Il fallait que le monastère de Tatev eût un réel rayonnement au Moyen Age pour qu'il attirât des peintres " francs " venus du lointain Occident pour y réaliser leurs fresques, évoquées dans les chroniques du monastère.

Au début du XXe siècle, c'est pour des raisons nettement plus prosaïques que des Français avaient été attirés en ces régions reculées, plus exactement dans la ville de Kapan (750 m d'altitude), une quarantaine de kilomètres plus au sud : ce sont les riches mines de cuivre que renferment les montagnes du Zanguezour qui attirèrent des ingénieurs français dans cette petite localité nichée dans une vallée encaissée. Ils y auraient même construit quelques établissements pour les employés de la mine, mais Kapan, bourgade typiquement soviétique, en a effacé ou presque la trace.

La région entière, et plus particulièrement le site de Kadjaran, à l'ouest, recèle d'importants gisements de cuivre et de molybdène qui constituent les principaux postes d'exportation de l'Arménie. Un bassin minier créateur d'emplois importants, dopés ces dernières années par la montée des cours des métaux non ferreux, qui a attiré dans la région des investisseurs étrangers, russes et occidentaux. Les intérêts économiques se heurtent là comme ailleurs, aux arguments des défenseurs de l'environnement, qui redoutent de voir la deuxième région la plus boisée du pays, riche en essences endémiques, sacrifiée sur l'autel du profit. Les écologistes et les habitants se heurtent régulièrement aux autorités pour défendre le parc national de Shikahogh, qui s'étend autour de Kapan, menacé par le développement de l'exploitation minière et aussi la construction d'axes routiers.

À voir / À faire à KAPAN

Comment partir à KAPAN ? Nos conseils & astuces

    Organiser son voyage à KAPAN

    Photos de KAPAN

    Il n'y a actuellement pas de photos pour cette destination.

    ARMÉNIE

    Guide ARMÉNIE

    ARMÉNIE 2018/2019

    15.95 €
    2018-07-13
    408 pages
    Avis