BEYROUTH - guide touristique du Petit Futé

Ahlan wa sahlan bi Beirut !

"Hi kifak, ça va ? " : c'est avec cette formule trilingue, qui résume à elle seule le cosmopolitisme du Liban, que vous risquez fort d'être interpellé dans les rues de Beyrouth. Déroutante, enivrante, fatigante, étonnante : les qualificatifs ne manquent pas pour décrire cette ville longtemps abîmée par des conflits redoutables mais qui parvient, avec une énergie incroyable, à renaître de ses cendres. A Beyrouth, tout semble possible. Le meilleur comme le pire. Le plus beau comme le plus bouleversant. Dans les rues flotte un sentiment de liberté qui ne pourra vous échapper. Dans ce chaos incessant où le concert des klaxons et l'agitation bouillonnante donnent le tournis, les règles s'envolent, les interdits s'évanouissent. La vie file à toute vitesse, demain est encore si loin. Alors on profite de chaque instant, on rit fort, on reste des heures à table, on passe sa nuit à danser. Beyrouth vous prend aux tripes, vous renverse, vous chamboule. Mais les Libanais seront toujours là pour vous rassurer, vous aider, vous parler. Leur accueil est chaleureux, leur regard franc, leur sourire contagieux.

A seulement quatre heures de Paris, Beyrouth offre un cadre idéal pour un week-end prolongé ou un séjour unique et dépaysant. Les multiples promenades à travers les quartiers de Hamra, Achrafieh ou du centre-ville offrent au visiteur la possibilité de découvrir vestiges historiques, galeries d'art avant-gardistes, restaurants branchés et boutiques alléchantes. Le tout dans un équilibre informel mais pourtant bien réel. Sur la corniche, le long de cette vaste promenade face à la mer, chaque soir devant le soleil couchant, on oublie tout, on se sent léger, vivant. Oui c'est cela, Beyrouth nous rend vivants.

Que dire aussi de la gastronomie libanaise, si fine et généreuse, et tant convoitée dans le monde, de ces mythiques taxis-services qui vous bringuebaleront aux quatre coins de la ville, de ces odeurs envoûtantes de narguilé qui s'échappent des terrasses des cafés, de ces nuits endiablées qui vous emportent jusqu'au petit matin, et surtout que dire de cette lumière, cette lumière chaude et orangée qui enveloppe Beyrouth chaque soir et qui laisse croire, une fois encore, que tout est vraiment possible.

Mélanie Rostagnat

REMERCIEMENTS. Merci à Christian et Françoise pour leur accueil toujours si chaleureux, à Guillaume B., et à Pierre pour son soutien et sa présence.

BEYROUTH : les adresses futées

BEYROUTH : Idées de séjour

Un 1er week-end (3 jours) à Beyrouth

Beyrouth est une " petite " ville facile à appréhender et qui se visite aisément à pied ou en taxi-service. Les promenades, évidemment plus idéales lorsque les températures ne sont pas trop élevées (printemps et automne), restent néanmoins agréables toute l'année. Voici quelques idées de balades à pied qui permettent, le temps d'un grand week-end, de se faire une bonne idée générale de la capitale libanaise.

Jour 1

Nous vous proposons de commencer votre première journée dans le quartier emblématique de Hamra, à l'ouest de la ville. Dans ce quartier d'affaires qui grouille sans cesse, observez le va-et-vient des habitants à la terrasse d'un des nombreux cafés du coin, en découvrant les nouvelles locales dans les pages du quotidien francophone L'Orient-Le Jour, en vente à la librairie Antoine. Puis aventurez-vous dans les ruelles, perdez-vous, discutez avec les commerçants, observez les immeubles modernes qui côtoient les façades délabrées. C'est ça l'esprit de ce quartier qui contraste fortement avec le centre-ville très aseptisé de Beyrouth. Plus tard dans la matinée, découvrez le seul coin de verdure du secteur : le campus de l'Université américaine de Beyrouth (AUB). De la rue Hamra, prendre la direction du nord par la rue Jeanne d'Arc ou la rue Abdel Aziz, jusqu'à la rue Bliss. Le musée d'archéologie de l'université mérite un coup d'oeil. Situé dans un bâtiment du début du XXe siècle, il expose une riche collection d'objets datant de la préhistoire à la période islamique. Prenez le temps de déambuler dans les jardins de ce vaste campus qui offre une jolie vue sur la mer. Un havre de tranquillité qui donnerait (presque) envie de redevenir étudiant !

De l'AUB, vous pouvez poursuivre vers le front de mer : la corniche. Une large promenade longe le littoral d'Ain el-Mreissé jusqu'à la plage de Ramlet el-Baïda. A voir : les joggeurs de la corniche, les derniers petits ports de pêche de la ville, les rares pêcheurs inlassablement patients ou encore les plongeurs qui font le spectacle en réalisant diverses acrobaties plus ou moins périlleuses. Vous passerez dans le quartier de Manara avec son ancien phare, noir et blanc. A ses pieds, la maison rose est dans un état de délabrement avancé.

La montée vers Raouché mérite un petit effort. Mais une fois sur place, vous serez subjugué par la beauté de la grotte aux Pigeons. Idéalement, il faudrait y être au moment du coucher du soleil. De Raouché, la corniche descend vers la seule plage de sable publique de la ville : Ramlet el-Baïda.

Où dîner ? De Ramlet el-Baïda, il est facile de rejoindre le quartier Hamra en taxi-service (2 000 LL par personne). Après avoir découvert Hamra le jour, c'est Hamra la nuit qui s'offre à vous : bars, restaurants libanais, concerts live et cafés où l'on fume le narguilé... Les possibilités de passer une bonne soirée ne manquent pas !

Jour 2

Pourquoi ne pas démarrer cette deuxième journée par la visite du centre-ville de Beyrouth ? Première étape : l'imposante mosquée El-Amine qui domine la célèbre place des Martyrs. Jouxtant la mosquée, la cathédrale Saint-Georges des maronites et son imposant campanile. Puis sur la droite, l'étonnant site archéologique des thermes romains, construits au Ier siècle. Vous entrez ensuite dans le nouveau centre-ville à proprement parler avec ses larges allées piétonnes et la place de l'Etoile. Autrefois très animé, ce quartier, qui abrite le Parlement, est aujourd'hui complètement désert. En descendant vers la mer, vous passerez devant la mosquée Omari, restaurée avec goût à la fin de la guerre. Puis toujours tout droit, vous arriverez dans les Souks de Beyrouth, un centre commercial en extérieur avec ses dizaines de jolies boutiques et de cafés-restaurants. Les rues parallèles, notamment la rue Foch et la rue Allenby, abritent de nombreuses enseignes internationales de luxe comme Dior et Louis Vuitton. Une fois votre séance de lèche-vitrines achevée, prenez la direction de l'ouest pour rejoindre le quartier de Minet el-Hosn avec ses nombreuses tours en construction. Vous arrivez plus loin au pied de la carcasse de l'ancien hôtel Holiday Inn. Sa façade, criblée d'impacts d'obus, est un triste témoignage de la guerre civile qui a ravagé le pays de 1975 à 1990. De là, on distingue alors la marina du Saint-Georges. C'est dans ce secteur que fut assassiné Rafic Hariri en 2005. Direction Zaitunay Bay autour de la marina, un endroit agréable pour boire un verre et admirer le coucher du soleil au bord de l'eau.
Où dîner ? Soit vous restez à Zaitunay Bay, soit vous faites demi-tour pour rejoindre le quartier de Gemmayzé/Mar Mikhael qui regorge de bons restaurants. Si vous avez encore un peu de force, poursuivez votre soirée dans l'un des nombreux bars animés du quartier, et rendez-vous dans le secteur de la Quarantaine, au B018 pour un after endiablé.

Jour 3

La dernière journée à Beyrouth est consacrée à la visite du quartier d'Achrafieh. Point de départ : la boulangerie Paul au début de la rue Gouraud. Au milieu de la rue, qui abrite encore quelques anciens immeubles typiques, remontez les quelque 200 marches de l'escalier Saint-Nicolas qui vous permet de rejoindre la rue Sursock, réputée pour ses nombreux palais d'une rare richesse architecturale. Admirez notamment les façades des palais Audi, Mokbel, Linda Sursock et Moussa Sursock, et accordez-vous une petite pause culturelle en visitant le nouveau musée Sursock. Traversez l'avenue Charles Malek pour faire une pause dans le jardin Saint-Nicolas. Puis perdez-vous dans les ruelles d'Achrafieh qui abritent encore de jolies bâtisses traditionnelles, notamment dans le secteur de Furn el Hayek et le long de la rue Abdel Wahab el Inglizi. Poursuivez ensuite votre chemin vers le carrefour Sodeco et la célèbre maison Barakat qui a été entièrement rénovée. Empruntez alors la rue de Damas qui abrite l'ambassade de France et faites une deuxième halte culturelle en visitant le superbe musée des minéraux, situé dans l'enceinte de l'université Saint-Joseph. Plus loin, ne manquez pas le Musée national. Vous serez sous le charme de ce petit musée sur trois niveaux, parfaitement mis en lumière et qui expose des collections de toute beauté. Une belle surprise !

En sortant du musée, poursuivez votre route vers Badaro, le nouveau quartier tendance de Beyrouth qui abrite une vingtaine de bars et restaurants. Un endroit idéal pour terminer cette belle journée de visite !

Une semaine à Beyrouth

Les cinq premiers jours de la semaine sont principalement consacrés à la visite de Beyrouth. Les suivants sont l'occasion de découvrir d'autres paysages à la périphérie de la capitale libanaise.

Jour 1

La visite de Beyrouth peut commencer par son centre-ville : vitrine touristique, centre ancien rénové, nouveau centre moderne. Il porte à lui seul plusieurs casquettes. La balade dans le centre est l'occasion de découvrir un quartier à part dans la capitale. Les rues y sont propres, les trottoirs neufs et larges, la sécurité omniprésente, et les vitrines élégantes. La place des Martyrs est dominée par la mosquée Al-Amine, qui peut se visiter en dehors des horaires de prière. Juste à côté de la mosquée se trouve la cathédrale Saint-Georges des Maronites et son imposant campanile, puis sur la droite des thermes romains datant du Ier siècle. Juste derrière, vous atteindrez la place de l'Etoile avec son horloge centrale, le Parlement libanais et les deux églises Saint-Georges des Orthodoxes et Saint-Elie. Au sous-sol de l'église orthodoxe, la visite de la crypte archéologique est enrichissante. Toujours vers le nord, vous arriverez au pied de la mosquée Omari construite dans une ancienne cathédrale, puis à l'entrée des nouveaux Souks de Beyrouth. Ce vaste centre commercial, inauguré en 2010, regroupe des dizaines de franchises internationales. Après avoir arpenté les ruelles des Souks, vous pouvez continuer votre shopping dans le secteur piétonnier de Foch-Allenby, également une adresse très recherchée du luxe local et mondial. Le jardin Samir Kassir offre une halte ombragée. Au nord de ce secteur, on distingue au loin le Beirut Exhibition Center qui est situé sur des terres gagnées sur la mer à proximité de la salle d'exposition BIEL. Vous pouvez alors longer la corniche du centre-ville qui est dominée par des immeubles résidentiels de luxe et des hôtels et vous rendre vers la baie du Saint-Georges, désormais baptisée Zaitunay Bay. Un endroit agréable pour boire un verre et dîner en terrasse.

Jour 2

Il suffit d'une belle matinée ensoleillée pour bien profiter de la corniche qui s'étire sur plusieurs kilomètres d'Ain el-Mreissé à Ramlet el-Baïda. Rénovée à plusieurs reprises, la promenade le long des rochers de la côte est typique et très agréable ! Une fois arrivé à Manara, jetez un coup d'oeil lointain à l'immeuble rose très dégradé avec ses arcades, au pied de l'ancien phare noir et blanc. Une halte au café Raouda s'impose. Quel plaisir de boire son café au bord de l'eau ! Si l'envie vous prend, vous pouvez aller vous baigner au Sporting, une plage privée au look désuet des années 1950, tellement authentique. Fini le bronzage, la petite côte de Manara vous mène à Raouché. Vous aurez une vue fantastique sur le site de la grotte aux Pigeons, deux gros rochers calcaires au milieu de l'eau. Puis la corniche continue en direction de la plage publique de Ramlet el-Baïda.

Après cette longue marche le long de la corniche, profitez du trajet en taxi-service entre Ramlet el-Baïda et Hamra pour reprendre des forces. Demandez à descendre à côté de l'hôtel Commodore ou Coral Hamra pour ensuite pouvoir profiter de la terrasse du café Younes, notre préféré du quartier. Une balade rue Hamra permet de découvrir l'un des quartiers les plus vivants de Beyrouth et le plus représentatif de la mixité libanaise. Les intellectuels et les artistes aimaient s'y retrouver dans les années 1960-1970. Certaines façades décrépies d'immeubles de bureaux (Strand, Eldorado, Piccadilly, Al-Hamra) nous rappellent que Hamra fut dans le temps un centre d'affaires moderne. Après un bon mezzé libanais, descendez au campus de l'Université américaine de Beyrouth (AUB). Son musée archéologique vaut le coup d'oeil. Puis promenez-vous dans les allées du campus. Implantée sur ce site depuis 1871, l'AUB compte plusieurs immeubles anciens : College Hall datait de 1873, détruit par une bombe, il a été reconstruit à l'identique ; Assembly Hall de 1891 ; Post Hall de 1902. Si vous sortez par la Medical Gate (la porte la plus à l'est du campus), vous pouvez admirer les façades vitrées noires du centre Gefinor, très vintage. Si le temps vous le permet, vous pouvez continuer vers Clemenceau qui a gardé quelques palais splendides : Joumblatt, Ladki et Daouk.

Jour 3

Le quartier de Zokak el-Blatt garde les dernières richesses architecturales de Beyrouth, c'est-à-dire des spécimens en voie de disparition. A la limite sud du centre-ville, ce secteur compte encore quelques beaux palais et vieilles résidences datant du XIXe et début XXe siècle. Aucun ne se visite, il faut se contenter d'une balade et d'en admirer seulement les façades et l'extérieur. Mais c'est également l'occasion de découvrir un petit quartier de la capitale.

De Zokak el-Blatt, vous pouvez suivre à contre-sens la rue Spears qui compte également quelques bâtiments anciens avec de beaux volumes et des façades avec les fameuses arcades dont la résidence Yamouth (connue sous le nom de Zico House qui accueille des activités artistiques). Avant d'arriver à Hamra, vous ne pouvez pas manquer le jardin de Sanayeh, le plus grand de Beyrouth. Les Beyrouthins y viennent très tôt pour marcher ou jouer aux cartes. Créé en 1907 par le wali Khalil Pacha, c'est un lieu reposant. Pour finir la journée, direction la rue Verdun, le temple du shopping à Ras Beyrouth. Plusieurs galeries marchandes abritent des franchises internationales. Plusieurs restaurants et cafés y sont implantés.

Jour 4

Il faut commencer la journée par la visite du quartier de Gemmayzé. Les pubs et les restaurants étant fermés, c'est au cours de la matinée qu'il est possible de découvrir à sa juste valeur ce secteur limitrophe du centre-ville. Une promenade à pied le long de la rue Gouraud offre l'occasion d'admirer quelques belles façades d'immeubles anciens et de belles résidences. La rue Gouraud conduit au quartier Mar Mikhael, connu pour abriter l'immeuble EDL (Electricité du Liban). L'axe principal s'appelle alors la rue du Fleuve, les garagistes voient arriver de nouvelles galeries d'art et de petits restaurants dont le plus célèbre est Tawlet, un bio très apprécié qui propose un délicieux buffet pour le déjeuner.

De retour à Gemmayzé, remontez l'escalier Saint-Nicolas qui mène à la rue Sursock. Elle abrite plusieurs palais datant des XIXe et XXe siècles, ainsi que le nouveau musée Sursock qui mérite le détour. Traversez ensuite l'avenue Charles Malek, le jardin Saint-Nicolas avec son bassin vintage est le bienvenu pour faire une pause. Prenez la rue Bustros, puis Mar Mitr à contre-sens pour déguster une glace chez Hanna Moussa, l'un des meilleurs glaciers de la ville. Montez la rue Mariam Geahchan pour rejoindre la place Sassine et le centre commercial ABC. De la place Sassine, vous pouvez redescendre la rue Abdel Wahab el Inglizi pour rejoindre le quartier Monnot et le carrefour Sodeco. Il est impossible de manquer la façade de l'immeuble Barakat, une construction jaune très dégradée suite à la guerre qui vient d'être entièrement rénovée et qui devrait prochainement accueillir un musée sur l'histoire de Beyrouth.

Jour 5

Quel plaisir de commencer la journée par le Musée national qui abrite une collection impressionnante d'objets couvrant toutes les périodes de l'histoire du Liban. Inauguré en 1942, il a été rénové après la guerre civile. Ce musée expose des pièces uniques comme des bas-reliefs, des mosaïques et de nombreux sarcophages. Plus haut sur la rue de Damas, en face de l'ambassade de France, ne manquez pas la visite du musée des minéraux, qui se trouve dans l'enceinte de l'Université Saint-Joseph.

Un petit tour en taxi-service (2 000 LL le trajet) pour rejoindre le secteur de Jisr el-Wati où se trouve le Beirut Art Center, une salle d'exposition principalement orientée vers l'art contemporain. A nouveau, un petit trajet en taxi-service pour découvrir Borj Hammoud, un quartier arménien à la limite du fleuve de Beyrouth. Ce quartier est une ville en soi... Il est très vivant et offre l'occasion de découvrir la bonne cuisine arménienne et d'admirer le savoir-faire des bijoutiers libanais-arméniens.

S'il vous reste du temps, direction les hauteurs de Beyrouth vers Beit Meri. A 25 minutes de la capitale, ce village est surtout connu pour accueillir en février le festival Al-Bustan, mais il compte également deux sites historiques remarquables et méconnus : la chapelle du couvent Saint-Jean-Baptiste construit en 1750 sur les bases d'un ancien temple romain et les ruines d'un village romano-byzantin.

Jour 6

La journée sera consacrée à la visite des sites touristiques de la banlieue nord de Beyrouth. A la sortie de la capitale, le long de l'autoroute du nord juste après le tunnel, se trouvent les stèles de Nahr el-Kelb. Depuis l'Antiquité, de nombreux conquérants ont gravé dans la roche le récit de leurs exploits. Les stèles remontent à Ramsès II jusqu'aux troupes françaises du général Gouraud en 1920. Une stèle a été ajoutée en 2000 pour la libération du Sud-Liban. Une fois en haut du promontoire, la vue sur le littoral fait oublier le vacarme de l'autoroute.

Après Nahr el-Kelb, prenez la voie rapide sur votre droite qui monte vers la station Faraya. Après quelques kilomètres se trouvent les grottes de Jeita qui représentent l'un des plus beaux sites naturels du Liban. Découvertes en 1936, puis en 1958, elles se composent de deux galeries, l'une est parcourue par une rivière souterraine que l'on visite en petite barque. La seconde galerie permet de s'aventurer sur environ 700 m sous terre. C'est superbe !

De Jeita, vous pouvez descendre vers Jounieh. Cette petite ville côtière est agréable. Son coeur historique est limité et se visite rapidement. En prenant le téléphérique, il est possible d'avoir un magnifique panorama. Situé devant l'hôpital Saint-Louis, le téléphérique vous conduit à la cathédrale de Harissa qui domine la baie. Le soir, c'est splendide !

Jour 7

Après plusieurs jours dans les embouteillages et à marcher à la découverte de Beyrouth, pourquoi ne pas profiter de votre dernier jour au Liban pour profiter de son soleil et de ses plages privées. Le choix ne manque pas. A Beyrouth, on peut se prélasser au Saint-Georges, au Sporting ou à la piscine de l'hôtel Riviera. Pour plus de dépaysement, il faut sortir de Beyrouth vers le sud pour savourer les plages de Damour, Jiyé ou Rmeilé. Les complexes se suivent le long de l'ancienne route maritime. Chacun affiche des prestations de qualité. Bonne baignade !

Séjours thématiques
Beyrouth, richesses architecturales et archéologiques

L'architecture caractérisée par ses maisons aux tuiles rouges et ses façades avec trois arcades est en danger devant le boom immobilier. Néanmoins, il reste quelques beautés préservées, mais dans un état de délabrement avancé. Direction les quartiers périphériques du centre-ville comme Clemenceau (avec les villas Daouk et Joumblatt), Sursock avec ses palais du même nom, Gemmayzé conserve également quelques bâtiments anciens. Une balade dans le quartier de Zokak el-Blatt complétera le tout. Ce quartier est l'une des premières banlieues de Beyrouth, à la fin du XIXe. La bourgeoisie y construisit des villas, des palais et les ambassadeurs y avaient leurs résidences. Il y aura la première route pavée, qui donna son nom au quartier, en 1860. Aujourd'hui, le quartier montre un paysage contrasté avec d'un côté des bâtiments historiques préservés et de l'autre plusieurs palais délabrés.

Beyrouth offre également une architecture contemporaine innovante et audacieuse. Que dire des restaurants Yabani, Centrale ou B018 ? Leur architecte Bernard Khoury a osé et a gagné ses paris. Il faut voir ses constructions comme des oeuvres d'art.

Beyrouth, plaisir et détente

Beyrouth s'avère une destination bien choisie pour qui cherche à se faire plaisir le temps d'un week-end ou plus. Les occasions ne manquent pas : se prélasser au soleil au bord de la piscine, fumer le narguilé à la terrasse d'un café, succomber aux sucreries libanaises et déguster à n'en plus finir une tablée de mezzés.

Plages

Beyrouth compte plusieurs plages privées très contrastées : Riviera et Saint-Georges très jet-set, Sporting et Long Beach plus authentiques. Sinon direction Ramlet el-Baïda, la seule plage publique de sable de Beyrouth.

Hors de Beyrouth, il existe des complexes balnéaires très modernes et propres à Damour, Jiyé, Rmeilé. Ces stations très branchées et fréquentées par l'élite locale sont parfaitement équipées : restaurants, plusieurs piscines, bars, plage de sable.

Ski

Le Liban compte un domaine skiable qui pourra ravir les fans de la glisse. Deux stations sont à environ une heure de Beyrouth : Zaarour et Faraya. Cette dernière est très huppée et offre un domaine plus sélectif. Attention, la saison est relativement courte et s'étire sur quelques semaines de décembre à mars.

Séjour gourmand

Ne venez pas à Beyrouth pour faire un régime ! Beyrouth regorge de bons restaurants. Toutes les cuisines sont représentées. Naturellement, on va privilégier la cuisine libanaise. Elle est accessible à tous les budgets en passant du manakich au fromage aux multiples mezzés chauds ou froids. De nouvelles adresses (Enab, Frida, Leila Kahwet) ont été inaugurées ces dernières années dans d'anciennes maisons traditionnelles. Les décors sont très beaux.

Encore une tradition typiquement beyrouthine, la pause café. Elle est sacrée et se partage entre amis. Les cafés authentiques de Beyrouth sont moins nombreux que par le passé, mais certains ont gardé leur charme. Ne manquez pas le café Younes, le café Raouda ou le Torino Express. Une nouvelle génération de cafés domine également le marché, une touche de modernité en plus : Café Hamra, Mandaloun Café, Casper & Gambini's.

Les amateurs de narguilé seront ravis de fumer à la terrasse d'Al-Falamanki ou de Dardachat.

Les pâtisseries libanaises sont succulentes. Direction Amal Bohsali pour savourer de bon matin un kneffé, puis se laisser tenter par les douceurs locales à base de pistaches, de dattes, de crème ou de fromage blanc : baklawa, maamoul, moughabiyé, etc.

Shopping

Beyrouth aime la mode et le shopping. En habillant les stars internationales, les couturiers libanais font la une de la presse people. Les salles de vente d'Elie Saab, de Basil Soda, de Reem Saab, de Zuheir Murad sont remarquables. Difficile de ne pas craquer !

Pour avoir une idée du savoir-faire des Libanais en matière de design, de décoration, de bijouterie et de mode, direction Saifi Village, au centre-ville. Dans un cadre rénové et calme, des dizaines de créateurs et designers exposent leurs produits. On ne peut qu'être impressionné par l'audace et la créativité de certaines signatures : Sarah's Bag, Johnny Farah, Liwan, Milia M.

Les chineurs feront affaire dans le marché aux puces de Basta.

Le centre-ville propose une centaine de franchises internationales haut de gamme. Le grand magasin Aishti regroupe les marques mondiales de la mode. En 2010, Boucheron, Lanvin, YSL, Louboutin, Hermès et Louis Vuitton ont ouvert leur point de vente dans la capitale libanaise.

On ne peut quitter Beyrouth sans faire quelques achats souvenirs. De multiples articles pour ravir vos amis ou décorer votre maison vous attendent à l'Artisan du Liban et à l'Orient 499 à Clemenceau.

Beyrouth la nuit

Le monde connaissait Beyrouth pour son centre-ville en reconstruction, sa corniche du front de mer, l'hospitalité de ses habitants. Depuis une dizaine d'années, il découvre, impressionné et séduit, les nuits beyrouthines qui rivalisent en festivités et en excès.

Beyrouth connaît une vie nocturne incessante et souvent extravagante. Les pubs et les boîtes de nuit foisonnent dans de nombreux quartiers de la ville. Faire la fête à Beyrouth consiste à choisir le dernier restaurant à la mode, réserver une place dans une boîte de nuit située sur le toit d'un immeuble de bureaux avec une vue panoramique sur la ville puis finir dans un after. La capitale libanaise est fière de figurer parmi les destinations en vogue des noctambules du monde entier.

Gemmayzé, le jour, c'est un quartier tranquille et, le soir, c'est la première destination des noctambules de Beyrouth, les plus belles voitures défilent rue Gouraud, les valets parking s'affairent pour satisfaire une clientèle mondaine, les pubs font le plein. La nuit va être longue. Les petits pubs sont alignés, au garde à vous. Les restaurateurs investissent des fortunes dans la décoration pour compenser une cuisine guère originale. Les anciens appartements, les vieilles épiceries sont transformés en tex-mex, pizzeria ou sushi.

Direction les toits du centre-ville. Les bars-boîtes de nuit Sky Bar et Beiruf font le plein tous les soirs d'été. Les plus grands DJ internationaux y ont fait grimper les décibels. Il faut parfois réserver des semaines à l'avance pour avoir la chance d'avoir une table.

A la fin de la rue Monnot, l'impasse de la " soif " regroupe une poignée de pubs où la bière locale Almaza coule à flots. Le Pacifico y propose les meilleurs cocktails de la ville.

La scène du Music Hall dans le centre d'affaires Starco est à ne pas manquer. Il est difficile de quitter Beyrouth sans découvrir le B018. C'est une destination architecturale et une référence de la nuit dans la capitale libanaise. Construit sous terre, le B018 est un after, mais certaines soirées démarrent plus tôt.

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