arcs (Fontvieille). Ce bassin a perdu sa fonction lors de la construction des moulins de Barbegal au début du IIe siècle. Composée de deux ensembles symétriques situés de part et d'autre d'un escalier monumental, la meunerie fonctionnait grâce à un mécanisme complexe d'une exceptionnelle ingéniosité. L'action de l'eau permettait également de moudre le blé : près de 4 tonnes de farine par jour étaient produites pour alimenter Arles.

Après la chute de l'empire romain et l'arrivée du christianisme très précoce dans la région, les Alpilles et la Camargue sont peu à peu évangélisées et les paroisses sont créées. Un monastère est d'ailleurs mis en place aux Saintes-Maries-de-la-Mer.

Moyen-Age

Dans les Alpilles, les villae sont toujours présentes en plaine. Glanum est la plus importante d'entre elles. Une autre, appartenant à l'évêque de Reims, Rémy, en prend le nom : Saint-Rémy. Ce maillage est complété d'une douzaine d'autres villages : Fontvieille, Paradou, Saint-Etienne-du-Grès... Parallèlement, une autre forme d'habitat apparaît : les villages fortifiés, les castra, qui s'installent en hauteur autour d'un château et entourés de remparts. C'est le cas d'Eygalières, des Baux-de-Provence ou d'Aureille.
Il faut dire que la période est trouble et les invasions nombreuses. En Camargue, on construit des tours et des enceintes afin de se protéger des invasions et des pirates tandis que des postes de vigie ou des phares sont érigés pour faciliter la navigation sur le Rhône. Les Vikings ont toutefois hiverné en Camargue entre 859 et 861 et selon toute vraisemblance, aux Saintes-Maries-de-la-Mer, avant d'entreprendre leur razzia dans la basse vallée du Rhône jusqu'à Valence. En septembre 869, les Sarrasins surprennent, lors d'un raid en Camargue, l'évêque d'Arles en train de superviser la mise en défense de la région. L'évêque fait prisonnier, est échangé contre des armes, des esclaves, et autres richesses. Malheureusement, les Arlésiens ne récupèrent que son cadavre au moment de la remise de rançon qui se tient probablement sur la plage des Saintes-Maries-de-la-Mer.
Ce fut à partir du XIIIe siècle que la Tour d'Albaron défendit la Camargue et le pays d'Arles contre les incursions maritimes et terrestres. Elevée sur une motte, elle devint un poste de garde protégeant à la fois les premières mises en culture et le drainage du nord du delta, ainsi que les bergers semi-nomades et leurs troupeaux. Sans oublier les exploitations salinières, au sud du delta, où les moines cisterciens ont bâti des abbayes fortifiées, telles l'abbaye d'Ulmet et de Sylvéréal. Longtemps appelées les " abbayes du sel ", les moines tiraient de cet ingrédient l'essentiel de leurs revenus.
Les menaces ne venaient pas seulement de l'extérieur pendant le Moyen Age, et les guerres entre les différents pouvoirs étaient récurrentes. Avide de terres et belliqueuse, la maison des Baux a ainsi tenté de s'imposer dans une Provence où le pouvoir des comtes n'est pas encore réellement affirmé. Elle s'est engagée pendant près de 20 ans, de 1144 à 1162, dans les guerres baussenques, et est devenue, à l'apogée de son pouvoir, la place forte d'un domaine féodal contrôlant 79 villes et villages des alentours. Un pouvoir qui lui a valu une forte réputation. Des légendes se sont même créées autour d'elle : les seigneurs des Baux disaient descendre du roi mage Balthazar, ajoutant à leurs armoiries une étoile d'argent à seize branches, pour rappeler celle qui, selon l'Evangile, guida les trois rois mages vers Bethléem. Mais l'issue de ces guerres ne leur a pas été favorable : les princes des Baux durent se soumettre. Au XVe siècle, Louis III, roi de Sicile et comte de Provence, se saisit à la mort d'Alix, dernière princesse des Baux, du château médiéval et le rattache à la couronne comtale. La ville et les terres baussenques entrent ensuite dans le domaine royal lorsque la Provence est rattachée à la couronne de France sous Louis XI. Le roi de France se méfie d'une forteresse si loin de la cour et ordonne son démantèlement en 1483. La terre des Baux est intégrée parmi les " terres adjacentes " au royaume de France n'ayant d'autre seigneur que le roi.
C'est également au XVe siècle, que le culte des Saintes Maries apparaît. La découverte des reliques attribuées aux saintes Maries Jacobé et Salomé s'accompagne de la décision de les ostenter trois fois par an, le 25 mai, pour la fête de Marie-Jacobé, le 22 octobre pour celle de Marie-Salomé et le 3 décembre. Le village compte alors 250 à 300 habitants.

De la Renaissance à la Révolution

Au début du XVIe siècle, le Rhône est dangereux : en décembre 1508, la Camargue est submergée, puis en novembre 1511. Mais à cette époque, les difficultés proviennent essentiellement de l'insécurité liée aux guerres d'Italie. Dès le 28 juin 1512, Arles fait le dénombrement des hommes en état de porter les armes pour la défense de la ville. Pour se prémunir contre tout enrôlement abusif, les gardiens de taureaux de Camargue fondent la Confrérie de Saint-Georges, une association qui existe toujours (elle a fêté ses 500 ans en 2012) mais dont le rôle à évolué : la confrérie assure aujourd'hui la protection des gardians, sur le plan social et mutualiste.
La situation géographique de la Camargue, avec son accès à la mer, rend la zone vulnérable : en 1521, la ville des Saintes-Maries-de-la-Mer demande de l'aide à la ville d'Arles pour se prémunir de pirates turcs, puis vers 1526, la cité craint l'arrivée de Sinan le Juif, un des lieutenants du corsaire Barberousse... Mais la Camargue fait également les frais de l'adhésion de certains habitants arlésiens à la Réforme pendant les Guerres de religion. En 1591, Arles est assiégée par les troupes du maréchal de Montmorency et du gouverneur de Provence. En se retirant, cette armée de 2 000 cavaliers et 8 000 fantassins emmène tout le bétail et les blés des mas de Camargue. La Tour d'Albaron est même détruite.
Dans les Alpilles, on dénombre également quelques hérétiques. Notamment aux Baux-de-Provence assez ouverte à la Réforme, grâce à la tolérance de son baron, comme le montre la devise calviniste encore aujourd'hui inscrite au-dessus d'une fenêtre Renaissance : Post tenebras lux (Après les ténèbres, la lumière). Cette affirmation de la foi protestante peut laisser supposer l'existence d'un oratoire du culte réformé.
L'Edit de Nantes apaise les tensions. On voit alors apparaître en Camargue de vastes domaines fonciers qui participent à la reconquête agricole de ce terroir déserté depuis des décennies : la ville d'Arles, qui s'est endettée pendant ces guerres successives, est obligée de vendre une partie de son immense territoire. La région devient alors relativement prospère. Des aménagements hydrauliques importants sont entrepris dans le delta pour favoriser les cultures, s'approvisionner en eau douce et drainer les terres marécageuses. Sur une terre difficile et riche à la fois, l'aménagement de la Camargue se structure.
Au début du XVIIe siècle, Louis XIII et son ministre Richelieu doivent faire face à l'opposition de nobles soucieux de reprendre leurs anciens pouvoirs. Entraînée dans une révolte menée par Gaston d'Orléans, qui appelle le royaume à la rébellion contre Louis XIII, son frère, la cité des Baux-de-Provence est assiégée par les troupes de Richelieu. Malgré une défense de 27 jours, les porte finissent par s'ouvrir et les remparts sont abattus. La citadelle des Baux est à nouveau démantelée et se rend définitivement au pouvoir royal. Erigé en marquisat, le fief des Baux est donné en 1642 au prince Grimaldi pour le remercier de sa politique favorable à la couronne de France. Celui-ci transmettra à ses descendants le titre de marquis des Baux, dont le prince Albert de Moncaco est l'actuel détenteur. La France ne rachètera la province qu'en 1791.
Le début du XVIIIe siècle est marqué par la terrible peste de 1720. Elle tue le tiers de la population des Alpilles, mais elle épargne la communauté des Saintes-Maries qui s'est opposée à l'accueil de refugiés.

De la Révolution au XXIe siècle

A la veille de la Révolution française, la vie est paisible dans les Alpilles et en Camargue. Les récoltes sont bonnes, le commerce est prospère. Les conditions ne sont donc pas vraiment réunies pour que la révolte éclate.
Pourtant les Saintois sont conscients des enjeux qui se trament et organisent donc, en 1789, une assemblée préparatoire des Etats généraux afin de rédiger leur cahier de doléances. Mais leur requête n'a rien de révolutionnaire ! Ils veulent simplement conserver leur situation administrative et les privilèges qui vont avec : l'exonération de tout impôt et " l'autorisation de saler le poisson et de le vendre sans payer aucun droit " (des avantages obtenus aux XIVe et XVe siècles). Aucune demande pour l'égalité fiscale, pour la suppression de la gabelle, ou pour les libertés individuelles !
Pourtant, le village, qui compte environ 640 habitants, la plupart cultivateurs ou bergers, va vivre au rythme des événements politiques de la nation. Le village, scindé en deux, adoptera le parti des blancs ou des rouges et sera animé de réunions secrètes républicaines.
Les premières tensions apparaissent également lors des premières élections et la réorganisation administrative des cantons et des communes dans les Alpilles. Et c'est véritablement après la chute de Robespierre (9 thermidor an II) que les villages des Alpilles plongent dans la Terreur blanche. Pendant cinq ans, les violences s'enchaînent. En mars 1793, le maire des Baux (et donc de toutes les communes non encore détachées), Joseph Manson de Saint-Roman, est assassiné à son domicile de Maussane par onze hommes qui avaient déserté le bataillon des Fédérés de Marseille. Le chaos est total. Les autorités municipales, incapables de gérer la crise et menacées par la fureur de la population, démissionnent en juillet 1793 et sont contraints de fuir à Arles. Leurs biens sont pillés. L'arrêté du 8 brumaire an IV (30 octobre 1795) provoque l'éclatement du territoire des Baux en quatre communes distinctes : Les Baux, Maussane, Mouriès et Le Paradou. Maussane devient chef-lieu de canton. Le calme mettra plusieurs années à être complètement restauré, le dernier meurtre politique étant perpétré à Maussane en 1800.
Les troubles passés, le calme s'installe durablement dans les Alpilles. L'agriculture se développe avec la mise en place de canaux d'irrigation. Le développement industriel s'intensifie. A Fontvieille par exemple, les commandes de pierres augmentent. Dans la seconde moitié du XIXe siècle, elles traverseront les continents et les océans car elles correspondent à un style de construction spécifique : le style haussmannien. Saint-Rémy, dont la richesse était liée en partie au commerce de semences, est la première ville des Bouches-du-Rhône à disposer de l'électricité en 1899.
En Camargue également la période est particulièrement prospère. Le système de gestion hydraulique se modifie singulièrement. On cherche alors à assécher les marais et à améliorer le rendement des terres déjà fertiles. La basse Camargue est investie et l'exploitation salinière s'organise. Les voies de communication se développent : au mois d'août 1892, est inauguré la ligne Arles - Les Saintes, de la compagnie des Chemins de fer de Camargue, appelée le " petit train ". Les propriétaires des grands domaines vivent à Paris, Lyon ou Marseille. Seule la population des Saintes-Maries-de-la-Mer représente un noyau dur constitué notamment de pêcheurs et de gardians. C'est par eux que se transmettent les savoir-faire. En 1899, le marquis de Baroncelli s'installe aux Saintes : il s'attelle avec eux à la reconquête de la pure race Camargue, tout comme il participe activement à la codification de la course camarguaise. En juillet 1909, il crée la Nacioun gardiano (Nation gardiane), qui a pour objectif de défendre et maintenir les traditions camarguaises.
Les ravages causés au vignoble français, et notamment dans les Alpilles, par le phylloxéra à partir de 1875, sont une aubaine pour les grands propriétaires arlésiens qui couvrent la Camargue de vignes, les sols sableux et inondés l'hiver protégeant les plants des attaques du parasite.

De nos jours

Comme partout en France, les deux guerres mondiales ont eu des conséquences importantes sur la démographie. A Orgon par exemple, si on comptait 2 703 habitants en 1911, il n'en reste que 1 371 en 1946. Certains villages, comme Les Baux sont quasi désertés : 151 personnes y vivent en 1946 (alors que la commune comptait 3 000 habitants au XIIIe siècle !).
Lors de la Seconde Guerre mondiale, la Camargue a eu aussi sa part d'ombre : le régime de Vichy y a fait édifié un camp de concentration réservé aux nomades, le camp de Saliers. Entre 1942 et 1944, 700 gitans y furent internés dont beaucoup sont morts de faim, de maladie, de froid ou de mauvais traitements. Il ne reste plus rien aujourd'hui de ce camp. Un mémorial a été dressé en 2006.
Après 1945, la démographie reprend son envol, non seulement grâce au baby boom mais également grâce à un solde migratoire positif. Dans les Alpilles, la proximité avec les bassins d'emploi d'Avignon et d'Arles attire. En Camargue, de nombreux Pieds-Noirs s'implantent sur des propriétés souvent abandonnées ou mal exploitées. Ils ont amené avec eux certaines techniques agricoles, notamment pour la culture de l'olivier, du riz et du vin. Ils ont également embauché de nombreux Algériens, la plupart anciens Harkis ayant suivi le Bachaga Boualam.
Depuis 1960, les Alpilles et la Camargue vivent principalement du tourisme. Les Saintes-Maries deviennent une station balnéaire, et les Alpilles, un lieu de vacances très prisé.

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