Agréable petit village de pêcheurs vezos à environ 80 km au sud de Morondava (110 km par la piste), Belo-sur-Mer jouit d'une longue plage bordée par des eaux transparentes, véritable aquarium tropical dont les fonds superbes sont propices à la plongée tandis que la surface offre un excellent plan d'eau pour la pratique du kitesurf. Attention, comme partout dans le canal du Mozambique, la marée y est importante : mieux vaut mettre en garde ceux qui imaginent une plage tropicale paradisiaque et des eaux turquoise ou émeraude : il est délicat de s'y baigner, et la mer en se retirant dévoile une vase peu propice aux flâneries. Pourtant, la baie est vraiment attrayante, les couchers de soleil y sont magnifiques, et l'ambiance infiniment tranquille tandis que les pêcheurs nomades s'installent sur la plage.

Les îlots au large, notamment Nosy Andravoho, Nosy Motsadiniky, Nosy Tania et plus loin encore Nosy Andriangary et Nosy Angorahoka, évoquent davantage le paradis terrestre. Il est possible d'y bivouaquer au milieu des oiseaux.

Le village de pêcheurs de 3 000 habitants a su garder son âme et la franchise caractéristique du peuple vezo malgré un tourisme naissant et les ruelles sont propres : les cocotiers leur donnent un air de vacances éternelles qui agit comme un baume contre le stress et la tension urbaine. Depuis quelques années, des cyclones se forment dans le canal du Mozambique touchant Belo qui avait été épargnée jusque là, à l'instar du cyclone Fanel qui a détruit tous les bâtiments en mauvais béton (mairie, gendarmerie, école publique, hôpital) en 2009.

Belo est surtout réputé pour la construction de boutres gréés en goélette. Le roi Ramdam II au début du XIXe siècle, pour contrer les arabes qui monopolisaient le commerce avec leurs boutres (caractérisées par un mat et pas de pont), fit appel aux Français pour lui envoyer des charpentiers de marine. Ce sont notamment des Bretons résidant à La Réunion, la famille Joaquim, qui ont créé le premier atelier de charpenterie. Installés à Morondave,, les Bretons sont descendus à Tuléar après l'assassinat de Radam II en 1863, à la recherche d'un endroit pour construire un chantier naval. Tuléar n'étant pas assez abritée, ils sont remonté a Belo, la lagune formant un endroit idéal et le bois présent partout. Le père et les deux fils sont désormais enterrés à Belo tandis que leur savoir et les gabarits ont été gardés. C'est là aussi qu'on exploite des salines, à l'intérieur des terres, près d'une forêt de baobabs nains que l'on vous invite à découvrir. Enfin, la région est réputée pour la chasse au canard à bosse, aux sarcelles (pendant la saison des pluies de janvier à août), à la pintade, perdrix et caille toute l'année, mais aussi du sanglier qui est le plus abondant en toute saison.

On peut passer facilement trois nuits dans le coin : muser dans le village sous le rire joyeux des enfants, contempler l'activité des boutres et des pirogues, discuter avec d'autres voyageurs, sortir vers les îles avoisinantes, faire de la plongée avec bouteille ou juste avec masque et tuba...

À voir / À faire à BELO-SUR-MER

Organiser son voyage à BELO-SUR-MER

Photos de BELO-SUR-MER

Il n'y a actuellement pas de photos pour cette destination.

MADAGASCAR

Guide MADAGASCAR

MADAGASCAR 2018/2019

13.95 €
2018-01-24
648 pages
Ailleurs sur le web
Avis