Guide de PORTO : Économie

A son adhésion à la CEE en 1986, le Portugal était l'un des pays les plus pauvres du marché commun (chômage, inflation galopante, déficit budgétaire...). La libéralisation de l'économie, un programme de privatisation des grandes entreprises, l'octroi de fonds européens et la mise en place de réformes imposées par le Premier ministre Anibal Cavaco Silva (Parti social-démocrate) dès 1985 ont permis à l'économie de prendre son envol. La croissance est au rendez-vous dans les années 1990, ainsi le pays adopte l'euro en 2002 comme 11 autres états européens. Violemment frappé par les crises de 2008 et 2011, le Portugal n'a pu, en raison de son fort endettement, faire face à celles-ci qu'avec l'aide du FMI et de l'Europe. Les chose s'améliorent lentement depuis 2015, comme le confirment l'arrêt de la surveillance mise en place par la Troïka et le retour du pays sur les marchés.

PRINCIPALES RESSOURCES

Le PIB du pays s'est élevé à 185 milliards d'euros en 2016. Aujourd'hui, grâce au très fort développement du commerce et du tourisme, les services représentent 75,9 % de ce PIB devant 21,8 % pour l'industrie et 2,3 % pour l'agriculture et la pêche, autrefois première ressource économique du pays. Ce secteur génère peu de ressources mais emploie encore 7,1 % de la population, contre 10,8 % en 2012 et 25 % en... 1960.

Le Portugal effectue 80 % de ses échanges avec les pays de l'Union européenne, notamment avec l'Espagne, la France et l'Allemagne. La Chine, le Brésil et l'Angola sont ses principaux partenaires en dehors de l'UE.

Le vin de Porto, du Douro et le vinho verde. Le porto, les vins du Douro, ainsi que le vinho verde (un des plus exportés) produit dans la région du Minho sont une importante ressource économique dans la région du Nord. Le commerce du porto est un des plus lucratifs du pays. Vous pourrez découvrir les saveurs et les secrets de fabrication en vous aventurant sur les différentes routes des vins qui vous sont proposées.

PLACE DU TOURISME

C'est une véritable manne pour le pays : il a représenté plus de 10 % du PIB en 2016. Les touristes en provenance du Royaume-Uni, de France, d'Espagne, d'Allemagne et des Pays-Bas représentent environ 65 % des visiteurs étrangers. Si ce tourisme se focalise principalement sur le littoral sud, les côtes du nord et du centre ainsi que l'intérieur du pays attirent de plus en plus de monde.

Porto, qui compte 19 monuments nationaux et 56 immeubles d'intérêt public, connaît un dynamisme sans précédent dans ce secteur du tourisme. Grâce à son inscription au patrimoine mondial de l'Unesco en 1996, à sa nomination en tant que capitale européenne de la culture en 2001 et aussi au développement exponentiel des vols low cost au départ de nombreuses villes européennes, les visiteurs sont de plus en plus nombreux. En 2012, la ville a été élue meilleure destination européenne. Porto et sa région sont devenues une destination à ne pas manquer, tant pour les petits que les plus gros budgets. Mais elles méritent d'être beaucoup plus qu'une simple destination dans l'air du temps, et ce à plus d'un titre.

ENJEUX ACTUELS

La région de Porto est connue pour sa forte activité industrielle et textile. Pendant longtemps cette région a été le socle de l'économie et des entreprises du pays. C'est d'ailleurs pour cela que l'on nommait Porto comme " la travailleuse ". Les industries du textile, des chaussures se sont développées avec une main d'oeuvre bon marché. Mais à partir des années 1990, les entreprises ont commencé à fermer en se délocalisant dans les pays de l'Est et en Inde. Face la crise, celles qui ont réussi à survivre sont celles qui ont misé sur la qualité de leur fabrication. Le secteur des chaussures en fait partie et est un des rares secteurs où les exportations sont en augmentation. Par ailleurs, la ville de Porto mise sur la réhabilitation de son centre-ville, et depuis 2010, de nombreuses infrastructures touristiques ont vu le jour.

La Troïka, en déplacement au Portugal en octobre 2013 puis en février 2014, a accordé au pays un satisfecit en notant des signes de reprise économique. Les objectifs de réduction des dépenses publiques imposés par la Troïka ont été atteints et même dépassés puisque le déficit public est descendu de 4,9 % en 2013 à 2,7 % du PIB en 2016 (attendu à 2,3 % du PIB en 2017). En conséquence, le Portugal a pu revenir emprunter sur les marchés internationaux.

Après une contraction du PIB de 3,2 % en 2012, le pays est sorti de la récession au deuxième trimestre 2013, mais il connaît depuis une croissance modérée (+1,3 % en 2016). Le taux de chômage est passé de plus de 17 % début 2013 à 11 % (prévisions 2017) et le gouvernement a déjà racheté une partie de la dette.

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