Guide des Alpes : Sports et loisirs

Quand on pense Alpes, on pense d'abord ski, neige, glisse... Et ce massif constitue bien la première zone de loisirs d'hiver à travers l'Europe - voire à travers le monde - avec ses 20 000 ha de pistes skiables (sur les 25 000 ha existant en France), ses 218 stations de sports d'hiver (sur les 357 stations réparties à travers la France) et ses plus de 3 500 remontées mécaniques. Si le domaine skiable est immense, il est cependant restreint à de grandes stations qui monopolisent à elles seules plus des trois quarts des skieurs français - saviez-vous que 13 stations accueillent plus de 50 % des skieurs ? Ces grandes stations offrent des domaines gigantesques - de 300 à 600 km de pistes ! - reliés entre eux par des remontées mécaniques performantes.

Ainsi, les Alpes du Nord attirent 80 % des skieurs et la Savoie, avec ses immenses domaines, près de 40 % d'entre eux. Maintenant, il reste à vérifier la réalité de tous ces chiffres fournis souvent par les stations elles-mêmes ! En effet, une étude allemande a montré que les stations gonflent de 34 % en moyenne la longueur de leurs pistes. Ainsi, certains domaines (les Sybelles en Savoie et Isola 2000 dans les Alpes-Maritimes sont particulièrement visées) feraient plus que doubler la réalité de leur domaine skiable... Il n'en demeure pas moins que le plaisir reste intact et que les Alpes et la France restent - après les États-Unis - le pays du ski.

Sportifs des Alpes

Luc Alphand (1965). Vainqueur de la coupe du monde de ski alpin, de descente et de super G, Luc Alphand, l'un des plus grands skieurs français est originaire de Serre-Chevalier. C'est un Haut-Alpin de pure souche. Le petit génie des pistes, rangé aujourd'hui des planches mais pas des voitures, a baigné depuis sa plus tendre enfance dans les montagnes, la neige, les randonnées, etc. C'est un vrai passionné de sa montagne. Les Haut-Alpins sont fiers de leur champion du monde, qui a su rester simple et sympathique.

Jacques Balmat (1762-1834). Enfant du mont Blanc, Jacques Balmat n'aura de cesse de grimper au sommet de cette montagne mythique. Il y parviendra la première fois en 1786 en compagnie d'un médecin de Chamonix, le docteur Michel-Gabriel Paccard, pour y retourner l'année suivante à la tête d'une véritable expédition - en compagnie de Horace-Benedict Saussure - pour y réaliser des expériences scientifiques.

Régine Cavagnoud (1970-2002). Difficile de parler de celle qui partit trop vite lors d'une séance d'entraînement... La championne du monde et vainqueur de la coupe du monde de super G était attachée à sa montagne natale de La Clusaz. Elle restera toujours une enfant du pays.

Antoine Dénériaz (1976). Le géant de Morillon, son village natal de Haute-Savoie, est décidément un champion à part. Après avoir sauvé la France du ski alpin en remportant la médaille olympique de descente à Turin en 2006, Antoine Dénériaz a décidé d'arrêter sa carrière professionnelle, tout en avouant ses craintes face à une discipline où il faut prendre de plus en plus de risques et où les accidents graves deviennent de plus en plus fréquents. Un véritable champion que l'on pourra croiser sur les pentes du Grand Massif.

Jean-Baptiste Grange (1984). Un autre géant du ski qui fut le seul skieur français à avoir remporté deux titres mondiaux en slalom (2011 et 2015). Ce savoyard, originaire de Saint-Jean-de-Maurienne, est sans doute l'un des skieurs les plus populaires.

Maurice Herzog (1919-2012). Alpiniste lyonnais, il a vaincu l'Annapurna avec Louis Lachenal en 1950. Maire de Chamonix de 1968 à 1977, il a représenté la France au Comité International Olympique de Lausanne.

Jean-Claude Killy (1943). Triple médaillé d'or aux J.O. de Grenoble 1968 et coprésident - avec Michel Barnier - des J.O. d'Albertville 1992. Egalement membre au conseil du C.I.O.

Raphaël Poirée (1974). 8 fois champion du monde et 4 fois vainqueur de la coupe du monde de biathlon - son épouse norvégienne Liv Grete Skjelbreid, est elle aussi championne du monde de poursuite ! -, Raphaël Poirée est l'enfant du Vercors et prouve que les Alpes ne révèlent pas que des champions de ski... alpin !

Activités de plein air

Plein air, pleine nature, la montagne est l'endroit idéal pour ouvrir ses yeux, ses poumons, son esprit et faire des activités sensationnelles, c'est-à-dire qui remuent tous vos sens.

Randonnées pédestres

Le massif alpin se prête merveilleusement à la randonnée, que vous désiriez simplement effectuer une balade digestive ou bien une randonnée sportive agrémentée de passages vertigineux. On ne peut plus aujourd'hui " marcher idiot " tant est grande la diversité des paysages, de la faune, de la flore, voire des petites pierres et autres sites géologiques. Un paradis pour photographes et autres fervents de l'image ! La plupart des sentiers sont praticables de mai à octobre, à condition que l'on ne se lance pas trop haut. Même en plein été, il n'est pas rare en effet de rencontrer des névés dès 2 500 m d'altitude... Les flancs des vallées alpines sont tous sillonnés par de nombreux sentiers et chemins d'alpage, aux détours desquels vous n'aurez que très peu de chances d'échapper à de superbes belvédères. Malgré l'excellent balisage et les moyens modernes dont on dispose désormais - de l'hélicoptère au téléphone portable, par exemple -, les Alpes rappellent chaque année à notre esprit combien il est inconscient de partir pour une randonnée peu préparée, en quelque sort " à l'aventure ". Une bonne condition physique, un matériel adapté - les chaussures surtout - et quelques renseignements auprès des services météorologiques sont toujours indispensables... Mais, ces précautions générales rappelées, certains dangers objectifs pas davantage ignorés - orages, chutes de pierres et séracs, etc. -, il ne faut quand même pas trop dramatiser, à partir des accidents rapportés par nos divers médias : la marche en montagne constitue globalement l'activité physique à la fois la plus saine et la moins dangereuse, compte tenu de ses millions de pratiquants occasionnels ou réguliers - plus de 20 millions de Français pratiquent la randonnée. A la randonnée traditionnelle qui se pratique plutôt en été dans les Alpes, il ne faut pas manquer d'ajouter la randonnée hivernale qui se pratique avec des raquettes. C'est vers 1985 que l'ère de la raquette à neige commence : elle séduit d'autant plus les hivernants du bel âge qu'elle s'avère légère et pas dangereuse du tout, pratiquée le plus souvent autour des chalets et à travers les forêts les plus proches des stations. On recense près d'un million de pratiquants plus ou moins occasionnels. Quel développement ! Cela dépendra surtout de la multiplication des bons accompagnateurs, ceux qui savent parler faune, habitat et même légendes du pays. Le fameux Dahu par exemple, cet animal mythique qui peut mieux suivre les courbes de niveau... grâce à ces deux pattes de longueurs différentes ! Il y a quelques compétitions pour les plus hardis et rapides de la spécialité, mais le contexte est très majoritairement contemplatif. Toutes les stations proposent désormais des chemins enneigés réservés aux sorties en raquettes et de nombreux guides spécialisés vous permettent de sortir des sentiers battus pour découvrir une nature hivernale préservée loin des pistes de ski.

Trail

Les runners ont pris les montagnes par les chemins. Jusqu'alors, on ne parlait que de randonneurs sur les sentiers. Désormais, on croise des coureurs, appelés " trailers ", empruntant des sentiers balisés pour faire de jolies boucles au milieu de paysages sublimes. Mais si les paysages sont à couper le souffle, les dénivelés le sont tout autant ! Une sortie en trail s'exprime donc en kilomètres, mais aussi en D+ et - (dénivelé positif et négatif). Pour faire un trail dans les meilleures conditions, Le Petit Futé vous recommande la " Station de trail " à Saint-Pierre-de-Chartreuse.

www.stationdetrail.com

Randonnées à cheval et à dos d’âne

S'il est possible de faire des randonnées équestres dans les Alpes, elles sont peu nombreuses et se limitent à la moyenne altitude ou au pied des montagnes. Le cheval peut être un agréable compagnon sportif pour la pratique du ski joëring, notamment sur les vastes plateaux du Vercors, ou pour la promenade en traîneau. L'âne est plus adapté pour la randonnée en montagne, servant aussi bien au portage des sacs qu'à accompagner les marcheurs de bivouac en bivouac. Des professionnels vous attendent, comme l'excellent Au Pas de l'Ane à Montgenèvre dans les Hautes-Alpes (www.ane.fr).

Balades à vélo, cyclotourisme et VTT

Depuis l'ouverture des grands cols alpins, les cyclistes ont toujours essayé de suivre les traces des géants du Tour de France en franchissant des noms mythiques : Galibier, Lautaret, Izoard, Iseran, Taillefer, Granon... Tous des cols dits " hors catégorie " tant les pentes sont vertigineuses. Mais le cyclisme ne se pratique plus seulement sur les routes goudronnées et les amoureux de la petite reine se retrouvent aujourd'hui au milieu des montagnes sur leurs curieuses machines qui font plus penser à la moto de compétition qu'au vélo de nos aïeux. Le vélo tout-terrain a gagné les Alpes et permet aux sportifs de haut niveau comme aux amoureux de la nature de profiter de parcours dessinés par des " alpagistes " qui vous emmènent toujours plus loin et toujours plus haut. De plus, le VTT se pratique en famille et rend votre séjour agréable. Toutefois, ce sport nécessite une bonne condition physique et le port du casque est vivement recommandé sinon obligatoire. Un système de parcours de couleurs, comme les pistes de ski, permet aux amateurs de VTT de ne pas s'aventurer vers des circuits trop difficiles pour eux.

Baignade

Du nord au sud des Alpes, les nombreux lacs de montagne favorisent la baignade estivale. On notera que plus le lac est profond et plus l'eau, même en plein mois d'août, risque d'être glaciale. Pour se rafraîchir, les plus beaux " spots " sont : le lac d'Annecy (74), le lac du Bourget et le lac d'Aiguebelette (73) et le lac de Serre-Ponçon (05 et 04). De nombreux petits lacs de montagne sont interdits à la baignade pour protéger l'écosystème. Il est possible, mais dangereux, de se baigner dans des torrents. Il est conseillé d'être accompagné d'un guide pour découvrir ces sites.

Spéléologie

Sous leurs hauteurs, les Alpes forment un gruyère fascinant pour les spéléologues qui s'engouffrent dans ces grandes cavernes souterraines. Plusieurs sites sont à privilégier pour une pratique qui doit être absolument encadrée par des professionnels. Les sites " records " avec les plus grands gouffres du monde à Samoëns en Haute-Savoie. Des sites plus accessibles, mais toujours dangereux, se trouvent dans le Vercors ou dans le Dévoluy (38).

Parcours dans les arbres

Depuis quelques années, les parcours dans les arbres se multiplient à travers l'épaisse forêt alpine. Combinaison d'escalade et d'équilibre pour passer d'arbre en arbre par des ateliers, les parcours dans les arbres sont adaptés à toute la famille, à partir de 3 ans. De très nombreuses stations alpines ont installé de tels parcours pour élargir leur offre estivale.

Alpinisme, escalade et via-ferrata

Les Alpes, berceau de l'alpinisme. Que l'on fasse remonter l'alpinisme à l'ascension héroïque du mont Aiguille avant 1500 par les soldats du roi ou que l'on soit plus prudent pour dire que l'alpinisme est né avec l'ascension du mont Blanc par Balmat et Paccard quelque 300 ans plus tard, il n'en demeure pas moins que l'alpinisme, discipline sportive qui sert l'homme dans son désir de gravir des sommets, est bien né dans les Alpes. C'est au XIXe siècle qu'elle connut un essor considérable quand l'homme affronta des sommets de plus en plus difficiles à gravir. Sans doute la plus grande étape sur la route des sommets fut-elle franchie quand le Cervin - en Suisse -, pourtant réputé inaccessible, fut gravi par Edward Whymper en 1865. Dès lors, il sembla que plus rien ne pouvait arrêter l'homme en route pour les 8 000 m de l'Himalaya qui furent atteints dans la seconde moitié du XXe siècle. Cette discipline autrefois réservée à des spécialistes bien entraînés s'est fortement démocratisée ces dernières années. Attention, n'oubliez jamais que la montagne est dangereuse et si gravir le mont Blanc est aujourd'hui à la portée du plus grand nombre, il ne faut pas négliger la sécurité et ne pas se surestimer avant de partir faire une course. Le meilleur moyen de se protéger et de profiter de la montagne, c'est encore de faire appel à des spécialistes qui la pratiquent toute l'année. N'hésitez jamais à contacter le bureau des guides de votre station avant de partir pour une aventure dont vous ne maîtrisez pas tous les paramètres.

L'escalade. Les sites d'escalade sont très nombreux à travers les Alpes, mais pas toujours à la portée du premier venu ! Certaines parois sont raides et les corniches à franchir ne manquent pas. Mais l'escalade se contente de superbes falaises que l'on ne trouve pas forcément dans les Alpes du Nord réputées à bien d'autres titres. Les grimpeurs aiment encore le Vercors - et notamment les nombreuses voies de Presles connues à travers la France - et ses roches particulières, mais encore les sites célèbres du Verdon avec ses parois verticales sur les traces du plus célèbre des grimpeurs, Patrick Edlinger. Les offices de tourisme et les bureaux des guides proposent en saison des initiations ou des confirmations pour tous ceux qui veulent se mesurer à la roche.

Les via ferrata. La via ferrata connaît aujourd'hui un grand succès auprès de toute la famille. Cette pratique d'origine italienne demeure la liaison, le trait d'union entre la randonnée et l'escalade : c'est le passage en toute sécurité entre une certaine horizontalité et la verticalité. La via ferrata est le chemin par lequel vous pourrez aisément connaître les premiers émois que peut vous procurer le vide, c'est aussi l'occasion d'utiliser aussi bien ses jambes que ses bras pour franchir une paroi sans avoir à maîtriser une technique dont l'apprentissage mérite quelques années de pratique. Des câbles, des échelons, les voies sont équipées pour vous faciliter la tâche afin de franchir chaque obstacle dans les conditions de sécurité optimum mais avec des sensations maximales. Mais la via ferrata c'est aussi un fantastique terrain de jeux et d'émotions : ponts de singe, passerelles himalayennes, surplombs, ressauts, dévers, tous les paramètres de la montagne se retrouvent dans ce terrain d'aventure ouvert aux petits et aux grands. Il n'est pas nécessaire d'avoir un niveau technique de haute montagne car le principe des échelons et des câbles fixés dans le rocher permet de faire l'ascension de hautes parois. En revanche, il est impératif d'être bien équipé - ne partez pas sans un casque -, et de ne pas craindre d'affronter le vide ! Chaque année de nouvelles voies naissent partout à travers les Alpes. N'hésitez pas à vous renseigner auprès des bureaux des guides et d'accompagnateurs, ils sont souvent à l'origine de leur aménagement.

Golf

Depuis quelques années, le golf conquiert les espaces encore vierges des Alpes. Paysages splendides, herbe verdoyante pendant la moitié de l'année (du moins pour les golfs d'alitude), pièces d'eau naturelles, reliefs escarpés, le golf s'inscrit magnifiquement dans la nature des Alpes. De nombreuses stations de sports d'hiver développent cette activité en complément estival pour faire revenir vers elles la clientèle des sports d'hiver. On compte (nous n'avons retenu que les golfs situés dans la zone géographique couverte par notre guide) : 12 golfs en Haute-Savoie, 6 golfs en Savoie, 7 golfs en Isère, 2 golfs dans les Hautes-Alpes.

Chasse, pêche et nature

La chasse, bien plus que la pêche qui se pratique dans les torrents de montagne et les lacs, a constitué une activité vitale pour l'homme qui est venu dans les grandes forêts alpines en quête de petit et de grand gibier. C'est ainsi que l'homme est monté dans le Vercors en chasse de nouvelles proies dans d'immenses forêts. Ces forêts qui sont devenus parfois des réserves de chasse, comme le Mercantour qui fut Réserve Royale de chasse du roi Victor Emmanuel pour préserver une faune de plus en plus menacée. Puis, devant les avancées de l'homme sur le territoire, la raréfaction du gibier et la quasi disparition de certaines espèces comme le bouquetin, ces territoires ont été classés Réserves naturelles. Dans ces espaces, la chasse est prohibée, sauf pour contrôler certaines populations.

La nature est foisonnante dans les Alpes qui restent encore un territoire où le terme " sauvage " n'est pas galvaudé. Si le nord des Alpes est plus urbanisé que les Alpes du Sud, toutes nos montagnes offrent encore des coins de " ciel noir ", sans pollution lumineuse pour observer les étoiles.

Chasse

Comme partout en France, la chasse est réglementée dans les Alpes. Elle l'est d'autant plus qu'une grande partie du territoire sauvage est classé en parc et réserve naturelle où la chasse n'est autorisée que pour contrôler certaines populations. Il faut savoir qu'il est interdit de chasser en temps de neige, ce qui limite le nombre de jours d'ouverture de la chasse dans nos régions alpines.

Le grand gibier présente quelques caractéristiques avec le chamois, le chevreuil, la sanglier et le mouflon, sans oublier le cerf élaphe. Le petit gibier alpin comprend le tétras-lyre, la perdrix bartavelle, le lièvre variable, la gelinotte des bois, la marmotte ou le lagopède alpin. Non loin des grands lacs de montagne, le gibier d'eau est présent avec le canard colvert, la sarcelle, la nette rousse ou la foulque macroule.

Pêche

Tout pêcheur qui se respecte vient au moins une fois dans sa vie de pêcher à la mouche dans une rivière alpine ! Les Alpes, pays de montagnes, sont parcourues par une eau torrentielle d'une pureté incomparable propice à la pêche à la truite. Dans des sites exceptionnels, qui ne sont pas sans nous faire penser au célèbre film Et au milieu coule une rivière, on s'adonne à son sport favori. Autre pêche, celle des lacs et des étangs où la faune aquatique profite de conditions optimales pour se développer. C'est là que l'on pêche les fameux ombles-chevaliers, féras ou perches. Pour découvrir les plus beaux sites de pêche des Alpes, comme ces lacs de montagne au coeur des Parcs naturels, Futé recommande d'être accompagné d'un moniteur guide.

Ornithologie

La faune avicole des Alpes est remarquable à bien des égards. Différentes selon les étages, elle offre une grande variété aux observateurs. Pour mieux la comprendre et la découvrir, Futé vous conseille de contacter la Ligue de Protection des Oiseaux qui organise très régulièrement des sorties sur les plus beaux sites.

Des plus fréquents - merle noir, pinson des arbres, corneille noire, rouge-gorge, mésange charbonnière... - aux plus rares - vautour, aigle royal, lagopède alpin, hibou grand-duc, chouette chevêche, perdrix..., ce sont plus d'une centaine d'espèces que l'on peut observer dans nos massifs. Pour mieux les identifier, on fera appel à un guide spécialisé, comme un accompagnateur en montagne.

Astronomie

Il ne reste plus beaucoup de zone noire en France, de lieux sans aucune pollution lumineuse pour observer les étoiles. Les Alpes du Nord sont trop urbanisées pour se prêter à la pratique de l'astronomie. En revanche, les Alpes du Sud offrent un territoire vierge de grandes villes et moins de stations sont accrochées aux flancs de ses montagnes. Les Hautes-Alpes sont un département où les astronomes peuvent scruter le ciel sur de nombreux sites : au planétarium observatoire de Briançon-Les Ecrins à Saint-Martin-de-Queyrières, à l'Observatoire astronomique du Mas des Grès à Moydans, à l'observatoire du pic de Château-Renard à Saint-Véran ou à l'observatoire astronomique de Haute-Corréo. Assurément, les Hautes-Alpes sont un eldorado pour les astronomes.

Dans les airs

Dans les Alpes, il est souvent nécessaire de lever les yeux pour admirer le spectacle vers les sommets ou vers le ciel. En toute saison, des dizaines, des centaines de points multicolores se découpent sur l'azur alpin. Le parapente est né dans les Alpes et sa pratique se répand un peu plus chaque année.

Baptêmes de l’air

Des baptêmes de l'air sont possibles depuis de nombreux sites des Alpes. Pour se renseigner, direction les quelques aérodromes des stations alpines (Annecy, Sallanches, Megève, Méribel, Courchevel, Albertville, l'Alpe d'Huez, Gap-Tallard, Mont-Dauphin, Barcelonnette...) pour décoller depuis les sommets. Des baptêmes de l'air qui peuvent se faire sur différents appareils, des hélicoptères aux petits avions. Pour information, un baptême de l'air de 20 min depuis l'aérodrome de Méribel ou Courchevel coûte environ 50 € par personne.

Montgolfière

Si les frères Montgolfier ne virent les Alpes que de loin, depuis Annonay en Ardèche et depuis Lyon, il ne faudrait pas manquer de survoler les montagnes enneigées depuis un aérostat - nom un peu savant du ballon. Des stations savoyardes organisent chaque année un rassemblement toujours impressionnant de ballons et vous pourrez vous initier à la conduite de ces engins en admirant la montagne d'un point de vue unique sur le mont Blanc. Parmi les principales bases d'envol, on compte Praz-sur-Arly où se déroule chaque année une fête dédiée aux montgolfières.

Parapente – deltaplane

Parapente. Le parapente - voile rectangulaire, pilote en position assise -, né il y a quelques années en Haute-Savoie sur les pentes de Mieussy, est très implanté dans les pays de Savoie, et l'on y trouve un bon nombre de sites où vous pourrez facilement connaître les frissons de plaisir que vous procurent les premières envolées. Une aérologie très favorable à la pratique de cette activité ainsi qu'un relief tout à fait approprié font des pays de Savoie une région leader en ce domaine et c'est aussi pour cela que vous pourrez trouver un grand nombre d'écoles qui sauront agréablement vous faire partager cette passion. Autre lieu mythique, Saint-Hilaire-du-Touvet où se déroule la célèbre Coupe Icare, au-dessus de la vallée du Grésivaudan. Bien sûr, les autres stations ne sont pas restées à regarder voler ces ailes sans agir et les stations des Alpes du Sud organisent de nombreuses compétitions.

Deltaplane. Le deltaplane - voile triangulaire, pilote en position couchée -, lui, est arrivé en France et plus particulièrement en Rhône-Alpes dans les années soixante-dix. Il a subi une sévère concurrence du parapente, mais a su conserver ses adeptes par un développement technique de tout premier ordre, lui apportant un très haut niveau de sécurité et de performance. Certes, les écoles sont plus rares, mais certaines ont su innover dans le domaine pédagogique en se dotant d'un " banabana " où le pilote et son engin sont reliés à la terre par un câble, ce qui permet au moniteur de toujours rester en contact physique avec son élève.

Vol à voile. Plusieurs grands sites dédiés à l'aviation légère dans les Alpes. Le premier au sud, dans les Alpes-de-Haute-Provence à Château-Arnoux n'est rien moins que le Centre national de vol à voile. Le deuxième, dans les Hautes-Alpes à Tallard permet la pratique de tous les engins volants qui veulent jouer avec le vent et le troisième, au nord, en Savoie, offre un site d'exception pour les planeurs. Mais les Alpes sont un immense terrain de jeu où tous les amateurs de vol se retrouvent non seulement pour bénéficier de conditions aérologiques exceptionnelles, mais encore de paysages sublimes.

Chute-libre

Quelques clubs proposent de pratiquer le parachutisme au-dessus des Alpes. Alors, si vous voulez voler quelques minutes dans l'air des grands sommets avant d'ouvrir votre voile, rendez-vous dans les Hautes-Alpes à l'aérodrome de Gap-Tallard pour sauter en toute sécurité avec les meilleurs parachutistes du monde. Autre lieu pour sauter en tandem du côté de Chambéry, avec un autre champion du monde (Franck Bernachot) et Aquasky. Tous les renseignements sur le site Internet www.parachute-chambery-grenoble.fr. Pour un saut en tandem, comptez 250 €.

Saut à l’élastique

Le saut à l'élastique ou Benji est le sport à sensation ultime qui se pratique en sautant d'un pont, d'une falaise ou d'un téléphérique. Les pionniers de cette discipline en France sont toujours au pont de Ponsonnas et au pont du Sautet en Isère. A Saint-Jean-de-Sixt, en Haute-Savoie, on peut sauter de manière unique depuis un tremplin dans le vide ! Dans le Briançonnais (05), on peut sauter du pont d'Asfeld et aux Deux-Alpes (38), on saute de 140 m depuis un téléphérique. A vous de faire le grand saut !

Sports d’hiver
Ski

Un rappel historique nous semble nécessaire, pour relativiser les évolutions récentes de nos sports d'hiver. Tout d'abord pour signaler que la pratique du ski est née dans les pays scandinaves où l'on se déplaçait déjà à l'aide de planches de bois il y a presque 10 000 ans ! Mais les Norvégiens, dont le plat pays n'a pas favorisé l'essor d'autres formes de ski, ont surtout utilisé les planches pour chasser, puis en ont fait un sport national sous la forme connue aujourd'hui du ski de fond. C'est dans les années 1890 que naquit vraiment le ski dit alpin d'abord en Autriche, puis en France au début du siècle grâce à Henri Duhamel qui avait acheté une paire de skis suédois à l'Exposition universelle de 1896 et les avait ramenés chez lui à Grenoble. Ce n'est qu'en 1936, aux Jeux Olympiques de Garmisch Partenkirchen que le ski alpin s'impose comme la star de nos montagnes. Tout au long du XXe siècle, le ski alpin connaîtra bien des évolutions jusqu'aux nouvelles glisses qui font aujourd'hui fureur dans nos stations. Il garde toujours la vedette et représente environ 80 % de la pratique des séjours à la montagne !

Glisses traditionnelles. Le ski alpinisme ou de randonnée, dont le grand domaine est historiquement celui du hors-pistes, de la neige vierge. Avec guide ou sans guide professionnel - mais alors avec des montagnards très compétents -, ce ski physiquement intense se pratique un peu partout dans les Alpes, le plus souvent au printemps : on monte skis sur le sac ou l'épaule, sur une pente sud plutôt en perte de neige, ensuite sur les derniers cristaux - grâce alors aux fameuses peaux de phoque anti-recul et artificielles - on descend sur la neige toujours immaculée et abondante d'une pente nord. Les compétitions sont rares, la plus suivie s'appelant au-dessus de Beaufort " la Pierra Menta ". Cependant, même côté tourisme, pour double cause de constitution de groupes homogènes et de respect des règles de sécurité, les pratiquants réels et réguliers ne dépassent probablement pas quelques dizaines de milliers de skieurs, très amoureux de la pleine nature blanche.

Pour rester sur les seules descentes et pour en terminer aussi avec la neige vierge, on doit citer le " ski extrême ". Jusqu'à sauter crevasses et barres rocheuses, on ne trouve plus guère que quelques centaines de skieurs professionnels, que nous remercions au moins pour de fulgurantes images de cinéma ou de télévision !

Le free style. C'est la dernière variante alpine importante, et appellation officielle du ski artistique ou acrobatique. Cette discipline, longtemps réservée à une élite de skieurs, semble enfin s'affirmer, grâce au moins à deux facteurs : d'une part l'impact de la télévision, qui lors des J.O. nous présente désormais régulièrement les deux épreuves reines de la discipline. Il s'agit des bosses les plus frénétiques - merci au passage à Edgar Grospiron - et de sauts sur des petits tremplins. D'autre part, le fait que nombre de snowparks créés d'abord pour les snowboarders se trouvent également ouverts aux utilisateurs de skis alpins de toutes catégories.

Snowboard. C'est vers 1995 que l'époque du surf débute, assez discrètement d'ailleurs. Nombre de pros se rappellent en effet alors le quasi-décès d'une autre variante dite de rénovation du ski alpin " à deux planches ", celle du monoski. Ce sont les hivernants de 15 à 25 ans qui sont les plus fervents. Pourquoi ? A la fois sans doute pour pratiquer autrement la neige que leurs aînés et d'une façon plus adaptée à la multiplication des figures acrobatiques. La souplesse au moins relative des chaussures ou fixations peut rapprocher de la danse. Alors, combien seront-ils les anciens ou nouveaux snow-boarders à fréquenter nos pentes ? Même si l'on n'a déjà noté que bambins et seniors commencent à s'y mettre, les données quantitatives divergent encore beaucoup, mais une estimation donne environ 10 % de la pratique sports d'hiver... Et puis, peu importe, du moment que l'on éprouve d'autres sensations qu'avec deux skis ! Nous voici donc à l'ère du snowboard qui se déclinera aux JO sur les épreuves de half-pipe, slalom géant parallèle et boarder cross.

Snowpark. Il s'agit d'une zone sécurisée et fermée, bénéficiant d'un petit télésiège - plus reposant qu'un téléski. Elle est parsemée d'obstacles progressifs, qui permettent de répéter sauts ou figures diverses, des moins aux plus acrobatiques.

Les skieurs classiques sont parfois admis. Mais la mixité règne surtout sur les pistes classiques du voisinage... Notons d'ailleurs que la seconde épreuve olympique de la discipline, le slalom parallèle à deux descendeurs, se déroule sur une piste seulement hérissée de multiples portes et drapeaux, mais pas de tremplins de saut. Cependant, les meilleurs snow-boarders en veulent depuis peu encore plus : ils réclament des tremplins plus grands que ceux du free-ride, pour exécuter ce qu'ils nomment du " big air ". Et des pistes réservées, à obstacles importants, où ils peuvent descendre regroupés, pour cette sorte de moto-cross sur neige déjà nommé " boardercross ".

Ski de fond

Vers 1975, le ski de fond ou nordique commence à conquérir nos pentes alpines les plus douces. Alors que sa Mecque va se situer dans le Vercors - où vit le champion du monde Raphaël Poirée - à Autrans et que son massif de choix reste le Jura, presque toutes les stations des Alpes commencent à s'équiper d'un minimum de pistes, avec les traces bien parallèles que réclame la technique dite alternative. Sur les 10 000 km de pistes linéaires qu'offre la France, les Alpes n'en comptent pas moins de 3 200 et proposent la plus grande surface adaptée à ce sport. Cette discipline semble maintenant stabilisée à environ 2 millions de pratiquants de tous les âges. L'explication majeure de ce palier, c'est que davantage d'hivernants répugnent à acheter une vignette de quasi-péage de plus en plus dispendieuse et détestent le style un peu trop " gros bras " de certains contrôleurs ! Par parenthèse, nous avons été les seuls au monde à ne pas réussir à faire payer les prestations spécifiquement offertes - balisage, damage, sécurité, etc. - par autre chose que des redevances, de la journée à la saison... Mais renseignez-vous bien sur place : il arrive que davantage de stations se mettent désormais à offrir au moins une boucle " sans vignette ", en tant que service rendu parmi beaucoup d'autres à ses hivernants, mais qu'elles ne le disent pas trop, par gentillesse par rapport à des concurrents que ces recettes font plus ou moins vivre. Quoi qu'il en soit, pratiquer peu ou prou ce fond gratuit ou payant, c'est beaucoup mieux que de la gymnastique en salle, surtout si l'on essaye peu à peu de moins marcher et de plus glisser dans les traces.

Autre discipline qui revient tous les quatre ans en vedette lors des bons résultats des Français aux Jeux olympiques : le biathlon, qui se pratique sur des stades. Un stade de biathlon ultraperformant se trouve dans la station alpine du Grand-Bornand, un autre dans la station de la Féclaz, un autre fonctionnant hiver comme été se trouve à Bessans en haute Maurienne.

Télémark

Le télémark est une variante alpine, reprenant le nom d'une province de Norvège et l'un des berceaux du ski. Diffusion encore limitée de cette spécialité, malgré son aspect rétro et curieusement ludique : on descend avec des talons libres, en multipliant pour tourner de drôles de génuflexions.

Randonnées en raquette

Plutôt marche que glisse ? La raquette à neige est sans doute le plus ancien moyen de déplacement (bien avant le ski) sur la neige. Délaissée au profit des planches, elle fait son grand retour. En hiver, la randonnée raquette s'est imposée dans toutes les stations des Alpes. Des balcons du Léman à Colmars, les randonneurs peuvent (presque) librement arpenter les montagnes en marchant aisément sur les couches neigeuses les plus épaisses. Presque librement, car les randonneurs ne sont pas les bienvenus - et on le comprend pour des raisons de sécurité - sur les pistes. Ce qui peut restreindre le champ de promenade, en regardant davantage du côté des pistes de ski nordique et des sentiers spécialement adaptés à la pratique de la raquette.

Balades en traîneau

Quand on lit " traîneau dans les Alpes ", on pense aux traîneaux à chevaux que l'on croise encore du côté de Megève pour remonter jusqu'à son chalet. Mais on pense avant tout aux chiens de traîneau qui donnent à nos Alpes des allures de Grand Nord. De très nombreuses stations alpines proposent des balades avec des chiens de traîneau, mais les plus belles se font dans les vallées les plus reculées, là où la nature a préservé tous ses droits. Avec un musher, on part à l'aventure pour une demi-journée, une journée ou un raid beaucoup plus long du côté de Chamonix, des Carroz, de Combloux, au Grand Revard, aux Saisies, dans la superbe vallée de la Clarée du côté de Serre-Chevalier, dans la vallée de l'Ubaye... Impossible de résister à cette pratique écologique et aux boules de poils qui nous accompagnent. Pour les plus aventureux, la Grande Odyssée au mois de janvier permet de traverser Savoie et Haute-Savoie en compagnie des plus grands mushers.

Patin à glace

Si les Alpes comptent parmi les plus grandes patinoires de France (dont la plus grande à Grenoble avec Polesud) et les plus grands clubs de hockey (Gap, Grenoble, Briançon, Chamonix et Morzine-Avoriaz), les stations abritent de nombreuses patinoires naturelles en saison hivernale. Bien sûr, c'est avec une extrême prudence que l'on ira patiner sur les lacs gelés, mais quel régal de glisser sur les eaux figées du lac de Tignes par exemple.

Sports à sensation

Si l'on excepte les nombreuses bases de loisirs où vous pourrez sortir en famille pour profiter des joies d'une eau pure et fraîche, de lac en torrent, les Alpes sont un immense terrain de jeux aquatiques où l'on distinguera au moins deux catégories. Les sports dits d'eaux vives, en nette progression ces dernières années, et les sports que l'on dira d'eaux tranquilles - même si certains lacs sont bien agités...

Sports nautiques

Voile. Si l'on pense neige et ski quand on évoque les Alpes, il ne faut pas méconnaître toutes les possibilités de pratiquer la voile, sport qui n'est pas réservé aux bords de mer. On aurait également tort de penser que les grands lacs des Alpes, comme les lacs de montagne, n'offrent aucun intérêt à naviguer. Déjà le cadre est majestueux, mais en plus les nombreux courants, les vents surprenants et les conditions de navigation qui peuvent changer très rapidement donnent un intérêt particulier à faire de la voile dans les Alpes. Les lacs les plus renommés pour hisser la voile sont bien sûr ceux du Bourget, qui possède la particularité d'abriter la seule station nautique hors littoral - voir ci-après -, d'Annecy, où l'on aime régater du petit au grand lac, et le Léman, où l'on franchit la frontière entre Suisse et France en évitant les terribles tempêtes du lac. Mais la plus grande des écoles de voile se trouve sur le lac artificiel de Serre-Ponçon à Embrun.

A noter que sur ces lacs, on pratique également le bateau à moteur, le ski nautique, la planche à voile et la natation - ces lacs abritent souvent des compétitions de bi ou triathlon, voire des traversées à la nage populaires comme à Annecy chaque 15 août. On signale qu'Aix-les-Bains en Savoie est une véritable station de plaisance affiliée à la Fédération Française de Voile - comme de nombreuses stations littorales, mais elle reste la seule loin des côtes - et garantit de nombreuses activités et services - école de voile, station nautique, compétitions ou handi-voile - aux plaisanciers.

Sports d'eaux-vives

Canyoning. Le canyoning est une discipline très physique avec des rappels dans les cascades, des sauts dans les vasques, la brasse dans les eaux bouillonnantes. Une activité tonique qui permet d'appréhender la montagne différemment. Accessible à tous, à condition d'aimer l'eau et de savoir nager, l'activité consiste à descendre un cours d'eau dans son intégralité dans sa partie la plus verticale. Aujourd'hui, seuls les professionnels de la montagne agréés pour le canyoning sont habilités pour vous encadrer, ne partez pas sans vous assurer !

Hydrospeed. Entre natation et canyoning, l'hydrospeed permet de partir sur les eaux vives des torrents de montagne, protégé d'une véritable carapace pour se préserver aussi bien des rochers que de la température d'une eau qui dépasse rarement les 10 °C.

Rafting. Les Alpes sont le terrain de prédilection pour pratiquer ce sport remuant qui ne requiert pourtant aucune qualité physique particulière. Depuis le " hot dog " à deux places qui vous rappellera le bateau gonflable de votre enfance aux gros pneumatiques où l'on embarque à huit personnes, il va falloir tout de même pagayer pour éviter les obstacles naturels en travers de votre descente dans l'écume. Le classement des rivières s'échelonne de 1 à 4, sachant que ce dernier niveau n'est accessible qu'à une élite bien entraînée. Les plus beaux sites se trouvent sur l'Isère - Bourg-Saint-Maurice dispose d'une Base internationale d'eaux vives réputée où l'on pratique intensément le rafting et l'hydrospeed -, sur la Guisane dans la vallée de Serre-Chevalier, sur le Vénéon, sur le Giffre à Samoëns, sur le Chéran dans les Bauges ou sur le Rabioux non loin de la Durance et bien sûr le Verdon qui accueille toutes les disciplines d'eaux vives.

Bien-être et remise en forme

Depuis l'Antiquité, les eaux sulfurisés des Alpes apportent leurs bienfaits aux curistes. Après un fort développement des stations thermales, on voit apparaître dans les Alpes une nouvelle génération de lieux dédiés au bien-être global. Des spas souvent luxueux qui complètent l'offre thermale pour le plus grand plaisir des citadins stressés, désireux de se reposer dans le calme des montagnes.

Thermalisme

Les Alpes ne manquent pas d'eau et, en raison des grands mouvements tectoniques, de nombreuses sources jaillissent dans les Alpes. Sources chaudes, riches en particules, elles permettent de traiter les rhumatismes, les maladies rénales et digestives, les maladies de peau ou encore l'obésité. Depuis plus d'un siècle, les Alpes - et notamment les Alpes du Nord - possèdent des villes d'eaux - qui étaient déjà connues pour certaines sous l'Antiquité - où se sont aménagés des thermes pour accueillir les nombreux curistes venus du monde entier pour se soigner ou pour admirer l'architecture XIXe qui plante un décor idyllique.

Aix-les-Bains. Cette station thermale historique, la deuxième de France après Vichy, a opéré une véritable cure de jouvence avec comme objectif de devenir la première station française pour le ressourcement. Bien sûr, les thermes d'état Pellegrini et Chevalley accueillent toujours les curistes venus soignés leurs rhumatismes, mais des installations modernes - les thermes Chevalley, joyau d'architecture moderne, ont été inaugurés en 2000 et permettent de profiter de soins de grande qualité - et une volonté d'aller toujours de l'avant font d'Aix-les-Bains une station thermale jeune et dynamique. Les thermes de Marlioz, dans un cadre splendide de verdure, sont spécialisés dans les soins ORL, mais offrent également des séjours bien-être qui sont tout à fait dans l'esprit nouveau qui souffle sur la station : régénération, détente et énergie. Aix a tourné une page de son histoire et tout en conservant son savoir-faire thermal la ville s'oriente vers des cures d'un autre genre où la remise en forme, en beauté et en santé est proposée aux citadins stressés.

Allevard-les-Bains. Les vertus de la source sulfureuse d'Allevard, reconnues depuis 1836, ne sont plus à démontrer. L'eau de cette source apaise les douleurs de l'âge - rhumatologie -, les traumatismes, et traite efficacement les troubles respiratoires - affections ORL, trachéo-bronchites.

De la cure médicale à la simple remise en forme, avec un nouvel axe sur l'amincissement, l'effet ne peut être que bénéfique. Loin du stress et de la pollution, l'eau, l'air et la nature sont des sources de bien-être.

Berthemont-les-Bains. Une des rares stations thermales se situant dans les Alpes du Sud, précisément dans les Alpes-Maritimes. A 1 000 m d'altitude, on y soigne grâce à une eau sulfurée, riche en sodium, les maladies rhumatismales et celles des voies respiratoires dans un cadre à découvrir à seulement 60 km des plages de Nice !

Brides-les-Bains. Brides-les-Bains rime avec " on est bien " ! En tout cas, cette petite station thermale qui a eu la bonne idée d'implanter un casino sur ses terres, jouit d'une bonne réputation auprès de celles et ceux qui ont des kilos en trop. En effet, l'eau de Brides-les-Bains est anorexigène, c'est-à-dire qu'elle coupe l'appétit ! Et ça fonctionne... Petit Futé l'a testée pour vous.

Challes-les-Eaux. Etonnante station thermale qui a le bon goût de se situer juste à la sortie de Chambéry, à proximité donc de la capitale de Savoie et à un jet de pierre du massif des Bauges. Avec son eau fortement chargée en soufre, cette station soigne particulièrement les problèmes respiratoires dont souffrent de nombreux enfants.

Cette station orientée vers les familles, a choisi de privilégier l'accueil des enfants en mettant en place des maisons où l'on assure un suivi scolaire le temps de la cure.

Evian. Evian attire une clientèle luxueuse importante qui vient pour le casino et pour le golf, mais surtout pour les cures thermales qui apportent surtout le bien-être dans une ambiance très confortable. Les cures " Sécurité Sociale " sont ici très minoritaires. L'élégant établissement, tout proche du lac, propose une très large gamme de soins " pour la forme ". La formule maman-bébé a toujours autant de succès, alors que certains viennent faire soigner leurs rhumatismes.

Thonon-les-Bains. Thonon-les-Bains, sur les bords du lac Léman, jouit d'un climat qui favorise la détente et l'apaisement. Ses eaux riches en bicarbonate et magnésium sont aussi réputées pour les maladies de l'appareil digestif et de l'appareil urinaire.

Saint-Germain-le-Fayet. Au pied du mont Blanc, cette petite station thermale est surtout connue des allergiques qui viennent y fuir les acariens et soigner leurs bronches.

Autre forme d'allergie que l'on soigne ici, les maladies dermatologiques grâce à une eau minéralisée et naturellement chaude.

La Léchère-les-Bains. De Léchère à légère, il n'y a qu'un pas pour les jambes lourdes qui viennent dans cette station de la Combe de Savoie - le long de l'Isère - en cure pendant trois semaines. Troubles veineux, rhumatismes sont soulagés par une eau thermale qui jaillit puissamment à plus de soixante degrés. Bien sûr, on préférera marcher tranquillement dans un couloir où l'eau nous pénètre lentement, mais un massage au jet ne peut pas faire de mal à nos jambes de citadins.

La Léchère propose également des séjours courts d'un week-end pour se remettre en jambes et une ligne de produits de soin contre la fatigue des jambes et les rougeurs du visage.

Uriage-les-Bains. Passage obligé sur la route de Chamrousse, Uriage-les-Bains est, comme son nom l'indique, une station thermale. Mais une station unique au monde, puisque l'on y trouve une eau dont la concentration moléculaire est très proche de celle du sérum sanguin de l'être humain. On soigne donc surtout les infections dermatologiques, mais encore les voies respiratoires et les rhumatismes.

Balnéothérapie – SPA

Depuis de nombreuses années, les spas - qui sont devenus bien plus que des simples " bains bouillonnants " - se multiplient dans les Alpes, comme un gage de bien-être et de qualité de prestations pour les hôtels haut de gamme. Difficile d'opter pour un hôtel sans bain bouillonnant, une résidence sans piscine couverte chauffée ou une station sans centre aquasportif ! Le Petit Futé a sélectionné pour vous une soixantaine de destinations alpines à même de répondre à cet engouement pour la formule magique " Ski & Spa " ou "Soleil & Spa" en été. Du séjour tout compris " low cost " à la carte des plus prestigieux palaces des neiges, vous trouverez dans ce guide toutes les bonnes adresses pour vous faire plaisir à la neige.

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