Guide de MUNICH : Politique et économie

Politique
Structure étatique

La Bavière est un des 16 Länder que compte l'Allemagne. Elle est composée de 7 districts, 71 circonscriptions administratives, 25 villes indépendantes et 2 056 municipalités relevant d'un arrondissement ou Kreis. A ce titre, son gouvernement se compose du Landtag (Parlement) et de la Staatsregierung (gouvernement d'État).

Landtag. 180 représentants siègent au Landtag. Leur mandat est d'une durée de 5 ans et ils sont élus selon le scrutin proportionnel modifié (les premières élections selon ce scrutin ont eu lieu le 13 septembre 1998).

Staatsregierung. Le gouvernement d'État, élu pour une durée de 5 ans, est composé du ministre-président, des ministres et des secrétaires d'État. Il est l'organe politique suprême d'administration et est à la tête de l'exécutif.

Les ministres dirigent leurs institutions conformément à la ligne directrice déterminée par le ministre président, et sont personnellement responsables devant le Landtag. Le Landrat, quant à lui, est à la fois une institution d'État (direction administrative régionale) puisqu'il gère des tâches d'État, et une direction de circonscription. Le Landrat ou chef de service est élu directement par la population (tout comme ses organes représentatifs). Plusieurs domaines importants sont en Bavière du ressort de l'administration communale autonome. Trois niveaux de fonctionnement  : les communes, les circonscriptions de l'État, et les districts. Elles déterminent elles-mêmes les charges fiscales. Les sept districts sont les suivants : Haute-Bavière, Basse-Bavière, Haute-Franconie, Moyenne-Franconie, Basse-Franconie, Haut-Palatinat et Souabe.

Partis

Pendant 46 ans, la CSU, le parti conservateur bavarois, règne sans partage sur le Land de Bavière. Aux élections de 2003, il conforte sa primauté mettant Edmund Stoiber sur les rails de la chancellerie allemande. En 2005 ce dernier laisse cependant sa place à Angela Merkel avec le succès que l'on sait. Le début d'un changement en Bavière ? Stoiber se retire de la vie politique en 2007 et les élections de septembre 2008 constituent un tremblement de terre. La majorité absolue n'est pas atteinte, avec 43 % des suffrages. Le Land de Bavière était ainsi gouverné par Horst Seehofer (CSU) à la tête d'une coalition avec la FDP, le parti libéral qui a obtenu 8 % des voix. Le Land n'a pas viré à gauche, la SPD a obtenu 18,6 % des voix, son pire score depuis la fin de la guerre, mais c'est tout de même une petite révolution... Avec les élections parlementaires de 2013, la situation semble revenir à la normale : la CSU a recueilli 47,7 % des suffrages et a donc obtenu la majorité au Landtag de nouveau. Mais en octobre 2018, nouveau séisme lors des élections en Bavière, la CSU obtient un score de 37 %, soit son score le plus bas depuis 1950. Le gouvernement d'Angela Merkel se voit fragilisé, les Verts progressent avec 18 % des voix et l'AfD fait son entrée au Parlement.

Enfin, petit clin d'oeil, depuis 1954 c'est un maire SPD qui est à la tête de Munich, la capitale du Land. Et depuis 1945, il n'y a eu qu'une seule fois un maire CSU à la tête de Nuremberg, la deuxième ville de Bavière, résolument SPD...

Enjeux actuels

Contrairement à nombre d'autres Länder, la Bavière arrive à concilier traditions et investissements, et les politiques demeurent attachés à cette stabilité en recherchant avant tout l'efficacité dans la tranquillité et le consensus. Certains préférant même leur assise régionale à la fédérale. Bien qu'il puisse arriver que des poids lourds de la CSU arrivent en tête d'affiche, tel l'ancien ministre-président de la Bavière Edmund Stoiber, qui fut le candidat malheureux de l'élection de 2002 face à Gerhard Schröder.

Économie

Après la Seconde Guerre mondiale, Munich connaît une croissance économique fulgurante et développe ses industries et son commerce. Mais c'est surtout depuis ces trente dernières années que la capitale bavaroise s'affirme comme un pôle économique de toute première importance en Europe. La ville offre le deuxième plus grand bassin d'emplois du pays, impose sa marque dans l'industrie high-tech, domine outrageusement le secteur des médias et de la presse. Munich abrite également le siège de plus de 250 compagnies d'assurances nationales et étrangères. C'est bien le groupe Allianz qui a financé en partie la construction du grand stade (Allianz-Arena) et sa puissance s'étend bien au-delà des frontières allemandes. Deuxième place financière après Francfort, Munich dort sur un capital d'un demi-milliard d'euros, une réserve confortable pour innover, subventionner les jeunes entreprises et développer des commerces innovants. Financièrement, Munich n'a pas de soucis à se faire... Enfin, Munich est idéalement reliée à toutes les villes d'importance sur le territoire et aux capitales de l'Est. Elle compte plus de 99 000 entreprises de secteurs d'activités variés où prédomine l'industrie (Siemens et BMW notamment).

Munich, l'exemple économique en Allemagne. Munich est donc le numéro un dans le secteur économique en Allemagne à plusieurs égards. La capitale de l'État bavarois, avec sa population de 1,5 million d'habitants, a la plus forte économie et le plus grand pouvoir d'achat des grandes villes allemandes. Environ 90 des 1 000 plus grandes entreprises basées en Allemagne ont leur siège à Munich, y compris des multinationales comme Allianz, BMW, MAN, Munich Re et Siemens. Munich et ses environs forment le coeur économique de la Bavière. Cette belle réussite est due à plusieurs facteurs. D'abord, la ville a réussi à mélanger les différents types d'économie : les grandes entreprises, les PME et les petites start-up se côtoient sans écraser l'artisanat traditionnel, même si de grandes entreprises prennent un peu plus de place, comme BMW et Siemens avec, respectivement, 35 000 et 9 000 employés. Aucune industrie ne domine et ne commande la prospérité de la ville. Ensuite, tous les secteurs sont bien représentés : les technologies de l'information et de la communication, l'ingénierie automobile, des industries telles que le génie médical, les technologies environnementales et l'aérospatial sont également de puissants moteurs du marché. Munich est aussi un centre médiatique de premier plan. Ce mélange d'entreprises de toutes formes, tailles et industries fait que la ville est exceptionnellement résiliente et résistante aux crises.

Un autre facteur de la bonne économie munichoise, c'est que la ville est bien intégrée dans le réseau de transport public. De nombreuses autoroutes ainsi que des liaisons ferroviaires régionales, nationales et internationales offrent une excellente accessibilité. L'aéroport international de Munich a pu établir un nouveau record de passagers récemment.
Enfin, au niveau des infrastructures, Munich est, après Londres et Paris, le troisième site de bureaux en Europe avec 22,5 millions de mètres carrés de bureaux. La ville attire également l'attention des investisseurs et des développeurs grâce à sa sécurité financière et ses perspectives de croissance. En 2017, Munich et sa région se classaient au septième rang de l'indice européen de croissance économique régionale. La ville attire ainsi les jeunes instruits. Un phénomène à double tranchant puisque la ville est, du coup, confrontée à un défi immobilier. Chaque année, ce ne sont pas moins de 7 000 logements supplémentaires qui sont demandés. En réponse, Munich poursuit sa politique " Wohnen in München " (vivre à Munich), le plus grand programme de construction de logements publics du pays, dans lequel elle a investi 800 millions d'euros pour le développement de logements urbains entre 2012 et 2016.

Réunification, dettes et ostalgie...

30 ans se sont écoulés depuis l'enterrement de l'ex-Allemagne de l'est. De cet Etat artificiel, né de la volonté des vainqueurs, ses détracteurs n'ont retenu que la tyrannie du régime et la brutalité politique de la Stasi (police d'Etat est-allemande). C'était certes une dictature mais, pour beaucoup d'Ossis (Allemands de l'Est) qui y ont grandi, c'est leur jeunesse qui s'est enfuie quand elle a disparu, une part du bonheur. Aujourd'hui, en réaction à une société de consommation toujours plus assommante et superficielle, on se remémore le bon temps, on cultive cette drôle de nostalgie de l'Est. La Trabant lowcost de la R.D.A. est devenue une voiture de collection, il est de bon ton de fêter au Rotkäppchen (vin mousseux), de dévorer du chocolat Bambina, de tartiner des Filinchen (sorte de fines Vasa) plutôt que des biscottes, de remplacer le Nutella de vos enfants par le Nudossi (plus naturel et meilleur pour la santé) et d'arroser le tout au cola de l'est (au goût prononcé de citron). Et, quand les politiques font aujourd'hui référence à la R.D.A., c'est pour vanter la qualité de son système scolaire ! Ostalgie, une forme de nostalgie qui frise la vénération. Longtemps vouée aux gémonies, décriée, moquée par ceux de l'Ouest, il est de bon ton aujourd'hui d'en faire les louanges.

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