Guide de MUNICH : Histoire

Munich peut se vanter de huit siècles et demi d'existence. Les moines l'enrichissent en se spécialisant dans la conservation en entrepôts du sel venu de Salzbourg (littéralement " la ville du sel "). Sur ces terres, Henri le Lion, duc de Saxe puis de Bavière, fonde en 1158 une cité, qui, un siècle plus tard, est décrétée capitale du duché de Bavière. Dès 1240, la dynastie des Wittelsbach en fait sa résidence attitrée et contribue à son essor. Munich devient alors une capitale à l'architecture brillante, influente et puissante. En 1369, elle est même érigée en capitale d'Empire ! Quelques siècles plus tard, Napoléon entre dans Munich et transforme le duché de Bavière en royaume (1805-1818) ; Munich tient son rang et continue d'afficher son lustre. Presque mille ans d'histoire ont enrichi et transformé la " ville des moines ", elle s'affirme aujourd'hui comme une des métropoles les plus en vue du XXIe siècle.

Chronologie
Chronologie

Vers 700 > Les moines bénédictins sont les principaux résidents. Ils ont laissé la trace de leur passage puisque la ville leur doit son nom - ville : le moine, en allemand, se dit " der Mönch ".

14 juin 1158 > L'empereur Frédéric Barberousse cède le duché de Bavière à son cousin, Heinrich der Löwen (Henri le Lion), un duc de Saxe, qui crée la ville.

1255 > Munich devient le lieu de résidence de la famille royale, les Wittelsbacher.

1494 > Inauguration de la Frauenkirche (l'église des Femmes), l'emblème de la cité.

1806 > Munich devient la capitale du royaume (Königreich) de Bavière.

17 octobre 1810 > Création de l'Oktoberfest.

1825 > Sous le règne du roi Ludwig Ier, Munich devient une capitale artistique au rayonnement mondial.

1848 > Sous le règne du roi Ludwig II, le style Maximilien (Maximilianstil) fait son entrée dans l'architecture.

1901 > La population de la ville atteint 500 000 habitants.

7 novembre 1918 > Kurt Eisner proclame la république.

9 novembre 1923 > Echec du putsch commandité par Adolf Hitler.

9 mars 1933 > Prise de pouvoir du parti national socialiste.

8 novembre 1939> Attentat manqué contre Hitler à la Bürgerbraükeller.

30 avril 1945 > Entrée des troupes américaines dans la ville qui signe la fin de la guerre.

26 août au 11 septembre 1972 > 20es Jeux olympiques d'été à Munich.

1974 > Munich accueille la Coupe du monde de football.

30 mai 2005 > Inauguration du nouveau stade Alliane Arena, en vue de la Coupe du monde de football 2006.

2 mars 2008 > Le maire sortant de Munich, Christian Ude (SPD), est réélu pour la quatrième fois avec 66,8 % des suffrages.

27 septembre 2009 > Les élections législatives nationales donnent l'Union CDU/CSU, parti de la chancelière Angela Merkel, gagnante, mais avec une avance très minime. C'est dans le Land de Bavière que le taux de votes pour l'Union fut le plus fort.

1er mai 2014 > Après 21 ans à la tête de la ville, Christian Ude laisse son fauteuil de maire à son collègue du SPD Dieter Reiter. Ce dernier a remporté les élections municipales un mois plus tôt avec 57 % des suffrages au second tour contre 47 % à son adversaire de la CSU Josef Schmidt. Ces élections marquent une forte chute pour le parti social démocrate.

22 juillet 2016 > Une fusillade éclate dans un centre commercial de la ville, faisant 10 morts. L'attaque est perpétrée par un jeune de 18 ans originaire de la ville et ayant des troubles psychologiques.

14 octobre 2018 > Lors des élections en Bavière, la CSU enregistre son score le plus bas depuis 1950. Le gouvernement d'Angela Merkel est fragilisé, les Verts progressent et l'AfD fait son entrée au Parlement.

Des origines à nos jours

De - 4 000 av. J.-C jusqu'à 530 ap. J.-C : le temps des tribus

Les premières traces de vie communautaire et d'habitations primitives retrouvées à Munich datent du Ve siècle av. J.-C. (néolitique). Entre le VIe siècle av. J.-C. et la naissance du Christ, de nombreuses peuplades s'installèrent le long de l'Isar. Les Celtes puis les Romains ont laissé des vestiges dans toute la région de Munich. Puis, vers 530 ap. J.-C., affluèrent les tribus germaniques venues de l'est en quête de nouveaux territoires : les Alamans et une tribu sans doute venue de Bohème, les " Bajuwaren ". Ils fondèrent des villages le long du fleuve. Tous les quartiers actuels de Munich ayant une terminaison en " ing " (Schwabing, Pasing, etc.) en sont les héritiers directs.

Au Moyen Age

Au XIe siècle, les moines du cloître de Tegernsee s'installent à Munich. Leur village porte le nom " Apud Munichen ", " chez les moines "... Henri le Lion, maître de la Saxe et de la Bavière, fait construire en l'an 1158, un pont sur l'Isar et fait frapper une monnaie pour la ville. Le 14 juin 1158, l'empereur Frédéric Barberousse autorise le commerce et autorise la ville à frapper monnaie, c'est l'acte fondateur de Munich. Dans un document daté de 1214, il est fait pour la première fois mention de la ville de Munich.

La Résidence des Wittelsbach

Les Wittelsbach choisissent Munich comme résidence dès 1240, puis en 1328 le roi bavarois Louis IV est sacré Empereur du Saint-Empire germanique. Munich devient capitale d'Empire et compte 10 000 habitants en 1369. Mais c'est sous le règne d'Albert IV de Bavière que Munich est la plus florissante (construction de la Frauenkirche). En 1517, la peste s'attaque aux Munichois, l'épidémie fait des coupes claires dans la population.

Guerre de Trente ans et Réforme protestante

Munich est un bastion du catholicisme. En 1609, sous l'influence des Jésuites, est créé la Ligue catholique. La Contre-Réforme catholique est en marche pour s'opposer à l'influence croissante des protestants. Pendant la guerre de Trente ans, Munich est fortifié, pourtant il tombe aux mains des Suédois en 1632.

Les fastes du Grand Siècle

Sous le règne de Ferdinand de Bavière dont la femme était d'origine Savoyarde, les influences italiennes et françaises sont fortes. C'est la période de la construction de la magnifique Theatinerkirche et du château de Nymphenburg. Entre-temps, la guerre de succession d'Espagne éclate, la Bavière (alliée de la France) et Munich sont occupés par les troupes des Habsbourg. Dans le première moitié du XVIIIe siècle, Munich s'impose comme la grande ville européenne du baroque et du rococo. L'art est florissant.

Munich au XIXe siècle

Les troupes françaises occupent Munich en 1800. En 1805, Napoléon y revient en personne pour couronner son ami Maximilien Joseph, roi de Bavière. Munich devient la capitale d'un Etat bavarois étendu à la Haute-Bavière, la Basse-Bavière, le Haut-Palatinat, puis peu après la Souabe et la Franconie. Même le Tirol et Salzbourg feront partie un temps du royaume de Bavière ! La ville attire de plus en plus les populations alentour, elle connaît une croissance fulgurante (50 000 habitants). Sous le règne de Louis I, Munich s'affirme comme une grande ville d'art et de culture et attire les futurs grands maîtres de l'architecture, de la peinture et des sciences. Son fils, Maximilien II, grand bâtisseur, a légué à la ville la fameuse Maximilianstrasse, la gare et le Maximilianeum. En 1854, Munich compte plus de 100 000 habitants.

Le fils de Maximilien, Louis II de Bavière, prend les rênes du pouvoir. Monarque extravagant, exalté et à demi-fou, il délaisse son peuple pour construire ses châteaux de légende (Neuschwanstein, Linderhof, Herrenchiemsee). Il se prend de passion pour la musique de Wagner et voue à l'artiste un culte qui confine presque à la passion amoureuse. Louis II périt noyé dans le lac de Starnberg. Le dernier quart du XIXe siècle finit de transformer Munich en une ville moderne à l'instar d'Hambourg ou Berlin. On y voit le premier tramway circuler dès 1876, la construction d'un grand système de canalisation, l'érection du Neues Rathaus (l'hôtel de ville sur la Marienplatz), la création d'entreprises, l'établissement de commerces divers et variés, la fondation de grands instituts bancaires. Munich fait aussi sa révolution industrielle.

Les deux guerres mondiales

Jusqu'à la Première Guerre mondiale, Munich continue d'être une ville pionnière : elle autorise les femmes à étudier dans son université alors que les mouvements d'émancipation des femmes n'en sont qu'à leurs balbutiements. Au même moment, les artistes du mouvement artistique Blaue Reiter (" le cavalier bleu ") présentent leur première exposition au public.

Mais, le conflit mondial éclate et Louis III, le souverain de l'époque, s'engage dans la guerre. Munich produit des armes, des moteurs et même des avions de combat. A la défaite en 1918 vient s'ajouter la misère du peuple. Le roi de Bavière est chassé de son trône et les insurgés proclament l'Etat libre de Bavière. Des communistes s'organisent en partis et rêvent d'une République des soviets. Quelques jours plus tard, les troupes de l'armée impériale écrasent la révolte dans le sang.

La défaite de 1918 plonge la population de Munich dans une misère noire et le chômage croît. Aigris, les gens finissent par se détourner de la démocratie et aspirent à un parti d'ordre et de droit. Les juifs de Munich deviennent des boucs émissaires et l'antisémitisme prend dangereusement racine. Adolph Hitler profite de la situation pour multiplier les réunions politiques. Dès 1920, c'est à Munich qu'il présente son parti, le parti national-socialiste des travailleurs allemands, et expose ses théories raciales et idéologiques. Hitler séduit un peuple appauvri, en colère et désabusé. Sa tentative de putsch et de prise illégale du pouvoir le condamne à quelques mois d'emprisonnement mais ses idées et son nom sont déjà connus au-delà des frontières.

En 1924, Munich, touché par la crise économique mondiale, est contraint d'emprunter de l'argent à l'étranger pour ne pas sombrer dans la ruine. La Bavière fut le berceau du nazisme, Munich restera la ville phare du Führer, celle qui aura joué un rôle majeur dans son ascension. Hitler quitte l'Autriche pour Munich en mai 1913. Il y rejoint, en 1919, le parti nationaliste des ouvriers allemands, (ancêtre du NSDAP), qui ne comptait que quelques dizaines de membres, et en devint le tribun désigné. Organisant meeting sur meeting, il prend de plus en plus de place dans la vie politique bavaroise. De 1922 à 1923, le parti atteint le chiffre de cinquante-six mille membres. Les 8 et 9 novembre 1923, il fomente un putsch à Munich, au terme duquel il se proclame chancelier d'un nouveau régime autoritaire. Echec total, mais cela lui permet de faire connaître son nom et surtout ses idées à toute l'Allemagne.

Après l'accession au pouvoir d'Hitler en 1933, Munich entre dans ses années sombres. Les juifs et les Roms de la ville sont pourchassés et Himmler, " le fonctionnaire de la mort ", est nommé à la tête de la police munichoise. A Dachau, les nazis construisent le premier camp de concentration sur le sol allemand. Ils décrètent aussi que Munich est la ville de l'art allemand par excellence et vouent aux gémonies certains artistes qu'ils jugent décadents comme Emil Nolde et Kirchner.

En 1938, le Français Daladier et le Britannique Chamberlain abandonnent lâchement les Sudètes au nouveau reich conquérant. En 1939, toujours à Munich, l'assassinat manqué d'Hitler par Georg Elser est un premier acte de résistance. Suivra, en 1943, le sacrifice héroïque de Sophie Scholl et de son frère, fondateurs du mouvement " La rose blanche ". Pour avoir diffusé des tracts subversifs au régime au sein de leur université, les deux étudiants seront trahis, arrêtés, jugés et exécutés.

Dès 1940, les alliés lâchent leurs bombes sur Munich, la ville subira 70 autres bombardements jusqu'à la fin de la guerre. On dénombrera 22 000 soldats de la Wehrmacht originaires de Munich tombés à la guerre, plus de 6 000 victimes civiles de bombardements et des dizaines de milliers de disparus. La vieille ville est détruite à 90 %... Le 30 avril 1945, les soldats américains entrent dans un Munich exsangue.

Munich après 1945

En 1946, la Bavière adopte une nouvelle constitution et est décrétée capitale de " l'Etat libre de Bavière ". La ville profite des " Trente Glorieuses " ; en 1957 la population dépasse le million d'habitants. Dès 1960, la ville se dote d'un réseau de transport performant avec son métro et son S-Bahn (train de banlieue). Dans les années 1970, Munich est le théâtre de deux évènements sportifs majeurs. Les Jeux olympiques de 1972 (qui sont entachés de sang) et la Coupe du monde de football en 1974. L'Allemagne remporte le titre à domicile en battant les Pays-Bas 2-1.

Munich dans la tourmente de la réunification

Au soir du 9 novembre 1989, le mur tombe à Berlin. Les Munichois sont cloués devant leurs postes de télévision, partagés entre angoisse et joie contenue. 45 ans après la création de la R.D.A. (République démocratique d'Allemagne), plus rien n'arrêtera le processus de réunification des deux Allemagnes. Dès septembre, des milliers d'Hongrois s'étaient déjà échappés vers l'Ouest par des brèches ouvertes sur leurs frontières. Le bloc soviétique se désagrège. Redoutée par certains dirigeants occidentaux, dont François Mitterrand, la réunification est inéluctable. Sans le " laisser-faire " des Russes et l'intelligence visionnaire du président Mickael Gorbatchev, ces mouvements vers la liberté auraient pu finir dans le sang. Le mouvement d'opposition populaire allié au combat des intellectuels finissent de précipiter la chute d'Erich Honecker, le président du conseil d'Etat et chef du parti socialiste unifié d'Allemagne (S.E.D). Il trouve refuge à l'ambassade chilienne. La nuit du 3 octobre 1990, les Berlinois fêtent l'entrée de la R.D.A. dans la République fédérale allemande, sa soeur de l'Ouest. Le 3 octobre devient jour de fête nationale et la date du 9 novembre est abandonnée car elle commémore également le pogrom contre les juifs fomenté par les nazis dans la triste nuit de novembre 1938 (la nuit de Cristal). Helmut Kohl est désigné chancelier de cette nouvelle Allemagne réunifiée. Les Allemands du sud vont devoir composer avec leurs frères de l'Est... Mais la fierté fera bientôt place aux rancoeurs, les Munichois paieront eux aussi un lourd tribut à la réunification, en épongeant à coup de milliards les restructurations des entreprises du nord et la modernisation des Länder de l'est. Mais la ville en tirera quand même quelques avantages car après la chute du Rideau de fer, elle s'ouvre à nouveau sur les pays voisins de l'est et du sud de l'Europe, devenant la " ville liaison " entre les capitales de l'Est et l'Union européenne.

Les défis du XXIe siècle

A la fin du XXe siècle, Munich s'impose peu à peu comme une place financière et économique de toute première importance : la réunification de 1989 et la désintégration du bloc de l'Est font venir en masse des populations en quête d'une vie meilleure. Munich cultive son image de " ville des arts " en inaugurant la Nouvelle Pinacothèque en 1981. A l'occasion de la Coupe du monde de football 2006, Munich édifie aux portes de la ville une merveille architecturale : le stade Allianz-Arena.

Le 19 avril 2005, Joseph Ratzinger, l'ancien archevêque de Munich-Freising et cardinal, est nommé Pape. Benoît XVI aura passé de nombreuses années de sa vie à Munich en tant que prêtre, universitaire et évêque. Il renonce à ses fonctions en 2013, remplacé par le Pape François.

En 2008, la ville a fêté ses 850 ans d'existence. A noter que la crise financière internationale a fait péricliter deux banques dont le siège est à Munich. La Hypo Real Estate, renflouée d'urgence par l'Etat fédéral à hauteur de plusieurs milliards d'euros et la Bayern LB, sauvée in extremis par le Land de Bavière. L'industrie automobile locale a aussi subi de plein fouet la crise. Ce qui n'a pas empêché Christian Ude (SPD) de remporter pour la troisième fois de suite les élections municipales avec 66,8% des suffrages exprimés.

Un temps candidate à l'organisation des Jeux olympiques d'hiver de 2018, la ville a finalement décidé de se retirer de la course par référendum. Elle avait pourtant de sérieux arguments.

Figures historiques

Le duc Albert V (1528-1579)

Le duc voit le jour à Munich en 1528. Farouchement opposé au protestantisme qui gagne du terrain en Bavière, c'est lui qui installe les jésuites à Munich. Albert " le généreux " reste aussi dans les livres d'histoire comme le fondateur d'une nouvelle métropole des arts : Munich. Collectionneur émérite, il expose ses collections d'art et de pièces de monnaie dans ce qui seront les premiers musées d'Allemagne.

Les frères Asam (XVIIe siècle)

Peintre et architecte, les deux frères formés à Rome vont s'imposer comme les maîtres du rococo bavarois. Leur plus belle réalisation : la superbe église Asam dans la Sendlingerstrasse.

François de Cuvilliés (1695-1768)

Cet Allemand, né dans la province du Hainaut en Belgique, fait ses études à Paris mais c'est à Munich qu'il réalise ses plus belles oeuvres. La cité bavaroise le consacre comme le plus grand architecte du rococo et décorateur du sud de l'Allemagne. Son chef-d'oeuvre : le théâtre Cuvilliés et la façade de l'église Theatiner.

Louis II de Bavière (1845-1886)

Louis II de Bavière, ou Ludwig Otto Frederik Wilhelm von Wittelsbach, naît au château de Nymphenburg à Munich et règne sur la Bavière de 1864 à 1886. Admirateur et mécène de Richard Wagner, il finance pour son idole le théâtre du festival de Bayreuth, le Festspielhaus. Influencé par les légendes germaniques, il fait construire des châteaux enchanteurs dans les Alpes bavaroises dont le plus impressionnant est celui de Neuschwanstein. Rêveur mégalomane, tourmenté, dépensier et adepte de la démesure, ce bâtisseur fou appauvrit son peuple et se soucie peu de son royaume. Il est aujourd'hui très aimé des Bavarois qui ont fait table rase du passé et tire désormais orgueil du magnifique héritage qu'il leur a légué.

Rudolf Diesel (1858-1913)

Le génial inventeur du moteur qui portera son nom contribua à l'essor industriel de la Bavière. C'est en Souabe bavaroise à Augsbourg que les usines Krupp fabriquèrent le fameux moteur. L'ingénieur Diesel finit sa vie à Munich où il se fit construire une villa par le célèbre architecte Max Littmann. Il meurt en 1913.

Heinrich Himmler (1900-1945)

Il est très certainement l'une des personnes dont les Munichois, l'Allemagne et même le monde entier se seraient bien passés. Né à Munich, il était l'un des plus hauts dignitaires du régime nazi. Chef de la SS, de la Gestapo, puis ministre de l'Intérieur et commandant en chef de l'armée de réserve de la Wehrmacht, ce criminel de guerre est à l'origine de la terreur qui sévissait en Allemagne et dans les territoires occupés. Planificateur de la Shoah, il emmène dans son suicide, le 23 mai 1945, la responsabilité de ses actes.

Sissi (1837-1898)

Immortalisée au cinéma par Romy Schneider, Elisabeth de Wittelsbach, mieux connue sous le nom d'impératrice Sissi, vient au monde à Munich. Mariée à l'empereur Francois Joseph, la belle Munichoise est l'un des derniers témoins d'un Empire austro-hongrois sur la voie de la décomposition. Après la mort de son fils Rudolf (1889), Sissi se retire du monde. Elle est assassinée en 1898 par un anarchiste italien.

Adolf Hitler (1889-1945)

Munich lance la carrière d'Hitler, elle sera la capitale idéologique du national-socialisme. Terreau idéal pour propager ses idées et asseoir son parti, il y expose dès 1920 ses théories racistes et politiques et présente son parti, le NSDAP, à un public venu en nombre pour l'écouter. Un tremplin qui lui permet de consolider sa base avant de s'attaquer au bastion berlinois. Son putsch manqué du 8 novembre 1923 ne le décourage pas. Provocateur, il défile quelques jours après avec ses partisans dans les rues de Munich. Une parade qui finit dans le sang, il est condamné à cinq ans d'emprisonnement mais relâché au bout de 9 mois... Le poison s'est répandu et la réputation de son parti a déjà franchi les frontières de la Bavière. Berlin l'adoube dix ans plus tard, Hitler est chancelier du Reich. A Munich, le 8 novembre 1939, il échappe à une tentative d'attentat dans la brasserie Bürgerbräukeller.

Bernd Andreas Baader (1943-1977)

Militant d'extrême gauche, Andreas Baader est l'un des membres fondateurs et surtout leader de l'organisation terroriste Rote Armee Fraktion (Fraction Armée Rouge), mieux connue sous le nom de Bande à Baader. Né à Munich, le jeune Andreas, dont le père historien a disparu en 1945 juste avant la fin de la guerre, est élevé par sa mère, sa grand-mère et sa tante. Il découvre réellement la politique et les idées d'extrême gauche en arrivant à Berlin alors que sa vie munichoise n'était que délinquance. Il tente le journalisme dans quelques journaux qui scellent ses convictions. Andreas va alors rencontrer Gudrun Ensslin, la même qui le fera évader en 1970, acte de naissance de la " Bande à Baader ". Sept ans et cinq attentats plus tard, Andreas Baader est condamné à la réclusion à perpétuité pour meutre. Le 18 octobre 1977, après l'échec d'une prise d'otages d'un avion par le Front de Libération de la Palestine ayant pour but la libération des membres de la RAF, Andreas Baader est retrouvé mort dans sa cellule ainsi que ses acolytes. La piste du suicide collectif est retenue même si des doutes subsistent.

Les accords de Munich

Destinés à mettre un terme à la crise des Sudètes (régions tchécoslovaques à minorité allemande dont Adolf Hitler réclame le rattachement à l'Allemagne), ces accords ont été signés par Edouard Daladier (France), Neville Chamberlain (Royaume-Uni), Benito Mussolini (Italie) et Adolf Hitler (Allemagne) à l'issue de la conférence de Munich initiée par ce dernier. France et Royaume-Uni cèdent aux exigences allemandes et scellent officieusement la fin de la Tchécoslovaquie.

Après l'occupation des Sudètes à partir d'octobre 1938, comme stipulé lors de l'accord, l'Allemagne ne s'arrête pas là et annexe la quasi-totalité de la Tchécoslovaquie en mars 1939, la Pologne et la Hongrie s'occupant des territoires restants et la Ruthénie obtenant son indépendance. Alors que Chamberlain et Daladier rentrent dans leur pays respectif en sauveurs de la paix malgré quelques voix indignées, Churchill prévient : " Ils devaient choisir entre le déshonneur et la guerre. Ils ont choisi le déshonneur et ils auront la guerre. " C'était le 7 novembre 1938.

La Rose Blanche

Fondé en juin 1942, ce groupe de résistants composé d'étudiants issus des jeunesse hitlériennes s'oppose au totalitarisme du Reich de plus en plus oppressant avec la population par la diffusion de tracts à grande échelle. Ils commencent par envoyer leurs premiers tracts à des intellectuels munichois qui sont ensuite chargés de la diffusion. Ils dénoncent la Shoah et appellent au soulèvement du peuple contre le pouvoir en place. En quelques mois, le réseau s'étend jusqu'à Augsburg, Stuttgart, Francfort, Salzbourg et même Vienne. Les pamphlets contre Adolf Hitler sont imprimés à des milliers d'exemplaires. L'aviation britannique en lâchera même par millions sur tout le territoire allemand après la disparition du groupe Rose blanche suite à de nombreux coups de filets de la Gestapo au cours de l'année 1943.

Hans (1918-1943) et Sophie Scholl (1921-1943)

Le frère et la soeur originaires de Bavière étudièrent respectivement la médecine et la philosophie à l'université de Munich en 1942. Pendant leurs études, ils entrèrent en contact avec des groupes d'étudiants opposants au régime. Convaincus au fil du temps que les nazis menaient l'Allemagne au désastre, ils imprimèrent des tracts de propagande (" la Rose blanche ") qu'ils dispersaient, au mépris du danger, notamment dans les couloirs de l'université. Trahis, arrêtés puis condamnés à mort, ils demeurent à jamais les héros allemands de la résistance.

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