Guide de DUBAÏ CITY : Mode de vie

Vie sociale
<p>Marchands</p>

Marchands

Éducation

265 300 élèves fréquentent les écoles dubaïotes et les prévisions tablent sur 400 000 d'ici à 2020. Pour absorber cette demande, 52 nouvelles écoles sont prévues, la plupart anglo-saxonnes. 21,2 % du budget fédéral est consacré à l'éducation. Toutes les écoles dépendent à Dubaï du KHDA (Knowledge and Human Development Authority), Autorité responsable de la connaissance et du développement humain, qui régule les horaires, inspecte les écoles et intervient dans certains programmes comme l'éducation civique des écoles publiques et privées.

Éducation publique. L'enseignement scolaire se subdivise en quatre niveaux, assez proches de ceux que nous connaissons : une école pré-élémentaire, une école primaire, un niveau intermédiaire (équivalent à notre collège) et, enfin, un niveau secondaire (équivalent de notre lycée). Il faut signaler qu'à partir de la cinquième année scolaire, la mixité n'est plus de mise. De plus, les Émirats sont l'un des quinze pays du monde où le nombre de filles dépasse celui des garçons dans le système scolaire. L'enseignement se fait en langue arabe, l'anglais étant enseigné dès l'école primaire. L'équivalent de notre baccalauréat s'appelle le " Thanawiya Amma ", et on peut le passer dans trois filières (sciences, lettres et technique).

Éducation privée. Dubaï accueille 518 écoles internationales privées, le plus grand nombre du monde et la plupart anglo-saxonne. Près de 58 % des Émiriens choisissent les écoles internationales plutôt que le système public.

En octobre 2017, un vaste plan de réforme de l'école a été annoncé par les autorités avec une ambition claire : transformer les méthodes d'enseignement pour anticiper les exigences de demain. La priorité : les sciences. Toutes les écoles devront appliquer ce nouveau programme d'ici 2019.

Enseignement supérieur. Plus de 80 % des élèves terminant avec succès le secondaire s'inscrivent dans le supérieur, dont 65 % de jeunes filles. En effet, beaucoup d'hommes entrent tôt dans la vie active ou font leurs études à l'étranger. Il existe trois types d'établissement public fédéral qui accueillent principalement des Émiriens, bénéficiant de la gratuité d'inscription, tandis que les autres étudiants préfèrent se tourner vers le privé, composé d'infrastructures non mixtes. On trouve d'abord l'université fédérale, créée en 1976 : basée à Al Aïn, elle accueille 14 000 étudiants et en admet environ 3 300 chaque année. 75 % sont des étudiantes. Viennent ensuite les Instituts supérieurs de technologie (HCT : Higher Colleges of Technology) fondés en 1988, et présents dans tous les Émirats au travers de 16 établissements. Ils accueillent 16 600 étudiants et en admettent environ 7 900 chaque année. Ils sont proches de nos IUT et dispensent un enseignement plus technique. Enfin l'université Zayed, établie à l'origine pour les étudiantes émiriennes en 1998, est présente à Abou Dhabi et Dubaï.

On compte aussi de très nombreuses universités à la renommée internationale comme New York University, American University, Canadian University, La Sorbonne, INSEAD pour n'en nommer que quelques-unes.

La destination préférée pour les études supérieures en dehors du pays reste les États-Unis. La plus grande partie des étudiants bénéficie d'une bourse d'études que ce soit pour un bachelor ou pour un master.

Le majilis

Le majilis est probablement l'institution sociale et culturelle du monde arabe la plus importante. Le comprendre est indispensable à tout homme d'affaires, à tout diplomate et à toute personne qui aimerait nouer des amitiés.

En effet, il permet de comprendre les valeurs si chères au Bédouin comme la loyauté, la famille, l'honneur et le respect de la parole tenue. Pour les plus jeunes, elles sont enseignées au sein de ces salons familiaux. Les conversations et le temps passé ensemble à se connaître sont bien plus importants que les longs rapports et les présentations PowerPoint. Entourés de tapis orientaux, le majilis offre un confort feutré où s'orchestre un ballet familial : les enfants rentrent, les cousins arrivent, les oncles repartent, les frères interviennent, on ne comprend pas toujours ce qui se passe, on pense perdre son temps, mais on en gagne tellement si l'on veut développer des relations amicales durables ! On sonde, on écoute, on échange, on parle de tout et de rien. Savoir être dans un majilis est tout un art et savoir partir aussi, ni trop tôt, ni trop tard. Savoir revenir est tout aussi important, parfois sans autre raison que d'entretenir son amitié, de féliciter la famille lors d'un mariage, de consoler lors d'un décès.

Le majilis fait partie de cette hospitalité légendaire du Golfe. Depuis toujours, même dans les camps éphémères, une place est réservée à ces salons, tout le monde y est le bienvenu.

Chaque émirat fonctionne encore, de manière plus ou moins marquée, selon le schéma ancien du Majlis : conseil tenu par le cheikh choisi en raison de ses qualités et de la confiance qu'il inspire en sa loyauté. C'est à ce cheikh que la population est habituée à se référer pour les requêtes et les doléances relatives à tous les domaines de la vie publique ou privée (obtention d'une bourse, d'une parcelle de terrain, difficulté financière, lenteur des administrations...). Ce mode de fonctionnement ancien, qui repose sur l'autorité du cheikh local et sur le principe de la liberté de parole, a toujours cours dans les Émirats, tandis que se modernisent concomitamment les institutions locales et fédérales.

Loin de s'exclure, la modernité et la tradition se nourrissent l'une de l'autre, les cheikhs gardant un contact réel avec la population, tandis que les débats du Majlis s'ouvrent sur des perspectives politiques nouvelles.

Le majilis est un ticket simple à la compréhension d'un monde qui nous paraît parfois si complexe. Faire l'effort de le comprendre augmente considérablement la possibilité de signer des contrats, de dénouer des conflits ou tout simplement de se faire des relations amicales durables.

Mœurs et faits de société

Place de la femme

Les femmes émiriennes parviennent à des niveaux d'instruction élevés. Même si la parité n'est pas encore à l'ordre du jour, elles représentent 30,9 % de la population active. Elles sont encore, la plupart du temps, employées dans le secteur public (enseignement, police, administration). On commence cependant à les voir dans beaucoup d'autres secteurs, comme la banque, la télécommunication, l'accueil et même à des postes clés. Les modèles de réussite féminine sont de plus en plus fréquents. De nombreuses associations défendent les droits des femmes aux Émirats (Société des femmes d'Abu Dhabi, GWU...) et de multiples récompenses encouragent leur émancipation, notamment dans le monde des affaires. Cinq femmes sont ambassadrices, dont une siège de façon permanente à l'ONU, 20 % du personnel diplomatique est féminin. Le Parlement est présidé par une femme depuis novembre 2015 et huit autres sont députées, soit 22 % de l'effectif. Quatre sont pilotes de chasse, huit sont ministres. 95 % des filles poursuivent des études universitaires aux Émirats ou à l'étranger contre 80 % pour les garçons. On peut souligner le rôle de Cheikha Fatima bint Mubarak, qui milite pour élargir l'accès des femmes aux plus hauts postes à responsabilité. Au quotidien, les femmes émiriennes mènent une vie sociale assez libre : on les rencontre surtout dans les malls, le soir. Beaucoup conduisent, d'autres préfèrent avoir un chauffeur. Elles sortent parfois seules, mais sont en réalité souvent en groupes, entre amies ou en famille. Il n'est pas rare de les voir le soir, en petits comités de trois ou quatre. Immuablement voilées, elles sont néanmoins souvent très élégantes, se fardent généreusement et se parfument à outrance

 

Mariage et polygamie

La polygamie est autorisée dans les Émirats, sous réserve que le mari dispose de suffisamment de ressources pour assurer le confort matériel de toutes ses épouses. En effet, le Coran permet à tout musulman de prendre jusqu'à quatre épouses légitimes, à la condition impérative que celles-ci soient traitées de manière égale. Dans les faits, étant donné le coût élevé de la vie, la polygamie est de moins en moins pratiquée. Le mariage mixte est également autorisé par la loi islamique : un musulman peut ainsi épouser une femme d'une autre confession, à condition que leurs enfants soient élevés dans la religion du père. En revanche, un non-musulman devra impérativement se convertir pour pouvoir épouser une femme musulmane. La loi sanctionne lourdement (amendes, voire peine de prison) ceux qui ne respectent pas ces principes. Bien que les hommes émiratis soient plus nombreux que les femmes, les autorités se sont inquiétées, dans les années 1990, du nombre croissant de jeunes femmes célibataires. Ce phénomène s'expliquant par le coût exorbitant de la dot, le gouvernement a dû en limiter le montant et a même créé un " Fonds du mariage ", pour aider les jeunes couples aux revenus limités. De même, pour encourager les mariages entre locaux et éviter la déperdition de l'identité nationale, le gouvernement accorde d'importantes aides financières aux jeunes ménages (prime de logement, électricité et eau gratuites, etc.). Traditionnellement, c'est la famille du jeune homme qui lui choisit une épouse, parmi les jeunes filles de sa connaissance qu'elle juge dignes d'alliance. De plus en plus souvent cependant, les jeunes ont leur mot à dire dans ces unions arrangées.

 

Famille

Comme dans toutes les cultures patriarcales, la famille émirienne s'organise autour du chef de famille. La vie quotidienne s'organise autour d'elle et demeure la première priorité de tout Émirien. Les jeudi soir sont très souvent l'occasion de visiter les parents, parfois les femmes d'un côté et les hommes de l'autre. Tout est une occasion pour festoyer : un diplôme fraîchement décroché, l'annonce d'un mariage, le retour d'un voyage de noces, les naissances... Les enfants sont très choyés et très protégés et les familles sont souvent nombreuses, même si la tendance est d'avoir moins d'enfants, surtout dans les villes. La plupart des demeures sont d'ailleurs adaptées à ce mode de vie et comptent souvent un grand nombre de pièces, pour assurer l'indépendance de toutes les branches de la famille. Traditionnellement, c'est plutôt aux hommes qu'incombent les obligations de la vie sociale et aux femmes les tâches domestiques. Mais les mentalités évoluent, puisque le nombre des femmes qui étudient et travaillent ne cesse d'augmenter.

 

Santé

L'Émirat offre à ses citoyens un vaste ensemble de services sociaux gratuits ou subventionnés. Les soins de santé sont gratuits pour tous dans les hôpitaux publics. Ceux-ci sont généralement d'excellente qualité. Des améliorations sont en cours : on s'emploie à ce que les populations rurales aient accès à des centres de santé complets, on mène des programmes de sensibilisation des enfants et des adultes aux maladies contagieuses, on ouvre des centres accueillant les enfants cancéreux, on met en place des services de santé dans les écoles primaires et maternelles.

 

Pour toutes les questions sur l'islam ou sur les moeurs, n'hésitez pas à vous rendre au centre culturel de Sheikh Mohammed pour la compréhension culturelle (Sheikh Mohammed Center for cultural understanding) où vous pourrez poser toutes vos questions (toutes !) autour d'un repas typique dans le vieux Dubaï ou lors une visite de la mosquée de Jumeirah, le tout sans tabou et dans une ambiance très sympathique (voir l'adresse dans le quartier de Deira, Bur Dubaï, Satwa).

 

Code vestimentaire

La situation géographique, le climat, les codes religieux, sont autant de critères qui entrent dans les habitudes vestimentaires. Ils respectent une certaine exigence de pudeur et de discrétion. Petit décodeur :

 

Madame porte :

Une abaya : long manteau noir, plus ou moins fin selon la saison. Depuis quelques années, les plus jeunes la déclinent en rajoutant des ornements ou de la couleur. Plusieurs couturiers proposent des modèles version haute couture. On peut les trouver dans tous les centres commerciaux et leurs prix oscillent entre 60 à plusieurs milliers d'euros.

 

Les Émiriennes portent également le voile qui leur recouvre plus ou moins la chevelure et le visage et cela peut traduire (mais pas toujours), un attachement plus ou moins important à l'islam. Toujours porté avec l'abaya, il n'est pas obligatoire et vous pourrez en apercevoir la chevelure au vent. En général, les jeunes filles se couvrent lorsqu'elles sont pubères mais cette décision est familiale et dépend de chacun. Voici quelques variantes.

Le shela : voile noir que les Émiriennes portent sur leur longue chevelure. Tout un art pour le nouer. En général, il laisse apercevoir une partie de la chevelure.

La burqa peut être deux choses distinctes. Elle est soit ce masque de cuir, en forme de moustache, traditionnel et encore porté par les plus âgées. Il empêchait le sable de rentrer dans les narines et la bouche. Soit c'est un voile que l'on noue sur le visage ne laissant apparaître que les yeux et que l'on rajoute au shela. Ce n'est pas une tradition de la porter aux Émirats.

Le gishwa : c'est ce tissu noir assez opaque qui peut parfois recouvrir intégralement le visage par-dessus le shela. Utilisé pour que vous ne puissiez les apercevoir mais il reste suffisamment léger pour qu'elles voient à travers.

 

Monsieur porte :

La kandura (dishdash) est traditionnellement blanche et en coton, mais en hiver, depuis peu, elle se porte aussi en noir, bleu marine, jaune et beige. Tout Émirien en possède une cinquantaine dans sa garde-robe et il en change jusqu'à 5 fois par jour. Immaculé en toute circonstance.

Le faneela est un t-shirt sans manche porté sous la kandura.

Woozar est une pièce de coton nouée autour de la taille et porté sous la kandura.

La tarbusha : ressemble à une longue cordelette en coton tressée cousu parfois sur la kandura. La tarbusha est typique des EAU.

Le guthra : couvre-chef tissé, le prix de ce foulard varie selon la qualité du fil utilisé. Souvent blanc, parfois rouge et blanc à carreaux, rarement de couleur. Les Bédouins portaient jadis la version à damiers mais elle n'est pas un signe de statut social comme on l'a souvent entendu, c'est un choix personnel.

Ghafiyah : bonnet brodé, blanc porté sur la tête sous le guthra. Il permet de fixer la guthra de sorte que le foulard ne glisse pas.

Egal ou agal : est un accessoire à double cerceaux qui maintient le guthra en place. Il est fait de fils synthétiques ou de laine de chèvre. Il existe des modèles avec et sans tarboucha (cordelette avec pompon qui pend à l'arrière).

Le bisht est un manteau d'apparat très fin qui se porte par-dessus la kandura. Il n'est porté que dans les grandes occasions comme les mariages, les cérémonies officielles ou les fêtes religieuses. Il est également l'habit de l'imam lors du sermon du vendredi. Le manteau peut être de couleur beige, brun ou noir.

Na-aal : Ces sandales sont difficiles à ne pas remarquer. Compensées en cuir ou en plastique, son prix varie selon le matériau utilisé. Remarquez les pieds manucurés et impeccables de tous ces messieurs.

 

Les kandura saoudienne, émirienne ou omanaise, paraissent de prime abord toutes identiques, mais la finition du col et des manches rappellent subtilement l'origine du pays.

 

Koweit : le col est mao et, côté coeur, on trouve souvent une poche.

 

Oman : il n'y a pas de col et on trouve souvent de minuscules petits pompons cousus sur la kandura au-dessus du torse. Ils ne portent pas de ghutra mais un petit bonnet caractéristique appelle mussar.

 

Bahrain : le col ressemble à celui d'une chemise, parfois porté avec une poche côté coeur.

 

Qatar : le tissu est souvent brillant, col mao et des boutons de manchette ferment les poignets.

 

Saudi : deux boutons ferment le col mao. Boutons de manchette aux poignets.

Hospitalité et traditions

La réputation de l'hospitalité bédouine n'est pas une légende. Elle se manifeste par un accueil très généreux, l'envie de partager les traditions ancestrales, de les expliquer et d'être reconnue et appréciée. Elle est inscrite dans l'ADN de tout Émirien, pour autant, elle ne signifie pas que vous êtes amis, mais simplement que l'accueil fait partie de l'art de vivre de tout Bédouin. Héritage des temps où, dans le désert, il était un devoir de protéger celui qui passe, comme il était un devoir pour le visiteur d'accepter le café. Voici quelques éléments de cette hospitalité :

Le café et les dattes. Le café noir sans sucre et aromatisé à la cardamome est servi avec des dattes pour en atténuer l'amertume. Symbole d'hospitalité, il est proposé à chaque rencontre, notamment dans les majilis. A ne refuser sous aucun prétexte.

L'oud est un bois précieux comme le santal ou une pâte parfumée à la rose que l'on brûle dans un encensoir. Il est passé à tous les visiteurs dans les majilis. À l'aide de sa main droite, on fait venir la fumée sur soi. On utilise l'oud partout dans la maison pour purifier les cuisines, l'air ambiant et même les armoires. Ne pas hésiter à demander une démonstration dans les nombreux magasins qui en vendent.

Les cadeaux. Le faux-pas à ne pas commettre ! Si on vient s'installer dans une rue dubaiote à forte concentration émirienne, il est de tradition de se présenter à ses voisins en apportant un cadeau de préférence taille XL : une boîte de dattes ou de chocolats sera toujours très bien accueillie. On revient sonner à la porte, les bras chargés, lors de l'annonce d'un mariage, pour le retour du pèlerinage de la Mecque, durant les fêtes du Ramadan. Il arrive souvent que vos voisins reviennent vers vous les bras doublement chargés lors des fêtes de Noël ou de Pâques.

Les salutations. La tradition entre les hommes est de se toucher le nez. Il est la preuve d'une très grande confiance, car on devient vulnérable à s'approcher si près l'un de l'autre et on ne pourrait échapper à un égorgement. Les hommes et les enfants ont un très grand respect pour les aînés et on embrasse une mère ou une grand-mère toujours sur le front. Les femmes se saluent en s'embrassant sur la même joue plusieurs fois. Plus on est proche et plus on s'embrasse, en général trois à quatre fois.

Le salut aux trois doigts levés : Le logo de Dubaï

C'est l'histoire d'un cheikh qui voulait laisser à son pays un logo pour rappeler à tous ce que sont les grandes valeurs du pays. Le salut aux trois doigts levés, connu à l'origine comme le salut patriote serbe fut présenté par Cheick Mohammed bin Rashid al Maktoum en février 2013. Le pouce, l'index et le majeur une fois levés dessinent les lettres W, V et L : initiales des mots anglais Win : Gagner, Victory : Victoire et Love : Aimer et qui représentent de façon symbolique l'éthique de travail, le succès et l'amour. Une statue a immortalisé ce salut princier devant la Burj Khalifa.

Religion
<p>Mosquée de Jumeirah</p>

Mosquée de Jumeirah

L'islam, religion officielle

Les Émiriens sont des musulmans d'obédience sunnite suivant les écoles malikite ou hanbalite. De nombreux disciples de cette dernière école sont des wahhabites. Formée par les descendants des marchands perses, quelques chiites observent leurs règles. Les femmes peuvent travailler, conduire, et sortir seules et sans escorte. L'alcool est autorisé dans les hôtels et les clubs privés. Les étrangers peuvent porter tout type de vêtements, à condition de ne pas choquer. Les autres cultes sont acceptés et respectés, et des bâtiments religieux se dressent d'ailleurs dans plusieurs quartiers du centre. Oud Metha ne compte pas moins de cinq églises (évangélique, orthodoxe, anglicane, protestante et catholique), et Jebel Ali consacre un espace à plusieurs congrégations chrétiennes. Bur Dubai accueille aussi un grand temple indien.

Awqaf est l'organisme étatique qui régule toute la vie des mosquées ainsi que leurs messages. L'État décide seul d'octroyer le titre d'iman et oblige les plus jeunes à lire le texte officiel lors du sermon de la grande prière. Au fur et à mesure de leur ancienneté, les imans peuvent commencer à écrire leurs propres sermons mais sous l'oeil attentif des autorités. Aucune déviance intégriste n'est tolérée.

 

Les 5 piliers de l'islam régissent toute la vie religieuse :

Shahâda. C'est la profession de foi. Elle tient en une seule phrase : " Il n'y a de Dieu qu'Allah et Mahomet est son prophète. "

Salat. Prière rituelle. Elle doit être prononcée cinq fois par jour, en langue arabe et face à La Mecque. L'appel à la prière est lancé par le muezzin du haut du minaret de chaque mosquée (de plus en plus souvent par haut-parleur, voire bande sonore enregistrée !), à des moments déterminés par la position du soleil. La première prière est celle de l'aurore, vers 4-5h du matin. En général, la plupart des musulmans accomplissent ce rituel dans l'enceinte de la mosquée. Mais il n'est pas impossible de les voir en prière dans les lieux publics. L'objectif gouvernemental est de construire des mosquées tous les 500 m environ, de sorte que chaque pratiquant puisse facilement s'y rendre plusieurs fois par jour. Dubaï en compte plus de 515. Dans tous les cas, la prière s'accompagne de rituels précis : les fidèles doivent procéder aux ablutions, étendre un tapis pour se protéger des impuretés du sol et se tourner vers La Mecque. La prière commence toujours par la récitation de la première sourate (ou chapitre) du Coran.

Sawn. Jeûne d'un mois que les musulmans de plus de 11 ans sont tenus d'observer pendant la période du Ramadan. Au cours de la journée, entre le lever et le coucher du soleil, les pratiquants doivent s'abstenir de manger, de boire, de fumer et d'avoir des relations sexuelles. Ils sont également encouragés à accomplir de bonnes actions et à éviter de se laisser emporter par la colère, l'envie, la jalousie, les insultes et les médisances.

Zakat. Aumône légale, dont le montant est déterminé par le Coran. C'est un impôt religieux, prélevé par le ministère et qui représente 2,5 % de la richesse personnelle, que chaque musulman a le devoir de payer au profit des nécessiteux.

Haj. Pèlerinage à La Mecque que tout musulman est supposé accomplir, ne serait-ce qu'une fois dans sa vie s'il le peut économiquement et s'il a la santé pour s'y rendre.

Sunnites et chiites, un conflit séculier

Les conflits entre les deux branches principales de l'islam, parmi lesquelles le sunnisme est largement majoritaire (85 % des fidèles), ont façonné l'histoire du Moyen-Orient et la situation géopolitique actuelle. En quoi ces deux mouvements se différencient-ils ?

Tout commence en 632 à la mort du prophète Mohammed. Ce dernier ne laisse aucune instruction sur la désignation de son successeur. Certains choisiront donc Ali, son gendre et cousin, devenant ainsi les chiites, tandis que ceux qui suivront Abu Bakr, un des compagnons de Mahomet, deviendront les sunnites. La première branche repose plus sur l'hérédité et un grand respect porté à la famille du prophète, tandis que la seconde est plus centrée sur la communauté des fidèles, qui peut désigner les imams. En conséquent, existe chez les chiites un clergé très hiérarchisé, qui doit descendre de la famille du prophète. En revanche, chez les sunnites, l'imam est nommé par la communauté et peut même être auto-proclamé dans certains cas. Les chiites croient également que l'imam caché, le douzième successeur d'Ali reviendra à la fin des temps pour juger les hommes. Autre différence : la séparation entre le pouvoir religieux et politique existe chez les chiites, mais pas chez les sunnites, à l'image du roi du Maroc.

Au-delà de la figure du successeur, d'autres divergences vont apparaître : les sunnites croient que le Coran est d'ordre divin et que, dans une certaine mesure, l'histoire est prédéterminée. Les fidèles s'efforcent donc de reproduire fidèlement tous les faits et gestes du prophète. Les chiites au contraire, pensent que le Coran est une oeuvre humaine et se permettent certaines interprétations. Si les deux mouvements partagent les cinq piliers de l'Islam, quelques pratiques divergent autour de certains rites comme celui de la prière ; de la même manière, les jours de fête ne sont pas toujours célébrés à la même date.

Les chiites qui ne représentent que 15 % sont cependant majoritaires en Iran, Irak, et de peu au Bahreïn. Le Liban et le Pakistan accueillent des communautés très importantes. Ils comprennent aussi des branches dissidentes comme les Kharidjites très présents chez les Berbères du Maghreb, les Alaouites peu nombreux mais au pouvoir en Syrie, et les Druzes répartis entre le Liban, le nord d'Israël et la Syrie. Plus que sur leurs divergences religieuses, ils s'opposent surtout au niveau géopolitique, les chiites reprochant à l'Arabie saoudite d'être vendue aux Américains. Ni l'avènement en 1979 de la République islamiste d'Iran, qui provoquera l'invasion en 1980 par Saddam Hussein de l'Iran avec le soutien de l'Occident et des monarchies du Golfe, ni l'apparition de mouvements fondamentalistes radicaux dans un certain nombre de pays à majorité sunnite, n'ont aidé à diminuer les conflits entre les deux branches de l'Islam. C'est une vraie " guerre froide " que se livrent les monarchies du Golfe et l'Iran avec comme toile de fond de décor le conflit syrien, et depuis peu celui du Yémen.

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