Située à 66 km de Wakayama, la crête des huit sommets qui entoure le mont Kōya (958 m) est le lieu où se sont établis les monastères du Kōya-san. Kōya est le nom de la localité située au coeur des montagnes à une altitude de 900 m qui a fêté en 2015 son 1 200e anniversaire. Le plateau, couvert de forêts de cèdres, de pins et de cyprès, abrite l'ensemble des bâtiments qui forment le monastère. C'est le prêtre Kūkai (774-835) qui décida de construire le premier monastère de Kongōbu-ji en 816. Son successeur, Shinnen continua l'oeuvre en multipliant les bâtiments. Ces édifices allèrent jusqu'à accueillir cent mille personnes.
Dès la construction du premier monastère (le Kongōbu-ji) par Kūkai, Kōya-san devint le centre de la secte Shingon-Shū, adepte du bouddhisme ésotérique. Le centre acquit rapidement une grande notoriété grâce à la protection des empereurs et l'appui des daimyō. Un premier incendie ravagea les édifices en 994 mais ils furent restaurés par Myōsan (1021-1106).
Kōya-san devint le centre des hijiris d'Amida qui s'y établirent sous la protection de Kyōkai (1001-1093). Les hijiris étaient des moines itinérants dont la mission était de recueillir de l'argent pour la construction ou la rénovation des temples (Hijiri signifie " Saint " en japonais).
Ils offraient des amulettes et des talismans, racontaient les légendes de leurs sectes et recevaient de l'argent en contrepartie. Les membres de la communauté religieuse étaient divisés en trois groupes : le clergé (gakuryō), les prêtres laïcs (gyōnin) et les serviteurs de la secte de la terre pure (hijiri).
Par la suite, les nobles et les samouraïs prirent l'habitude de faire inhumer leurs cendres dans le monastère. La vie monastique des hijiris ou des simples moines ne les empêchait pas de mener des expéditions punitives contre les sectes rivales comme celles de Tendai. Le monastère dut se soumettre aux dictatures de Nobunaga Oda et de Hideyoshi Toyotomi, qui massacrèrent quelques milliers de religieux.
Les femmes étaient strictement interdites et ce n'est qu'en 1872 qu'on leur permit l'accès à Kōya-san. Au XVIIe siècle, les Tokugawa essayèrent de démanteler le pouvoir des prêtres gestionnaires de tant de terres.
Les temples furent détruits ou brûlés. Pendant la période Edo, les gouvernements mirent l'accent sur le culte du Shintō afin de consolider un nationalisme unitaire. À présent, Kōya-san comprend une université religieuse où se regroupent des chercheurs, travaillant sur les textes sacrés.

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