Guide de DUBAÏ CITY : Politique et économie

Politique
Structure étatique

Le Conseil suprême rassemble les souverains des sept émirats, qui élisent parmi eux et pour une durée de cinq ans les dirigeants exécutifs des Emirats arabes unis. Le président est Cheikh Khalifa, émir d'Abu Dhabi, tandis que le vice-président de la Fédération et Premier ministre est Cheikh Mohammed, émir de Dubaï. Le Conseil des ministres comprend 32 membres issus des 7 émirats et nommés par le Premier ministre (dont 9 femmes en 2018). Le Conseil national fédéral est composé de 40 membres représentant les émirats au prorata de leur population, dont la moitié sont élus et l'autre moitié choisie par un collège électoral. Il a un rôle essentiellement consultatif : il examine et amende les projets de lois fédérales, discute le budget annuel et peut interroger les ministres sur leurs activités. Les femmes y sont également bien représentées : au nombre de huit, dont la présidente, elles forment actuellement 20 % de l'effectif.

Le pouvoir judiciaire fédéral. Totalement indépendant, conformément à la Constitution, il comprend la Cour suprême fédérale et les tribunaux fédéraux de première instance. Il vérifie la conformité constitutionnelle des lois fédérales et arbitre les conflits entre émirats, ainsi que les litiges pouvant survenir entre le gouvernement fédéral et l'un des émirats.

Gouvernement fédéral et gouvernement local. Le système politique des Émirats arabes unis se caractérise par la coexistence du gouvernement fédéral avec un gouvernement local pour chaque émirat. La Constitution régit les rapports entre ces deux instances, prévoyant la possibilité d'une certaine souplesse quant à la répartition des pouvoirs. L'émir peut ainsi, s'il le souhaite, concéder au gouvernement fédéral certains domaines d'autorité définis comme étant initialement du ressort de l'émirat. À l'inverse, un émirat peut décider par exemple d'adhérer ou non à des organisations comme l'OPEP ou l'OPAEP.

Les Émirats, futur pays phare !

Selon les propos mêmes du Premier ministre Cheikh Mohammed, le remaniement ministériel de 2017 veut démontrer que " ce nouveau gouvernement est celui du passage au nouveau siècle émirati, qui table sur le développement de la connaissance, l'appui aux sciences, à la recherche et la participation effective des jeunes ". En effet, la moyenne d'âge des ministres ne dépasse pas 38 ans et la plus jeune ministre n'a que 22 ans ! Déjà en 2016, lors d'un remaniement historique, la création de deux ministères, un au Bonheur et l'autre à la Tolérance, avait fait couler beaucoup d'encre dans les journaux du monde entier. En 2017, ce nouveau remaniement démontre une volonté sans équivoque de se tourner vers le futur : une jeune ministre est nommée à la Sécurité alimentaire ; un jeune Émirati de 27 ans se voit confier le portefeuille du ministère à l'Intelligence artificielle ; le ministère des Sciences avancées est confié à une brillante Émirienne de 30 ans. Enfin, le ministre de l'Enseignement supérieur se voit confier le portefeuille des techniques et des compétences avancées. A l'initiative de Cheikh Mohammed, une plateforme en ligne intitulée mbrmajilis.ae permet à tous les habitants d'envoyer leurs commentaires, de proposer des idées innovantes ou de suggérer des solutions pour construire le Dubaï de demain. Résolument déterminé, le Premier ministre lance en 2017 sa vision à 50 ans, baptisée " Plan centenaire, vision 2071 ". L'énoncé est simple et ambitieux : permettre aux futures générations de vivre heureuses dans un environnement plus éco-responsable avec de plus grandes opportunités. 4 grandes priorités pour atteindre le but ont été établies : éducation, économie, cohésion sociale et transformation du gouvernement. La volonté est explicite : les Émirats deviendront un pays phare pour le monde d'ici à 2071, année qui fêtera le centenaire de la formation des EAU. Tout un programme...

Enjeux actuels

Les Émirats et le Qatar, une crise qui s'enlise. Le 5 juin 2017, une crise sans précédent éclate entre certains alliés du Golfe et le Qatar. L'Arabie saoudite, les Émirats, le Bahreïn et l'Égypte rompent les relations diplomatiques, ferment les frontières terrestres et maritimes, et empêchent, non seulement le survol par Qatar Airways de leurs territoires, mais suspendent également tous les vols vers Doha. Cette série de sanctions s'assortit de l'interdiction de diffuser la chaîne de télévision Al Jazeera. Pour mettre fin à la crise, la coalition envoie au Qatar une liste de 13 exigences (liste qui n'a jamais été publiée officiellement) qui exigeait, entre autres, une réduction des relations avec l'Iran et la fermeture d'Al Jazeera.

Que reprochent les pays de la coalition au Qatar ? Officiellement, de soutenir des groupes islamistes radicaux. En réalité, les pays membres de la coalition s'inquiètent surtout d'un rapprochement avec l'Iran, avec lequel le Qatar partage un gisement gazier, tandis que les pays du Golfe sunnites préfèrent maintenir l'influence de l'Iran chiite rivale sous contrôle. Ils exigent également la fermeture d'une base militaire turque établie au Qatar.

Le Qatar, pragmatique, a multiplié les alternatives pour contrer les effets négatifs de la fermeture des frontières qui a isolé le petit émirat avec notamment un rapprochement avec l'Iran et la Turquie. Il a également essayé de resserrer les liens avec la France, le Royaume-Uni, l'Italie et les États-Unis en multipliant les achats de matériel militaire et aéronautique.

En juillet 2018, le Qatar a déposé une plainte contre les Émirats arabes unis auprès du Tribunal international de la Haye pour " violations continues des droits humains commises dans le cadre de la politique discriminatoire adoptée par les Émirats arabes unis ". La Cour a donné raison au Qatar infligeant aux EAU un sérieux revers. Écorchés ces derniers temps par leur implication contestée dans la guerre du Yémen, la réputation des EAU pourrait pâtir de ses agissements.

Des liens forts avec la France. La visite d'Emmanuel Macron, lors de l'inauguration du Louvre Abu Dhabi en novembre 2017, a permis à la France de consolider ses relations avec les Émirats. Les EAU sont en effet le deuxième partenaire économique de la France juste derrière l'Arabie saoudite, malgré une tendance à la baisse liée à une concurrence internationale acerbe. Parmi les 30 000 Français installés aux EAU, un grand nombre travaillent pour ces fleurons tricolores depuis le secteur aéronautique jusqu'aux produits de luxe. Mais ces liens sont également militaires : en effet, 700 militaires y sont en poste, ce qui convertit la base d'Abu Dhabi en base la plus importante hors d'Afrique. C'est depuis cette base aérienne que décollent les rafales qui bombardent l'État islamique, et son importante présence navale permet à la France de conserver un rôle stratégique dans l'océan Indien et dans le golfe arabo-persique. Enfin, le rôle culturel de la France est chaque année plus étendu : ouverture de la Sorbonne d'Abu Dhabi en octobre 2006, ouverture du Louvre Abu Dhabi en novembre 2017, équipes archéologiques présentes sur plusieurs sites et, sous l'impulsion du président Macron, le français est enseigné dans toutes les écoles publiques émiriennes depuis la rentrée scolaire 2018. Les relations sont donc au beau fixe malgré quelques nuages liés tout d'abord à l'engagement militaire des Émirats dans la guerre du Yemen - et où la France aurait préféré une solution politique - mais aussi aux relations tendues avec le Qatar ainsi qu'au rapprochement de la France avec l'Iran.

Les émirats, observateurs francophones

Au sommet de Montreux en 2010, les Emirats arabes unis ont été admis comme pays observateur à l'OIF. Forte d'une population de plus de 870 millions et de 220 millions de locuteurs de français de par le monde, l'Organisation internationale de la Francophonie a pour mission de donner corps à une solidarité active entre les 70 Etats et gouvernements qui la composent (56 membres et 19 observateurs) - soit le tiers des Etats membres des Nations unies. Les observateurs assistent aux sommets, sans intervenir dans les débats, à la Conférence ministérielle, dans les mêmes conditions. Ils peuvent toutefois, après accord de la présidence, présenter une communication. Ils prennent part également aux sessions du Conseil permanent de la Francophonie, sans prise de parole et sans prise en charge. Dans le souci de privilégier l'objectif d'approfondissement de la communauté francophone, le statut d'observateur est accordé à titre pérenne.

Source : www.francophonie.org

Économie
Principales ressources
<p>Golden Market</p>

Golden Market

Le gouvernement émirati est conscient depuis longtemps de la nécessité de diversifier son économie, qui ne peut s'appuyer uniquement sur les hydrocarbures. Une diversification qui doit être aussi bien sectorielle que géographique. Deuxième économie du Golfe derrière l'Arabie saoudite, les émirats ont su amorcer une croissance basée sur le développement du tourisme, de l'industrie, des produits financiers et de la construction. Grâce à des réserves financières considérables, ainsi qu'à cette diversification, les EAU ont pu résister à la baisse du prix du baril du pétrole, remonté sensiblement en 2017. Abu Dhabi contribue à hauteur de 60 % au PIB des émirats, Dubaï de 28 %.

Les hydrocarbures. L'exportation pétrolière et l'industrie des hydrocarbures sont encore une des ressources principales des Emirats. Chaque année, la part des hydrocarbures dans le PIB du pays baisse et ce secteur de l'économie représente 34 % du PIB (contre 45 % à la fin des années 1980 et 70 % à la fin des années 1970).

Les réserves de pétrole (97,8 millions de barils) placent les Emirats en septième rang mondial et constituent 5,8 % des réserves mondiales. Le secteur du pétrole continue donc à occuper une place prépondérante dans le pays, d'autant que certains experts estiment que les couches pétrolifères les plus profondes, où aucun forage n'a encore été entrepris, pourraient contenir environ le double des réserves connues aujourd'hui ! Actuellement, elles sont détenues à 90 % par l'émirat d'Abu Dhabi, avec 92,2 millions de barils, Dubaï n'en possédant que 4 millions, exportés en totalité et qui dans l'économie de cet émirat ne représentent que péniblement 1 % de son PIB. De même, les réserves de gaz naturel des EAU, 7e rang mondial, sont concentrées dans l'émirat d'Abu Dhabi (92 %), qui en possède plus de 5 500 m3 contre seulement 116,1 m3 à Dubaï. 
Les activités de prospection, de production, de traitement et d'exportation sont contrôlées par le gouvernement de chaque émirat et non par l'ensemble de la fédération ; le ministère fédéral de l'Energie assure la représentation des intérêts à l'international, mais dans les faits, chaque émirat gère de manière autonome ses propres ressources.
Ainsi, l'émirat de Dubaï, cherchant à compenser la baisse programmée de sa production de pétrole, compte tenu de l'épuisement futur de ses réserves, a installé des systèmes de récupération perfectionnés, a foré des puits supplémentaires en off-shore et a pris une participation dans la production du Turkménistan. Egalement, face à la demande grandissante de gaz à Dubaï, notamment pour le fonctionnement de ses usines de dessalement et de son industrie, l'émirat ne peut satisfaire seul sa forte demande énergétique et importe du gaz de Sharjah et d'Abu Dhabi.

Le tourisme. Il augmente chaque année de plus de 5 %, et représente 5,2 % du PIB du pays. 317 000 personnes travaillent dans le tourisme aux Emirats ; à Dubaï, le pourcentage monte à 20 %. En plus de l'aéroport actuel de Dubaï, premier au monde en nombre de passagers en transit devant Heathrow et Chicago, un second aéroport va ouvrir, non loin du site de l'Exposition universelle. Devenir les hôtes d'Expo 2020 a donc été primordial pour consolider ce secteur. La construction de 10 000 chambres supplémentaires est prévue pour absorber le futur afflux de touristes.

L'industrie. Elle représente 10 % du PIB, à côté de l'industrie des hydrocarbures (production de lubrifiants commercialisés dans la région du golfe Persique) et des industries chimiques (production d'engrais, d'ammoniac, d'urée et de méthyl tert-butyl éther), la métallurgie de l'aluminium est le secteur industriel prépondérant dans l'émirat. La fonderie d'aluminium Dubaï est l'entreprise industrielle la plus importante de l'émirat. Elle convertit la bauxite en provenance d'Australie en aluminium de première qualité et commercialise également des alliages. Sa fusion en 2013 avec l'entreprise Emal d'Abu Dhabi a fait de ce nouveau groupe le 5e plus grand producteur d'aluminium dans le monde.

Le secteur financier. Aux Emirats, le secteur bancaire est dominé par cinq grandes banques locales, dont la National Bank of Dubaï. En effet, très peu de banques étrangères peuvent véritablement lancer de projet commercial seules (une banque étant considérée comme étrangère dès lors que 20 % de son capital est détenu par des sociétés non émiriennes). Plus d'une centaine de banques étrangères (HSBC, Barclays Capital, Deutsche Bank, Morgan Stanley,...) sont implantées aux EAU. La création du DIFC (Dubaï International Financial Centre), zone franche financière ultramoderne spécialisée dans la banque d'affaires, la banque privée, mais aussi dans les marchés de capitaux, la gestion de fortune et l'assurance, confirme la volonté de Dubaï de devenir un pôle incontournable entre l'Europe et les marchés asiatiques et élargit leur influence à tout le Moyen-Orient.

Les zones franches. Le système des zones franches joue un rôle-clé dans le dynamisme de l'émirat. Elles ont été créées pour faciliter l'implantation de sociétés locales ou étrangères à proximité des zones urbaines, les centre-ville étant réservés aux entreprises dont le capital est détenu à plus de 50 % par un local ou un sponsor local, afin de préserver le contrôle des autorités fédérales sur les sociétés du territoire et sur leur fonctionnement. Les zones franches se caractérisent donc par la possibilité de pleine propriété de l'entreprise, mais aussi par l'octroi aux investisseurs de nombreux avantages, notamment l'absence de taxes à l'importation et à l'exportation, l'exonération d'impôt sur le revenu et sur les sociétés et le rapatriement sans taxe des capitaux et des recettes.

Ainsi, la zone franche de Jebel Ali, implantée autour du plus vaste port artificiel au monde, à la sortie de Dubaï sur la route d'Abu Dhabi, s'étend sur plus de 100 km2. Elle comprend plus de 2 300 sociétés originaires d'une centaine de pays différents, dont les entreprises françaises Gap, Nestlé, Nivea, L'Oréal, Philips. 
La zone franche de l'aéroport de Dubaï, créée en 1996, comporte 1,2 million de kilomètres carrés répartis dans des bâtiments à étages et accueille plus de 300 entreprises. Elle privilégie l'implantation de sociétés spécialisées dans le commerce de produits de haute valeur et de faible volume. 
Quant à la zone franche " Technologie et Média ", elle comprend trois branches : l'Internet City, la Media City et le Village de la Connaissance. L'Internet City de Dubaï (DIC) est le plus grand complexe informatique du Moyen-Orient construit en zone franche. Il apporte un soutien au développement des activités commerciales dans le domaine de la technologie de l'information ainsi que des télécommunications et représente une base stratégique pour les sociétés qui souhaitent percer les marchés émergents du Moyen-Orient, mais aussi de l'Inde ou de l'Afrique. Les entreprises qui y sont implantées sont des sociétés de logiciels et de sites Web, de services aux entreprises, d'expertise conseil, d'éducation et de formation, ou encore de vente et de marketing. Elle regroupe plusieurs centaines de sociétés dont des leaders de l'informatique. La Media City de Dubaï (DMC) propose une infrastructure ultramoderne aux sociétés de médias spécialisées dans la diffusion, l'édition, la publicité, la recherche, les relations publiques, la musique ou le cinéma. Le Village de la Connaissance a vu s'implanter des universités de renom international, des centres de formation professionnelle des prestataires de services pédagogiques.

L'électricité. Etant donné que la consommation d'énergie des Émirats est une des plus importantes au monde par habitant, sa production d'électricité constitue un défi majeur. Pour l'heure, les centrales, généralement couplées à des unités de désalinisation d'eau, fonctionnent quasi exclusivement au gaz naturel. Les réserves nationales étant complexes à extraire, Abu Dhabi importe depuis 2008 du gaz qatari via le pipeline sous-marin Dolphin, qui offre une capacité de génération d'électricité de 10 000 MW. Cette capacité devrait être doublée en 2019 avec la mise en service des quatre réacteurs nucléaires du coréen Kepco qui fourniront 25 % de l'électricité du pays et permettra au pays de poursuivre son développement.

Le commerce de gros et de détail. A Dubaï, il est responsable de près de 27 % du PIB. la vente de produits de luxe booste ce secteur. Dubaï est, après Londres, la ville avec le plus de détaillants internationaux. Près de 54 % des commerces de détail spécialistes de la mode sont présents à Dubaï. Dubaï Mall, le plus grand centre commercial du monde est responsable à lui seul de 5 % du PIB du pays et de 50 % de toutes les ventes de produits de luxe. Plus surprenant encore, Dubaï arrive en tête du classement mondial des villes où les touristes dépensent le plus, devant Londres, avec près de 31,3 millions de dollars dépensés par les voyageurs.

Transports et télécommunications. Ce sont d'importants acteurs permettant la diversification de l'économie ; ils représentent d'ailleurs 16 % du PIB des Emirats Arabes Unis. Les transports du futur font partie des grands axes de développement du pays comme le nouvel aéroport Al Maktoum, construit non loin du nouveau site de Dubaï 2020, qui pourra accueillir jusqu'à 160 millions de passagers et 12 millions de tonnes de marchandises. Citons encore la construction de l' hyperloop qui permettra de relier Abu Dhabi à Dubaï en moins de 10 minutes, mais aussi les drones taxi, une nouvelle ligne de métro...

Le dessalement de l'eau. La demande est de plus en plus forte en raison de l'accroissement de la population et de l'augmentation de l'irrigation nécessaire aux cultures ainsi que des nouveaux projets touristiques implantés en plein désert. La technique du dessalement n'est pas nouvelle mais est utilisée de manière intensive ces dernières années : plusieurs usines de dessalement d'eau tournent à plein régime. Le procédé récent de filtration par osmose inversée permet de consommer moins d'énergie et de réduire le coût de l'opération. Les sociétés françaises Veolia et Degrémont ont pris une part active aux projets de dessalement d'eau à Dubaï.

Place du tourisme

Le secteur du tourisme connaît un essor spectaculaire dans l'ensemble du pays, et surtout à Dubaï où des complexes touristiques sans cesse plus innovants et grandioses sortent de terre en quelques mois. Dans la politique de diversification de l'émirat, le tourisme est d'ailleurs considéré comme une activité phare, appelée à devenir l'un des piliers de l'économie dans un avenir proche. Pour le moment, le taux de croissance dépasse les prévisions, et dans le classement mondial des villes les plus visitées, de façon surprenante Dubaï se situe juste derrière Paris en 4e position. 15 millions de visiteurs ont été enregistrés pour l'année 2017, et les autorités estiment que d'ici 2020 le nombre de visiteurs dépassera les 20 millions. Conséquence logique, le taux d'occupation des hôtels est optimal, y compris durant les mois les plus chauds qui correspondent pourtant à la basse saison.

Il faut dire que le secteur est particulièrement offensif, à l'image du Department of Tourism and Commerce Marketing (DTCM) qui possède des bureaux dans une quinzaine de pays étrangers. L'émirat a aussi l'art de susciter l'intérêt des médias par des projets originaux et très " vendeurs ", capables d'intriguer et/ou séduire reporters et rédacteurs, tels que " le musée du futur ", " la plus grande roue du monde " ou encore le gigantesque canal qui relie la Creek à la mer d'Arabie.
De plus, Dubaï présente la caractéristique unique de proposer en un seul lieu une destination nouvelle, originale et parfaitement sûre, des infrastructures de tout premier ordre, et un très grand choix d'activités et d'expériences (entre plages et déserts, ville et montagnes).
Aussi, depuis quelques années, les infrastructures hôtelières et de loisirs du pays se développent à un rythme soutenu et offrent des prestations de qualité aux touristes venus du monde entier comme des pays voisins. Le Burj al-Arab représente le fleuron de l'hôtellerie, mais d'autres hôtels magnifiques, tels le Royal Mirage, Le Bulgari, l'Armani, le Madinat Jumeirah, le Al-Maha Desert Resort, l'Atlantis ou encore le Park Hyatt, le Raffles et les Ritz Carlton, rivalisent de luxe, de confort et d'élégance.

Enfin la compagnie aérienne Emirates dessert plus de 156 destinations et transportera à la fin 2018 plus de 60 millions de passagers, offrant à la ville de Dubaï, la possibilité aux passagers en transit de visiter la ville entre deux vols.

Enjeux actuels

Chômage et niveau de vie. La stabilité politique du pays, dans une région troublée, contribue à maintenir une croissance économique autour de 3,9 %. La situation est hétérogène selon les émirats ; la puissance économique d'Abu Dhabi domine, représentant 60 % du PIB, suivi par Dubaï, avec 28 % du PIB. Dans ce contexte, le revenu par habitant est un des plus élevés au monde alors que, simultanément, le taux de chômage ne dépasse pas les 3 %. Il touche toutefois une partie des jeunes diplômés issus de la population locale : ils souffrent de la concurrence des travailleurs étrangers qui représentent 85 % de la population active. Une politique " d'émiriatisation " a donc été mise en oeuvre par le gouvernement afin de favoriser l'accès à l'emploi des nationaux dans le secteur privé. Parallèlement, des avantages financiers sont concédés par l'État aux Émiriens (prix de l'électricité, du gaz, bonne couverture sociale).

De gros contrats...

Les Émirats sont le premier débouché de la France au Moyen-Orient. Les entreprises françaises ont signé des contrats remarquables ces dernières années. Dans le domaine aéronautique et spatial : des commandes exceptionnelles d'Airbus dont des A380 en 2018 (20 confirmés, 16 en option) ont permis de pérenniser la production du gros porteur auprès d'Emirates, Etihad, Air Arabia ; des commandes d'avions ravitailleurs MRTT à l'armée de l'Air ; la commande de deux corvettes par Naval Group et la livraison à Mubadala/Yahsat de deux satellites de télécommunications mixtes par EADS Thales Alenia, un des lancements assuré par Arianespace. Dans le domaine des hydrocarbures : renouvellement de la concession d'exploitation de gaz GASCO pour 20 ans, où Total est partenaire à la hauteur de 15 % ; et deux importants projets d'ingénierie par Technip. La France est également particulièrement présente dans les infrastructures où se distinguent des entreprises comme, EDF (station d'hydroélectricité et une autre solaire) GDF Suez (centrale de Shuweihat II) et Suez Environnement (Degrémont), Veolia (stations de traitement des eaux usées d'Abu Dhabi et d'al-Aïn), Alstom (centrale électrique de Qidfa avec Sidem, tramway de Dubaï), le CNES et UAESA (création d'un observatoire mondial du climat), Areva TD (à Dubaï) ou encore Thales (aéroport et métro de Dubaï).

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