Le guide touristique ALGER du Petit Futé : Survol d'Alger

Survol d'Alger

GéographieHaut de page

Situé au coeur du bassin Méditerranéen occidental, Alger s'est bâti le long d'une baie qui s'étire sur 40 km d'est en ouest du cap Matifou au cap Caxine.

Dominé par le massif de la Bouzaréah, Alger s'appuie sur les contreforts du Sahel algérois qui étend ses collines le long du littoral jusqu'au mont Chenoua qui s'élève à 905 m.

Le littoral à l'ouest d'Alger, baptisé " côte Turquoise ", est formé de criques rocheuses et de plages sablonneuses.

Dans l'arrière-pays, entre les collines du Sahel et l'Atlas tellien, la plaine de la Mitidja déroule ses terres agricoles sur 100 km de l'oued Boudouaou, à l'est, à l'oued Nador à l'ouest.

L'Atlas tellien qui s'étend à travers toute l'Algérie septentrionale, se dévoile au sud de la Mitidja sous le nom d'Atlas blidéen ou Altas de Blida. Au coeur de cette chaîne de montagne, dont les plus hauts sommets atteignent les 1 600 m d'altitude, se situent le parc national de Chrea, les gorges de la Chiffa et des sources naturelles comme celles de la station Hammam Melouane.

D'une superficie de 1 190 km², la wilaya (région) d'Alger, la plus petite du pays, se compose de 13 daïras (sous-préfectures) et de 57 communes. La ville d'Alger occupe une superifice de 363 km².

Risque sismique. La région du Tell, située entre le littoral et les hauts plateaux, est une zone sismique sensible. Le rapprochement des plaques tectoniques eurasienne et africaine expose le nord du pays à un risque accru de tremblements de terre. La région d'Alger, qui repose sur les failles sismiques de Zemmouri, Khair Al-Dine, Sahel, Chenoua, Blida et Thenia a été plusieurs fois touchée par d'importants séismes et particulièrement par celui de Boumerdès en 2003. D'une magnitude de 6,8 sur l'échelle de Richer, ce séisme a causé la mort de plus de 2 000 personnes, fait des milliers de blessés, entraîné de nombreux dégâts matériels.

Régulièrement à Alger et dans ses environs, il y a donc des secousses sismiques et elles peuvent parfois être assez impressionnantes. Heureusement, c'est souvent plus de peur que de mal !

Le climat du nord de l'Algérie est méditerranéen. A Alger, les étés sont chauds et secs, les hivers doux et humides. Si, sur le littoral, les températures descendent rarement en dessous de 8°C en hiver, il fait bien plus frais dans l'Atlas blidéen dont les montagnes se couvrent fréquemment d'un beau manteau neigeux à partir du mois de novembre. Les précipitations (700 mm par an), importantes en automne, ont permis à la Mitidja de devenir une région agricole importante. L'été, les températures, variant entre 25 et 35°C, sont certes assez élevées, mais c'est surtout l'important taux d'humidité qui rend les étés parfois étouffants dans la capitale.

Environnement – écologieHaut de page

L'environnement et l'écologie ne font pas partie des problèmes traités en priorité en Algérie... Difficile de ne pas comprendre cela lorsqu'on se rend compte des difficultés rencontrées dans des domaines aussi importants que l'éducation et la santé. Dans les villes et surtout les zones périphériques étouffées par un développement anarchique, le traitement des déchets est quasi inexistant et les décharges sauvages sont encore nombreuses. Les campagnes de sensibilisation de la population se sont cependant multipliées ces dernières années et la situation tend à s'améliorer. Mais l'état des nappes phréatiques en a déjà sûrement fait les frais... Quant à la propreté des plages publiques, elle laisse souvent à désirer, même si des efforts sont faits pendant la saison estivale, des plages sont donc encore régulièrement interdites à la baignade.
Dans les zones où la déforestation a été importante, le sol qui n'est plus protégé par la végétation se dégrade très vite sous l'effet de l'érosion et fait envisager de gros problèmes écologiques dont les glissements de terrain et les torrents de boue en période de pluie sont les plus spectaculaires.
Autres manifestations naturelles en Algérie : les tremblements de terre. Ils ont souvent de graves répercussions comme on l'a vu lors du séisme du 21 mai 2003. Avec une magnitude de 6,8 sur l'échelle de Richter et un épicentre situé à Thenia, à seulement une soixantaine de kilomètres à l'est d'Alger, il aurait pu avoir des conséquences encore plus graves si on le compare avec celui qui a ravagé Bam (Iran) le 26 décembre 2003, de même force. Le nord de l'Algérie, au plus près de la côte, est situé sur une faille très active due au rapprochement entre les plaques européenne et africaine, la seconde remontant vers la première en se glissant sous elle. Le pays a déjà connu de nombreux séismes dans le passé : Alger a été détruite en 1716, Oran en 1790, Chlef en septembre 1954 (Orléansville) puis en octobre 1980 (El-Asnam), etc.

Parcs nationauxHaut de page

Pas de parc national dans la wilaya d'Alger, il faut parcourir une cinquantaine de kilomètres au sud de la capitale pour découvrir, dans la wilaya de Blida, le parc national de Chréa.

Situé au coeur de l'Atlas de Blida, il occupe un peu plus de 26 000 ha. Reconnu réserve de biosphère par l'Unesco en 2002, le parc montagneux abrite 1 210 espèces, 816 végétales et 394 animales, comme le cèdre de l'Atlas et le singe magot (macaque berbère).

Réservoir d'eau des grandes villes de la région (Blida, Alger, Médéa), il joue également un rôle important dans la préservation des écosystèmes.

A découvrir : la petite station de ski de Chrea, située à 1 500 m d'altitude et son écomusée, les gorges de la Chiffa, le ruisseau des Singes, le sentier du col des Fougères et les forêts de cèdres millénaires.

Faune et floreHaut de page

Flore. La végétation dans le nord du pays est essentiellement de type méditerranéen, soumise au régime des précipitations. La forêt et le maquis du versant Nord de l'Atlas tellien sont composés de chênes, de chênes-lièges, de chênes-zéens, un chêne souvent centenaire au tronc droit qui peut atteindre 6 m de circonférence, de cèdres odorants, de pins d'Alep, de caroubiers, de lentisques ou d'arbousiers qui ont beaucoup souffert de la déforestation industrielle, agricole ou stratégique - l'armée française puis algérienne a utilisé les mêmes méthodes pour déloger les maquisards.

Les plaines irriguées de la Mitidja se composent principalement de vergers d'agrumes (orangers, citronniers, mandariniers, pommiers, poiriers...).
Dans le Sahel algérois, la végétation abonde et les cultures maraîchères (tomates) sont privilégiées.
Contrairement aux palmiers-nains, les palmiers à longue tige ne faisaient pas partie du paysage algérois avant l'arrivée des Français. D'ailleurs, en dehors d'Alger, on ne trouve ces palmiers qu'aux abords d'anciennes fermes et coopératives agricoles françaises disséminées dans la région de la Mitidja et du Sahel.
En ville, glycines et bougainvillées fleurissent les jardins des villas des quartiers chics.
Au Jardin d'Essai, plus de 3 000 espèces sont dénombrées.
Le sol spongieux sur lequel il a été créé a permis l'implantation de végétaux et arbres exotiques comme le palmier, le bambou, le ficus ou encore l'eucalyptus qui a joué un grand rôle dans l'assainissement de la plaine de la Mitidja grâce à sa puissance d'absorption d'eau.

Faune. Le temps où les lions régnaient sur l'Afrique du Nord est révolu. Eradiqué par le colon, le dernier lion de l'Atlas ou de barbarie, qui vivait alors à l'état sauvage, a été tué en 1890. Dans le nord du pays et la région d'Alger, moutons, chèvres et bourricots croiseront souvent votre chemin, même en ville puisqu'encore aujourd'hui ce sont ces petits ânes robustes qui acheminent les ordures depuis les étroites ruelles de la Casbah jusqu'à la décharge.

Le parc national de Chréa est habité par l'hyène rayée, qui trouve refuge dans les ravins boisés, le chacal, qui se niche dans les broussailles, le chat sauvage, la belette, le sanglier, mais surtout le singe magot ou macaque berbère qui vit principalement dans les gorges de la Chiffa. Espèce protégée, il est le seul macaque sur le continent africain à vivre à l'état sauvage dans les zones forestières. La genette de Barbarie, au pelage jaunâtre tacheté de gris, est également présente dans les contrées du Nord, tout comme l'outarde blanche, la cigogne et la loutre qui habite les oueds de l'Algérie septentrionale.
Le chardonneret, petit oiseau bariolé de la famille des fringillidés, est très apprécié des Algérois pour son chant et ses sautillements dansants. Très populaire, il accompagne, en cage, les jeunes hommes lors de leur sortie du vendredi et est parfois même exposé à divers concours. Malheureusement, cet engouement national met en danger l'espèce, qui souffre du braconnage et d'une chasse effrénée.

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