Guide d'Anvers : Politique et économie

Politique

La Belgique est une monarchie constitutionnelle et parlementaire. Cependant, depuis le 3 février 1994, la Belgique est devenue un Etat fédéral, où Etat central, communautés et régions ont chacune leurs compétences propres. Le souverain régnant est le roi Philippe, époux de la reine Mathilde. Le pouvoir législatif appartient au roi et au Parlement qui édicte des lois. Le pouvoir exécutif appartient au roi, c'est-à-dire au gouvernement fédéral, présidé par le Premier ministre, car aucun acte du roi n'est suivi d'effet sans la signature d'un ministre. Le pouvoir judiciaire incombe aux cours et aux tribunaux. Le système parlementaire est bicaméral : Chambre des députés et Sénat. Le vote est obligatoire et les sièges des différents parlements sont désignés à la proportionnelle intégrale. Chacune des 10 provinces de Belgique possède sa propre administration dont l'organe représentatif et décisionnel, le Conseil provincial, est élu au suffrage universel par les habitants de la province pour six ans.

Sa Majesté le Roi des Belges

Fils aîné du roi Albert II et de la reine Paola, le prince Philippe est né le 15 avril 1960. Il est, depuis le 21 juillet 2013, le nouveau roi de Belgique. Après une formation militaire, il poursuit des études à l'université de Stanford en Californie où il obtient un Master en sciences politiques, devenant ainsi le premier membre de la famille royale belge à détenir un diplôme universitaire. Longtemps resté célibataire, en 1999, il épouse Mathilde d'Udekem d'Acoz, une jeune orthophoniste. Son enthousiasme communicatif, son bilinguisme, sa simplicité et son goût l'ont rendue sympathique à tous, royalistes ou non. Mathilde a mis au monde, le 25 octobre 2001, la princesse Elisabeth, suivie le 20 août 2003 du prince Gabriel, le 4 octobre 2005 du prince Emmanuel et de la princesse Éléonore, née le 16 avril 2008. Le roi Philippe n'est cependant pas apprécié de tous : il est souvent critiqué par une certaine élite politico-médiatique flamande qui le considère comme une sorte de Gaston Lagaffe, maladroit, gauche et emprunté. Quoi qu'ils en pensent, Philippe reste Sa Majesté le Roi des Belges.

Structure étatique

La Flandre est une des trois régions belges. Elle constitue, avec la Wallonie et Bruxelles, le royaume de Belgique. C'est le 3 février 1994, que la Belgique est devenue un état fédéral, où état central, communautés et régions ont chacun leurs compétences propres. Le souverain régnant est le roi Albert II, époux de la reine Paola. Le pouvoir législatif est exercé conjointement par le roi et par le Parlement. Le pouvoir exécutif appartient au roi, et est exercé en son nom par le gouvernement fédéral, présidé par le Premier Ministre : aucun acte du roi n'est suivi d'effet sans la signature d'un ministre. Le pouvoir judiciaire incombe aux cours et aux tribunaux. Le pouvoir judiciaire incombe aux cours et aux tribunaux. Le système parlementaire est bicamérisme : Chambre et Sénat. Le vote est obligatoire et les sièges des différents parlements sont désignés à la proportionnelle intégrale. Chacune des 10 provinces de Belgique (dont 5 flamandes) possède sa propre administration dont l'organe représentatif et décisionnel, le Conseil provincial, est élu au suffrage universel par les habitants de la province pour six ans.

La Belgique, un état fédéral. Les lois linguistiques, votées de 1873 à 1963 et concernant l'emploi et la reconnaissance des langues française, néerlandaise et allemande comme langues officielles de la Belgique, ont constitué une étape importante de la réforme de l'Etat. Mais ces lois linguistiques ne suffirent pas et une réforme de la Constitution s'avéra de plus en plus inévitable. Celle-ci fut modifiée une première fois en 1970, et la reconnaissance de trois Communautés culturelles y fut inscrite. Des réformes successives eurent encore lieu en 1980, 1988 et, enfin, en 1993. Cette dernière consacra le nouvel Etat fédéral. Depuis les élections de juin 2007, des négociations sont en cours entre partis flamands et francophones pour mettre en place une nouvelle réforme de l'Etat.

La Belgique se compose de 3 communautés (flamande, française et germanophone) et de 3 régions (région flamande, région wallonne et Bruxelles-Capitale). Les compétences des communautés linguistiques se définissent dans les domaines de l'enseignement, la politique de la santé et la recherche scientifique. A côté de cela, les autorités régionales opèrent dans le champ économique et de l'autonomie. Elles disposent chacune d'un Conseil et d'un gouvernement qui ont autorité dans les domaines de l'emploi, l'agriculture, l'écologie et le commerce (ces compétences pourraient prochainement s'élargir). Ces deux entités peuvent entretenir des relations internationales dans les domaines qui leur sont conférés. Enfin au niveau suprême de l'Etat gouverne l'autorité fédérale, responsable de la politique étrangère, de la défense, et de la justice.

La Région flamande (6 millions d'habitants) regroupe les provinces de Brabant flamand, Flandre occidentale, Flandre orientale, Anvers et Limbourg. Bruxelles est la capitale de la région flamande, mais est aussi une région à part entière. La Communauté flamande comprend les habitants de la Région flamande et les habitants néerlandophones de Bruxelles. Elle a fusionné ses institutions avec la Région flamande.

Du Vlaams Blok au Vlaams Belang : la montée de l'extrême droite. Lors des élections fédérales de juin 2003, le Vlaams Blok, Parti nationaliste flamand d'extrême droite, récolte pour la première fois 25 % des voix en Flandre. Cette percée est confirmée lors des élections régionales en juin 2004 et le " Blok " devient le deuxième parti flamand derrière les démocrates-chrétiens (à Anvers, il récolte 30 % des voix).

Le 9 novembre 2004, la Cour de cassation de Belgique confirme un précédent arrêt de la cour d'appel de Gand, qui condamnait le Vlaams Blok pour racisme et xénophobie. Les juges ont estimé que ce parti véhiculait, par sa propagande, une image haineuse des étrangers et faisait ainsi " l'allégorie du racisme " auprès du grand public. Au moyen notamment de tracts distribués dans les boîtes aux lettres, le Vlaams Blok fait apparaître les immigrés, particulièrement ceux d'origine maghrébine, comme des criminels responsables de l'insécurité et des profiteurs de la Sécurité sociale sur le dos de la population autochtone. Après cette condamnation, le parti est obligé de se dissoudre. Mais il refonde une nouvelle formation politique avec les mêmes personnes et essentiellement le même programme : le Vlaams Belang (Intérêt flamand). Son nouveau slogan : " S'intégrer ou s'en aller ". Le parti préconise ainsi la possibilité de retirer sa nationalité à un Belge de souche étrangère. Il affirme vouloir revenir sur ce qu'il qualifie d' " erreur multiculturelle " et prône au contraire le maintien de l'unité culturelle. Par ailleurs, le Vlaams Belang se revendique toujours parti de la droite nationaliste et l'indépendance de la Flandre reste sa croisade.

Lors des élections anticipées du 13 juin 2010, le Vlaams Belang ne récolte que 10% des voix, perdant une grande partie de son électorat nationaliste au profit de la N-VA de Bart De Wever. Les élections d'octobre 2012 ont confirmé l'avancée du parti séparatiste (N-VA, Alliance néo-flamande).

Suite aux élections régionales, fédérales et européennes organisées simultanément le 25 mai 2014, la N-VA a été mise au premier plan. Le parti a en effet reçu le soutien de près d'un électeur flamand sur trois. Au sein du parlement flamand, la progression est spectaculaire alors que le nombre de sièges s'est vu octroyer 27 places supplémentaires, avec un total de 124. Et au niveau européen également, un Flamand sur quatre a voté pour la N-VA.

Un gouvernement flamand s'est rapidement formé au lendemain des élections de mai 2014. Premier parti de Flandre, la N-VA y est représentée par le ministre-président et par trois des huit ministres. Aussi, le nouveau président de la Chambre est également membre de la N-VA.

La crise. Les élections communales (municipales) d'octobre 2006 - c'est la première fois que les étrangers non ressortissants de l'Union européenne ont pu voter - voient la défaite du VLD, parti du Premier ministre Guy Verhofstadt, en recul presque partout en Flandre et dépassé par les démocrates-chrétiens flamands. La tendance est confirmée lors des législatives du 10 juin 2007 qui voient également la défaite des socialistes en Wallonie, dépassés pour la première fois par les libéraux.

Grand vainqueur de ces élections, avec près de 800 000 voix de préférence, Yves Leterme, ministre-président de la Région flamande et membre du CD&V (chrétien-démocrate) allié au parti indépendantiste N-VA, tente de concilier les vues communautaires en vue de former un gouvernement avec le MR (libéral) et le CDH (chrétien-démocrate), francophones. Après plusieurs mois de négociations, c'est l'échec.

Un des grands axes de la campagne de 2007 en Flandre a été la volonté de transférer plus de compétences aux Régions (la Flandre est la région la plus riche du pays) mais celle-ci s'oppose au fédéralisme convaincu des partis francophones. En décembre, un accord met un terme (provisoire) à la crise. Un gouvernement " transitoire ", dirigé par le Premier ministre sortant Guy Verhofstadt, est mis en place. Le 20 mars 2008, après 9 mois de négociations, Yves Leterme devient enfin Premier ministre et le nouveau gouvernement est installé. Le calme - tout relatif - n'est que de courte durée : face à l'impossibilité de trouver un compromis sur le plan institutionnel, Leterme offre sa démission le 15 juillet 2008. Le roi Albert II la refuse, mais le geste replonge le pays dans l'incertitude d'une crise politique.

Mais, fin 2008, la crise bancaire et financière relègue au second plan le débat institutionnel en Belgique et Yves Leterme semble enfin trouver sa place à la tête du gouvernement. C'est pourtant dans ce contexte qu'il présentera sa démission, le 19 décembre. La raison de cette décision ? Son cabinet est soupçonné de tentative d'influence de la Justice dans le dossier de reprise de la banque belgo-luxembourgeoise Fortis par BNP-Paribas. Face aux accusations, Yves Leterme se retire. Le 30 décembre, le nouveau Premier ministre, Herman Van Rompuy (CD&V), ancien président du Sénat, prête serment. Cet homme raisonnable et d'expérience était le seul à faire l'unanimité au sein des partis de la majorité.

Mais suite à l'élection d'Herman Van Rompuy au poste de président du Conseil européen, Yves Leterme devient à nouveau Premier ministre le 25 novembre 2009... et redémissionne moins de 5 mois plus tard après que les libéraux ont quitté la coalition gouvernementale face à l'impasse des négociations.

Des élections anticipées ont lieu le 13 juin 2010 et sont remportées, en Flandre, par la N-VA. En Wallonie, c'est le PS qui s'impose. Deux communautés, deux visions des choses. Mandatées par le roi, plusieurs figures politiques se succèdent pour définir quels seront la méthode de travail, le contenu des négociations pour former un gouvernement et les partis qui y prendront part. Face aux multiples échecs, la liste s'allonge. Devant le manque de résultat, la population belge se désintéresse peu à peu des négociations. En mai 2011, Elio di Rupo est finalement nommé formateur et définit les contours d'une nouvelle note, qu'il propose en juillet aux autres partis comme base pour la formation d'un gouvernement. La NV-A rejette catégoriquement la note. Les autres partis l'acceptent, après bien des hésitations. La véritable phase de négociation démarre donc. Et finit par engendrer, le 6 décembre 2011, à la formation d'un gouvernement avec, à sa tête, Elio Di Rupo, qui gagnera la confiance des députés la semaine suivante. Dès le début de l'année 2012, le gouvernement lance simultanément les réformes de l'Etat, des pensions et du marché de l'emploi tout en adoptant des mesures de rigueur afin de limiter le déficit public. Dans ce contexte, les élections communales, qui se sont tenues en octobre 2012, ont fait à la fois figure de véritable test pour la N-VA et de vote de confiance pour le gouvernement di Rupo.

De nouvelles élections législatives, régionales et communautaires le 25 mai 2014 modifient encore considérablement le paysage politique belge. Au bout de quatre mois de négociations, une inédite coalition voit le jour. Le gouvernement Michel (du nom de Charles Michel, Premier Ministre francophone du MR) prête serment devant le roi Philippe, le 11 octobre. Cette coalition regroupe donc le MR (libéraux) comme seuls francophones, alliés aux " séparatistes " flamands de la NV-A, à l'Open VLD et au CD&V (libéraux et sociaux-chrétiens flamands). En contrepartie du Premier Ministre francophone, le parti nationaliste NV-A obtient la majorité des portefeuilles ministériels clés. Face à ce gouvernement qualifié de " très à droite ", la concertation sociale et syndicale s'organise et manifeste, parfois violemment, son désaccord dès les premiers jours de l'installation de l'exécutif. L'avenir nous dira si le gouvernement Michel tiendra jusqu'à la fin de la législature...

Partis

CD&V. Christen-Democratisch et Vlaams. Parti chrétien-démocrate.

Groen. Ecologistes.

N-VA. Nieuw-Vlaamse Alliantie, Nouvelle Alliane flamande. Nationalistes.

SP-A. Parti socialiste.

Vlaams Belang. Extrême droite.

Open VLD. Vlaamse Liberalen en Democraten. Parti libéral.

Enjeux actuels

La question de l'indépendance de la Flandre est toujours d'actualité. La N-VA, devenue le premier parti flamand lors des élections de juin 2010 puis de 2014, prône à terme une Flandre indépendante au sein de l'Europe.

La Flandre se porte bien économiquement. En Wallonie, par contre, c'est tout le contraire : une économie (trop) tardivement reconvertie, un taux de chômage élevé, sans compter les scandales financiers qui ont touché le monde politique. Ajoutez à cela de grandes différences culturelles, et vous comprendrez que les Flamands voient de plus en plus la Wallonie comme " un boulet " à traîner. Si la plupart des Flamands préféreraient - en tout cas dans un premier temps - plus d'autonomie pour leur région plutôt qu'une séparation pure et simple, ils sont de plus en plus nombreux à envisager la possibilité d'en arriver là si les Wallons refusent d'accéder à leurs exigences. En parallèle, si la grande majorité des Wallons reste fortement opposée à tout séparatisme, on constate une ascension du sentiment d'appartenance à la culture francophone de la Wallonie et de Bruxelles en réaction aux volontés séparatistes de la communauté flamande. Face à la crise politique qui s'est prolongée, les mentalités se sont bousculées et sont en constante évolution.

« Belgian hooligans. On est chez nous » VS « Le fascisme ne passera pas ! »

Alors que la Belgique est en deuil suite aux attentats de Bruxelles du 22 mars 2016, les habitants se rassemblent à la Bourse pour déposer des gerbes de fleurs, des mots d'amour et des bougies en mémoire des victimes. Une marche pacifique contre la peur est organisée le samedi suivant, mais elle est annulée, car les forces de l'ordre craignent des débordements. Malgré tout, les Belges se rendent devant la Bourse, comme chaque jour depuis le drame. Leur moment de recueillement sera interrompu par quelque 400 hooligans, habillés tout de noir et cagoulés, venus notamment d'Anvers via la gare de Vilvorde, qui scandent des slogans haineux. Les habitants répliquent par des slogans d'unité et de tolérance. Suite aux événements, les partis réagissent ! Côté flamand, on fait une déclaration commune condamnant les violences à la Bourse, mais celle-ci ne sera pas signée par le président de la N-VA, Bart De Wever, qui préfère ne pas leur faire de publicité, précise son porte-parole.

Bart De Wever, le leader indépendantiste flamand

Né en 1970 à Mortsel, Bart De Wever est le président du parti indépendantiste flamand N-VA, qu'il fonde en 2001 avec un ancien député de la Volksunie, parti indépendantiste, disparu la même année, Geert Bourgeois. En 2004, la N-VA s'allie avec le CD&V d'Yves Leterme. Le cartel devient la formation dominante du gouvernement de la région flamande après les élections régionales. Bart De Wever est élu député fédéral après les élections législatives de juin 2007. Les crises gouvernementales qui suivent assoient sa popularité en Flandre. Le 13 juin 2010, aux élections législatives fédérales, Bart de Wever est élu sénateur, la N-VA devient le premier parti de Belgique. Bart De Wever est nommé informateur par le Roi afin de voir comment et avec quels partis une coalition gouvernementale peut être négociée. C'est le début de longs mois d'une crise politique qui a perduré, puisque francophones et néerlandophones ont eu du mal à s'entendre sur les questions institutionnelles et la nécessaire réforme de l'État. Une crise qui n'entame pas l'aura de Bart De Wever en Flandre, dont il défend les intérêts becs et ongles. Côté francophone, l'homme est volontiers vu comme le futur fossoyeur du royaume. Il est bourgmestre d'Anvers depuis 2013 et a été réélu à la tête de son parti indépendantiste en 2017.

Economie

Jusqu'au milieu du XIXe siècle, comme pour beaucoup de pays européens, l'économie belge était fortement agraire. Vint ensuite le temps de la révolution industrielle. Une industrie lourde se développe en Wallonie qui connaît un véritable essor économique. Mais la Flandre restera longtemps en retrait, sauf à Gand (textile), puis Anvers avec le développement du port, notamment grâce aux marchandises qui arrivent du Congo. Aujourd'hui, la Flandre tire son épingle du jeu, affichant aussi bien un secteur primaire prospère qu'une économie de biens et de services performante. Elle assure 60 % du PIB belge.

Principales ressources

L'agriculture en Belgique occupe à peine 1 % de la population active et contribue pour 1,3 % au PNB du pays. Elle est concentrée sur de grandes exploitations, dont la majorité (63 %) est assurée par l'élevage, axé sur l'exportation. En Flandre, l'agriculture est très variée : culture de fruits dans le Limbourg, horticulture dans la région de Gand, culture du maïs, élevage... La filière porcine, une production fortement excédentaire, représentant 23 % du chiffre d'affaires total de l'agriculture en Belgique, se concentre dans le nord du pays, avec de nombreux élevages intensifs : 95 % du cheptel et 87 % des éleveurs sont regroupés en Flandre.

L'industrie. Ce secteur occupe environ 25 % de la population active belge et contribue pour 25,6 % au PNB du pays. L'industrie belge, grâce à d'importants gisements d'houille, a été longtemps dominée par les secteurs lourds (mines, sidérurgie, automobile et chimie), qui étaient surtout concentrés en Wallonie. Aujourd'hui, l'équilibre des pôles économiques a été renversé. La Wallonie cherche à restructurer ses anciennes activités tandis que la Flandre qui possède un secteur secondaire diversifié (industries métallurgiques, chimiques, plastiques, textiles et agro-alimentaires spécialisées) a su également tirer parti de l'émergence des biotechnologies, de l'informatique et ses dérivés (graphisme, multimédia...).

Le port d'Anvers représente à lui seul 10% du PIB flamand. Il abrite, entre autres, le plus grand centre pétrochimique d'Europe.

Services. L'économie flamande s'oriente essentiellement vers la production de services. Ceux-ci occupent près de 75 % de la population active. La plupart des entreprises françaises installées en Flandre exercent d'ailleurs une activité dans les secteurs financiers ou de la recherche, comme AGF/Allianz (assurances), BNP-Paribas (banque) ou Sanofi-Aventis (industrie pharmaceutique).

La position européenne centrale de la Belgique constitue son atout économique majeur. Elle est une terre de transit entre l'Europe du Nord et l'Europe du Sud, mais aussi entre l'Est et l'Ouest. Les infrastructures y sont donc très développées.

Place du tourisme

Le tourisme joue également un rôle non négligeable dans l'économie. La Flandre reste le pôle touristique du pays. Son patrimoine culturel et historique est d'une extrême richesse, grâce à des villes comme Bruges (plus d'un million de visiteurs chaque année) ou Anvers. La côte et ses quatorze stations balnéaires, comme Knokke et Ostende dont la réputation n'est plus à faire, constituent aussi un atout majeur. La côte belge attire chaque année environ 18 millions de visiteurs d'un jour (dont 12% d'étrangers, principalement des Français).

Enjeux actuels

La Flandre fait aujourd'hui partie des régions européennes les plus développées. Cependant, conséquence de la crise financière mondiale, son économie a connu une récession. En 2009, son PIB a subi un recul de plus de 3 %. En 2010, la reprise progressive de l'activité devrait se traduire par une croissance légère d'environ 1,6 %.

En 2009, la Flandre comptait un peu plus de 445 000 entreprises. Et si, en 2010, la crise économique n'a pas épargné la Belgique, le nombre de faillites a été moins élevé en Flandre que dans le reste du pays, puisqu'en Wallonie on dénombrait 1 faillite pour 88 entreprises, 1 sur 65 à Bruxelles, mais seulement 1 sur 101 en Flandre.

L'économie flamande ne manque pas d'atouts et présente une situation attrayante pour les investisseurs étrangers. La Flandre jouit d'une position centrale en Europe et est ouverte sur le marché mondial grâce à son histoire portuaire. Le port d'Anvers est un des plus grands d'Europe, et celui de Zeebruges voit passer une bonne partie du trafic maritime de la mer du Nord.

La productivité est environ 20 % supérieure par habitant en Flandre par rapport à la Wallonie, et le chômage en Wallonie et à Bruxelles-Capitale est supérieur à celui de la Flandre depuis plus de 20 ans. C'est d'ailleurs la Flandre qui donne à la Belgique son statut de " bon élève " au sein de l'Union européenne avec un taux de 5,2 % en 2015. Enfin, comme dans la plupart des pays occidentaux, la Flandre - dont la population est vieillissante - est confrontée à de sérieuses interrogations sur le financement de sa Sécurité sociale.

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