Tufi, à 1 heure d'avion de Port Moresby, est souvent surnommée " le secret le mieux gardé de Papouasie-Nouvelle-Guinée ". Site d'une grande beauté, Tufi dépend de la province d'Oro, dont le chef-lieu est Popondetta. Très pauvre en infrastructures, isolée, cette province reste difficile à visiter et ses centres d'intérêt, sans doute nombreux, sont encore à répertorier, bien que la beauté de ses paysages soit reconnue. Popondetta elle-même ne présente pas grand intérêt et ne sera éventuellement qu'un point de passage pour ceux qui tenteraient l'aventure de remonter ou descendre la côte entre Lae et Alotau. Tufi, par contre, s'ouvre depuis quelques années à un écotourisme très profitable à la région. Cette minuscule station gouvernementale, à l'est de Popondetta, est située à la pointe d'une péninsule née de la lave d'un volcan ; celui-ci a formé cinq fjords, qui s'écoulent dans la mer comme les doigts d'une main. Il en résulte des baies splendides, à l'eau turquoise, dominées par des collines couvertes d'une dense végétation tropicale où des villages traditionnels s'éparpillent entre les hauteurs et les plages. Avec cette impression que l'on se trouve au bout du monde, la région ne dispose pour l'instant d'aucune source de revenus. Beaucoup décrivent cette région comme une des dernières frontières de notre planète. Même la pêche ne peut y être que de subsistance, car comment vendre son poisson quand il n'y a aucun moyen de communication avec l'extérieur ? Les gens vivent donc ici comme leurs grands-parents, d'agriculture et de pêche, de chasse et de cueillette. La pirogue à balancier reste le moyen de transport le plus courant. Le téléphone a tout de même fait son apparition ces dernières années, mais le réseau téléphonique ne suit pas encore.
Tufi elle-même ne consiste qu'en un aérodrome herbeux et deux ou trois petits magasins basiques situés le long de l'unique rue... Un petit quai permet aux villageois des environs de venir vendre leurs poissons ou légumes, en espérant gagner deux ou trois kinas pour leur peine. De quoi acheter un peu de sel, d'huile et de savon. Pour les soins médicaux, il faut aller jusqu'à Popondetta, à plusieurs heures de bateau à moteur (très cher), pour trouver un hôpital qui, la plupart du temps, manque de tout. Depuis quelques années, le succès des concombres de mer, exportés à grand frais vers la Chine, commence à assurer un revenu annuel aux pêcheurs. En revanche, on est encore loin de toute pêche intensive et donc de toute pollution ; la vie sous-marine prolifère ici dans toute sa splendeur et sa diversité. C'est dans ce cadre qu'intervient Linda Honey, une Américaine mariée à un Australien originaire d'une famille installée de longue date en Papouasie. Venue ici en voyage d'affaires, elle a eu un coup de coeur immédiat pour la région. Elle a su convaincre son mari et d'autres partenaires de racheter ici un bout de terre où était installé un petit hôtel. Aujourd'hui, le Tufi resort propose, dans un cadre magnifique, dans le respect de l'environnement et des populations locales, une expérience complète de ce que peut offrir l'archipel. Depuis, la famille Honey a créé son centre de plongée, installé un nouveau magasin pour la population et exporte le produit de la pêche artisanale des villages environnants. Elle a également mis sur pied, dans ces villages, un ensemble de guesthouses qui permettent aux voyageurs curieux et plus soucieux d'authenticité que de confort de découvrir la région à moindres frais.

Assez rare pour être noté, il n'existe quasiment pas de problème de sécurité à Tufi. Les villageois ont l'habitude des touristes et se montrent particulièrement accueillants. Ici, pas de problème de droit coutumier, mais il vaut mieux signaler à l'hôtel quand on part à l'aventure.

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